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26/07/2009

La Troîka, dans un Sylvanès sous le charme slave !

 

 

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Le spectacle de ce dimanche soir dans la prairie du cloître de l’abbaye proposé par l’ensemble Troïka a réunie plus de 600 spectateurs. Michel Wolkowitsky était content : «  Entre cet après midi avec l’ensemble georgien Simi et ce soir nous comptons plus de 1100 spectateurs. C’est une magnifique journée pour le festival de Sylvanès !… » Il faut dire que le maître des lieux n’avait pas choisi au hasard les 2 troupes qui se produirent entre Cabot et Amourade. Nous reviendrons dans une prochaine édition sur la prestation remarquable des voix géorgiennes. La  chaude soirée du cloître s’éclaira du rouge slave, de la couleur des costumes des danseurs tsiganes. L’âme slave dit-on passant de la Russie à l’Ukraine et de la Moldavie aux inspirations Yiddish, les musiciens, chanteurs et danseurs en Troïka, c’est le cas de le dire, s’en sont donnés à cœur joie devant un public conquis. Certes, un peu éloignés de ce que les puristes appellent « les chants authentiquement traditionnels », ce qui est proposé ici c’est comme on dit des grands standards folkloriques. Mais qu’importe on se laisse emporter par un « Kalinka », par des « Yeux noirs » et un « temps des fleurs » incontournables. Alexeï Birioukov à la balalaïka donne le rythme à ses partenaires musiciens et chanteurs, tous artistes internationalement reconnus. Les danseuses, des chorégraphes Olga Nikoforova et Emmanuelle Vakaryna, durant les 15 tableaux de danse et grâce aux plus de 100 costumes inspirés de ceux portés autrefois dans les campagnes entre Volga et Moscova, donnèrent à cette représentation une brillance, un charme qui souleva le public. « Spassiba ! Dasvidania…» Merci et au revoir !

23/07/2009

L’Ensemble XVIII-21 – Le Baroque Nomade

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Dans le cadre du 32ième festival de Sylvanès, le concert de dimanche (19/07/09), en matinée, a été placé sous le signe de la fidélité et de la rencontre. Jean Christophe Frish le précisait lors de sa présentation : « Je tiens à remercier Michel Wolkowitsky pour sa fidélité à notre ensemble (ndlr : L’Ensemble XVIII-21 – Le Baroque Nomade) cela fait la 7ème fois que nous venons à Sylvanès et nous y venons toujours avec un plaisir renouvelé. » D’autant plus que cette année le directeur artistique du festival, proposa au flûtiste et chef de l’Ensemble d’intégrer à l’occasion de ce concert le chanteur alto Bertrand Dazin. « Il ne nous connaissait et nous le connaissions pas, néanmoins à vous d’apprécier … » Le moins que l’on puisse dire c’est que Bertrand Dazin a trouvé avec ces nouveaux amis l’occasion d’exprimer son art avec la finesse d’un ébéniste devant une marqueterie. Homme grand, voix perchée, comme une évidence mais sa chimie des nuances , ses couleurs vocales associées à celle de la soprano Cyrille Gerstenhaber ont opéré sous les voûtes de l’abbatiale. Les musiciens de l’Ensemble n’ont eu de cesse de servir ces 2 voix, parmi lesquels ont observa un Pierre-Augustin Lay au violoncelle en joie, enchaînant les interprétations comme un Jordi Saval à sa viole de gambe, précis et technique mais laissant la place à l’interprétation. Beau concert conclut par un stabat mater d’anthologie. En soirée, le Groupe Assurd de Cristina Verone emflamma l’ancien cloître en ce lieu où la méditation était alors de mise, plutôt que la tarentelle. Mais calabraises et napolitaines, ne laissent jamais indifférents. Programmation en rupture de style. On en redemande !…

