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29/01/2006

Le Barri sous les eaux!

medium_blvx-passerelle-inondee.3.jpgLes habitants du Barri et notamment les familles habitantes de la rue du Camping viennent de vivre un samedi et un dimanche dans l’angoisse de voir leur maison inondée. Pour René Prigent l’un des balarucois concerné : « C’est presque une routine. Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons été inondé. Nous devons compter que sur nous même. Côté garage j’a aménagé des protections et j’ai dû monter avec mes enfants l’essentiel de ce qui risquait à l’étage. Maintes fois j’ai interrogé la commune sur la nécessité d’un projet de maîtrise du pluvial dans notre quartier. Les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, département et commune se renvoient la balle ! » La passerelle accédant à la Crique de l'Angle est fréquemment par temps de pluie submergée par les flots. Les eaux pluviales recueillies par l'Agau -l'ancien canal du moulin de Balaruc- se rempli des eaux débordantes de l'Avène. Le tout formant un important torrent gonflé à son tour par le débordement des fossés de l'avenue de Poussan rendue par conséquent impraticable. Taureaux, pâturages, manade d'un Alex Evangelisti tranformé en Noé se retrouvent au milieu d’un lac venant se confondre avec l’étang. Situation récurrente que les autorités essaient semble t-il de résoudre. Pour l’instant sans résultat.

Marc Ayral ©

Les souvenirs de Marcel Franc

medium_blvx-marcel-franc1.jpgComme l’écrivait le poète malien Amadou Hampâté Bâ : « en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. » C’est un peu cela que vient de vivre Balaruc le Vieux avec la disparition à 79 ans de Marcel Franc : mémoire locale, homme de terroir et de tradition.
Marcel Franc était l’un des sages détenteurs de l’âme balarucoise. Amoureux de la nature, passionné de pêche au loup, d’art plastique, il était sculpteur à ses heures, comme son neveu Buddy Di Rosa. Il y a 5 ans il était l’inspirateur des membres de l’association « le Truc » dans la création de l’animal totémique balarucois : le Muge. On se souvient de ses explications sur le sujet : « Balaruc le Vieux à deux racines profondément encrées dan son sol. L’une agricole et viticole l’autre maritime. A tel point qu’au Moyen-Âge le Seigneur du village, l’Evêque de Maguelonne, prélevait son impôt en nature. C’était le produit de la pêche qu’il affectionnait. Tous les poissons de l’étang de Thau, mais peut être plus particulièrement le muge. Ainsi, cette tradition, au fil des siècles perpétuée, donna l’idée, on ne sait quand, d’ériger le muge comme symbole héraldique du village. « Longtemps notre poisson fétiche fût visible au plus haut de la girouette au sommet du clocher » Marcel était balarucois de souche. Il ne tarissait pas d’anecdotes sur la vie locale : « Savez-vous comment s’appellent les Balarucois en occitan ? les enfangachs !Ce sont ceux qui extrayaient la boue de la Crique de l’Angle pour la vendre aux thermes voisins ! » Les enfangachs livraient la boue à leurs « faux cousins » les « banencs », habitants des Bains ! Marcel Franc, s’amusait beaucoup à évoquer de tels souvenirs, comme les bagarres – que lui racontaient les anciens – entre ceux du Vieux et ceux de Bains : « Des batailles homériques au bout de l’avenue des Bains à grands coups de frondes et d’empoignades viriles ».Marcel aimait son village au point d’espérer qu’un jour : « J’aimerai bien que le muge-girouette domine à nouveau le village » Peut-être, ce voeu sera exaucé ? Une pensée émue pour Marcel, toute notre amitié à son épouse Joséphine et à ses enfants et petits enfants.

Marc Ayral ©