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19/07/2005

Fête du Cheval : La Doma Vaquera à l'honneur

medium_fete-du-cheval-2005.jpgAlex Evangelisti aime l'art équestre et la tauromachie; Ses origines, sa passion, l'ont animé comme une force décuplée pour donner aux spectateurs de Balaruc le Vieux des spectacles d'année en année de plus en plus beaux, ce sera encore le cas Samedi 20 juillet à 21H00, place du jeu de ballon où Olivier Boutaud champion de France à de multiples reprises de Doma Vaquera présentera les techniques de cette tradition andalouse.

Coup de projecteur sur une tradition équestre bicentenaire La Doma Vaquera est née au XVIII siècle. C'est l’équitation de travail typiquement espagnole. Elle est utilisée dans les ganaderias -élevages de taureaux de combats- présentes sur une grande partie du territoire espagnol. Les vaqueros -les vachers espagnols- travaillent au quotidien avec leurs chevaux pour trier le bétail, tester la bravoure des vaches et des taureaux, ou encore pour déplacer les troupeaux. Il arrive aussi qu’elle soit utilisée dans les élevages de chevaux, toujours dans le but de mener et de trier les bêtes. Au fil des siècles, la Doma Vaquera s’est codifiée de façon importante. Elle est devenue aujourd’hui une équitation sportive intégrée à la Fédération Hippique Espagnole. Celle-ci organise avec le concours des différentes associations, le championnat d’Espagne, d’Andalousie, ainsi que les concours internationaux, notamment en France. Afin de pouvoir faire son travail dans les meilleures conditions possibles, le vaquero a besoin d’un cheval agile et de confiance. Les taureaux de combats sont des animaux vifs, le cheval doit donc avoir suffisamment de sang , de force et d’agilité pour pouvoir faire face au danger, tout en restant soumis à son cavalier. Il peut arriver que le vaquero se trouve confronté à une vache qui refuse d’entrer dans un corral et qui fait demi-tour. Dans ce cas, il doit pouvoir arrêter son cheval, même si il est lancé au grand galop, ou choisir de lui faire faire un demi-tour. Le travail au champ, c’est aussi de longues journées de marche à travers de grandes étendues. Les chevaux sont, par conséquent, aussi choisis pour leur endurance et leur robustesse. Enfin, il faut des chevaux rapides, pour rattraper les bêtes qui s’échappent du troupeau, ou pour éviter la charge d’un taureau. Dans un premier temps , les vaqueros utilisaient un cheval élevé dans les marais espagnols : le jaca. Ce cheval robuste a peu à peu disparu suite à des apports répétés en sang anglais et arabe. Aujourd’hui, le cheval le plus répandu est l’hispano-anglo-arabe. Cette race qui a son propre stud-book en Espagne, allie la noblesse de caractère du cheval espagnol, la rapidité du pur-sang, et l’endurance du cheval arabe. Le pur-sang anglais est aussi très apprécié en concours pour son style et sa facilité à marquer les accélérations au galop Depuis les années 60, la fédération espagnole organise des concours officiels avec des championnats régionaux et nationaux. En France, c’est en 1985 que se crée la Fédération Française de Doma Vaquera. Elle organise des concours régionaux et le championnat de France aux Saintes Maries de la mer La doma vaquera en compétition consiste essentiellement à dérouler une reprise avec des figures imposées sur une carrière de 40x20. On trouve trois niveaux de reprise : La reprise de jeunes chevaux, la reprise de chevaux dressés et la reprise intermédiaire (voir détails ci-contre) En France, Olivier Boutaud est avec Denis Marquès une éminence "grise" de la spécialité en rapport avec la couleur de la tenue traditionnelle.

Marc Ayral ©

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