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04/03/2006

Un viticulteur en colère !

medium_blvx-alain-herrada.jpgAlain Herrada est le dernier viticulteur de Balaruc Le Vieux. Il est en colère :

« Que veut-on, me voir abandonner mon métier au profit des spéculateurs immobiliers ? Je réponds non ! Cette dernière période d’intempéries a provoqué des dégâts considérables notamment sur un jeune plantier d’à peine 1 an ! J’en ai marre ! Je ne suis pas entendu par la mairie. Elle a, en 2004, demandé à une entreprise de travaux publics de boucher le canal de l’Agau au niveau du pont de l’ancienne voie ferrée. Non seulement sans les autorisations nécessaires mais en plus en empiétant sur un terrain m’appartenant, sans oublier les matériaux issus de démolition (béton ferraillé) qui ont été utilisés pour cela. Conséquence l’eau qui ne passe plus par l’Agau est détournée dans deux terrains qui sont inondés sur une profondeur de 1.50m et s’évacue ensuite dans l’Avène. » A cet endroit, l’Avène grossie de tous les réseaux d’eau pluviale qui la nourrissent depuis Gigean. Le lit étroit, soutenu par une berge renforcée par une digue, est insuffisant. La digue a cédé : « C’est des dizaines de milliers d’euros qui partent ainsi dans les eaux de la rivière. Qui va me payer tout ce temps passé à planter à cultiver cette jeune vigne ? » Interrogé par nos confrères de France 3 Max Serres indiquait : « Nous n’avons pas consulté de cabinet d’hydrauliciens. On a demandé les autorisations au Département en leur expliquant, mais c’est un problème qui n’a été pris en compte. Poursuivant, le Maire a précisé : « Nous avions proposé de détourner l’Agau vers l’Avène mais il semble que ce ne soit pas une bonne solution. Il conclue par : « Des fois nous sommes obligés de prendre des décisions, elles ne sont pas toujours heureuses. » Des solutions Alain Herrada en proposent : « Il faut que la commune, le conseil général et les services de l’état se mettent enfin autour d’une table et élaborent un projet cohérent qui prend en compte tous les aspects.» En attendant, Alain Herrada est seul face à son problème : « Je vais essayer de remonter la digue avec mes moyens et sauver encore ce qui peut l’être de ma jeune vigne. Sur le fond du problème, je suis même prêt avec un autre propriétaire –M. Héran- à céder gracieusement du terrain afin que le lit de l’Avène soit élargi et les berges renforcées. Cette proposition je l’ai déjà formulée sans lendemain, j’espère être enfin entendu! »

Marc Ayral ©

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