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21/12/2008

La Gardiole : Balcon avec vue du Ventoux au Canigou!

Aujourd'hui je vous propose une balade sur l'un des plus beau balcon de la Méditerranée : La Gardiole, avec vue du Mont Ventoux au Pic du Canigou. Temps sec et Tramontane aidant la chaines des Pyrénées à commencer par le sommet catalan à l'Ouest, les étangs littoraux au Sud, les Cevennes et la Montagne Noire au Nord et la pointe de l'Espiguette au Sud-Est. Grandiose, après les frimas aveyronnais, brève escapade en Pays de Thau, mes autres racines.

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Sur les chemins de La Gardiole au mileu de la frigoule et des chênes verts.
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Une...lavogne à sangliers.
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Mûrs ancestraux au milieu des chênes verts
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Vic la Gardiole, son étang et la Grande Bleue
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L'abbaye St Félix de Montceau, le village de Gigean et les éoliennes d'Aumelas.

Bon Dimanche!

Marc Ayral

14/12/2008

Julien Dray : "Non la partie n'est pas finie, «game over» comme le dit de façon insultante Hamon."

Député socialiste de l'Essonne et ancien porte-parole du PS, Julien Dray a soutenu la motion défendue par Ségolène Royal au Congrès de Reims. Aujourd'hui, il est rejeté dans la minorité et n'est pas tendre avec la nouvelle direction conduite par Martine Aubry.


julien dray.jpgAvec les royalistes, comptez-vous mener encore longtemps l'offensive contre la nouvelle direction du PS ?

Julien Dray. D'abord, je ne suis pas royaliste.

Je suis Julien Dray. Un homme libre et indépendant qui se comporte comme tel. Je me détermine en fonction de mes convictions et de ce qui me paraît juste pour mon pays et pour mon parti. Je ne veux pas me retrouver embrigadé. Je ne suis l'affidé de personne. Ensuite, je ne suis pas en guerre contre mes camarades. Mais la raison va-t-elle enfin l'emporter ? C'est-à-dire travailler ensemble. Je ne céderai pas, comme mes amis, sur cette question. On ne peut pas laisser le PS dirigé par une toute petite équipe, sans expérience politique pour la plupart. Cela va se traduire par une fuite en avant dans la radicalité verbale, avec la pression de l'extrême gauche montante, sans avoir une vision sérieuse et assagie dans la manière dont le PS doit fonctionner.



Il y a un risque, selon vous, que le PS de Martine Aubry devienne la SFIO de Guy Mollet. A savoir un discours de gauche et des pratiques de droite ?

Le risque existe. On ne peut pas, comme lors du conseil national samedi dernier, voter des textes qui n'ont aucun sens ! Cela rime à quoi de dire que l'on ne fera jamais alliance avec le MoDem ? La même qui dit cela, Martine Aubry, a fait alliance localement avec le centre ! Cela rime à quoi de dénoncer la vision unilatérale des Etats-Unis au moment de la victoire de Barack Obama ? Le PS ne peut pas avoir toujours cette vision antiaméricaine systématique. On dit tout et son contraire. Nous ne sommes pas cohérents.


Vous êtes sévère avec la feuille de route de la direction, que vous jugez «nulle»...

J'assume. C'est très méchant, même si je n'ai pas, comme certains, jusqu''à compter les fautes d'orthographe du texte d'orientation ! Ce texte est une regression intellectuelle, comme le dit Vincent Peillon. Notamment sur l'insécurité. Nous avions progressé, nous n'avions plus seulement une vision sociologique naïve de la montée de la violence. Sur ce point, le texte revient en arrière en adoptant la grille de lecture de la gauche des années 1970-1980. Il n'est pas en prise avec la réalité. La réponse du parti ne peut pas être : on prend nos baskets et on descend dans toutes le manifs. Il faut aller dans les cortèges, mais le PS a volonté aussi à gouverner le pays. Il a vocation à donner une transcription réaliste d'une contestation radicale.


