Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17/02/2002

Henry Parramon : “ Mes 30 ans de carrière, c’est au pays que je tiens à les fêter ! ”

medium_blvx-parramon.jpgBeaucoup de balarucois et de sétois connaissent bien Henry Parramon. Peut-être l’ont-ils perdu de vue, mais sans doute ils se souviennent qu’il est un musicien, trompettiste et chef d’orchestre, ami de Boby Lapointe et de Brassens.
Henry Parramon, grand spécialiste de musique baroque est enfant de Balaruc le Vieux. Il le clame haut et fort. Ses fréquents passages dans la maison familiale, en plein cœur du vieux village, lui donnent de maintes occasions de se ressourcer. Cette année Henry la souhaite exceptionnelle. A bras le corps, à plein poumon, dirait le trompettiste, Henry veut donner à ses 30 de carrière une couleur exceptionnelle. Jouer pour le public héraultais et particulièrement pour tous les balarucois. C’est ici qu’il a appris la musique, c’est ici qu’il veut faire entendre les accents de sa trompette naturelle. Le bon plaisir d’Henry Parramon pour étonner et satisfaire les mélomanes du Pays de Thau. 30 ans qu’il souffle éperdument dans son instrument. Il devient après sa formation dans les conservatoires de Montpellier et à l’école Normale de Musique de Paris, professeur et parallèlement concertiste international. Son premier concert il le donne à la salle Cortot à Paris en mai 1972. A partir de cette date il ne cessera de jouer, d’apprendre et d’animer des festivals avec passion et souffle ! En 1983 il fonde l’Académie internationale de musique baroque à Pèzenas. En 1990, les Bourbonnais l’accueillent et lui confient la direction de la Philharmonie de Moulins avec qui il enregistre un disque : “ de Gershwin à Boby Lapointe ”. Musique baroque, chanson française, poésie et jazz pourraient résumer l’éclectisme du talent d’Henry Parramon. Chef d’orchestre il avait comme dessein la création d’une Philharmonie du Bassin de Thau. Il l’a proposée à tous les maires : mais las, aucun ne lui a répondu. Pourtant Henry Parramon connaît les partitions sur le bout de la baguette… Alors Henry Parramon à l’occasion de quelques jours de vacances dans son Midi natal, reprend son bâton de pèlerin. Sa ténacité finira par convaincre un édile du bien fondé de son projet. En espérant que “quelque chose se passe ” il joue avec son ami et talentueux organiste Jean Michel Louchart. Ensemble ils gravent un prochain disque qui retracera son parcours de trente années de musique. Henry à la trompette, Jean Michel à l’orgue pour des œuvres de musique sacrée, interprétations d’œuvre de Bruckner, Hovhaness, Delerue, St Saëns, Verdi, etc. Ce disque qui paraîtra en avril sera le viatique de ses prochains concerts. Mais le projet qui lui tient le plus a cœur et de jouer à Balaruc le Vieux à l’occasion de la fête médiévale. Si cela est confirmé, la municipalité devrait donner, ainsi, à un enfant du pays l’occasion d’exprimer sa créativité sous les voûtes de l’église St Maurice.

15/02/2002

Halte aux décibels!

Une très ancienne revendication des riverains de la promenade Georges Brassens vient d'être exaucée. En effet cette voie permet l'accès pédestre , en son bout, au passage protégé débouchant sur le centre commercial par la rue des charbonnières.

Malheureusement, et cela depuis sa création il y a plus de 15 ans, la promenade Georges Brassens sert de rampe de lancement à des vélomoteurs et autres scooters souhaitant emprunter le même chemin que les piétons. Bruits, risques de collisions avec un piéton sur le trottoir ou en coupant la route d'un véhicule roulant sur la RD2, vaut mieux prévenir que guérir! Déjà deux panneaux, "interdit aux cyclomoteurs" avait été placés il y a plusieurs années. L'un dans la rue Pagnol adjacente l'autre à l'entrée de la promenade côté départementale. L'incivisme a eu le dessus de cette signalétique, chahutés et tagués! Piètre résultat. Mais c'était sans compter avec la persévérance des riverains et particulièrement de leur représentant, Jean Jaeger : "Nous sommes arrivés à nos fins, les services municipaux ont installé un portillon excluant le passage des deux roues. Ils ne leurs restent plus qu'a aménager un pan incliné permettant le passage des poussettes et des fauteuils roulants. Avec le sens interdit de la rue Pagnol, la promenade Brassens devrait retrouver ce pour quoi elle a été conçue. Un passage tranquille du village à la zone commerciale au milieu d'un quartier résidentiel". Comme quoi l'action citoyenne est porteuse de solutions simples et espérons cette fois-ci efficaces.

10/02/2002

La chanson du "Muge de Balaruc" in extenso

La chanson du Muge de Balaruc ne pouvait être qu'en occitan; version dialecte de Thau , ceci pour les puristes. Lorsque Alain Barry, le président du "Truc" et Marc Ayral ont proposé de créer une chanson à la gloire de l'animal local, Lionel Lopez et Philippe Carcassès des "Mourres de Porc n'ont pas hésité une seconde : "C'est une superbe manière de faire vivre notre culture populaire locale!". S'exclame Lionel. En effet, la culture ce n'est pas seulement les beaux arts, la musique et la littérature mais c'est aussi toutes les choses partagées par la mémoire collective. "Le Muge de Balaruc" en est un exemple vivace. Chantons-le ensemble!

