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25/07/2003

Jim Faulkner le retour!

medium_jim-faulkner.jpgL'américain de Balaruc le Vieux comme l'appelle les autochtones vient de rentrer dans son deuxième "chez soi", sa petite maison du village des remparts.

On se souvient que Jim est l'arrière petit cousin de William Faulkner le célèbre écrivain auteur notamment de « Sartoris ». Personnage attachant, aimant la compagnie "de ses amis français" ce professeur à la retraite de l'université de New York, aime à aller se ressourcer dans son pays de naissance. Ses 84 ans ne l'empêche pas de voyager jusqu'à Williamston près de Boston où réside son fils qui l'héberge pour "passer l'hiver". A la tête d'une tribu de 6 enfants, Carl, Eric, Jackie, Yannick, Michèle et Scott, il est maintenant 2 fois arrière grand-père. Durant son hibernation partagé par l'écriture à ses amis, de mèl narratif, le littéraire ne peut se cacher, et la lecture de poèmes de Charles Le Goffic, Jim passe un hiver au pays dans le palace que dirige son fils. Et du monde il en voit! De quoi lui donner l'inspiration pour le livre-journal qu'il écrit quotidiennement. De retour à Balaruc le Vieux depuis la fin du mois de juin, il a contacté ses amis qui l'ont entouré de leur amitié. Au milieu des musiques et des costumes des médiévales, l'américain vit une autre vie, celle qui l'affectionne particulièrement : La vie de village, ses amis, un bon vin, et le thé, au lever du soleil avec vu sur l'étang. Bon retour Jim!

18/07/2003

Charte du Muge

Il a été créé en l'an 2002 le vendredi 19 juillet, l'animal totémique qui représentera la commune dans sa diversité, dans son caractère, dans son ouverture, dans son histoire et dans ses traditions. L'âme balarucoise est représentée par " Lo Mujol ", caractère indépendant et défiance aux pouvoirs. Le Muge a été construit par l'association le " Truc de Balaruc " qui l'a offert à la communauté balarucoise. L'association le " Truc de Balaruc" assure la pérennité de la tradition, son animation et son entretien. Le groupe musical " Les Mourres de Porcs " a créé la chanson du Muge de Balaruc le Vieux, qui sera désormais l'hymne des balarucois ! Ce même groupe a créé une marche musicale qui accompagne les sorties du Muge. La tradition du Muge se veut vivante, libre et prête à s'enrichir de tout apport historique et culturel balarucois.

Article 1 : Le Muge ou Mujol de Balaruc est l'animal totémique de Balaruc le Vieux. Il intègre la tradition des animaux emblématiques du Languedoc tels que l'escargot d'Aniane, le Poulain de Pézenas, Le Boeuf de Mèze, le Chameau de Béziers etc.

Article 2 : Les dates officielles de sorties du Muge sont :
1. La fête locale (actuellement 3ème vendredi de juillet (retraite aux flambeaux), le 3ème dimanche de juillet lors du défilé médiéval).
2. Le 22 septembre (St Maurice), lors de la fête votive.
3. Le jour du Mardi Gras.
4. Exceptionnellement à l'occasion des rassemblements d'animaux totémiques organisés dans la région.

Article 3 : Les Porteurs du Muge, au nombre de deux, sont désignés conjointement par le Maire du Village et le Président de l'Association " Le Truc de Balaruc". Les Porteurs du Muge doivent être âgés d'au moins 15 ans et de maximum 30 ans. Ils doivent être représentatifs de la jeunesse balarucoise dans ce qu'elle a de plus noble et de plus prometteur. Porter le Muge est un honneur. Les Porteurs se doivent d'adhérer à la tradition décrite dans cette charte. Ils sont détenteurs de la Charte et auront à se mettre à disposition pour porter le Muge durant une année. Leur désignation est reconductible -s'il le souhaite- jusqu'à l'âge limite et selon le mode de désignation -par cooptation -désigné ci-dessus. Les Porteurs du Muge sont récompensés de leurs efforts par une obole que leur accorde conjointement l'association " Le Truc de Balaruc" et les balarucois qui le souhaitent lors de sa sortie. La symbolique du don modique au Muge fait référence à l'histoire du village : Les balarucois contestant le montant de l'impôt de pêche, obtenant de la justice son maintien à un niveau minime. C'est ce que les anciens ont appelé la " Dîme du Muge ", parce que notre poisson local était peu cher.

