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25/02/2005

Molière de passage à Balaruc !

Molière, peut-être est-il passé à Balaruc il y à 400 ans ! Pézenas n’est pas si loin ! Le voilà de retour dans le village des remparts par l’intermédiaire d’une des troupes parmi ses nombreuses descendantes, c’est « Art Thau ».

La pièce, « Le mariage forcé », est sortie des rayonnages hauts perchés de leur bibliothèque, ceux qu’on réserve aux grands classiques et qu’on aime avoir sous la main, « on sait jamais ». Bonne pioche ! Peu jouée cette pièce de Jean-Baptiste Poquelin réserve aux spectateurs de belles scènes d’anthologie : rebondissements, émotion, trahison, l’âme humaine est passée au crible du maître du XVIIème siècle. Rien à revoir, pas une ligne, pas un mot, les situations et les comportements modernes affleurent malgré l’écriture en vers et les costumes d’époque. « Le mariage forcé » est l’histoire d’un bourgeois de 53 ans, Sganarelle. Il se voit la victime du démon de midi sous les traits de la belle Dorimène ; Très vite, de sérieux doutes l’assaillent quant à la fidélité de la future : Il essaie alors de se dégager de sa promesse de mariage mais sa couardise le mènera tout droit aux épousailles… » Cette pièce de Molière est interpréter par les comédiens de la troupe « Art Thau » qui est installée à Bouzigues. Co-produite par la municipalité locale. La distribution est la suivante : Sganarelle : Henri Larger, Dorimène et Alcidas : Renée Léotard, Géronimo l’égyptienne : Claude Vailler, les philosophes Raymond Boino, Alcantor et Lycaste : Marie-Anne Mouraret qui met aussi en scène. Les décors sont de Bérénice Goni, les costumes de Marie-Pierre Calliès, la mise en musique de Dominique Denize et le studio est assuré par Bruno Mourgues. « Le Mariage Forcé » se joue à Balaruc le Vieux à la salle polyvalente le samedi 26 février à 21h. Pour tout renseignement : 04 67 18 40 00.

Marc Ayral ©

10/02/2005

Aménagement des « Vignés » : Le retour !

Le conseil municipal du 8 février a donné lieu à une délibération très attendue par les élus et la population balarucoise. Le projet d’aménagement de l’espace dit des « Vignés » a été voté à l’unanimité par la représentation communale.

L’aménagement des « Vignés », dossier épineux s’il en est, avait donné lieu, en 1996, à une concertation houleuse et où chaque partie, riverains, propriétaires et municipalité n’était pas arrivée à se comprendre. Le maire avait alors « sagement » remisé le dossier aux calendes en attendant de meilleurs auspices. Engagé sous la forme d’une zone d’aménagement concerté en 1996, le dossier de 2005 donne lieu depuis plusieurs mois à un montage multipartite : Aménageurs (Les sociétés Angelotti et Guiponi), propriétaires fonciers et municipalité. Pour l’instant, les élus balarucois ont eu à valider un plan, d’ensemble (PAE) intégrant la nécessité d’aménager des équipements collectifs et par conséquent la part de financement de la collectivité et des aménageurs. A côté de cela, l’équipe municipale poursuit le projet de construction d’un groupe scolaire maternel et des équipements annexes sur un terrain en bordure des « Vignés » et dont la procédure d’expropriation est en voie de règlement. La délibération de mardi dernier est donc fondatrice des différentes étapes qui vont conduire à ces futurs grands chantiers. Max Serres dans l’exposé du projet a indiqué : « Après une longue procédure liée aux difficultés pour assurer la maîtrise du foncier et la mise en compatibilité le plan local d’urbanisme pour créer le groupe scolaire, une salle polyvalente, des aires de jeux et de sports, des espaces verts, la commune est en mesure de lancer l’exécution de son projet coordonné par un architecte. » Cette opération publique va donc, s’accompagner de l’urbanisation des « Vignés ». Sur 12 hectares, maisons individuelles et logements collectifs, dont une part à caractère social, seront construits. Pour le maire, il est évident que « la commune ne peut à elle seule supporter le poids financier du projet et dans le cadre des dispositions du code d’urbanisme mettra à la charge des promoteurs une partie du coût des équipements publics réalisés pour répondre aux besoins des futurs habitants. » Ainsi c’est 300 logements nouveaux qui accueilleront une population de 900 habitants supplémentaires soit 50% de la population de la commune au recensement de 1999. Max Serres précise : « Le programme des équipements publics est estimé à 3,1 millions d’euros et correspond en partie aux besoins des habitants du secteur à concurrence de 50% de la population estimée du nouveau quartier. A quoi il faut déduire les subventions prévues pour le groupe scolaire ce qui ramène le coût total à 2,65 millions d’euros. Cette charge d’investissement sera imputable pour par égale aux constructeurs et à la commune, soit 1,32 million d’euro». Le conseil après quelques regrets acidulés sur le non aboutissement du projet initial a validé le PAE à l’unanimité. Les réactions dans l’assistance sont venus de l’inamovible Jean-François Durantin, opposant de longue date aux projets d’urbanisation qui « s’étonne qu’un tel projet, avec sa superficie et qui va conduire la commune à augmentation de la population de 50% n’ait pas fait l’objet d’une concertation préalable. La municipalité poursuit son projet de faire de notre village une banlieue». Côté propriétaires pas de réaction. Il semble que le projet engagé différemment, que lors de la tentative de 1996, par la commune satisfasse tout le monde. A moins que l’esprit « réboussier » qui sommeille en tout balarucois se manifeste ! A suivre !

Marc Ayral ©