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19/10/2007

Détournement de l’Agau : La MISE intervient !

medium_barrage_de_l_Agau.JPG

Le revoilà le problème de la gestion des eaux capricieuses de l’Avène. Il réapparaît suite à la position, on a envie de dire, -enfin- prise par les services de l'état : DDE et Mise (mission inter-service de l'eau). Suite au recours qu’a lancé Alain Herrada au printemps 2006.

 

On se souvient qu’en mars 2006, le dernier viticulteur balarucois avait subi une inondation majeure d’une partie de son exploitation se trouvant en berge de la rivière. Des travaux, à l’initiative unilatérale de la commune de Balaruc le Vieux, qualifiés par les hydrauliciens « d’hasardeux et d’inefficaces » avait été entrepris durant l’été 2005 consistant à medium_Avène_et_Agau-2.JPGboucher le déversoir de l’Avène vers l’Agau en deux endroits : Sous le pont de la bretelle d’autoroute au lieu dit « Frescaly » et sous le pont de l’ancienne voie ferrée à quelques centaines de mètres de là. L’année suivante, les eaux trouvèrent donc leur nouveau chemin en inondant un jeune plantier (vigne nouvelle), faisant ainsi subir des dommages financiers important « plusieurs dizaines de milliers d’euros » selon Alain Herrada.

 

La MISE par la voie de son contrôleur général des TPE, M. Juers a donc  récemment « invité la commune à retirer les matériaux obstruant ce chenal de décharge »(ndlr : l’Agau) . Faisant remarquer conjointement que les services de l’Etat ne « peuvent accepter une quelconque réduction des capacités d’un champ d’expansion des crues. » Le rappel à l’ordre, adressé à Max Serres, maire de la commune des remparts, lui remet en mémoire ses obligations en la matière, édictées par le décret du 29 mars 93 indiquant que « tout projet entrant dans le cadre de la nomenclature annexée à ce décret doit faire l’objet d’une procédure permettant d’en vérifier l’impact sur le milieu et de définir d’éventuelles mesures compensatoires » Autrement dit, l'initiative municipale exécutée par une société de travaux public peu scrupuleuse

medium_barrage_de_l_Agau-2.JPG 

(condamnée par ailleurs pour des dépôts sauvages de matériaux à La Crique de l’Angle) était interdite dans ces conditions. C’est donc des centaines de m3 de gravats, terres, déchets de démolition qui obstruent l’Agau qui devront être retirés au frais du contribuable. On ne doute pas que le sujet viendra sur la table des débats des élections municipales prochaines.

Voir la note de mars 2006 : http://paroles.midiblogs.com/archive/2006/03/04/un-viticu...

 

Marc Ayral

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