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14/04/2007

Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux : De l'eau dans le gaz?

medium_zzzzz.jpgLes fins de campagne sont redoutables. Chaque écurie tente un coup. A ce petit jeu, le clan UMP s'est sévèrement "viandé" avec la déclaration de l'ami et intime de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux! L'article de l'édition du Monde daté du 13/04/07 en décrit très bien les conséquences dans les relations entre les 2 hommes. Est-ce feint? Est-ce tactique? Les jours qui viennent nous le diront.

"Leur amitié de trente ans y survivra-t-elle ? Testée dans un entretien au Figaro du 13 avril par Brice Hortefeux, la proposition d'instaurer une dose de proportionnelle aux législatives a été violemment rejetée par Nicolas Sarkozy, à peine le quotidien était-il en kiosques. A 9 heures, lors d'une réunion d'une vingtaine de politiques et de conseillers techniques à son QG, le candidat a taillé en pièces le plus ancien de ses conseillers.
Dans une atmosphère silencieuse et tendue, le candidat de l'UMP a fait feu sur ce fidèle qui se voyait déjà dans les habits d'un ministre de l'intérieur : "C'est intolérable ! Il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Il y aura de grosses déceptions à l'arrivée." Plus cassant, il lance : "Je l'ai trop gavé, maintenant, il fait n'importe quoi ! Ce n'est pas lui qui est candidat, c'est moi !" Auparavant, raconte un témoin, il avait exigé un démenti "très dur" à la proposition du ministre délégué aux collectivités locales. Un premier jet, rédigé par un conseiller technique a été jugé trop alambiqué. Finalement Claude Guéant, son directeur de cabinet, a été personnellement chargé de mettre au point la version définitive.
Pour le candidat, les propos de son ami tombent mal. Ils interviennent au moment où M. Sarkozy pensait, en durcissant son discours, avoir fait le maximum pour s'attirer les bonnes grâces des électeurs du Front national. Débattue en août 2006, la question des modes de scrutin avait été tranchée à l'automne en faveur d'une dose de proportionnelle au Sénat. Mais des aménagements pouvaient encore survenir en cas de négociations avec l'UDF. "Les électeurs du Front s'en tapent de la proportionnelle, enrage un député. Ce qui pouvait être un moyen d'amadouer les centristes se transforme en combine pour acheter le FN." Une cartouche tirée pour rien.
Dans l'entourage de M. Sarkozy, où les rivalités sont exacerbées, la mauvaise fortune de M. Hortefeux a aussitôt été relayée. Ses concurrents dénigrent à loisir sa propension à "vouloir parler au nom du candidat" et "son envie d'exister". Déjà, la décision de M. Sarkozy de fondre les réunions de députés, dont M. Hortefeux était chargé au début de la campagne, en une seule instance confiée à François Fillon, avait été interprétée comme un signe de disgrâce. "Brice est un gros jaloux", avait lâché le candidat de l'UMP quand on lui avait rapporté les états d'âme de son conseiller".


Marc Ayral ©

Commentaires

les conseillers sont à l'image du maître...imprévisibles !

Écrit par : ulysse | 14/04/2007

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