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24/03/2002

Philippe Puglisi, président des chasseurs : "Finalement l'écologie tu l'as vie, tu l'as pratique loin des discours théoriciens ! ."

La société de chasse de Balaruc le Vieux et de Balaruc les Bains a engagé de gros travaux d'aménagement près de la Combe de l'Homme Mort. L'objectif de Philippe Puglisi, son président, est de : "Outre d'offrir au gibier la possibilité de se reproduire, de se nourrir et de se désaltérer, c'est aussi une série d'actions concertées d'aménagements légers pour protéger et pérenniser la présence d'une faune et d'une flore typiquement méditerranéenne" A écouter Philippe Puglisi on pourrait penser qu'il est écologiste ! Certains de ses amis chasseurs ne disent-il pas de lui : "Finalement l'écologie tu l'as vie, tu l'as pratique loin des discours théoriciens ! ." Aujourd'hui le programme des travaux est chargé : Une garenne artificielle à construire, pour permettre aux lapins de se reproduire en toute tranquillité, "là niché dans ce petit thalweg, au milieu du thym et des buissons de cistes cotonneux" et un lac collinaire de grande capacité. Grâce au travaux lourds dont les premiers "coups des pioches" sont donnés par Ilya Bernard, un réservoir de 60 m3 permettra aux animaux de la Gardiole de venir y boire en toute quiétude. Lové au creux d'une ancienne carrière de calcaire le réservoir artificiel sera achevé avant la période des grosses chaleurs synonymes de sécheresse. La technique qu'a adopté Philippe Puglisi et son équipe est simple : "Le travail de gros œuvre, qu'Ilya conduit grâce à la pelleteuse que la mairie des Bains nous a gracieusement prêtée, consiste à creuser à flanc de colline et d'araser la roche jusqu'au socle rocheux. Une fois ce travail effectué, nous aménagerons des ravines en amont pour permettre à l'eau de s'écouler par gravitation dans le réservoir. Puis, le fond du petit lac sera étanché par une dalle. Ensuite, lorsqu'il sera rempli nous planterons des ajoncs et des roseaux afin que l'eau par la présence de ces végétaux soit naturellement oxygénée." Ce neuvième bassin de la Garrigue Balarucoise devrait finir de compléter le dispositif d'abreuvement mis en place par les Chasseurs Balarucois. Une difficulté demeure : C'est le réapprovisionnement en eau de tous ces abreuvoirs : "Actuellement nous utilisons une citerne-remorque de 800 litres. Mais elle n'est plus adaptée et nous nous épuisons à faire le tour de tous les points d'eau. Nous devrions, suite à une promesse du CODIS, pouvoir bénéficier d'un camion citerne réformé d'une capacité de 4000 litres." Avec un pareil outil, sangliers, lapins, perdrix et autres faisans devraient bénéficiés de points d'eau sains et bien alimentés. Un geste illustre l'état d'esprit des Chasseurs Balarucois : Avant le début des travaux, l'un d'eux remarqua deux orchidées sauvages. Sans cet œil expert les deux fleurs furent irrémédiablement écrasées. D'un geste sûr, il déterra délicatement les deux beautés les sauvant ainsi, avant de les replanter dans un lieu plus propice. Interrogé sur ce geste salvateur Philippe Puglisi dans un sourire : "C'est simple on aime la nature" Sans commentaire!

08/03/2002

Antoine Itier : l'histoire simple d'un descendant des Seigneurs de La Clause de Vendargues

Lire, découper, conserver, polycopier, rechercher aura été l'activité d'Antoine Itier durant 30 ans. Comme un bénédictin, Antoine, retraité de la Mobil, a avidement compilé toutes les informations possibles concernant Balaruc le Vieux.

Dans son travail documentaire s'entrecroisent la grande histoire, celle de rois et des reines, des seigneurs et des vassaux et la chronique récente des petits événements contemporains. De manière empirique mais passionnée, Antoine Itier a ainsi réussi à constituer un fond documentaire très volumineux. Plus de 13 volumes de plus de 300 pages constitue son "œuvre". En l'ouvrant on constate, comme celle d'un peintre naïf, l'approche simple et ludique de l'histoire. Après tout à quoi bon tout hiérarchiser, tout rationaliser. La vie d'un club de foot balarucois des années soixante-dix ou les photos de classes des années quarante de l'école locale côtoient le plan cadastral de Balaruc le Vieux datant du moyen âge. Quelle importance! Vivre aujourd'hui c'est déjà aimer "l'hier", aurait pu être la devise d'Antoine Itiér! Les techniques d'architecture médiévales et la lignée des seigneurs de Balaruc, "l'historien par loisir" la couche patiemment sur des cahiers à spirales. Simple en effet! Antoine Itier préfère le fond que la forme. Ce travail, il en fait profiter tout le monde: Des érudits régionaux viennent le rencontrer pour y dénicher des anecdotes ou des séquences historiques qu'ils auraient pu ignorer ! Itier n'est pas avare de commentaires et d'explication, c'est un euphémisme! Ouvrir un livre pour lui, c'est comme une seconde nature :"J'aime lire et j'aime donner le goût aux autres!" Pour cela il s'occupe - au sein du Club des Remparts - de la bibliothèque pour tous, il conseille et oriente le choix des lectrices et des lecteurs. Aujourd'hui, dans sa maison familiale, l'une des plus vieille du village, il n'a pas plus le même goût d'amasser des documents ou de collationner des anecdotes. Son devoir de mémoire balarucois, il y a satisfait :"J'ai déposé mes 13 volumes chez ma fille, j'étais trop sollicité!" Alors, comme un compagnon qui a terminé son "chef d'œuvre" il est passé à autre chose: Assis sur les remparts qui domine la Crique de l'Angle, il commente les événements et aide les autres. A ce titre il a été récompensé par l'Association d'Encouragement des Bénévoles Méritants (AEBM) : "C'est une distinction qui me touche!" Entre historien et chroniqueur amateur, les élèves de l'école élémentaire qui travaillent cette année sur l'histoire de Balaruc le Vieux, trouveront en Antoine un interlocuteur prolixe et affable. Quand un visiteur frappe à sa porte et après les civilités d'usages, Antoine, Jean, Paul, Henri, Marius Itier aime à rappeler qu'il est descendant des Seigneurs de la Clause de Vendargues. Son arbre généalogique remonte à l'année 1618; Antoine apprécie l'histoire et adore s'y projeter comme un personnage tout droit sorti d'une image d'Epinal : Louis IX rendant la justice sous un chêne et pourquoi pas en Bélibaste le dernier des parfaits cathares!