Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/09/2001

L’eau une quête ancestrale

La Rue de la Fontaine lointe porte bien son nom.
Bien sûr, à le lire, on peut constater que le parler « franciman » est passé par-là. Grossière francisation de l’occitan la Fònt luenha ou luencheca c’est selon, pour désigner un lieu où l’on se rendait quotidiennement. La corvée de l’eau était assurée principalement par les femmes, le jeudi par les enfants, et quelquefois, le dimanche au moment de la messe, par les maris mécréants qui en profitaient pour associer en cachette « aïgua fresca » et l’absinthe. L’eau puisée à la fontaine lointe émerge d’en dessous du chemin haut. Son clapotement l’amène au bord d’un lourd bâti. Aujourd’hui les seuls pies, moineaux, chiens en goguette
continuent à s’y rafraîchir. Autrefois le lieu était très fréquenté. Malgré l’éloignement de ce point d’eau, il était toutefois un complément indispensable à l’alimentation du village. D’autres puits servaient les balarucois, dont celui de la place de l’église. Plus tard, une source fut captée près de l’actuelle rue des Rosiers (près de l’école) et pompée jusqu’au réservoir de la place Assié. La Fontaine lointe avait de la concurrence. Mais le réservoir était inadapté car trop bas par rapport aux maisons adjacentes. L’eau qui coulait par gravité n’arrivait pas à monter jusque dans les éviers. Alors une idée « lumineuse » vint aux édiles de l’époque : Il fut érigé en plein cœur du village un château d’eau qui permettrait la distribution hydraulique avec la pression nécessaire et la quantité suffisante. Cet « encastre » monumental, inauguré par le député d’alors, Jules Moch, qui paraît-il fit part de son mécontentement sur sa dimension et surtout le choix de son emplacement, servit l’eau au villageois jusque dans les années soixante-dix. De l’autre côté de Balaruc le Vieux, la rue de la Fontaine lointe est devenue un lieu de promenade. Elle serpente entre les belles villas. On y découvre dans un coin de magnifiques figuiers de Barbarie portant leurs fruits. A quelques enjambées de son début la rue livre sous son olivier la Fontaine lointe toujours prête à abreuver le promeneur.

15/09/2001

Fête votive de Balaruc le Vieux, hommage à St Maurice.

Les Balarucois, croyant ou non, essayent de relancer leur fête votive. 22 septembre jour de St Maurice, premier jour de l’automne, Balaruc le Vieux commémore le souvenir d’un homme du IIIème siècle qui a su résister à l’oppression et s’est battu, à en mourir, pour la fidélité à son idéal.

Un poème écrit par un anonyme Balarucois chante les louanges de St Maurice. Il arrive parfois qu’on entende ce chant comme une prière psalmodiée : « Mon Vièlh Balaruc, De Gardiola a estanh,Cigalas podetz cantar, Si lo vilatge va mal, Sus nostra vièlha terra de vinha, Sant Maurici tornarà ». La dernière phrase est révélatrice – St Maurice reviendra- et indique le recours dans les temps de peine et de misère qu’on adresse au « titulaire de l’église et Patron protecteur du village» comme se plaît à l’indiquer l’Abbé Louis Maubon. C’est un rescrit papal parut dans les années Mille qui fait référence au nom du St Patron de l’église. Bien sûr, la légende aurait été belle si une histoire pouvait laisser croire au candide que St Maurice était passé à Balaruc le Vieux au retour d’une croisade. Il n’en est rien ! Mais qu’importe, la trace se perd dans le premier millénaire du Seigneur et de l’Evêque qui ont bâti est voué la seigneurie de Balaruc le Vieux à St Maurice. Ce pieu chevalier est né bien loin du Languedoc. En Thébaïde exactement. C’est à dire en ancienne Egypte. Son parcours de croisé le mena avec ses hommes à combattre jusque dans le Valais où l’Empereur Maximien chargé de la partie occidentale de l’empire romain et à ce titre, ayant été obligé peu après de passer dans les Gaules pour y réprimer une sédition, il avait fait venir d'Orient de nouvelles troupes au nombre desquelles se trouvait la légion thébéenne. Maurice en était le chef. Sa légion était composée de chrétiens. L'armée romaine se trouvait à Octodurum, ville proche du lac Léman, lorsque Maximien ordonna d'offrir des sacrifices solennels aux dieux pour obtenir le succès de l'expédition. La légion thébéenne ayant refusé de prendre part à ces sacrifices, Maximien, irrité, la fit décimer. Ce supplice n'intimida point ceux qui restaient.
La légion fut décimée une seconde fois. Les frères d'armes de ces généreux martyrs, affermis par les paroles et l'exemple de leur illustre chef, Maurice, restèrent inébranlables dans leur foi. Alors Maximien, désespérant de vaincre leur constance héroïque, fit passer au fil de l'épée, par les troupes, la légion entière. Le martyre de ces chrétiens eut lieu l'an 286, et l'Église honore leur mémoire avec celle de Saint Maurice, le 22 septembre. Plusieurs années après leur martyre, leurs corps furent découverts à Agaune (aujourd'hui Saint-Maurice), où Sigismond, roi de Bourgogne, fit bâtir depuis un monastère qui devint célèbre. La France, l'Italie et l'Allemagne possèdent encore un grand nombre d'églises placées sous l'invocation de saint Maurice, qui est aussi le principal patron de la maison royale de Savoie. Maintenant, à Balaruc le Vieux, seules les pierres de l’Eglise St Maurice peuvent témoigner que toutes les générations de Balarucois sont fières de leur St Patron. La tradition, à l’époque des Consuls, consistait, pour eux, à acheter deux chapeaux et quelques rubans de soie pour célébrer cette fête. Peut être verra-t-on aujourd’hui, sur le coup de midi, toute la population se réunir devant le blason de St Maurice pour évoquer l’attitude chevaleresque de leur St Patron.