Article 4 : Le Muge est accompagné de deux personnages qui symbolisent son histoire : Le Seigneur Evêque, de qui il se moque et le pêcheur (le balarucois) qui refuse l'augmentation de la " Dîme du Muge ". Ce sont des balarucois volontaires qui jouent chacun de ces rôles.

Article 5 : La sortie du Muge s'effectue au son de la Marche qui a été créée par " Les Mourres de Porc ". Les Porteurs font danser le Muge sur cet air de Scottish chaloupé. La chanson du Muge est chantée par les balarucois à l'occasion de ses sorties et de toutes les occasions de fêtes communautaires. Le texte en est le suivant :

Lo Mùjol de Balaruc

L' estanh de Tau amaga tant de monde
Que gausan pas se mostrar au sorelh
Totes franc d'un , un peis qu'a pas vergonha
De sautar naut faire lusir sa pèl .

Refranh :
Cantem ensems lo mùjol de Balaruc
Que l'an quilhat sus la glèisa dau truc !
O Monsenhor , siàs estat colhonat ,
Ambe de mùjols Balaruc t'a pagat .

O peis d' argent au front coronat d' aur
Totjorn content e que jamai rondina
Se ditz aqui qu' as trobat un tresaur
En graufinhant lo fons d' una robina.

Refranh

Monde d' estanh , monde de la Gardilha ,
Fai ja de temps que lo melhor ,es el,
Per saludar lo garçon e la filha :
Car de l'estanh es lo còp de capèl !

Refranh

VIVE BALARUC LE VIEUX, VIVE LE MUGE !

Fait à Balaruc le Vieux le 18 juillet 2003


Le Maire Max SERRES
Le Président de l"Association " Le Truc de Balaruc" Alain BARRY

16/07/2003

Moïse Rouvière : La jeunesse de mes 92 ans!

medium_numeriser0001.jpgLe Médiévales sont l'occasion de rencontrer un personnage attachant qui connaît la simple histoire locale. Celle qu'il a vécu de Balaruc à Sète et de Poussan à Yssanka!

