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10/11/2005

Les éoliennes brassent les ondes

medium_eoliennes.jpgLes éoliennes d’Aumelas parasitent la réception télévisuelle. Depuis que les éoliennes ont été mises en service –le 15 octobre- des téléspectateurs de Sète et du Bassin de Thau ont constaté une dégradation notable de la qualité des images !

Le phénomène décrit par les professionnels se manifeste par une " image pompée" .La caractéristique en étant une perte dans la coloration et dans contraste. Lors de l’apparition du désagrément aucun téléspectateur n’imaginait que les éoliennes d’Aumelas pouvaient s’inviter dans les foyers de cette manière. Jean Pierre Fourny habitant de Balaruc a tout essayé : « Au début, j’ai cru à une panne de mon téléviseur, puis de l’ampli de mon antenne. Après un remplacement de celui-ci, aucune amélioration n’a été constatée. Après quelques jours mon antenniste a pu recouper les témoignages de ses clients qui subissent le même inconvénient. » Ainsi, au travers des appels auprès des professionnels locaux une cartographie, encore approximative, des secteurs touchés peut s’établir. Villeveyrac, Poussan, Gigean, les Balaruc, des foyers de Sète et même de Marseillan. Sont affectés par ce brouillage hertzien les téléspectateurs qui sont équipés d’antenne râteau classique orienté vers l’émetteur du Mont St Baudille. En effet, lorsque l’on regarde une carte, les éoliennes d’Aumelas sont situées quasiment au mitant entre le Bassin de Thau et Arboras. Alors que se passe t-il ?
Interrogé, TDF, par la voie de son directeur régional de la communication, Jean Clergue indique : « C’est un phénomène que nous connaissons bien. Depuis le développement de l’installation des éoliennes nous enregistrons des réclamations que nous adressons au CSA (ndlr : Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) qui nous mandate ensuite pour effectuer des mesures sur zone afin de déterminer le nombre de foyers précis affectés par le problème. A ce jour, nous recensons une centaine de foyer, mais les mesures sont encore en cours et le chiffre définitif sera connu dans quelques semaines. » Dans cette situation : « Que faire ? » s’interroge Claude Leduc téléspectateur de Balaruc. « A l’heure où nous payons la redevance nous souhaitons qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais » Pour TDF, « c’est la loi » c’est le gêneur qui doit trouver une solution palliative. Les regards se tournent vers SIIF énergie, filiale d’EDF, qui, maître d’ouvrage de la ferme Eolienne d’Aumelas, doit trouver une réponse technique. En réalité il en existe deux. La plus simple est l’installation au frais « du gêneur » de parabole satellitaire sur le toit des foyers impactés. Mais cette solution à un très gros inconvénient : Elle ne permettra pas aux téléspectateurs concernés de recevoir la Télévision Numérique Terrestre (TNT) qui sera mise en service courant 2006. Autre solution, semble t-il incontournable, l’installation d’un réémetteur permettant de « redresser » les ondes hertziennes brasées par les pales des éoliennes. François-Xavier Godfroy, chef de projet chez SIIF énergie est rassurant : « Nous sommes désolés de faire subir cela aux téléspectateurs,mais je rappelle que lors de l’étude d’impact, nous avons consulté TDF qui nous a donné le feu vert. Mais que chacun soit rassuré, au plus tard le 31 décembre nous nous y engageons un réémetteur sera installé. Soit sur un pylône existant, soit en en érigeant un nouveau sur le secteur des collines de la Mourre.» Bonne nouvelle soufflée par un vent du Nord pour une fois plus tiède.


En plus…

Les éoliennes d’Aumelas ont été mises en service le 15 octobre. Elles sont au nombre de 11 et permettent de produire pour le compte d’Edf 22 méga watt.

Pourquoi, les éoliennes perturbent-elles les ondes électromagnétiques ? :
Les éoliennes, par nature, sont installées sur des pylônes élevés et érigés sur des points hauts (collines ou moyennes montagnes). Leurs pales représentent une surface importante et contiennent souvent des éléments conducteurs, ce qui accroît leur capacité à réfléchir les ondes électromagnétiques. Le phénomène est appelé par les techniciens « l’altération du signal utile ». Ceci est dû à la combinaison du rayon réfléchi allant de l’émetteur au poste récepteur.

Que faire si vous constater une détérioration de la qualité de réception de l’image de votre récepteur télé ?
TDF a mis à disposition des téléspectateurs un N°d’appel spécifique : 0825 096 737. Chacun peut indiquer le secteur géographique où il habite et décrire le désagrément constaté.


