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01/12/2006

Le comité de Thau de Désir d'Avenir a planché sur l'Excellence environnementale et après pétrole

medium_huitres_thau2.jpgJe publie ici la contribution du comité Désir d'Avenir de Thau.

1-Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?
Le constat : Les scientifiques nous alertent depuis de nombreuses années sur l’augmentation substantielle du taux de CO2 dans les couches supérieures de l’atmosphère. Cette augmentation essentiellement due aux activités humaines (transport et habitat) provoque de graves perturbations climatiques et un réchauffement annoncé de la planète.


Les propositions :

> Economiser les énergies :
> Développer les transports en commun
> Réglementer les consommations d’énergie sur les produits grand public (interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique ; interdiction des suremballages non justifiés …)
> Réglementation des nouvelles constructions (publiques et privées) : impositions des normes HQE (Haute Qualité Environnementale) avec isolation, chauffage aux énergies renouvelables, chauffe eau solaire…

> Développement des transports respectueux de l’environnement
> Priorité donnée au ferroutage pour le transport de marchandises
> Développer les autoroutes de la mer notamment en Méditerranée
> Limiter la construction de nouvelles autoroutes, facteur de surproduction de gaz à effet de serre

> Fiscalité :
> Alourdissement des taxes sur les véhicules polluants (4/4, voitures de sport) sur des critères d’émission de CO². A terme mise en place d’une réglementation. Elargissement à toute l’Europe dès que possible.
> Allègement des taxes (TIPP) sur les carburants propres et/ou renouvelables (électricité, moteur à H²)
> Attention à ne pas introduire par cette nouvelle fiscalité une nouvelle discrimination par l’argent.


2- Comment préparer efficacement l’après pétrole et la transition énergétique ?
Le constat : Les réserves mondiales d’énergies fossiles (gaz, pétrole…) sont en quantité limitées et représentent au mieux 30 ans de stock sur la base de notre consommation actuelle. Si rien n’est fait, l’impact économique et social sera catastrophique.


Les propositions :

> Développement des énergies propres et renouvelables
> Eolien : favoriser l’implantation de sites de production (intérêt général contre intérêts particuliers (riverains))
> Solaire :
> Filière bois : entretien des espaces ruraux (forêts), création d’emplois dans ces zones.
> Nouvelles solutions (énergie marée-motrices, énergie de la houle, géothermie…)

> Créer une discipline d’éducation à l’environnement :
Formation aux Eco gestes des populations à travers des campagnes nationales et locales intégrant les agences sur l’environnement et les associations.
Création d’une discipline obligatoire d’enseignement en environnement dès le primaire ou intégration explicite de cette dimension à chaque discipline existante.

> Energie nucléaire : dans l’état actuel des choses, il est impossible de se passer du nucléaire. Cette source d’énergie n’émettant pas de gaz à effet de serre doit être conservée à son niveau actuel. Il n’est par contre pas souhaitable de la développer tant que le problème du retraitement des déchets n’est pas résolu.

> Favoriser la recherche : Affecter une part importante de la TIPP à la recherche sur les énergies nouvelles dans tous les domaines (moteur à H², moteur à électrolyse, solaire…). L’état ne serait ainsi plus parti prenante à l’équation financière liée aux carburants fossiles. Replacer la recherche et l’innovation au centre des priorités en matière d’énergie.

> L’état doit conserver les outils de gestion de la transition énergétique et de sa politique en la matière : conservation (renationalisation si besoin) d’EDF/GDF, entreprises (clef du secteur nucléaire) en tant que services publics. Modernisation et réforme de ces entreprises publiques (retraites, CCAS [suppression de la loi de 1948], mise au service des populations…).

3- Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde
Le constat : Chaque année, un nombre important d’espèces animales ou végétales disparaissent de la surface de la planète. Ceci est dû essentiellement à l’activité humaine.


Les propositions :

> Aménagement du territoire en préservant les zones naturelles sensibles dans un souci de préservation des biotopes
> Développer les zones à protection spéciales (Natura 2000, ZNIEFF, réserves et parcs naturels….)
> Améliorer les connaissances sur les espèces en danger et leurs biotopes (recherche).
> Renforcement de la loi littorale avec protection accrue des zones non encore urbanisées.
> Généraliser l’existence des SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et intégration d’une vision environnementale des SCOT (Schémas de COhèrences territoriale)

> Une agriculture raisonnée :
> Abandon de l’usage de produits toxiques en agriculture (insecticides, pesticides, désherbants..), ces derniers étant un facteur important de la réduction des biodiversités en France et dans le monde.
> Développement de l’agriculture dite biologique.
> Amélioration des conditions d’exploitation agricole par une réduction de l’intensification.
> Mise en application du principe de précaution sur les OGM.

> Commerce responsable et équitable :
> Interdire ou limiter l’importation de produits portant notoirement atteinte à la biodiversité dans le monde en général et dans les pays en voie de développement en particulier (bois issus de forêts primaires, animaux rares…).
> Pratiquer l’aide au développement afin de substituer les pratiques portant atteinte à l’environnement par d’autres plus respectueuses (culture en plantation, élevage…).

> Faune marine et pêche :
> Limitation effective des captures en fonction de l’état des stocks avec accords internationaux et contrôle efficace sur les captures (thon rouge en méditerranée).
> Meilleure connaissance des biologies et des espèces commerciales (recherche).

4- Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature
Le constat : l’économie prime aujourd’hui sur la protection de l’environnement et génère ainsi des pollutions en développement exponentiel mettant en péril les générations futures.


Les propositions :

> Déchets ménagers
> Développer le tri et le recyclage
> Faire appliquer les textes existants sur les déchets (suppression des décharges à l’air libre, en enfouissement sans traitement…)
> Imposer les usines d’incinération propres, technologiquement fiables et viables (problème de la dioxine résolu). Couplage avec des réseaux de récupération de l’énergie.

> Autorisation de mise en marché pour les molécules nouvelles : analyse de la nocivité dans tous les domaines (santé humaine, impact environnemental…). Mise en application du projet de la CE de procéder à cette évaluation pour les molécules existantes.

> Schémas régionaux de protection contre les pollutions :
> Gestion du traitement des eaux usées notamment sur les côtes en liaison avec les migrations estivales.
> Suivi de pollutions issues des activités polluantes (transport autoroutier, industries…)

> Taxation des activités polluantes : principe à développer dans la limite de l’impact social de la taxe (attention aux taxe directes discriminatoires pour les couches sociales défavorisées)


Contribution du Comité Désir d'Avenir dans sa séance du 14/11/06 à Loupian.


Marc Ayral ©

Commentaires

bravo pour cet te note marc qui rejoint mes préoccupations celà étant s'il est bien de vouloir créer une filière d'édication à l'environnement il serait encore mieux de développer dès le primaire une sensibilté aux problèmes de l'environnement en commençant par la pédagogie des gestes quotidiens : aller à l'école à pied si elle est à proximité ou en bus , aller chercher le pain à pied u en vélo, ne pas gaspiller l'eau, ne pas jeter de papier etc... etc et je pense que les enfants pourraient ainsi par ricochet faire de la pédagogie auprès de leurs parents qui sur ce plan ne sont pas tous irréprochables

Écrit par : desneux | 01/12/2006

Les commentaires sont fermés.