Assis devant sa maison Moïse Rouvière regarde passer le temps, les gens, la vie. A 92 ans, cet ancien coiffeur à Sète puis à Poussan durant 38 ans, regarde son village avec le cœur. Sa sensibilité s'exprime sans fard "gentiment" se plait-il à répéter. Né à "trois maisons plus loin" que celle qui l'abrite actuellement, il a vu le village des remparts grandir et "s'enrichir" au fil des ans. Enfant dans les années 20, il se souvient de son instituteur¨de l'école de Balaruc le Vieux, M. Amiel, qui apprenait à ses élèves l'hymne sétois "Chagrin faï ta mala"! De cette instruction, décalée, pour l'époque, il en conserve le plaisir de parler et de comprendre la langue d'oc! "Mes parents s'exprimaient beaucoup en occitan!" Précise t-il! Mais Moïse n'est pas un répapiaire (radoteur) qui débute chaque phrase par "de mon temps". Certes ses souvenirs sont quelquefois douloureux notamment lorsqu'il évoque la disparition prématurée de sa fille "si belle et si douce" et de sa femme il y a deux ans. Il garde de sa vie des joies et des douleurs qui lui embrument son regard clair. Il a été, longtemps, coiffeur à Sète, "j'ai appris mon métier chez M. Albiol, le père du maire adjoint de Sète". Puis, plus tard, avec sa femme, qui était aussi coiffeuse, dans "le plus grand salon de Sète" qui se trouvait à l'emplacement actuel du café le Colibri. Dans la proche deuxième guerre mondiale, en 1935, Moïse est parti effectuer son service militaire à Hyères dans un régiment d'infanterie Alpine, lui le méridional! Il se souvient qu'un jour pour préparer la mobilisation qui s'annonçait imminente les réservistes ont été rappelés, dont lui, pour effectuer 21 jours de manœuvre. "J'y serai allé de bon gré mais cela tombait au beau milieu de ma lune de miel". Etant le coiffeur privé de Lucien Salette, le député socialiste, il est allé le trouver pour obtenir une dérogation. Le notable après être intervenu auprès du service de recrutement à Montpellier est revenu est lui a déclaré :"Hélas Moïse ils n'ont rien voulu savoir, tu seras obligé de t'y rendre. Comme tu as une spécialité d'éclaireur skieur, il faut que tu partes en manœuvre dans les Alpes pour monter à ce Mussolini qui nous sommes!" Argument auquel Moïse se soumet avec tristesse. Moïse est aussi connu à Balaruc et dans les environs parce qu'il a été un musicien très apprécié. D'abord pianiste, puis après guerre accordéoniste. Il se souvient de la formation qu'il avait constitué avec Louis Reboul, le père du docteur poussanais : "C'était pendant la guerre avec Louis, qui était un excellent trompettiste, nous avons monté un petit jazz. Je me souviens à la Libération d'un bal durant lequel nous avons joué de 8 h00 du soir jusqu'à 8h30 du matin sans que les danseurs se lassent, tant il avaient été privés des joies simples de la jeunesse."Aujourd'hui, pour lui, les médiévales sont comme un bain de jouvence. Cela lui évoque les fêtes qu'il a connu et où la jeunesse balarucoise avait une place de choix. L'on courrait dans tous les sens, l'on chantait dans le café que mes parents tenaient place du Jeu de Ballon, l'on jouait au tambourin dans des parties qui n'en finissaient pas! L'on s'épuisait à jouer au foot, ici, devant chez moi sur la place. Quand on voulait changer d'air l'on filait regarder passer le train de 4 heures avant de partir boire une limonade à Yssanka! Simple comme une vie! Certes idéalisée par Moïse parce qu'elle a été la sienne. Maintenant il jette avec bienveillance un regard sur ses contemporains. Et puis Moïse a tant de choses à raconter! Lorsque vous l'apercevrez assis devant sa porte, arrêtez-vous il vous contera l'histoire d'un temps que les moins de vingt ans…

15/07/2003

Les Médiévales inaugurent le pavage du « Truc »

Après la pose du dernier pavé de la Place des Quatre Seigneurs, les ruelles du village médiéval viennent de retrouver leur jeunesse comme il y a 800 ans !

Le chantier qu’a entrepris la municipalité en novembre dernier vient de s’achever à l’occasion de l’ouverture des Médiévales. En forme d’hommage aux plus de 40 générations de balarucois qui se sont succédées depuis les années 1200, le village – aidé par des techniciens avertis (M. Chapal architecte)- a recherché dans sa mémoire collective le moyen de retrouver un passé riche de son histoire. Si les vielles pierres pouvaient parler ! Elles seraient certainement flattées que d’autres plus jeunes viennent les rejoindre pour embellir le village aux remparts. Elles raconteraient aussi toutes les petites et grandes histoires qui firent de Balaruc un village de «charme et de caractère » comme disent les guides touristiques : Pierres de Poussan, de Beaucaire ou de Castries, on aimerait les entendre chanter les chansons des troubadours qu’elles ont accueillis ! Guilhèm de Poitiers est-il passé par là ? Qui sait ? En tout cas certainement l’un de ses disciples ! Et Béranger de Frédol le dernier Seigneur Evêque à partir de 1263 ? Celui-ci, d’après Albert Fabre, est un « bon seigneur » puisqu’il accorde le plus grand nombre d’emphytéoses aux habitants de Balaruc. Les vieilles pierres de Balaruc aux côtés des jeunettes posées dans les venelles de la circulade vont, comme il est écrit dans le dernier journal municipal, « embellir son âme » ! Les balarucois de demain n’ont plus qu’a construire l’histoire de ces nouvelles « calades ».

