Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/08/2006

Trois de la 1ère Armée

Après Georges Ayral, mon grand- père, poilu parmi les poilus "Mort pour la France" un autre séto-aveyronnais, Marcel, mon père, né en 1923 mort en 2002.

Réfractère du STO en 42, il s'engage à 19 ans dans le maquis aveyronnais "Paul-Claie". Après la libération de Millau, St Affrique et l'épisode terrible du massacre d'un commando de ce maquis le 22 août 1944, toutes les jeunes recrues commandées par le "Lt Dumont" se sont retrouvées bien vite enrôlées dans la 1ère Armée de De Lattre. Un passage par le camp militaire du Larzac, pour y effectuer, ses classes et voilà tous ces jeunes -beaucoup d'héraultais d'origine aveyronnaise- dont mon père, à la poursuite des allemands jusqu'en Bavière. La suite on l'a connait.
medium_3_de_la_1ere_armee_sur_le_larzac.2.jpg
Sur la photo : Marcel Ayral à gauche et deux de ses camarades, dont j'ignore malheuresement les noms, posant entre deux exercices militaires, à l'automne 44.

Marc Ayral ©

26/08/2006

Aurélien Balaruc est avec toi!

Encore quelques heures, un tournoi au Grau du Roi pour acquérir définitivement le titre de champion de Ligue et enfin arrivera la grande HEURE, celle de l'ouverture du tournoi suprême pour le titre que tu su conquérir à 3 reprises : La St Louis!
Allez Aurélien, ne t'en laisse pas compter, n'écoute pas les mauvais esprits, les jaloux et toute la petite faune sétoise qui seront bien content que tu sois là lorsqu'il faudra gagner un 4ème titre.

Marc Ayral ©

Ségolène on l'espère!

Le Désir d'Avenir s'affirme à Balaruc le Vieux : Les dernières prestations de Ségolène ne font que confirmer que le choix de notre collectif de soutien, est le bon.

Les réactions des différents clans éléphantesques, face au discours de Ségolène ne peuvent que nous engager à fond à ses côtés. Quand on lit certains blog qui se disent "rassembler à gauche", il y a de quoi sourire si ce n'était aussi pathétique. On la taxe de médiatique, Fabius toujours en pointe. Avec un peu de mémoire on se souvient de ce dernier du temps de sa "splendeur", lorsqu'il descendait en peignoir et sandale chercher les croissants au bas de son appartement d'un beau quartier parisien. Comme par hasard, alors en campagne électorale, une caméra était là. Histoire d'attester que "Laurent Fabius est comme le bon peuple, il va faire ses courses et achète son pain et ses croissants tous les matins" Pathétique, dis-je!
Oui Ségolène on l'espère...On se chargera avec elle du contenu. Fabius fera peut être un bon conseiller en viennoiserie!

21/08/2006

Parramon chez les Déus

medium_blvx-parramon-chez-deus.jpgDimanche 20 août : Parramon chez les Déus.

Récital entre amis et vieux Balarucois. Chaude soirée estivale, grillades, vin rosé de Thau. La vrai vie! Baraquette balarucoise pour écouter du Ferrat, du Lapointe et du Brassens. C'est bien cela l'esprit des copains d'abord!

Marc Ayral ©

14/08/2006

Henry Parramon et Boby Lapointe

Boby Lapointe par Henry Parramon
Henry Parramon en récital DIMANCHE 20 AOÛT à 20H30 au MAS de la FERME EQUESTRE à BALARUC LE VIEUX REPAS CHAMPÊTRE autour de la Poésie et de la Musique.
Récital autour de chansons de Georges Brassens, Boby Lapointe, ainsi que quelques chanson de notre l'auteur compositeur balarucois.
Pour tout renseignement, Régine Déus : Le Mas tél. : 04 67 48 36 99

le texte de la chanson qu'il a écrite en hommage à Boby Lapointe :

medium_27.jpg

A l'ami Boby
"Amalgameur traqueur de mots Balancement dans le tempo
Grand argentier de calembours Déferlement de petit’s notes
Franc ciseleur du quiproquo Du rubato jusqu’au presto
Tu sculptes avec beaucoup d’amour Tes rythmes riment avec syncope
D’acharnement et de tendresse Ta mélodie gonfle sa voile
Ces lignes en liberté qui naissent Pour emprunter l’originale
Pour notre langue quelle richesse Voie de la route des étoiles

Ami Boby Lapointe Ami Boby Lapointe
T’as le sens aigu T’as le sens aigu
Des phrases ambiguës Des phrases ambiguës
Tes maux des mots qui tintent Tes not’s sur not’s teintes
Entraînent avec eux D’un ton d’entre-deux
Les p’tits pieds sûrs d’eux Sombre et lumineux
Vers une grande étreinte Brosse tes douces plaintes

