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30/07/2004

Cinq femmes!

La compagnie du Strapontin présente la pièce "Elles ont toutes le même plombier!". Le film de Fançois Ozon, "Huit femmes", a peut être inspiré Paul Villalte lorsqu'il a décidé d'adapter des dialogues à partir de maints auteurs, dont Jacques Prévert.

Des textes, pour et dont le sujet central sont les femmes et leurs préoccupations. Revoilà apparaître au milieu de l'été à Balaruc le Vieux, la verve théâtrale de Paul Villalte : Un immeuble, cinq femmes, leurs histoires, leurs problèmes, leurs intimités, le tout dans un univers caustique, dérisoire mais drôle. Qu'il aurait aimé que son groupe de femmes lui serve sur un plateau cette pièce! Décors, costumes, son, éclairage et mise en scène tout est réalisé par les femmes du Strapontin. Réunies pour leur dernière répétition les cinq comédiennes expliquent cette pièce. Pour Marie : " Nous avons toutes la même passion pour le théâtre et la même envie de la faire partager. De cette démarche est née "Elles ont toutes le même plombier". Ainsi, c'est plusieurs petits monologues ou dialogues sur la vie (de femme) qui se succèdent. Ils sont à la fois plein d'humour, touchants et caustiques. "C'est un spectacle fracassant, avec de l'humour, de la sensibilité et de l'érotisme. Un groupe complice, fier d'avoir relevé le défi qu'il s'était fixé. Un spectacle de féministe dans tous ses états !" lance Clémence. "Pour moi", indique Céline "c'est de l'amour, de l'humour, du plaisir, de l'épanouissement, et des désirs, le tout dans un spectacle au féminin." "Oui d'accord! Poursuit Dominique" "Donc un univers de femmes drôles, émouvantes et parfois pathétiques mais
terriblement juste." Le mot de la fin revient à Séverine, la cheville ouvrière de la compagnie :
" Coups de gueules, éclats de rires, gros sanglots, beaucoup d'amour, le tout mélangé donne un spectacle original et super dynamique créé par un groupe de six femmes avec 250 ans d'expérience." Il ne reste plus aux balarucois et balarucoises qu'à se rendre dans la cour des écoles samedi 31 juillet à 21h30. Entrée libre. Pour tout renseignement : 04 67 18 40 07

Marc Ayral ©

20/07/2004

Médiévales : Ce qui compte!

Les dernières fusées du feux d'artifice ont éclatées dans le ciel balarucois. Signe que les festivités 2004 s'achèvent en explosion de oh, de ah et de lumière.

Le bilan formel des 3 jours, fêtes du cheval et médiévales n'est pas encore à l'ordre du jour. Ce qui reste dans les têtes de ceux qui ont assisté ou étaient les acteurs de ce moment fort de la vie balarucoise, c'est l'image d'un sourire, le plaisir des enfants face à un géant sur ses échasses, la peur d'une jeune fille poursuivie par un gueux. L'investissement associatif est fort autour d'un Jean Garcia en élu polyvalent et omniprésent; La traduction que la fête, avec toutes ses imperfections est faites pour et par les balarucois! Le vrai sens de la fête. Pour le maire Max Serres : "L'esprit de cette fête est bien là! Peut-être faut-il encore faire un effort pour convaincre les balarucois qu'ils y participent pleinement, en se costumant par exemple."Les esprits chagrin sont nombreux : "C'est cher, c'est pas assez, c'est trop et il y a de moins en moins de monde". Le mélange et l'anachronisme, kitch à l'envie, en font une fête à part sur le Bassin de Thau. Loin des conventions festives ampoulées et artificielles. Certes la fréquentation n'était pas celle des années 2001 ou 2002; Fête de la St Pierre déplacée à la St Frédéric, fête du muscat et Tour de France, étaient de sérieux concurrents. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est que le balarucois, leur muge, leur particularisme soient là toujours indéfiniment comme depuis plus de 1000 ans. A cela, ventres bleus et dauphins, n'y changeront rien! Demain, en 2005 et les années suivantes les fêtes de Balaruc le Vieux seront toujours là d'une manière ou d'une autre. C'est ce qui compte pour les balarucois!

Marc Ayral ©

Une architecture médiévale : la circulade

Un village circulaire, ou "circulade", est un village médiéval où le cercle constitue la base de l'organisation parcellaire. Balaruc le Vieux en est un magnifique exemple.

L'émergence du féodalisme, constitue une période de morcellement du pouvoir qui va se manifester notamment par la création de nombreux châteaux. Les trois puissants seigneurs, le Comte de Toulouse, le Comte de Carcassonne et le Comte de Melgueil (Mauguio), voient Leur autorité sur leurs vassaux devenir très faible. Sur un territoire aussi grand, ils décident d’organiser des villages capables de se défendre. Mais, pourquoi une construction circulaire ?Le cercle représentait la forme la plus pure, le symbole de l'infini et l'emblème de la force. L’histoire de Balaruc le Vieux avec l’attaque des brigands mais aussi les velléités de chevaliers en manque de Seigneurie montrent que les circulades étaient surtout construites pour des impératifs de défense. Le rempart flambant neuf n'a - bien sûr- rien de médiéval mais conserve l’esprit de défense d’une époque qui a marquée son patrimoine.

Marc Ayral ©

18/07/2004

"Le Muge de Balaruc" danse

Le muge de Balaruc est de sorti! Comme chaque année le vieux poisson - et pourtant bien frais- symbole balarucois par excellence va déambuler dans les ruelles du vieux village.

