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22/09/2002

L'histoire de St Maurice

Maurice est né en Thébaïde.
C’est à dire en ancienne Egypte. Son parcours de croisé le mena avec ses hommes à combattre jusque dans le Valais. L’empereur Maximien chargé de la partie occidentale de l’empire romain et dû passer par les Gaules pour y réprimer une sédition. Il fit venir d'Orient de nouvelles troupes au nombre desquelles se trouvait la légion thébéenne. Maurice en était le chef. Sa légion était composée de chrétiens. L'armée romaine se trouvait à Octodurum, ville proche du lac Léman, lorsque Maximien ordonna d'offrir des sacrifices solennels aux dieux pour obtenir le succès de l'expédition. La légion thébéenne ayant refusé de prendre part à ces sacrifices, Maximien, dans la colère, la fit décimer. Ce supplice n'intimida point ceux qui restaient. La légion fut décimée une seconde fois. Les frères d'armes de ces généreux martyrs, affermis par les paroles et l'exemple de leur illustre chef, Maurice, restèrent inébranlables dans leur foi. Alors Maximien, désespérant de vaincre leur constance héroïque, fit passer au fil de l'épée, par les troupes, la légion entière. Le martyre de ces chrétiens eut lieu l'an 286, et l'Église honore leur mémoire avec celle de Saint Maurice, le 22 septembre.

17/09/2002

Deux hommes à vélo et les Pyrénées!

medium_cyclos.jpgErnest Dupré et Patrick Herrada sont amis. Du 3 au 10 août ils ont accompli une performance qui force l'admiration : La traversée des Pyrénées à vélo. C' est une grande classique cyclotouriste qui s'effectue sur un parcours d’Hendaye à Collioure. Soit 800 Km, 28 cols et 16600 mètres de dénivelés !

A 71 ans, Ernest Dupré parle de la traversée des Pyrénées comme d'une simple balade. Par modestie, parce le vélo fait partie de sa vie, il n'en fait pas tout un plat! Et pourtant il y aurait de quoi! Avec son binôme, le souriant Patrick Herrada, un jeunot de 37 ans, ils sont partis sur les routes pyrénéennes goûter l'air des cimes. En passant le col du Tourmalet à 2115 m, il y avait dans leurs têtes les exploits des plus célèbres grimpeurs qui y sont passés en vainqueurs : Bahamontés, l'aigle de Tolède, en 1954 ou Van Impe, le petit belge, en 1974. Mais cette route ne se résume pas au plus haut col des Pyrénées. Avant d'en arriver là, il a fallu que les deux compères se préparent. Ce n'est pas le plus excitant. S'avaler 6000 Km durant tout l'hiver n'a rien de passionnant et pourtant c'est bien ces efforts là qui payeront ensuite! Rouler, rouler toujours. De Balaruc le Vieux à La Vacquerie, de Balaruc le Vieux à la Croix de Mounis, l'asphalte héraultaise n'a presque plus de secret pour Ernest et Patrick. Il faut bien ça, mais ce n'est pas tout! Loin est l'époque où les cyclotouristes "carburaient" à la cochonnaille et au gros rouge. Ernest et Patrick ont suivi un programme diététique personnalisé. Perdre du poids tout en gardant ses forces pour appuyer sur les pédales "La forme n'est pas innée, elle s'acquiert puis s'entretien mais s'est un état fragile qu'il faut conserver jusqu'au jour J." indique Ernest chevronné. En plus de la "machine humaine", il faut perfectionner sa monture, l'adapter au terrain. Tout est passé en revue. D'abord, la position sur le vélo pour l'optimiser à l'effort si particulier du grimpeur. Puis les braquets. Là, il ne faut pas faire le fanfaron. Même les plus costauds s'y sont cassés les mollets en montant des développements au dessus de leurs forces. Les deux copains sont sages, il connaissent le risque de coincer au milieu d'une ascension. Ils partiront équipés d'un triple plateau 30-40-50 et en pignons de 14 à 26. Ce matin du 3 août il quitte Hendaye, très tôt à 6H00 direction St-Jean-Pied-de-Port. A 20 Km par heure de moyenne il rejoindront 7 jours plus tard Cerbère en Catalogne. Chaque étape est l'occasion de grimper un col mythique : l'Aubisque, le Soulor, le Peyresourde, le Portet d'Aspet, le Pailhères, le Jau et tant d'autres qui moins connus forment avec les précédents autant d'occasion de se surpasser. A l'exemple d'un col au nom imprononçable sans la maîtrise de la langue basque : le Burdincurutchèta. 1135 m d'altitude. Terrible juge de paix de plus de 1000 mètres de dénivelé. Ce col permet l'accès au col d'Organbidexka, connu des ornithologues car il est un passage obligé, chaque année, de plus de 20 000 rapaces et 400 000 pigeons. Par temps couvert, les oiseaux se réfugient dans la vallée, puis passent le col en grand nombre dès qu'arrive le beau temps. Ernest et Patrick n'ont pas eu le temps d'observer ce beau spectacle, encore essoufflés ils sont descendus sous la pluie battante en direction d'un autre rendez-vous celui de la Marie Blanque. Pas galant mais sportif ! Patiemment, avec ténacité, ils ont rejoint l'arrivée le regard fixé vers le haut comme pour dire aux Pyrénées, au fond des yeux : "Nous sommes tes invités ô Pyrénées, ta beauté se gagne en te sillonnant de la fontaine des pèlerins -Font Romeu- au Roc Blanc et d'Hendaye à Cerbère…Le titre de montagnard pyrénéen ne s'acquiert que dans ces conditions. Aujourd'hui Ernest et Patrick peuvent proclamer "Sem Montanhols".