De déraison en dérision Eblouissant ce souvenir
Tu surfaçonnes et tu molèles Toujours présent dans ma mémoire
Contradiction compilation De cette soirée pleine d’avenir
Controversées dans la dentelle Où tu n’ chantais pas pour la gloire
Déroulements acrobatiques Parfois le temps laiss’pas le temps
En enchevêtrement caustique De rendre hommage aux vrais talents
Tes mots s’enflamment en musique L’Académie a t-ell’ le temps

Ami Boby Lapointe Ami Boby Lapointe
T’as le sens aigu Ta pensée pointue
Des phrases ambiguës A bien survécue
Tes notes sautent en quintes En déjouant les feintes
D’un air malicieux Ta science des jeux
Tendre et savoureux De mots vigoureux
Le plus souvent conjointes A tramé ses empreintes

Paroles et Musique
Henry PARRAMON © ( février 1998 )"


Marc Ayral ©

Balaruc le Vieux vu par Henry Parramon

Henry Parramon en récital DIMANCHE 20 AOÛT à 20H30 au MAS de la FERME EQUESTRE à BALARUC LE VIEUX REPAS CHAMPÊTRE autour de la Poésie et de la Musique.
Récital autour de chansons de Georges Brassens, Boby Lapointe, ainsi que quelques chanson de notre l'auteur compositeur balarucois.
Pour tout renseignement, Régine Déus : Le Mas tél. : 04 67 48 36 99

le texte de la chanson qu'il a écrite en hommage à son village, Balaruc le Vieux :



J’ai souvenir de mon enfance
Bercée de vague et de vent
Du littoral de ma naissance
De ce nid dominant l’étang

L’adolescence se passa
En osmose avec la nature
Mais les rêves à cet âge-là
Vous transportent vers l’aventure

Route 113 on aperçoit
Les pieds dans l’eau ce mamelon
Coiffé du chapeau de la foi
Il vous garde dans son giron

Quand les forains une fois l’an
Pour quatre jours de fête intense
Venaient offrir aux habitants
Leurs seules et uniques vacances

Sur le podium bien alignés
Des musiciens de vrais artistes
Interprétant tous les succès
Ont éveillé mon âme triste

Je fus nourris également
D’une expérience bénéfique
Que m’enseigna Victor Rolland
Bien au-delà de la musique

Quelques maisons de caractères
Dont la plupart sans prétention
Se tiennent la main comme des frères
Pour mieux résister aux frissons

De chaque mur sort un visage
De ses recoins des sentiments
Une voix forte un personnage
Dont les remparts en sont garants

Beaucoup d’espoir et point de doute
Mille pensées sans négation
Les merveilles qui vous envoûtent
Donnent des ailes à l’ambition

Pas de ruelles aux noms ronflants
La pudeur et toujours de mise
La pierre chante tendrement
Quand le mistral envoie des bises

Le monument face à l’école
Me racontait de temps en temps
Que des épopées un peu folles
Avaient meurtries de pauvres gens

Tous ces villages de notre France
Ne gardent plus leurs grands enfants
Ils perdent toutes leurs substances
Et s’effeuillent tout doucement Henry PARRAMON ©


Marc Ayral ©

12/08/2006

Brassens et Parramon

medium_brassens_parramon_nb.jpg
Brassens et Parramon en 196x?
L'un immense poète et chanteur, l'autre -Henry Parramon - trompettiste classique, professeur et concertiste, un jour dans la décennie 60, le jeune musicien se lie d'amitié avec le Grand Georges devenu en quelques années un immense auteur comme ses contemporains et confrères : Ferré et Brel. Henry, qu'on voit ici intimidé face à l'icône qui refusait d'en être une, anar, mais visiblement heureux de rencontrer un jeune du pays, passé par le même collège, aujourd'hui appelé "Paul-Va". A suivre pour en savoir plus sur cette photo et les anecdotes qui y sont liées.

Henry Parramon en 2006

Pour en savoir un peu plus sur Henry Parramon le balarucois reportez-vous à la rubrique Portrait de Balarucois.

Marc Ayral ©

01/08/2006

Mémoire d'Outre Atlantique I

J'espère les premieres d'une très longue série : Jim Faulkner, balarucois d'adoption, repartit sur sa terre natale américaine, donne des nouvelles sous forme de chronique à ses amis "on line" de ce côté ci de l'Atlantique. Le parcours de vie de Jim est exceptionnel, son attrait pour la langue française et notre culture nous permet d'être très prêt de lui. A un âge que l'on dit "avancé", agacé par des maux qui l'empêche de faire tout ce qu'il voudrait, il nous livre ce qu'il appelle "Ses mémoires d'Outre Atlantique". Pour en savoir un peu plus sur Jim reportez vous à la rubrique portait de Balarucois. Vous comprendrez...J'en ai trop dit, je laisse la parole à Jim Faulkner :

"Bien Chers Tous.