Lo Mùjol de Balaruc

L’ estanh de Tau amaga tant de monde
Que gausan pas se mostrar au sorelh
Totes franc d’un , un peis qu’a pas vergonha
De sautar naut faire lusir sa pèl .

Refranh :
Cantem ensems lo mùjol de Balaruc
Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc !
O Monsenhor , siàs estat colhonat ,
Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat .

O peis d’ argent au front coronat d’ aur
Totjorn content e que jamai rondina
Se ditz aqui qu’ as trobat un tresaur
En graufinhant lo fons d’ una robina.

Refranh

Monde d’ estanh , monde de la Gardilha ,
Fai ja de temps que lo melhor ,es el,
Per saludar lo garçon e la filha :
Car de l’estanh es lo còp de capèl !

Refranh

Traduction :

Le muge de Balaruc

L’étang de Thau cache tant de monde
Qui n’ose pas se montrer au soleil !
Tous , sauf un , un poisson qui n’ a pas honte
De sauter haut faire briller sa peau.

Chantons ensembles le muge de Balaruc
Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline
O Monseigneur , tu as été bien attrapé,
Avec des muges ,Balaruc t’a payé.

O poisson d’ argent au front couronné d’or,
Toujours content et qui jamais ne rouspète
Il se dit par ici que tu as trouvé un trésor
En grattant le fond d’un petit canal d’irrigation.

Gens de l’ étang , gens de la Gardiole
Il y déjà longtemps que le meilleur c’est lui
Pour saluer le garçon et la fille :
Car de l’étang c’est le coup de chapeau !

Au refrain deux fois.
Lionel Lopez le 10/02/2002.
Philippe Carcassès
D'après une idée de Marc Ayral

03/02/2002

Séverine Beltrame : Objectif, le “ top ten ” du tennis français !

Le sport à Balaruc le Vieux à ses adeptes, comme ailleurs ! Mais ce village a la chance de générer des vocations d’athlètes. Peut-être est-ce encore trop méconnu mais les “ enfangatchs ” peuvent se targuer d’être la patrie de plusieurs sportifs de haut niveau. On connaît les attaches balarucoises d’Alain Portes. Le médaillé de bronze en handball aux Jeux Olympiques de Barcelone, aujourd’hui entraîneur de l’équipe féminine de Nîmes, championne de France en titre. Nous ne reparlerons pas du superbe parcours d’Aurélien Evangelisti qui nous en offrira d’autres tant son potentiel est important. Après le portrait de Rémy Lettieri jeune pongiste exemplaire, c’est au tour de la tennis-woman, Séverine Beltrame, de nous livrer ses espoirs pour la future saison.

Séverine Beltrame 22 ans, 28ème rang français, 345ème rang WTA. C’est en ces termes succincts que Séverine apparaît sur les tablettes de la Fédération Française de Tennis. Certes c’est vite dit, mais cela représente tant de travail, de sacrifices et de volonté : “ Le tennis est entré tard dans ma vie, à onze ans ! A l’âge où les autres ont déjà presque 4 ou 5 ans de pratique. ” Alors Séverine a du compenser, foncer, rattraper le retard. A cet exercice elle a gagné ! Gravissant les échelons régionaux et nationaux ! Aujourd’hui, elle s’est hissée au niveau des meilleurs espoirs du tennis féminin français. “ Le chemin est semé d’embûche. Pour atteindre le meilleur niveau il me faut passer encore un nouveau pallier. Certainement le plus difficile ! Je dois entrer dans les 100 meilleures mondiales pour espérer faire partie du “ Top 10 ” français. ” Ce défi quotidien elle a su le relever la saison passée en gagnant deux grands tournois internationaux. Celui de Canet-en-Roussillon où elle défait, notamment, en demi-finale, l’Uruguayenne Olivera classée 250ème mondiale. Le tournoi de Périgueux lui donne aussi l’occasion de ramener la victoire à son club : le Tennis Club de Frontignan. Victoire qu’elle considère comme un bon présage : “ Céline Beigbeder du Tennis Club de Biarritz, classé 650ème mondiale l’a remporté en 2000 et grâce à son excellente saison en 2001 se retrouve dans les dix meilleures françaises ! ” Un parcours que Séverine espère prémonitoire. Alors, pour la préparation à la saison prochaine qui s’ouvre à Londres dans quelques jours pas question d’à-peu-près. Quatre heures d’entraînement par jour sous la houlette de Philippe Rançon son coach et de Didier Marcy son préparateur physique. Rude travail basé sur l’endurance : Footing, les balarucois la voit souvent arpenter le goudron du chemin haut ou les chemins de la Crique de l’Angle. Sévère séance de musculation pour corriger “ quelques faiblesses musculaires et renforcer les points forts ”. Avec cette “ charge ” comme disent les entraîneurs, Séverine est prête physiquement. Reste la technique, le moral et le mental. De ce côté là, la belle balarucoise n’est pas du genre à se laisser envahir par le doute : “ Le sport de haut niveau, c’est un métier à part entière. Quelques fois je rencontre des gens qui me croit éternellement en vacances car le tennis n’est qu’un jeu ! Jouer au tennis toute la journée est harassant, pour moi c’est certainement le plus dur des métiers, on ne peut le faire que par passion ! ” Un souhait que Séverine, discrète, prononce du bout des lèvres : trouver d’autres sponsors: “ Le tennis est un sport individuel d’équipe ! Seule je ne pourrais rien. Tout cela est possible grâce aux aides que m’octroient, la Ligue, mon Club et une grande marque d’équipements textiles… ” conclut-elle reconnaissante.