Toujours présent pour rappeler à tous nos contemporains l'esprit de contradiction et de défit à l'autorité qu'il représente. C'est un "gentil roumegous" comme disent les anciens! Désormais le muge danse! Jean-Marie Doire et Luc Frégeac les porteurs du Muge ont décidé de faire danser le Muge. Une danse ô combien aquatique pour rappeler que le poisson à moustache sait en plus se rendre attrayant lorsque son public le sollicite. Voilà un poisson bien cabotin! Le Muge de Balaruc a une histoire forgée par le défit à l'autorité. Au moyen-âge le Seigneur Evêque de Maguelonne dont Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt, les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. A partir de cette histoire, l'association "Le Truc" a décidé d'honorer l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. Plusieurs villages ont aussi leur animal totémique, carcasse de bois recouverte de tissus, présenté à la population une fois l'an, dans une fête empreinte d'anciens rites païens. On "sort" le bouc à Paulhan, le cochon noir à St-André-de-Sangonis. Le jeudi de l'Ascension, l'âne Martin, seigneur de Gignac, après avoir reçu la bénédiction du prêtre, va parcourir la ville au son des fifres et des tambours. Le Muge de Balaruc héritier de cette tradition va perpétuer lui aussi à sa manière le rite languedocien. La construction du "Muge aura pris quelques semaines. Fait d'une structure métallique et recouvert d'un tissus gris satiné le muge a fière allure. Ses concepteurs lui ont donné une gueule et des ouïes articulées. Ses deux porteurs pourront compter sur les deux guides qui seront respectivement la représentation du pêcheur et du Seigneur-Evêque de Maguelonne.
La présentation du Muge à la population de Balaruc le Vieux aura lieu le Vendredi 19 juillet à 15h00, place de la mairie. Le "Truc" et les Mourres de Porc offriront officiellement à la commune la représentation totémique de l'animal fétiche des balarucois ainsi que la chanson écrite expressément par Lionel Lopez et Philippe Carcassès. (voir ci-contre) "Lo mujol de Balaruc". Le muge dansera joyeusement pour fêter avec le pêcheur les nombreuses bravades à l'encontre du Seigneur évêque. Une évocation populaire de l'histoire locale à ne manquer sous aucun prétexte.

Marc Ayral ©

15/07/2004

Bandoleros et flamencas ouvrent les festivités!

medium_3-danseuses-andalouses.jpgAlex Evangelisti l'organisateur de la fête espagnole du cheval espère que cette 16ème édition soit un grand cru!

"Le déplacement du jour de la fête, du samedi au vendredi, des moyens revus à la baisse, pas de tribune, ne permettront pas les animations habituelles" regrette t-il! Mais qu'importe pour les balarucois et les visiteurs d'un jour cette fête est devenue immuable. Elle donne un accent andalou à un village languedocien qui a su accueillir de nombreux espagnols contraints à l'exil durant la guerre civile. D'ailleurs "bandoleros" est souvent synonyme de maquisards, résistants ou de guérilleros, ces termes se confondant, car ils sont représentatifs d'une partie de l'histoire des luttes radicales contre le pouvoir franquiste. Habillé en costume goyesque nos bandoleros nîmois, plus pacifique, de la troupe Andalousia jouent avec les chevaux : dressage, carrousel, pas de deux se mêleront à la danse flamenca. La pena "lou razets" chauffera le public et à n'en pas douter un air libertaire soufflera venant du sud de l'Espagne. Vendredi 16 juillet : Au programme : 19h00 défilé à cheval, possibilité de se restaurer sur place, 21h spectacle équestre. Rouge et noire sera la place du jeu de ballon! Pour tout renseignement 04 67 18 40 00

Marc Ayral ©

Les médiévales du kitsch à l'envie

Les médiévales existent depuis plus de 10 ans! Une chance pour les balarucois de fêter tout à la fois : fête votive, St Maurice chef thébain du IIème siècle au milieu des gueux et des chevaliers du XIIIème, mardi-gras, chandeleur, pâques, les feux de la St Jean, la fête du cheval.

Beau "mescladis"! Beau mélange, en effet, qui au fil des ans a construit l'un des plus beau exemple de manifestation kitsch! Les branchés du décalés qui cherchent par monts et par vaux de quoi satisfaire à leur passion dévorante de l'anachronisme érigé en culte doivent venir à Balaruc le Vieux! Comme le dit Kundera, auteur intello du pays de bohême, : ": le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l'existence humaine a d'essentiellement inacceptable. Alors poursuit-il " Qu'est-ce que le kitsch? c'est le besoin de se regarder dans le miroir du mensonge embellissant et de s'y reconnaître avec une satisfaction émue." L'adversaire du kitsch est "l'homme qui interroge", l'homme qui doute de toutes les vérités même si nous avons tous en nous une composante kitsch. Le nier, ce serait méconnaître la nature humaine, ce que nous sommes nous-mêmes. Il ne faut plus hésiter. Les médiévales de Balaruc le Vieux sont faites "toutes exprès". Il faut s'y fondre, s'y abandonner, s'y extasier devant tant d'énergie dépenser à être autre chose que soi tout en voulant le rester quand même! Manger, boire, raconter des blagues, se déguiser, interpeller le premier magistrat sur sa belle tenue royale frappée de la fleur de lys, qu'il y a t-il de plus somptueusement kitsch? Alors voici le programme du plus grand kitschland "in the world" : Vendredi 16 juillet à 18h, fête du cheval, défilé andalous et à 21h, spectacle équestre de la troupe Andalucia. Samedi 17 juillet 22h défilé médiéval, 23h spectacle de feu : "les farfadets" et "les sardines grillés". Dimanche 18 juillet 10 h défilé costumé, sortie du Muge. De 11h à 20h, animations permanentes : stands et taverne pour ripailler et danser le branle! A 22h30 feu d'artifice avenue de Poussan. Pour tout renseignement : 04 67 18 40 00

Marc Ayral ©