Marc Ayral ©

07/11/2005

A Cucugnan

medium_cucugnan.jpgDans leur élément, pas si loin des Pyrénées. Les Corbières méridionales ont accueilli Somi et Uèi. De Padern à Cucugnan. Ce fameux village qui reste célèbre grâce au conte d'Alphonse Daudet. Celui-ci s'est d'ailleurs contenté de traduire, en1869, un texte rédigé en occitan par Joseph Roumanille.
Au milieu d'une large vallée dominée par les chateaux -improprement appellés "Cathares"- de Quéribus et de Peyrepertuse, sur son truc le charmant village de Cucugnan.

Dominant Cucugnan

Marc Ayral ©

02/11/2005

Balaruc le Vieux change sa collecte de déchets

medium_blvx-balaruc_le_vieux_change_sa_collecte.jpgLes spectateurs présents lors de la présentation par le maire des nouveautés en matière de collecte des déchets ménagers ont du se dire : « Finalement la communauté d’agglomération ça a du bon ! ».

Petit clin d’œil aux événements récents ! C’est donc parti, les balarucois vont pouvoir à partir du 14 novembre déposer, dans le containeur jaune qui leur a été entre temps distribué, les emballages recyclables. Tous les balarucois, non ! Car, par souci d’esthétique et manque de place dans les venelles du vieux village, les habitants dans et aux pieds des remparts devront continuer à déposer leurs déchets dans les points de tri habituels. Pour les habitants des autres quartiers, chacun aura à continuer à effectuer le geste civique du tri. Ainsi à chaque déchet sa destination, les emballages dans le bac jaune, les déchets non recyclables dans la poubelle à ordures ménagères (couvercle bleu), les déchets encombrants, toxiques, polluants à la déchetterie. Tout ce qui est recyclable est déposé dans le bac jaune en vrac, sans sac : les briques alimentaires, les cartons, les journaux et prospectus, les boîtes métalliques, les bouteilles et flacons en plastiques. Comme à l’habitude les verres continueront à être déposés dans les conteneurs à verre répartis en différents lieux du village. Quelques chiffres encouragent à participer au tri des déchets sans réticence : 13889 boîtes de céréales triées équivalent à 2.6 tonnes de bois économisées. Ou encore 26000 bouteilles en plastique correspondent à 1950 tricots en laine polaire. Quand au verre, il faut savoir que cette matière à l’avantage d’être recyclable à l’infini. Ainsi, 3000 bouteilles triées sont toutes recyclées en l’équivalent de 3000 autres bouteilles. Le coût de cette collecte a été évoqué dans les échanges. Pour les initiateurs de la communauté d’agglomération : La collecte sélective a été mise en place sans augmentation de coût grâce à une optimisation du nombre de ramassage de la poubelle à ordures ménagères qui passent de 3 à 2 par semaine. Les jours de collecte sont les suivants : mardi et samedi pou les ordures ménagères et jeudi pour la collecte sélective, c’est à dire les déchets recyclables. Les bacs de collecte sont à sortir sur la voie publique avant 5h00 du matin. Chacun devra s’appliquer à respecter les consignes car le collecteur est autorisé à refuser le contenu d’un bac. Il le signalera par une bande autocollante : « Collecte Refusé ». Mais les participants de la réunion d’information et au delà tous les balarucois, on n’en doute pas, sauront appliquer à la lettre les simples consignes de bon sens du bon citoyen recycleur !
Pour tout renseignement : Tél. : 04 67 18 38 93

01/11/2005

Au bord du Canal du Midi : Le Somail

medium_somail.jpgEmpruntant le chemin de halage du pont de Ginestas, au lieu-dit La Cairade quelques kilomètres après, trois ou quatre pas plus, au détour de la Garrigue de l’Estagnol, le vieux port fluvial du Somail nous accueille. Certes, l’automne est là, les touristes ont amarré leurs pénichettes et il y a bien longtemps que les barques de postes ne passent plus, ni les péniches qui rouillent tristement. Cette « ancienne avenue de la fortune » comme écrit Claude Marti « n’est plus qu’un boulevard d’eau ombragé de platanes où naviguent les matelots de la lente découverte… » et de conclure avec nostalgie : « Garda dins l’uèlh camps, pechs e serras coma si débiàs pas tornar… »
Sur le pont du Somail.

Marc Ayral ©

Le long des chemins du Minervois!

medium_minervois.2.jpgCoincé entre l’Aude et la Montagne Noire, des vignes à perte de vue comme une mer démontée qui érode les collines calcaire, enserrant des îlots d’amandiers et de pins parasols ! Tel se présente à vous le Minervois, le Mernerbès en occitan. Ici, c’est le pays du doux et du fort. Du doux avec un muscat rare celui de St Jean, des figues ou des grenades que l’on peut ramasser au cul d’un talus. Du fort avec ce vin rouge typique issu de carignan. Sans oublier la lucques, la reine des olives. Le Minervois un terroir de sucs et de caractères à commencer par celui de Marcelin Albert : Le rédempteur !

Entre vignes et oliviers nos deux bergères assises sur un banc de pierre

Marc Ayral ©