Mais pourquoi tant de haine entre Ségolène Royal et Martine Aubry ?

On n'est pas obligé de s'aimer pour travailler ensemble ! La haine n'est pas de notre fait. L'ouverture était possible. A aucun moment, il n'y a eu de discussions de la part de la nouvelle direction pour trouver des solutions.


La direction du PS est-elle verrouillée ?

Oui. Ce n'est qu'une minorité qui dirige le parti. Benoît Hamon est le porte-parole, mais il ne représente que 18% du PS !


Auriez-vous pu travailler avec Martine Aubry ?

Je ne demandais rien. Il faut un renouvellement. Je me dis en même temps qu'il y a un discours qui commence à me «courir». Si on me dit qu'à 53 ans, je suis bon pour la retraite, c'est un message adressé à toute une génération qui commence à être désagréable. Par rapport à Martine Aubry, je suis l'un des socialistes qui a le plus contribué par le biais de SOS-Racisme à la relève générationnelle. Mais attention, l'expérience politique cela sert aussi et c'est utile face à Sarkozy.


C'est possible ou non de travailler avec elle ?

Rien d'irrémédiable n'a encore été définitivement acté. Je me bats avec mes amis et nous le ferons jusqu'au bout pour que l'irréparable ne se produise pas. Non la partie n'est pas finie, «game over» comme le dit de façon insultante Hamon. Je ne suis pas dans un jeu.


Y-a-t-il un risque d'éclatement au PS ?

Le risque d'éclatement existe si Martine Aubry ne rassemble pas. A elle de prendre ses responsabilités. Elle doit tourner la page de Reims, elle ne l'a pas encore fait.


Vous ne seriez pas prêt à rentrer au gouvernement comme certains le disent ?

Avec Sarkozy, il faut toujours avoir un jugement rationnel, pas passionnel. Je le connais personnellement. Nous avons grandi ensemble en politique. Mais non. Mes électeurs m'ont élu député socialiste. Je ne vais pas les trahir


Entretien paru dans le Parisien du 12/11/08

Marc Ayral

10/12/2008

Sylvanès : Concert de Noël de l’atelier lyrique

Sy-concertnoel.jpg

A l’approche des fêtes de Noël, les amoureux des belles voix peuvent se réjouir d’un rendez-vous musical incontournable. En effet, dimanche 14 décembre à 16h, les élèves de l’atelier lyrique se produiront en public dans le magnifique écrin du scriptorium de l’abbaye.
Voilà déjà trois ans qu’une master class de chant lyrique est organisée au sein de l’Abbaye : elle rassemble une dizaine de chanteurs entre 18 et 50 ans, venus des quatre coins de France suivre régulièrement une formation vocale auprès de Michel Wolkowitsky, le pianiste Eric Laur et le kinésithérapeute François Cot, spécialiste de la méthode Feldenkraïs.
Le but de cet atelier est un approfondissement technique, un travail d’interprétation et des auditions publiques régulières. Si certains élèves sont déjà engagés dans un processus de carrière lyrique, d’autres, simples amateurs, s’adonnent avec non moins de passion et de sérieux à ce travail exigeant.
Ce dimanche, dans le scriptorium, ils mettront leur voix au service d’un large répertoire avec au programme des airs d’opéra, d’opérette, de comédies musicales ou encore de chansons françaises. Ils seront accompagnés par l’infatigable pianiste Eric Laur, soliste formé au Conservatoire National de Région de Perpignan.
A chaque prestation, c’est un public chaleureux, de passionnés et de fidèles mélomanes, qui vient apprécier les progrès des élèves réalisés au fil des ateliers. Alors, rendez-vous ce dimanche à 16h à Sylvanès pour savourer de beaux éclats de voix !

Participation libre. Salle chauffée.
Renseignements : 05 65 98 20 20

Stéphanie Pezé pour Paroles du Sud

09/12/2008

Pierre Pantanella, secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron : "Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan de relance à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal..."