18/07/2009

Sylvanès : Le cycle imaginaire des mélodies de Chopin

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Pour prolonger les moments d’amitié manifestés lors de l’inauguration du Musée du sculpteur Auguste Zamoyski, Michel Wolkowitsky a voulu proposer d’abord à ses invités polonais, mais bien sûr à tout le public présent au scriptorium de l’abbaye de Sylvanès un concert de mélodies de Chopin. A sa mort le musicien aurait souhaité que celles-ci soient détruites par ses amis. On peut imaginer qu’ils ne les pensaient pas suffisamment travaillées, abouties. Néanmoins, des 36 composées 19 parvinrent jusqu’à nous. Ces partitions de mélodies de Chopin ont été écrites dans le style des chansons et des danses folkloriques. Peu compatible avec la langue polonaise qui utilise beaucoup plus de consonnes que de voyelles, le français  est donc apparu comme une évidence à l’auteur de ce cycle imaginaire. Schuyler Hamilton qui précise : « Pour que les français savourent toutes les qualités intrinsèques de ses mélodies, textes et paroles, il faut qu’elles soient chantées en français. » Evidence ? Pas tant que cela c’est un américain qui le dit ! Il s’est attelé à la tâche comme devant un grand puzzle pour inventer une histoire d’amour se déroulant durant la rébellion polonaise face à l’envahisseur russe. Avec joie, Florence Recanzone, volupté même, a su traduire le tourment de la belle voyant partir son cosaque à la guerre, meurtrie et contrainte d’épouser le prétendant que sa mère lui avait choisi. Jeff Cohen au piano donna avec une incroyable légèreté – un phrasé dirait-on en jazz- la dimension d’une œuvre qu’il aurait été dommage de ne pas entendre au XXIième siècle. Sylvanès cultive ici le meilleur !

Inauguration du Musée Auguste Zamoyski

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Ce vendredi à Sylvanès au Prieuré des Granges, a eu lieu l’inauguration du musée Auguste Zamoyski. Ce lieu accueille les œuvres de l’artiste qui s’installa en France - à Paris- en 1955 puis près de Toulouse. Son épouse Hélène Zamoyska-Peltier, professeur de littérature russe à l’université de Toulouse présente lors de cette cérémonie et très émue donna l’occasion à André Gouzes, l’initiateur du projet , de rappeler de quelle manière il avait été amené à connaître le travail du sculpteur : « Comment passer à côté d’une telle expression, comme un cubisme avant la lettre. Qui peut passer devant la statue de St Jean Baptiste sans être subjuguer par sa hauteur et par sa force. »

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Le musée construit grâce aux dons associatifs et aux subventions « coalisées » - selon les termes du dominicain – de la région, du département, des réserves parlementaires d’Alain Fauconnier et Anne-Marie Escoffier ainsi que d’Alain Marc. Pour sa part, Jean Milesi se félicita que « notamment le Sud-Aveyron soit irriguée  par des initiatives de la sorte permettant le développement de la culture et donc de l’économie », André Gouzes ne manqua pas de donner la parole à Jacques Godfrain, « qui lorsqu’il était député a été d’un soutien sans faille et un ami toujours présent à nos côtés ». L’endroit avait en effet besoin de « toutes ces énergies » pour voir le jour. « Sous cette pyramide de verre, les nuits étoilées donnent encore une autre dimension aux sculptures de Zamoyski ». Cette lumière, ce clapotis d’eau, ce déambulatoire est dû au talent de l’architecte et ami de Sylvanès Bernard Gayler. Ecrin de verdure, de pierre, d’eau et de roc, le musée Zamoyski présente 80 œuvres toutes signées du grand artiste polonais et qui furent cédées par son épouse à l’association des amis de Zamoyski pour qu’elles soient vues pour elles mêmes, mais aussi pour « que les élèves que nous accueilleront dans l’atelier de sculpture ouvert ici, puissent avoir sous les yeux l’exemple d’un artiste majeur du XXième siècle. » conclut André Gouzes.

 

 

Le musée est ouvert au public de Pâques à Toussaint ou sur rendez-vous, au Prieuré des Granges à Pessales (commune de Sylvanès). Prix d’entrée au musée : 5 euros et 3 euros pour les enfants.

Pour tout renseignement : 05 65 49 52 32

15/07/2009

Le cycle imaginaire des mélodies de Chopin

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A l’occasion de l’inauguration du Musée du sculpteur Auguste Zamoyski aura lieu ce vendredi 17/07/09 à 21h00 au scriptorium de l’abbaye de Sylvanès un concert de mélodies de Chopin aux sonorités atypiques et somptueuses qui permettra la visite de la Pologne musicale. Florence Recanzone mezzo-soprano, Jeff Cohen pianiste et Michel Wolkowitsky en tant que récitant permettront au public de découvrir 19 thèmes qui furent composés entre 1829 et 1847. Les  mélodies présentent la Pologne de manière stylisée où l’on peut reconnaître l’empreinte des principales danses paysannes. A découvrir

 