Une marche traditionnelle pour la Muge

Lionel Lopez auteur et compositeur de la chanson du Muge avec Philippe Carcassès ne se doutaient pas comme leurs homologues du "Truc" Alain Barry et Jean-Marie Doire que le succès de leur "gros alevin" viendrait couronner leur créativité respective.

En cela Lionel est heureux! Lui qui croit dur comme fer que la tradition est quelque chose de vivant et de neuf. "Elle se doit de sortir du cœur" indique t-il. Le Muge pour Lionel est la "création d'une tradition. Cela ne transgresse pas les fondements de la culture populaire. Bien au contraire cela les renforcent! Si on regarde le poulain de Pézenas ou le bœuf de Mèze eux aussi ont eu un an 01. Il faut bien commencer! Le Muge c'était en 2002, cela ne lui enlève rien, bien au contraire cela lui donne pour longtemps la possibilité de s'enrichir de nouvelles idées." Peaufiner une tradition est l'objectif de la "Marche du Muge" que les "Mourres de Porc" ont créé et interprèteront durant les deux sorties de l'animal totémique balarucois. Sur un air de "scottish chaloupé" selon l'expression de Lionel, le Muge pourra danser et plaisanter avec chacun des balarucois ou visiteurs qui oseront s'adresser à lui! "Le côté galejade, du Muge, qui se paye la tête de l'autorité en la personne du Seigneur Evêque c'est l'esprit d'amusement, de fête, tout simplement le plaisir d'être bien ensemble! Le hautbois et le tambour permettent "d'organiser" la cérémonie : Chanson et promenade, air adapté, légende, vrai tradition font du Muge un événement culturel adopté par toute une population et donc pérennisé. En cela, le Muge est un cadeau aux générations futures, comme le clame la chanson : Cantem ensems lo mùjol de Balaruc, Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc ! O Monsenhor, siàs estat colhonat, Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat. Traduction : Chantons ensembles le muge de Balaruc, Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline, O Monseigneur, tu as été bien attrapé, Avec des muges, Balaruc t’a payé.

14/07/2003

Un facteur suisse souffle pour la Peña del Sol!

Depuis 2 ans la Peña del Sol s'est enrichie d'un musicien atypique. Dietmar Baltrusch, 62 ans, facteur suisse-allemanique à la retraite, a succombé aux rythmes colorés de la musique du groupe de Richard Garcia.

Installé depuis peu à Balaruc le Vieux la Peña del Sol, déjà largement enracinée dans le métissage latino méditerranéen du Pays de Thau, trouve en Dietmar l'occasion d'apporter à ses sonorités une coloration New Orleans importée de la vallée du Rhin. Drôle de brassage! Arrivé un peu par hasard en 2000, à Frontignan, à l'occasion d'un concert donné par son groupe de jazz originaire de Bâle, il a mêlé le souffle de son trombone aux cuivres tonitruant de la bande à Richard. Et ça a fait des étincelles! Richard explique son arrimage au port de la Venise languedocienne : "Son jeu de musicien, mais aussi sa spontanéité m'a plu! Je lui est dit : As-tu le temps? Il m'a répondu : Je suis à la retraite! J'ai dit : Veux-tu rester avec nous? Aussi sec il s'est exclamé : Pas de problème je reste!" En fait ce dialogue n'était pas en français mais en espagnol. Car, certes on connaît les attaches hispaniques de Richard, mais celles d'un suisse de passage ne s'imposent pas comme une évidence. Faut dire, qu'aujourd'hui trois après son départ à la retraite anticipée de la Swiss Post pour cause de privatisation, Dietmar -Didier- pour ses copains de la Peña, cultive toutes ses passions. Il y souffle à pleins poumons! Comme d'autres suisses qui cherchent un port pour faire quelques régates de prestiges, Dietmar est tiraillé entre l'Andalousie et le Languedoc sétois. Il ne sait pas encore où va s'arrimer son choix. En attendant il proclame en consultant un dictionnaire allemand-français : "Le français, donnez-moi un an et ça ira mieux!". Faut dire que les suisses partagés par 4 idiomes : français, allemand, italien et romand ont une grande facilité d'adaptation linguistique. Avant d'avoir définitivement franchi le barrage de la langue, Dietmar se fond avec bonheur dans la musique des musiciens locaux. D'abord parce les gens d'ici "sont très ouverts" alors quand le partage se réalise sur des thèmes de salsa, paso, tcha-tcha et jazz ce n'est que plus facile. Loin des routes traversant la verdoyante vallée du Rhin entre Bâle et Riehen, le facteur suisse aime la musique. A tel point qu'il la proclame comme un élément essentiel de sa vie : "C'est comme boire, manger ou respirer. Sans la musique je ne suis plus moi-même!" C'est dire que les concerts de la Peña sont pour lui "que du bonheur" comme on dit en d'autres lieux! Mais avec lui ça sonne vrai, authentique, vécu! Comme le confirme Richard : "Ce n'est pas aisé de s'intégrer à un groupe comme le nôtre. Il faut apprendre à entrer dans un chorus, notre musique laissant place à l'improvisation." Sous entendu la célèbre et métronomique structure musicale helvétique a un effort à faire pour se lâcher vers une créativité toute méditerranéenne. "Mais il apprend vite!" s'empresse Richard! Avec Dietmar, Richard a non seulement un musicien de plus au milieu des 15 qui forment la Peña de Sol, mais il a aussi un ami avec qui il prouve que la passion de la musique enjambe sans difficulté toutes les frontières. Dietmar Baltrusch comme une guest-star au Pays des joutes!