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Vous pourrez prendre conaissance de la réaction de Pierre Pantanella -1er secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron et maire de St Rome de Cernon- concernant le plan de relance du Président de la République. Le débat est ouvert : Relance de la consommation ou soutien massif à l'investissement des entreprises. Economie à court terme ou long terme. Le patron du PS aveyronnais préfère la première alternative! Et vous?

"Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, la situation économique de notre pays et des Français s’est dégradée.
Pendant toute sa campagne, le candidat Sarkozy n’a cessé de répéter, « je dis ce que je ferai, je ferai ce que je dis » ou encore « je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas… ». Les promesses étaient nombreuses, les effets d’annonce tapageurs…
Il allait être le dynamiteur du pouvoir d’achat, le père Noël des petites retraites, le promoteur d’une France de propriétaire, le Président de la France qui se lève tôt, le super VRP qui irait « chercher la croissance avec les dents ».
Effectivement, le père Noël est bien passé pour remplir les petits souliers des Bouygues, Lagardère, Michel Edouard Leclerc et autres patrons du CAC 40. 15 milliards de paquet fiscal avec en prime le bouclier pour mieux protéger les plus riches, 73 milliards de niches fiscales cumulées, un transfert de publicité des chaînes publiques vers les chaînes privées. Bref, c’était plutôt la Saint Nicolas patron protecteur des petits enfants de la TV, du CAC 40 et de la grande distribution….
Mais pour le pouvoir d’achat, la croissance, l’emploi, on attendait avec impatience le plan de relance de l’économie que nous concoctait Nicolas Sarkozy.
Le chiffre est tombé. 26 milliards d’euros réinjectés dans l’économie dans le but d’avoir un plan de relance massif. De quoi redonner le moral à nos concitoyens ? Pas sûr ?
Le premier constat est sur l’orientation idéologique de ce plan de relance. Il est tourné essentiellement sur l’investissement, donc sur le soutien aux entreprises et non sur la relance de la consommation et l’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.
Une analyse s’impose pour essayer de décrypter ce plan entre effet d’annonce et impact réel sur l’économie.
1/ sur les 26 milliards annoncés, 11 milliards correspondent en fait à des remboursements de TVA ou de crédits d’impôts recherche anticipés qui de toute façon étaient dus par l’état.
2/ 10 milliards ne dépendent aucunement de l’état mais de la bonne volonté d’entreprises publiques (lignes TGV par exemple…). Combien seront réellement engagés 1,2, 5 au mieux ?
3/ reste donc en réalité 5 milliards d’euros qui seront utilisés de manière non exhaustive aux mesures suivantes :
- après la « Balladurette » et la « Jupette », voici donc la « Sarkozette ». 1000 euros de prime à la casse sur les voitures de plus de dix ans, pour l’achat d’une voiture neuve émettant moins de 160 g de CO2. Le tout assorti d’un plan de soutien de 300 millions pour les sous traitants du secteur automobile. L’effort est louable sur le plan de la propreté, mais malheureusement l’histoire a démontré que lorsque la mesure s’arrête, le marché retrouve son niveau précédent. De plus cette aide ne bénéficie qu’aux ménages qui ont les moyens de se payer une voiture neuve…
- pour stimuler le BTP, le plan encourage la mise en chantier mais uniquement pour les collectivités qui le souhaitent. En clair, les communes qui ne respectent toujours pas leurs obligations pour les logements sociaux n’ont pas de soucis à se faire.

Toutefois pour être objectif, quelques mesures vont dans le bon sens
1/ Une enveloppe de 1 milliards d’euros pour :
- rénover les logements insalubres ou ceux dans les quartiers sensibles,
- construire 70 000 logements sociaux en 2009,
- améliorer l’isolation thermique dans les HLM.
Mais sur ces différents points, il s’agit d’un effet de rattrapage
2/ 3 millions de famille qui toucheront prochainement le RSA se verront versées une prime de 220 € soit l’équivalent d’un peu moins de 20 euros par mois sur un an…. Sans doute histoire de donner bonne conscience à ce plan.
Au total, ce plan de relance devrait creuser le déficit budgétaire de notre pays d’environ 15 milliards d’euros, pesant un peu plus sur la dette à rembourser par les générations futures….sans aucune réponse immédiate à la situation d’urgence ni aucun effet sur le pouvoir d’achat…

Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal……

15 milliards d’euros, pil poil le compte est bon!"