> Fête de St Maurice, ce Samedi 22 septembre à Balaruc le Vieux dans les têtes et dans les cœurs !

10/09/2001

Premiers smash pour le Tennis de Table Balarucois

Premier bilan après un mois d’activité pour les équipes de Sandrine Ivars.

Les inscriptions qu’a enregistrées ce nouveau club de la commune sont encourageantes. En effet, c’est déjà 25 adhérents dont 16 licenciés qui composeront les 3 équipes qui sont engagées dans le championnat départemental qui débute le 14 octobre prochain. L’objectif sportif pour l’équipe fanion est, dès cette saison, de monter en catégorie supérieure. Les Lopez, Lettieri et Raymond s’entraîne assidûment avec tous leurs équipiers pour parvenir à relever ce challenge. Côté jeunes, c’est une dizaine d’enfants qui évoluent le mercredi après-midi et démontrent, à leur enthousiasme, une réelle envie de progresser. Pour inaugurer la saison et le club, la dynamique présidente Yvars avec tout son staff organise le dimanche 21 octobre un tournoi interne en trois tableaux : Simple, double, rattrapage. Les demi-finales et la finale auront lieu l’après-midi. La remise des récompenses aura lieu à 18h00. Cette mini-opération portes ouvertes du nouveau club sera aussi l’occasion de rappeler pour ses dirigeants que le Tennis de Table Balarucois accueille toutes personnes intéressées par la pratique de ce sport aux heures des entraînements : Mardi, Mercredi et Jeudi de 20h00 à 22h00 pour les adultes et le mercredi de 14h00 à 16h00 pour les enfants. Pour tout renseignement complémentaire, contactez le Club au 04 67 43 36 29.

Marc Ayral ©

08/09/2001

Un nouveau club de tennis de Table

Une nouvelle association sportive voit le jour en ce début septembre 2001 sur la commune de Balaruc le vieux.

Sandrine IVARS la présidente et son mari et Didier seront heureux de vous accueillir avec leur équipe pour la pratique du Tennis de Table.
Le Tennis de Table Balarucois est une association loi 1901, affiliée à la Ligue Languedoc-Roussillon de Tennis de Table, donc reconnue par la F.F.T.T. (Fédération Française de Tennis de Table).
Le club met à disposition de ses adhérents raquettes et balles pour l’apprentissage de ce sport et pour le loisir.
Une équipe compétition va être mise en place dès la rentrée pour une participation rapide au championnat départemental par équipes.
Le club est ouvert aux enfants à partir de 6 ans les mercredis de 10H00 à 12H00. Et pour les adultes les Mardi et Mercredi de 20H00 à 22H00.
Venez rejoindre Sandrine, Didier, Jean-Luc et Augustin à la Salle Polyvalente dès le Mercredi 05 septembre, pour tout renseignement complémentaire, contactez-nous au 04-67-43-36-29.

Marc Ayral ©

01/09/2001

Place du Truc, pas de machin !

Le « truc » de Balaruc vous connaissez ?
Cette question les Balarucois s’amusent à la poser aux « estrangièrs » venus d’au-delà de la Crique de l’Angle ou de La Gardiole. Cela n’a rien à voir avec un quelconque machin, un schmilblic, ou un bidule qu’un édile du passé, en mal de postérité aurait pu construire. Une sorte de pyramide d’un Louvre version balarucoise. Le « truc » est le fondement, la raison d’être de Balaruc le Vieux ! Les autochtones le côtoient, le foulent, l’admirent tous les jours. A sa façon, le « truc » est modeste. Il ne se fait pas remarquer ! Il est là, comme une évidence. A le voir, dressant sa carrure face au mistral, lézarder au soleil de « miègjorn », Il est pourtant suprême et dominateur, comme un vieux sage assis, observant près de son arbre, le temps s’écouler. Le « truc » est très loin d’une devinette malicieuse. Son nom il le doit aux ancêtres Balarucois qui l’ont repéré il y a plus de 2000 ans. Que virent les premiers arrivants à l’approche de celui-ci ? Une colline entre étang et Gardiole, placée idéalement pour veiller sur les trésors naturels qu’elle enserre comme dans un écrin. Des eaux poissonneuses, loups, anguilles, dorades, muges, des terres arables dues à la proximité de la Vène, un vaste domaine propice au développement de l’agriculture et de l’élevage. Le « truc » serait un gardien sûr. Il eurent raison d’y faire souche. Le « truc » le leur rendit au centuple. « Oui, Oui d’accord, mais c’est quoi le « truc », enfin ? » Interpelle l’impatient. En occitan « le truc » c’est une butte, une colline ou un sommet ! Tout s’explique, un promontoire, comme une vigie et des terroirs nourriciers ont conduit à la naissance sur le « truc » d’un village nommé Balaruc. Aujourd’hui, on peut admirer le coucher de soleil place du « Truc » «Al cop que vèn !»