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17/08/2010

Sylvanès : Un 15 août remarquable!

Les 3 jours de cette fin de semaine sylvanésienne ont était en tout point de vue remarquable ! Un public nombreux près de 3000 spectateurs en 3 concerts, des artistes de niveau international, des musiques de jazz et classique mêlées pour célébrer dans le plus grand universalisme possible l’Assomption.

Sylvanès=Un 15 août remarquable!.JPG

Ce qu’André Gouzes appelle « les jours de joie d’amitié et de rencontre ». Il n’y a pas de dogmatisme à Sylvanès. Son Festival en administre tous les ans la démonstration. Oser enchaîner des œuvres aussi différentes qu’un « Dingo Lament » de Miles Davis et Michel Legrand et le « Wensendonck Lieder » de Wagner chanté par Béatrice Uria-Monzon. Qui pourrait l’oser, sinon Sylvanès? Le Père Gouzes aime tant parler de « la trépidence d’un rythme permettant de faire éclater les mots ». On y était ! Certes sa verve illustre sa science de la liturgie. Mais qu’importe ! Ces mots s’appliquent sans difficulté aux dernières heures qui se sont écoulées dans la vallée du Cabot. Lui qui dénonce souvent « la forces de cadenas et des chaînes » préférant plutôt que « le petit déclic heureux des serrures qui cèdent ». A n’en pas douter il aura été heureux –justement- comme Michel Wolkowitsky, le directeur du Festival, et à l’unisson de tous les mélomanes étonnés de cet ouverture à la différence. « Le Chant du Destin » ouvrait le grand concert traditionnel du 15 août ! Le bien nommé ! Car illustrant à la perfection toutes la volonté sylvanésienne d’abattre toutes les certitudes. Brahms, Wagner, Schumann servis par le Grand Cœur de Sylvanès, l’Ensemble Contrepoint et Béatrice Uria-Monzon. Magnifique interprétation du « Wesendonck Lieder ». On regrettera ne pas l’avoir un peu plus longtemps entendu, encore, tant la puissance et la subtilité de son interprétation permis de faire éclater - comme l’écrit Wagner dans son œuvre- « les abîmes de l’incertitude ». Sauf celle pour les spectateurs d’avoir assister à un don privilégié.

 

 

 

Photo : Béatrice Uria-Monzon dans « Wesendonck Lieder » de Wagner.

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