Les porteurs du Muge à l'honneur!

medium_porteurs-muges.2.jpgLe Muge, animal totémique de Balaruc le Vieux à son secret… de polichinelle. Qui sont ses deux porteurs qui le font danser de la sorte?

L'association "le Truc" qui a créé "lo mujol" l'an passé rajoute des éléments qui vont constituer le socle de cette tradition. Comme Lionel Lopez des "Mourres de Porc" qui a composé après la chanson, la marche du Muge, les membres de l'association instigatrice ont écrit une Charte des porteurs de l'animal local. Cette Charte sera remise officiellement par le maire et le président du "Truc", ce vendredi 18 juillet à 19h00 devant la mairie. Ainsi, les deux jeunes porteurs seront connus de tous. Ils auront l'honneur de représenter "la jeunesse du village dans ce qu'elle de plus noble et de plus prometteur" indique l'article 1 de la charte. Leur jeune âge, 15 ans, leur donne une responsabilité celle de porter sur leurs épaules -au sens propre- toute l'histoire de Balaruc le Vieux. L'âme balarucoise sur les dos de Julien Doire et de David Carmona. Quelle belle leçon de civisme, d'histoire qui dit que la jeunesse ne peut pas, aussi, être exemplaire! Lycéens à partir de septembre, Julien en seconde "Sti" et David en seconde "S" ils ont tous deux d'autres passion que de porter le Muge. : La musique! Pas celle des hautbois et des tambours languedociens, mais plutôt celle très typée de groupes "néo-métal" comme Korn ou Slipknot. Entre deux séances d'apprentissage de la musique en groupe au fond d'une cave d'Issanka, que font-ils? Croyez-vous que les deux compères soient très originaux? En cette période de grandes vacances en effet pas trop! Ils déambulent de jeu en jeu, d'une console à l'autre d'un ordinateur à un autre pour y trouver de nouveaux rôles, virtuels ceux la! Le Muge leur apportera un agrément nouveau et comme dit Julien dans quelques années nous seront peut-être de stars? Du rock ou des traditions populaires? Leur préférence n'est pas difficile à deviner!

Alex Evangelisti : "La Fête du Cheval doit encore se développer"

La quinzième édition de la Fête du cheval qui se déroule ce samedi 19 juillet à partir de 16h30 est l'occasion pour Alex Evangelisti son créateur et inamovible organisateur de faire le point sur une manifestation qui veut continuer à grandir tout en gardant l'esprit qui l'a conduit à sa création en 1989.