N'hésitez pas à faire part de vos réactions;

Marc Ayral



08/12/2008

Une Abeille rieuse pour représenter l'Aveyron

"Fier d'être Aveyronnais" C'est la revendication de Daniel Montillet qui a créé un visuel sous forme totémique ! l'Abeille. Ce decazevillois s'est associé à deux concepteurs graphiques, Francis Couderc et Géraldine de Cgi Graphics pour illustrer le département rouergat : Sur son site -encore en construction - ABEYRON.COM il illuste par la maxime suivante :

"L'Abeille avec un A comme Aveyron

L'Abeille sur un des plus beaux couteaux. Laguiole

L'Abeille sur un des meilleurs fromages. Roquefort

L'Abeille qui a toute sa famille à Micropolis St-Léons

L'Abeille comme tous les Aveyronnais d'ici, de Paris et d'Ailleurs est travailleuse...."

abeyronlogop1-1.jpg


Bon vent et bon miel à l'Abeille aveyronnaise, peut-être rejoindra t-elle ses autres amis, animaux totémiques, tels que le Poulain de Pèzenas, le Muge de Balaruc, le Chameau de Béziers et le Boeuf de Mèze?

Marc Ayral

06/12/2008

Cancer : les mots pour le dire, par Jacqueline Hénard

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire l'article qu'a rédigé une amie - Jacqueline Hénard, journaliste allemande en poste à Paris pour le journal suisse "Tages Anzeiger"- dans Le Monde daté du 21 novembre : Superbe et douloureux, vif et émouvant. Un texte qui résonne très fort. Merci Jacqueline et à très bientôt...

