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23/06/2002

Le retour du muge de Balaruc le Vieux à l'occasion de la fête médiévale.

medium_le_muge.jpgPartir d'un fait historique devenu légende populaire et le faire revivre sous la forme d'un animal totémique est l'idée que l'association "Le Truc" a proposé aux "Mourres de Porc". Séduit, Jean Garcia, organisateur de la fête du village y a adhéré immédiatement.

Alain Barry le préside du "Truc" explique l'idée de son association : "A partir d'une vieille histoire que Marcel Franck, un ancien du village, nous avait raconté et après quelques recherches, avec Philippe Carcassès des "Mourre de Porcs" nous avons exhumé - Marc Ayral et moi- une tradition populaire balarucoise basée sur le défit de l'autorité." En effet au moyen-âge le seigneur de Balaruc n'était autre que l'Evêque de Maguelonne. Albert Fabre dans son histoire de Balaruc y fait référence. Monseigneur Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt avait dû "agacer" les balarucois qu'ils ne payèrent pas plus de 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux habitants, procès qui dura près de quarante ans et qui selon Fabre se termina à l'avantage de la communauté de Balaruc. Peu avant la révolution, dans les années 1766 à 1784, le commerce du poisson dut se développer considérablement puisque le montant de l'adjudication passa "allègrement" de 700 livres à 4000 livres. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones, grâce à leur résistance pacifique, de clamer la faible valeur de cette taxe par rapport aux profits qu'ils pouvaient réellement tirer de l'exploitation des eaux poissonneuses de l'étang. Une plaisanterie circulait alors "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. Après ce petit travail d'historiens, les membres de L'association "Le Truc" on décidé d'honorer leurs anciens et leur animal en créant l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. En ce moment en construction dans l'atelier d'un des membres de l'association "le muge de Balaruc" va rejoindre les autres animaux totémiques du Languedoc : "Le taureau de Mèze", "la chèvre de Montagnac", "le poulain de Pézenas"… : Dans de nombreuses villes et villages au cœur de l’Hérault, les habitants ont choisi des animaux comme symbole totémique, ils servent d’ouverture à toutes les festivités locales. Grâce à quelques passionnés de traditions populaires Balaruc le Vieux honorera à nouveau son Muge, bien dans l'esprit frondeur du balarucois!

13/06/2002

Les pongistes balarucois toujours sur la brèche!

Le tennis de table Balarucois a organisé, le vendredi dernier, les finales de la coupe de l'Hérault et de la coupe Exbrayat.

La coupe de l'Hérault a été remportée par le club de Mèze qui a battu Mauguio sur le score de 6 à 2. Le challenge Exbrayat a été gagné par l'équipe de Prades St Gély qui a vaincu Montpellier sur le score de 6 à 4 au terme d'un match marathon conclu par Payman Mesbahi. Prochain rendez-vous pour le TTB à l'occasion de son tournoi de clôture de la saison le dimanche 23 juin à la salle polyvalente de Balaruc le Vieux.

Marc Ayral ©

02/06/2002

Balaruc le Vieux rayé de la carte?

Dans sa dernière livraison de plaquettes et cartes vantant la douceur du climat, la gastronomie sétoise, l'accueil des gens du pays de Thau, l'office de tourisme de Sète semble ignorer que Balaruc le Vieux existe bel est bien perché au sommet du "Truc".

La lecture attentive de la carte du Pays de Thau fait disparaître le village des remparts. Le balarucois "du vieux" appelé aussi "enfangatch" -parce qu'il livre depuis des centaines d'années la boue aux bains tout proches- est resté bouche bée de cette disparition, sûrement involontaire. Néanmoins les conversation sont allées bon train. Même si ici il n'y a pas le club des frites, il n'en demeure pas moins que le verbe est haut et l'esprit de clocher n'admet pas une aussi grosse"cagade"! "Ils le savent pas à l'office de tourisme de Sète qu'on existe depuis plus de mille ans. En ce temps là, Sète n'était qu'une lagune hébergeant des colonies de moustiques! Au cas où ils auraient oubliés, à Balaruc le Vieux, aussi, il y a une histoire, des traditions, un terroir, une gastronomie, des sites remarquables." Sans oublier lo Mujòl de Balaruc, un animal totémique gentil mais moqueur, c'est de circonstance. Certes ses 1804 habitants ne parlent pas ou presque plus l'occitan mais à l'adresse des sétois qui ont en charge la promotion du tourisme sur Sète et sa proche région et du haut du clocher de l'église millénaire de St Maurice, les Balarucois crient en cœur : "Balaruc, mon vilatge es jamai mòrt!" Balaruc, mon village jamais ne mourra!