Pour tout renseignement : 05 65 99 20 20

14/07/2009

Sylvanès : Retour sur le concert de musique persane et chant flamenco

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L’abbatiale sylvanésienne a accueilli, ce lundi, la rencontre entre musique persane et chant flamenco. Les liens historiques, culturels, musicaux sont lointains mais à cette occasion ravivés. C’est bien l’une des vocations du festival de Sylvanès de permettre de tels rapprochements ? L’Ensemble Constantinople a intégré avec délicatesse le chant et l guitare flamenco. Ce qui aurait pu paraître impossible à nouer apparaît devant un public enthousiasmé comme une évidence. Tels des cépages de vins de Xérès se fondant avec des vins arméniens d’Iran d’Orumieh ou d’Ispahan. Le sétar de Kiya Tabassian joignant la guitare de Juan Requena pour sublimer le chant ample et pur de Rosario La Tremendita. A leurs côtés, la viole de gambe de  Pierre-Yves Martel et le tombak (percussion iranienne) de Ziya Tabassian complètent avec bonheur un ensemble dont l’air perse « Kereshmeh » a traduit avec une grande acuité la réussite du métissage entre l’Andalousie, la Perse et le monde arabo-turc. Les textes de Federico Garcia Lorca et du poète soufi  Djalal-e-Din Rumi apportent à l’œuvre des cinq musiciens une dimension universelle. Les 3 rappels en attestent. Les 500 spectateurs ont eu du mal à s’éloigner de ces sonorités fusionnées et toniques. Le vent du Sud de la soirée les y aidèrent.

13/07/2009

32ième Festival de Sylvanès : Retour sur le concert de Musique Baroque (dimanche 12 juillet)

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Le concert inaugural du 32ième Festival de international de musique sacrée de Sylvanès était placée sous le thème de la musique Baroque sacrée latino-américaine. Jean Gouze qui en assura la direction musicale avait réuni à cette occasion l’ensemble de musique ancienne Langues d’Oc et le chœur de l’ensemble vocal de Montpellier dont ont a remarqué les deux sopranii, Ulrike Van Cotten, Kamala Rocher ainsi que la mezzo soprano Lucie Roche. Originales, mais aussi complexes pour le public béotien, les œuvres choisies sur une période s’étendant du 16ième au 18ième siècle sont d’origines brésiliennes, péruviennes et mexicaines. Certaines ayant été composées en Europe, d’autres en Amérique latine, et quelques-unes même par des indiens créoles. Jean Gouze, emprunte ici des chemins de traverses, construisant ainsi la richesse d’un répertoire rare. Moments musicaux permettant en ce lieu si propice à la méditation l’accueil d’un public heureux de recevoir en partage des musiques peu jouées. Magnifique !

Le soir dans la prairie de l’abbaye, changement de style, avec les Gospel Dream, qui  emmenèrent le public dans un voyage vers les racines de la culture musicale afro américaine ! La vallée du Cabot en swingue encore.. !

Prochain concert : Mardi 14 juillet à 17h : L’Ensemble Constantinople, rencontre entre musiques persanes et musiques anciennes et chant flamenco.

11/07/2009

La « Grands Causses Classics » à Rigal !

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La surprise a été grande pour les habitants du hameau de Rigal, (commune de Sylvanès) lorsque les automobiles anciennes de la « Grands Causses Classics » se sont rassemblées pour procéder au départ de la spéciale qui les a ramenées vers Nant ville d’arrivée de cette épreuve désormais incontournable dans le calendrier des passionnés de vieilles « bagnoles ». Vieilles mais portant belles ! Entre autres : Renault Alpine, Renault 12 Gordini, Coccinelle, mini Cooper sur vitaminée, Ford Escort, Porsche Carrrera, Lancia Beta, Alpha Roméo et la voiture de l’Afrique en Sud Aveyron, la 504, la taxi brousse par excellence. Des pilotes un peu frustrés par le règlement de la spéciale qui consistait à maintenir une moyenne horaire maximale de 45 km par heure. L’addition du nombre de chevaux sous les capots, à fait s’exclamer les rigalois présents au bord de la route de St Félix  « avec autant de puissance vous auriez pu déplacer la colline de Mounié »…Enfin presque ! Toutes les 2 minutes les 50 voitures se sont lancées dans la côte du Mas Nau, toute en retenue mais avec leur vrombissement rappelant des mécaniques de courses de Côtes, de courses de Rallye2, de rallyes des Cévennes et des odeurs d’échappement et d’huile d’un autre temps !