Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08/08/2009

Michel Wolkowitsky : la réussite du Festival de Sylvanès c’est un travail d’équipe !

 

Sylvan-s - 3 questions - Michel Wolkowitsky.JPG

 

 

C’est non sans une certaine incertitude que le directeur du Festival de Sylvanès avait ouvert le ban il y a 3 semaines. Année de crise, virage programmatique, à mi festival il donne un premier bilan de l’édition 2009.

 

Q : Quelle a été la fréquentation sur les premiers concerts de la 32ième édition du Festival de Sylvanès ?

M W : Nous étions dans l’incertitude au regard du contexte économique de crise. Les spectateurs aurait pu ré-arbitrer leurs dépenses de loisir en défaveur du spectacle vivant. En fait, de notre point de vue ce n’est pas le cas ! Je peux même vous dire que le nombre de spectateurs est supérieur à celui de 2009 par exemple dimanche 26 juillet, c’est 1100 spectateurs qui ont assisté aux concerts des Ensembles Simi et Troïka. Ce dimanche 2 août, 1000 entrées payantes pour les 2 concerts dont celui de Fado, pour le moins inhabituel en cette enceinte. On remarque que les spectateurs par contre réserve de plus en plus tard et le nombre de vente au guichet avant le concert est croissance forte.

 

Q : Vous avez évolué dans la programmation, les musiques traditionnelles et populaires sont mieux représentées que lors des éditions précédentes. Votre objectif de diversité est-il atteint ?

M W : Je le pense ! Nous avons commencer à attirer de nouveaux publics avec de nouvelles musiques, les mélomanes puristes peuvent peut-être le regretter, mais nous acrifions en rien à notre exigence de qualité. Et puis maintenant, les publics se brasse, et c’est bien, comme les origines de musique ! Un spectateur peut très bien assister au concert de l’après-midi, prendre son repas et écouter le récital du soir. Comme un package, l’offre est diverse et complémentaire ! De plus, la politique tarifaire permet aux familles et aux enfants d’accéder au Festival. C’est une ouverture que nous souhaitions ardemment.

 

Q : Techniquement, vous êtes rodé, peut-on parler de réussite ou est-ce à nuancer ?

MW : Ce n’est pas moi qui vous démentirez, mais en essayant de rester objectif et surtout juste. Cette réussite et ce fonctionnement technique sans problème majeur, je le dois à une équipe. Elle adhère au projet, elle est comme moi amoureuse du lieu. Cette réussite, c’est la combinaison de 3 facteurs majeurs, l’audace des hommes par la prise de risque, l’expérience et un lieu remarquable. Cela est emporté par une motivation qui font de ce Festival une véritable aventure humaine.

 

Propos recueillis par Marc Ayral

Les commentaires sont fermés.