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30/08/2004

Les associations en réunion

Pour la troisième année consécutive, les associations de Balaruc le Vieux vont présenter leur activités dans le cadre de l'opération "Journées des Associations" les 3 et 4 septembre.

La galerie Balaruc centre est un lieu idéal est stratégique pour les animateurs d'associations en leur permettant de rencontrer les balarucois et bien sûr tous les clients venant faire leur course. A cette occasion, ils peuvent aussi découvrir une activité qui pourrait ne pas être présente dans leur commune. C'est au total 11 associations ou antenne locale qui accueilleront le public. A cela, viennent se rajouter des intervenants externe qui participent à l'animation ou à l'apprentissage d'une activité sur le village des remparts. Les associations d'anciens combattants très actives sur Balaruc le Vieux, Fnaca, Ufac et Souvenir français de Jean Jaeger et Jules Crine, les chasseurs présidés par Philippe Puglisi, Denise Boury pour l'association paroissiale et le dépistage du cancer, Alain Barry du "Truc" accompagné du Muge. Le Chat libre d'Irène Stabile, le Roller animé par Henri Gavi, Le Stade balarucois unissant désormais les couleurs des deux Balaruc et présidé par Eric Simonnet. Sandrine Ivars animera avec son énergie habituelle le stand du tennis de table. Quatre invités complèteront le panorama des activités locales. Ermine Liguori qui anime des cours de danse au sein du Foyer rural, André Navaud professeur de Qwan ki di à Balaruc les Bains, M Moreno pour le club canin de Thau et M. Klein pour France Adot 34.On se souvient que l'an passé le bilan qui avait été tiré de ces journées permettait à Jean Garcia, l'adjoint à l'animation de dire: "C'est un fait acquis notre village comprend ce centre commercial, il est bien que les associations puissent y présenter leurs activités." Jean Lefèvre, alors directeur du centre, y trouvait: "Des points d'amélioration à apporter tant dans les démonstrations extérieures que dans les stands, nous en avons conscience ainsi que les animateurs des clubs et associations." L'unanimité était apparu et exprimé par tous : "Les associations balarucoises ne se connaissaient pas. Chacune exerçait ses activités dans son coin. Aujourd'hui nous nous connaissons et avons envie de travailler ensemble pour le village" Gageons que pour l'édition 2004 un cap supplémentaire sera franchi dans l'accomplissement de ses objectifs
Journées des associations le vendredi 3 septembre à partir de 18h00 et le samedi 4 septembre de 11h à 17h00. pour tout renseignement : 04 67 18 40 00.

Marc Ayral ©

22/08/2004

James Faulkner : Un américain à Balaruc le Vieux

« l’American way of life » d’un Balarucois d’adoption.
« Faulkner ? …Faulkner… ? Ah mais bien sûr, William Faulkner». Fouiller dans sa mémoire où les souvenirs scolaires s’estompent n’est pas chose aisée.


Avec un peu de chance et beaucoup d’effort –ou une bonne encyclopédie- peut-être se souviendra-t-on que William est l’auteur de la saga du comté de Yoknapatawpha écrite au fil de ses romans à commencer par « Sartoris ». Car c’est à partir de ce maillon que l’on peut établir la parenté de James Faulkner avec William le Prix Nobel de littérature 1949. James est l’arrière petit cousin de William. « Les deux branches de notre famille sont issues de l’Alabama. Une sombre histoire les a séparées, au moment de la guerre de sécession. De mon côté nous avons migré vers le Kentucky, Paducah exactement, du côté de William ces aïeux s’en sont allés au Mississippi. » Les destins des deux hommes, de souche commune, ne se croiseront pas. Même si notre balaruco-américain dit : « Je connais la fille de William, Gil. » On sent bien que le schisme familial est bien là ! « Nous étions des paysans. Les Faulkner du Mississippi étaient banquiers » Ne confondons pas, semble penser James. « Appelez-moi Jim ! » apostrophe-t-il ! Car l’homme est jovial, loin des méandres littéraires de son cousin. « Moi, voyez-vous, ce que j’apprécie par-dessus tout ce sont les réunions entre amis. Ici, cela a été difficile de s’intégrer. Le Languedocien est réservé même s’il paraît ouvert et volubile. Maintenant, Balaruc le Vieux m’a adopté et j’aime beaucoup ce village. » Fier d’être Balarucois en quelque sorte ! En tous cas fier d’être américain. A 82 ans, Jim avoue son patriotisme. Il le revendique même ! « Chaque 4 juillet je hisse sur mon balcon la bannière étoilée. Chaque 14 juillet le drapeau tricolore, pour rendre hommage au pays qui m’accueille. » On comprend que James qui s’est vite éloigné des plantations familiales de Lola est parti vers de nouvelles conquêtes. Il n’est pas américain pour rien. Avant-guerre, James devient ingénieur en optique. Ce qui l’entraîne à exercer le métier de caméraman pour la Paramount News. « C’était une époque où j’ai beaucoup voyagé. J’ai, ainsi fait des rencontres mémorables avec de grand artistes. » Il évoque Pierre Fresnay et Madeleine Robinson. Mais cette vie n’est qu’une part. Notre Faulkner est devenu professeur d’université « Doctor of Philisofy » à l’Université de New-York. « J’y ai enseigné la linguistique comparée. Français-Anglais. C’est pour cela que j’ai un tel attachement pour la France». Ses élèves le reconnaissent comme un maître dans l’art de la pédagogie. En effet, chaque année à l’occasion des vacances d’été, il reçoit dans sa maison du plan des 4 Seigneurs, la visite d’anciens élèves. Ce qui l’honore et l’émeut à chaque fois. Balaruc le Vieux est alors, un peu, à l’heure du Kentucky ! Son métier de prof’ l’a amené à écrire sur des auteurs français : « J’ai publié aux USA, un livre sur le théâtre de Tristan Bernard et l’autre sur le poète « immortel » Charles Le Goffic ! » De cette «carrière » James en parle mais toujours pour rappeler son plaisir de s’asseoir, au jour se levant, face à l’étang pour boire son thé. « Ce jeune vieillard vigoureux de 82 ans » comme dit son médecin, a reçu avec émotion les marques de sympathie que lui ont adressées des Balarucois à l’occasion de l’attentat des tours jumelles. Ses amis Balarucois pourraient dire : « O.K., Jim, mercè, t’en farès pas, lou Vièlh Balaruc es ton ostalàs, segur ! »

