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21/07/2002

Communauté d'agglomération : le conseil municipal de Balaruc le Vieux s'abstient.

medium_serres-2002.2.jpgLors de la délibération du conseil municipal de Balaruc le Vieux, du 18 juillet, concernant l'annulation du périmètre à six communes et la fixation d'un nouveau périmètre incluant deux nouvelles communes candidates, Gigean et Marseillan, tous les élus se sont abstenus, une seule voix contre s'est manifestée, celle de Fabienne Batinelli conseillère municipale déléguée à la culture. Cette non délibération peu surprendre de la part d'un conseil qui a toujours manifesté son plein accord à l'entrée de Balaruc le Vieux dans la communauté d'agglomération. Pourquoi un tel changement d'attitude? Max Serres, le maire, s'explique sur ce sujet brûlant!

Qu'est ce qui a donc motivé votre conseil à se défier de la troisième tentative de création de l'agglo autour de Sète?
Max Serres : D'abord il faut rappeler qu'en 2000, sur le principe de l'unanimité, la première version de l'agglo à capotée car Frontignan n'avait pas délibéré sur les compétences de celle-ci. En 2001, la règle de répartition des sièges avait été maintenue, mais les désaccords sont apparus cette fois ci sur les compétences optionnelles. Cette année, durant la période estivale, pour une raison qui m'échappe, dans la précipitation que semble nous imposer le cabinet d'étude, il faudrait, alors que rien n'est moins avancé que cette troisième version, que nous adhérions à un projet dont le contenu nous est inconnu. C'est quand même le contenu le plus important, plus que de savoir qui en sera le président!

Vous sembliez, depuis 2001, favorable à un élargissement à d'autres communes que les 6 d'origine, alors pourquoi ce coût d'arrêt?
Max Serres : Notre abstention ne manifeste aucune réprobation à l'élargissement à Gigean et Marseillan. Ce n'est pas cela qui l'a motivé, au contraire. Mais je dois le préciser, premièrement la représentativité de notre commune était de 3 élus dans les versions 2000 et 2001. Aujourd'hui les petites communes auraient 2 représentants. On nous dit que cela est calculé au prorata du nombre d'habitants. Nous, nous disons que ce sont les paramètres du nombre d'habitants et du potentiel fiscal dont on devrait tenir compte. Deuxièmement, à l'inverse de ce qui s'est pratiqué en 2000, tout n'est pas mis sur la table. Par exemple sur le plan fiscal n'ira t-on pas vers la levée d'impôts supplémentaires? D'autres part, quel poids ont les petites communes dans le cadre des compétences obligatoires. Notre commune n'aura t-elle pas à "payer" pour accéder aux compétences dont elle ne dispose pas sur son territoire? Encore une fois l'approche de 2000 était plus franche. Ma crainte c'est qu'on se trouve dans une communauté d'agglomération de type montpelliérain où la commune-centre est hégémonique.

Alors comment faire pour arriver enfin à cette communauté d'agglomération que tout le monde souhaite en la craignant?
Max Serres : D'abord cesser de précipiter les choses! Ce qui important ce n'est pas le choix du président, peu nous importe, le combat des chefs j'ai déjà donné! Cela n'a aucune efficacité pour arriver à notre objectif qui doit être la satisfaction des besoins de la population sur la base d'un principe de gestion simple : "Combien ça coûte?". Enfin l'agglo ce n'est pas une décision qu'on prend à la va-vite. Elle ne va pas durer une saison. Elle devra être faite pour être pérenne. C'est une décision qui nous engage pour l'avenir. Oui c'est une décision politique forte. Pour accéder à l'agglo, il faut un consensus, c'est indispensable on le voit bien! Cela s'obtient avec des réunions, du travail et de la franchise.

13/07/2002

Fête du Cheval : La Doma Vaquera à l'honneur

Alex Evangelisti aime l'art équestre et la tauromachie; Ses origines, sa passion, l'ont animé comme une force décuplée pour donner aux spectateurs de Balaruc le Vieux des spectacles d'année en année de plus en plus beaux, ce sera encore le cas Samedi 20 juillet à 21H00, place du jeu de ballon où Olivier Boutaud champion de France à de multiples reprises de Doma Vaquera présentera les techniques de cette tradition andalouse. Coup de projecteur sur une tradition équestre bicentenaire
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La Doma Vaquera est née au XVIII siècle. C'est l’équitation de travail typiquement espagnole. Elle est utilisée dans les ganaderias -élevages de taureaux de combats- présentes sur une grande partie du territoire espagnol. Les vaqueros -les vachers espagnols- travaillent au quotidien avec leurs chevaux pour trier le bétail, tester la bravoure des vaches et des taureaux, ou encore pour déplacer les troupeaux. Il arrive aussi qu’elle soit utilisée dans les élevages de chevaux, toujours dans le but de mener et de trier les bêtes. Au fil des siècles, la Doma Vaquera s’est codifiée de façon importante. Elle est devenue aujourd’hui une équitation sportive intégrée à la Fédération Hippique Espagnole. Celle-ci organise avec le concours des différentes associations, le championnat d’Espagne, d’Andalousie, ainsi que les concours internationaux, notamment en France. Afin de pouvoir faire son travail dans les meilleures conditions possibles, le vaquero a besoin d’un cheval agile et de confiance. Les taureaux de combats sont des animaux vifs, le cheval doit donc avoir suffisamment de sang , de force et d’agilité pour pouvoir faire face au danger, tout en restant soumis à son cavalier. Il peut arriver que le vaquero se trouve confronté à une vache qui refuse d’entrer dans un corral et qui fait demi-tour. Dans ce cas, il doit pouvoir arrêter son cheval, même si il est lancé au grand galop, ou choisir de lui faire faire un demi-tour. Le travail au champ, c’est aussi de longues journées de marche à travers de grandes étendues. Les chevaux sont, par conséquent, aussi choisis pour leur endurance et leur robustesse. Enfin, il faut des chevaux rapides, pour rattraper les bêtes qui s’échappent du troupeau, ou pour éviter la charge d’un taureau. Dans un premier temps , les vaqueros utilisaient un cheval élevé dans les marais espagnols : le jaca. Ce cheval robuste a peu à peu disparu suite à des apports répétés en sang anglais et arabe. Aujourd’hui, le cheval le plus répandu est l’hispano-anglo-arabe. Cette race qui a son propre stud-book en Espagne, allie la noblesse de caractère du cheval espagnol, la rapidité du pur-sang, et l’endurance du cheval arabe. Le pur-sang anglais est aussi très apprécié en concours pour son style et sa facilité à marquer les accélérations au galop Depuis les années 60, la fédération espagnole organise des concours officiels avec des championnats régionaux et nationaux. En France, c’est en 1985 que se crée la Fédération Française de Doma Vaquera. Elle organise des concours régionaux et le championnat de France aux Saintes Maries de la mer La doma vaquera en compétition consiste essentiellement à dérouler une reprise avec des figures imposées sur une carrière de 40x20. On trouve trois niveaux de reprise : La reprise de jeunes chevaux, la reprise de chevaux dressés et la reprise intermédiaire (voir détails ci-contre) En France, Olivier Boutaud est avec Denis Marquès une éminence "grise" de la spécialité en rapport avec la couleur de la tenue traditionnelle.