Quel est l'esprit de la Fête du Cheval que vous organisez à Balaruc le Vieux?
A E : La Fête du Cheval que j'ai créé en 89 se déroulait autour de la 15 août. Cette date n'était pas très bonne dans la mesure où d'autres manifestations équestres et particulièrement taurines se déroulaient en même temps à commencer par la Féria de Béziers. Concurrence difficile! Vous comprendrez donc que la Fête du Cheval, ici à Balaruc le Vieux, tourne autour de la passion qui m'anime c'est à dire l'art équestre et taurin hispanique. Toutes les formes classiques, traditionnelles, sévillanes, gitanes, andalouses sont pour moi autant de thème autour desquels je vois la Fête du cheval. Certes il y a d'autres styles et d'autres écoles tout aussi nobles et passionnantes mais pour moi cet art là est celui que je veux mettre en avant sur le village.

Est-ce à dire que vous n'en aborderez pas d'autres?
A E : Rien n'est jamais exclu, mais incontestablement de part mes origines de part ma culture la Féria, les corridas, l'amour du cheval dans ce qu'il a de méditerranéen, c'est à dire adapté à son environnement sudistes, camarguais ou andalous correspond mieux à ce qu'attend le public local et estivant. Le succès conséquent de cet événement et sa pérennité depuis 15 ans prouvent qu'il y a un public pour ce type de spectacle. Je pense qu'il faut encore développer cette Fête. Sa présence dans la fête locale sous l'égide des "Médiévales" surprend toujours! Combien de fois j'entends dire mais pourquoi une fête du cheval espagnol au milieu de deux journées consacrées à l'histoire médiévale de Balaruc? Ce à quoi je répond que la municipalité m'a proposé d'intégrer mon programme dans les 3 jours de fête locale et de cette façon de profiter de ses infrastructures, podium, gradin, corral, carrière etc. L'aspect contradictoire c'est que ça ne permet pas à la Fête du Cheval de se développer encore!

Que voulez-vous dire?
A E : Je pense qu'il y a un projet à lancer autour du cheval et du taureau sur Balaruc le Vieux. Une petite arène pourrait voir le jour en réunissant toutes les bonnes volontés. Il en existe sur Frontignan ou Montbazin et depuis peu sur Villeneuve les Maguelonne -soutenu par notre conseiller général- pourquoi pas aussi sur Balaruc le Vieux qui a instauré une véritable culture autour du cheval et du taureau. L'arène serait polyvalente et permettrait de recevoir d'autres types de spectacles, de variétés ou sportifs. Certes c'est un projet ambitieux mais qui mérite que tous les passionnés et la municipalité s'y penchent sérieusement pour le bien de tous. Dans ce cadre cela permettrait de continuer à développer cette fête et tout ce qui l'entoure : club équestre, pôle sportif hippique etc. Je me répète Balaruc le Vieux à cette spécificité elle doit l'exploiter, c'est son devoir et sa chance!

11/07/2003

Les bénévoles qui font les Médiévales

medium_presidents-assoc-2003.jpgLes associations co-organisatrices avec la municipalité des Médiévales se sont réunies une dernière fois pour finaliser tous les aspects techniques de l'événement.

Les médiévales de Balaruc le Vieux ont au moins une originalité que se plaît à souligner Jean Garcia, l'adjoint en charge de l'animation, "c'est l'investissement de ses bénévoles membres des diverses associations du village". C'est au total 11 associations qui depuis le début de l'année se réunissent régulièrement pour peaufiner le programme et tous les éléments qui en font son succès: Bougez-avec-nous, le Tennis de table, les Cavaliers de Thau, Le Souvenir français, Le Club des remparts, le Tambourin club, la section Roller du Foyer rural, l'Atelier de la place, Le Truc, Zyzomis, le Groupe paroissial. A la lecture de cette liste on comprend l'importance du rôle des bénévoles. Durant la fête il seront présents partout. Au quatre coins du village pour accueillir, nourrir, abreuver, sécuriser les visiteurs. Il seront durant trois jours transposés dans un temps qui n'existe plus, la féodalité médiévale du Languedoc. Autour de la table qui réunie habituellement le conseil municipal, tous les membres d'association débattent passionnément les derniers réglages. Faut dire que c'est un sacré "truc"! S'est exclamé l'un d'eux, c'est le cas de le dire!