Il fut un temps – Qui se souvient des premières Mémoires d’Outre Atlantique écrites a la main et polycopiées ? – quand écrire me procurait un réel plaisir. Aujourd’hui, écrire m’est devenu une véritable corvée, non pas que je puisse oublier mes amis. Loin de là, mais, si vous étés dans mon esprit, mon vieux corps doit faire face à de nombreuses entraves, et mes doigts ne sont plus assez agiles pour danser sur les touches de ce sacré clavier. En un mot, corps et esprit ne naviguent plus sur la même longueur d’ondes !

On s’écrit parce qu’on a des choses a se dire. Depuis l’avènement de l’ordinateur, histoires, plaisanteries, photos, etc. ont remplacé les nouvelles. C’est amusant, ça ne dit pas grand chose, mais ça fait perdre beaucoup de temps. Je n’ai pas le doigté ou la connaissance technique pour participer à ces échanges. Donc, inutile de me blâmer si votre boite a lettres est bloquée.

Par contre, j’ai très peu de nouvelles a vous passer. Voilà la raison de mon silence. En effet, que vous raconter ?

Ma santé ? Je ne peux vous fredonner éternellement cette vieille chanson de « ma rate qui se dilate, mon foie qu’est pas droit », et toute la ribanbelle qui suit. Et pourtant, c’est ce que je semble faire. La raison en est très simple :sans contact avec l’extérieur, je vis renfermer sur moi-même ; donc une vie sans histoire !

Mais puisqu’il faut parler santé, curiosité oblige, on dit que j’ai bonne mine, et en effet je me porte bien. Ce que l’on ne voit pas sont mes douleurs des os. La maladie de Paget que je traîne depuis de nombreuses années me laisse peu de repos, pas plus que mon genou droit. Je ne tiens plus sur mes jambes et ressemble au Quasimodo du Notre Dame de Victor Hugo. Tous mes déplacements se font en chaise roulante. C’est très fatigant car mon sol est couvert d’une moquette très épaisse. On m’a promis une chaise électrique. Mais la paperasse existe aussi aux USA. Je fais comme le grand Charles, « Charles attend ». J’ai toujours mes problèmes respiratoires, par contre mes touches de cancer (intestins et prostate) ne semblent pas avoir bougées. Je suis heureux (et sage !) d’avoir demandé une deuxième opinion quand on voulait m’opérer. Les cancers n’aiment pas être charcutés, surtout quand on peut s’en tirer. Voyez Lance Armstrong.. A mon âge, même si je tiens avec des morceaux de bandes Scotch, je n’ai pas le droit de me plaindre.

Ce qui m’est plus difficile a vivre et a accepter est mon isolement. Ou sont les amis ? les rencontres ? les célébrations ? les huîtres ? (J’ai réussi a découvrir du Picpoul, marque Saint Peyre –34810 a $8.99) les petits repas ? les choucroutes traditionnelles ? les grillades ? les randonnées ? les casse-croûtes sous les cerisiers ? les verres d’amitié chez l’ami Jim ? les petites et grandes conversations ? les gauloiseries et toujours, la bonne humeur. Je m’arrange bien un petit Kirr de temps en temps, mais ça ne marche pas. Les produits sont bien français mais l’atmosphère n’y est pas ! Aux Etats-Unis on ne connaît pas ce qu’en France on appelle la joie de vivre. Ici, c’est plus, toujours plus dans toutes les activites.

NOTE : J’ai commencé cette lettre au début du mois, pensant pouvoir la poster pour le 14 juillet….Le 14 juillet est bien loin derrière nous, de même que le Tour de France (Encore un de ces amerloques qui fauche le maillot jaune - Greg LeMond, Lance Armstrong, Flyod Landis : n’y a-t-il plus de cyclistes français ?)

A cette cadence, nous serons toujours ici pour la Saint Perlimpinpin – surtout que c’est la troisième fois que je tape cette lettre- agilité ou confusion de mes doigts ?

Afin de satisfaire votre curiosité et ne pas vous faire attendre plus longtemps, j’ai décidé de couper cette lettre en paragraphes et de vous envoyer cette première partie (A) dés maintenant. Mon installation et ma vie ici feront la partie B. Jim Faulkner le 27/07/06"


Marc Ayral ©