Marc Ayral ©

Repas des voisins!

Corinne Mauro a beaucoup d'idée pour l'animation de Balaruc. Après les puces, une de plus, spontanément mis en œuvre s'est donc réalisée ce samedi soir. Rien de plus simple!

Un repas des balarucois du vieux village. Ils se voient au coin de la place de la mairie, discutent au sortir de la boulangerie, se croisent en se saluant sans pour cela souvent se connaître. L'idée de Corinne est donc de les inviter à partager un repas aux sons des chansons d'hier et d'aujourd'hui. Vite dit, vite fait, les agapes se sont préparés en à peine une semaine, quelques coups de fils, quelques sonnettes tirées et la salle polyvalente est pleine de balarucois, de souche et de plus fraîche dates. Au milieu d'eux, incontournable cheville ouvrière, Alain Barry s'est chargé de l'animation et a donné l'occasion à toutes les familles de se présenter en public. La timidité de certains a été vite surmonté par le caractère ludique et informel de l'exercice. Chacun dans son style a indiqué depuis quand il était balarucois, quels étaient son métier et ses hobbies ou que faisait ses enfants ou petits enfants. L'assistante très attentive a ainsi pu mettre une tranche de vie, un nom sur un visage pourtant côtoyé depuis longtemps. De 3 ans à 93 ans! De l'âge de la dernière petite-fille de la famille de l'aquarelliste Georges Cantin au doyen de la commune Moïse Rouvière, 90 ans d'écart. Ce dernier n'en pas moins la verve d'un adolescent et l'envie de séduire son public conquit par ses chansons du répertoire du music-hall marseillais des années 30. Jim Faulkner, l'américain de Balaruc, 84 ans, arrière petit neveu de William, captiva aussi l'auditoire par un petit condensé de sa vie : Jeunesse sous la bannière étoilées, engagé dans les SAS aux côtés des forces françaises libres d'Afrique puis professeur de linguistique comparée à l'université de New York et fin connaisseur de la littérature française de Charles Le Goffic et de Tristan Bernard. Emotion, amitié et convivialité ont constitué cette soirée. Un autre moment d'authentique émoi fut le mini récital de Jean-Luc Demangeclaude, le bluesman de Balaruc.
Belle soirée, quelle soirée! Tous en redemandent. Comme quoi il n'y a pas de fatalité, la télévision pivot central de nos soirées sera toujours supplanté par la simple et humaine envie de "passer un bon moment ensemble". A la prochaine!

Marc Ayral ©

16/08/2004

Exposition des peintres balarucois

La 11ème exposition des artistes balarucois qui vient de fermer ses portes a donné du fil à retordre à Fabienne Batinelli et Stéphanie Jardon-Tadéo.

Leur choix de donner un thème aux artistes pour chacune des éditions depuis 3 ans ne fait plus l'unanimité. Pourtant le thème de cette année "la fête en pays d'oc" aurait dû inspirer et susciter une créativité débridée. Mais non! Sur l'habituelle trentaine d'œuvres, seulement une quinzaine de toiles et sculptures ont été installés dans la salle polyvalente. Un peu déçu de la faible participation, les deux organisatrices se posent la question du changement de formule nécessaire au développement culturel de Balaruc. Le palmarès a donné lieu à une petite surprise puisque pour la première fois le premier prix a été emporté par une sculpteuse en la personne de Christiane Miranda avec la présentation naïve d'un village occitan en fête. Michel Jantet, Richard finet, Michèle Fabre et Caroline Faurie ont été gratifiés respectivement des seconds et troisièmes prix et du 1er et second accessit. A l'année prochaine pour la nouvelle formule dans l'espoir que les artistes locaux et régionaux répondent présents.

Marc Ayral ©