09/07/2003

Le costume est roi!

medium_atelier-couture-2002.jpgEn préparation des Médiévales l'atelier de la place débute le prêt de ses costumes.

Ne dites à Alice Deschamps, Francine Clément et son époux Aimé que les Médiévales du village des remparts sont un simple bal costumé. Vous risqueriez une réplique cinglante "C'est bien plus, c'est une vrai fête populaire!" Ils pourraient aussi, un peu décalée, comme les annonces des crieurs d'autrefois, vers l'an 1200 s'exclamer: " Oyez, oyez, gentes dames et damoiseaux! Venez vous divertir en famille et endossez l'un des nombreux costumes de l'atelier de la Place qui propose, en cet an de grâce 2003, une incursion fascinante dans le monde médiéval!" Durant toute l'année les inventives couturières aidées de leurs quatre "petites mains" en la personne de Nicole Astruc et de Valérie Nougaret ont a leur façon interprété un jeu de rôle qui n'aura jamais été aussi amusant et instructif. Emprunter un costume parmi les 230 de la collection et voilà une belle occasion de jouer en famille! Les femmes pourront se coiffer de « l'escoffion », sorte de coiffe formée d'un coussinet posé sur les nattes et garni de rubans ou d'écharpes tombantes. On choisira entre les robes longues et les ceintures étroites. Les hommes porteront le chaperon (quelques-uns de grands feutres ronds) et la vaste houppelande. Ainsi, tout le village au grand plaisir des visiteurs oriente ses pas sur ceux des lointains ancêtres balarucois. Quelle magnifique façon de vivre un instant une époque comme mise entre parenthèse! De son côté Aimé Clément se consacre avec dextérité à la confection des ceintures et de toutes les parties de cuir, matière très présente dans les habits de l'époque. Les étendards et les drapeaux sont un travail de patience : Alice découpe une croix occitane et Francine la coud. Ce n'est pas simple et quelle persévérance! D'où viennent leurs idées? Des livres que lit Francine sur le moyen âge, des films que visionnent Aimé et enfin de l'œil affûté lorsqu'ils s'en vont tous assister à d'autres médiévales à Sommières ou Manosque. Tous les cinq il se retrouvent tout le long de l'année, tous les jours du lundi au jeudi, les après-midi et assidûment entre chamailleries amicales sur le choix d'une couleur ou d'une forme et éclats de rire aux moments des essayages ils rajoutent chaque année des dizaines de tenues supplémentaires ! "Nous somme partis de zéro" précise Alice, "Au début les costumes étaient loués à d'autres organisateurs et maintenant nous voilà complètement autonomes" complète Aimé. Alors qu'attendez-vous pour aller réserver votre costume. Il y en en a pour tous les goûts!Le 20 juillet, pour éviter de ressembler à un androïde du XXIème siècle au milieu d'un village transposé au XIIème siècle, le prévôt de la place demande aux villageois et aux visiteurs de prêter main-forte au chantier de construction, virtuel, afin que chacun s'improvise maçon, tailleur de pierres, manœuvre… avant de faire le tour de "las carrièras" pour devenir tour à tour : boulanger, tailleur, maître d'œuvre, paysan, aubergiste, ou encore, comtesse, chevalier courtois, page, écuyer, fou du roi ou artiste itinérant, pèlerin, maître d'école et, même, ours savant ou muge malin!
- Pour réserver le costume de son choix une seule adresse, l'Atelier de la Place ouvert dès aujourd'hui Samedi 12 juillet de 14h à 18h. participation au frais de nettoyage 6 euro. La caution de 30 euro vous sera restituée au retour du costume.
- Première apparition des preux chevaliers et nobles seigneurs ce samedi 12 juillet toute la journée à Balaruc les Bains le matin et dans la galerie du centre commercial l'après midi.