jacqueline hénard.jpg"La crise financière fait des dégâts collatéraux surprenants. Quand on lit attentivement les pages économiques des journaux, on est frappé par la multiplication soudaine de métaphores angoissantes mélangeant "crise" et "cancer". Ces dernières années, la représentation du cancer comme menace mortelle apparaissait sur le recul ; bonne nouvelle pour les 280 000 nouveaux cas découverts en France chaque année. Là, le courant semble s'inverser.
Quand je me suis trouvée concernée, il y a six ans, j'ai décidé de me taire. Nous ne savons pas parler du cancer. Fais comme si de rien n'était, m'avait conseillé une amie qui était passée par là, les gens ont trop peur. N'en parle ni à ton travail ni aux amis. On ne te regardera plus comme avant et on ne t'écoutera pas normalement. En te voyant, les autres penseront avant tout à ta maladie. On t'accablera d'une compassion dont tu n'auras que faire.
Comme tout le monde, j'avais eu dans mon entourage des amis, collègues ou membres de ma famille atteints d'un cancer. Certains sont guéris, d'autres sont morts. Je repensais à mes propres réactions à l'époque. Je les trouvais, pour beaucoup, inappropriées. Je ne me voyais pas affronter, en plus de la maladie, la compassion et la peur des autres - la peur par affection pour moi, dans certains cas, et, presque toujours, la peur d'avoir un cancer eux-mêmes.
Les opérations avaient lieu le jeudi. Je prétextais une fois une urgence familiale, l'autre fois une indigestion. Les lundis, j'étais de retour au bureau, déterminée à préserver autour de moi le niveau d'indifférence habituel pour mon état de santé. Pendant la radiothérapie, j'évitais le transport en ambulance - ce qui aurait été simple et gratuit. Je prenais le taxi, voire le bus. Au service de radiologie, je choisissais des rendez-vous compatibles avec mon travail. L'hôpital encourageait ce genre de demande. La routine est un calmant inestimable quand on doit faire face à des interrogations aussi intimes qu'incommodes.
Le temps du traitement m'a paru long. Je détestais la contrainte quotidienne. Les quinze minutes dans ce sous-sol triste étaient le seul point incontournable dans le déroulement de ma journée. Du lundi au vendredi, à un moment précis et prédéterminé, j'allais être renvoyée à mon état. Le français est une langue effroyable à cet égard : on n'est pas "malade du cancer", comme en allemand, ce qui établit une certaine distance entre le moi et ce qui se passe dans mon corps, non, on est "cancéreux" - faisant un avec la maladie.
Sortie du sous-sol et du face-à-face avec des cas bien plus graves que le mien - des femmes blêmes sans cheveux, des couples âgés, aussi nerveux que taciturnes devant la maladie de l'un qui menaçait de laisser l'autre seul, des jeunes auxquels j'aurais souhaité l'insouciance -, je retournais dans le monde où "le cancer" n'était pas une réalité palpable mais une menace à conjurer. Dans les conversations de déjeuner ou pendant les bavardages de couloir, je ne disais rien quand on parlait d'untel qui était mort, de tel autre qui allait probablement mourir ou de la peur d'un troisième qui était soulagé après une biopsie car il avait craint de mourir, toujours "du cancer" - un mot faussement compréhensible qui couvre une somme d'affections qui n'ont que très peu à voir les unes avec les autres tellement les causes et les développements sont différents. Les remarques que j'entendais - factuelles, ineptes ou tout simplement irréfléchies - me glaçaient le sang.
La vérité est que je ne me sentais pas malade. Je n'ai jamais eu mal nulle part, un petit tiraillement de la cicatrice mise à part, et je n'étais même pas fatiguée, juste lasse. Je fais partie des nombreux cas qui n'existent que grâce aux progrès de la médecine. Une tumeur de quelques millimètres, invisible à la radio, détectée uniquement grâce aux ultrasons. Des cas qui entrent à peine dans les statistiques de survie et de guérison.
Les années passant, il m'arrivait de mentionner que j'avais eu un cancer. Au début, les réactions étaient souvent alarmées et je regrettais d'avoir parlé. Je me considérais guérie ; visiblement, ce n'était pas le cas des autres. Le temps aidant, les réactions devenaient moins émotives. Apparemment, j'avais survécu. Ma conviction de départ, qui n'avait jamais été fondée sur un spleen personnel mais sur les dires des spécialistes, ne semblait plus un pari téméraire.
Mes interlocuteurs ne voyaient plus en moi la morte en sursis. Ils commençaient à écouter la question à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse : pourquoi les progrès incontestables de la médecine ont-ils tant de mal à pénétrer dans le subconscient de la société ?
On guérit aujourd'hui un cancer sur deux. On détecte plus de cas, mais on en meurt moins. Pourtant, quand on les interroge, 92 % des Français citent le cancer parmi les trois maladies les plus graves, loin devant le sida (65 %) et les maladies cardio-vasculaires (30 %), pourtant la première cause de mortalité. Et les barrières mentales ne se rencontrent pas toujours là où on les attend. Récemment, un médecin-conseil m'a refusé son aval pour une assurance-invalidité en cas d'accident du travail ! C'était l'aboutissement d'une année de correspondance pour une assurance qui est une obligation légale en France. Vu le nombre de cancers détectés, je ne dois pas être la seule dans ce cas.
La rhétorique guerrière autour du cancer me semble étrange. En quoi le lâcher de ballons devant la tour Eiffel constitue-t-il une "lutte" contre le cancer ? Qu'est-ce que l'on "combat" par le port d'un ruban rose ? Mais tant que des gens dont on peut supposer qu'ils ne manquent pas de capacité de réflexion confondent accident de travail et maladie mortelle, produits dérivés et métastases, il est évident que la bataille de l'information n'est pas gagnée. "
Jacqueline Hénard blog : http://zoom.kaywa.ch/

Marc Ayral