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16/07/2011

La dernière oeuvre d'Aymeric Ayral : Mirrored

Jeune cinéase sétois, est influencé par le cinéma expérimental alliant la peinture contemporaine et la vidéo. Aymeric Ayral poursuit ses études cinématrographiques parallèlement à son travail de création. Il vient de rejoindre la grande école toulousaine de cinéma l'ESAV.

Le très court métrage présenté ici, "Mirrored", présente une reflexion sur la création artistique. Cousin de Clouzot présentant Picasso face à sa toile - aparaissant en ombre chinoise- Mirrored bouscule l'oeil et l'oreille et plonge le spectateur dans une vision surréaliste où l'art moderne se contruit à partir d'un procédé basique. La peinture sur verre. La musique du japonais Merzbow (Masami Akita) donne à ce film la dynamique et le staccato tendant au rituel. Aymeric Ayral cinéaste et/ou plasticien en devenir...

Cliquez sur le lien suivant : http://vimeo.com/20524477

14/07/2011

Sylvanès en Swing !

 

Sylvanès en Swing !.JPG

 

Vous savez quelquefois, un brin blasé on se rend à un spectacle en se disant : Qu’est ce qu’ils vont nous faire cela ? Ah les préjugés ! Nos petites œillères accrochées à nos certitudes. Les élèves de la « Duke Ellington School of the Arts », ont proposé aux 350 spectateurs de l’abbatiale un « mescladis » comme on dit ici ou « melting pot » comme on dit à New York de chants gospel, jazz, pop et issus de comédie » musicales américaine ». Dans le cadre de leur tournée française soutenue par l’Ambassade de France aux Etats-Unis les vingt-sept choristes pour la plupart venus de Washington ou de sa banlieue ont fait étape à Sylvanès. Michel Wolkowitsky, voulait nous surprendre, il y est parvenu ! Enjoués, décalés, déjantés parfois et pourtant très strictement managés par leur « musical director », Samuel Bonds. Ceci donnant une musique variée où l’on aime entendre les fondements du Jazz moderne du Duke ou une pièce sacrée de chant baptiste ponctuée d’alléluias et de glorias suscitant la réponse du public. Il n’a d’ailleurs pas refusé la grâce de ces moments simples de communion avec ces jeunes pousses de talents à confirmer. Alors si, les institutions française ou américaines veulent renouveler leur soutien au « Duke Ellington School of the Arts », vous pouvez être sûr que Sylvanès se fera un plaisir de les recevoir à nouveau. Le conciliabule amical entre André Gouzes et Samuel Bonds à la fin du concert est sûrement le premier pas d’un retour en terre Sud aveyronnaise. Qui sait ? Sylvanès en Swing, saison 2 ?

Sylvanès s’ouvre à la Danse de Michel Eghayan

 

Sylvanès s’ouvre à la Danse de Michel Eghayan

 

La Culture, oscille souvent entre élitisme, transgression et conformisme. A Sylvanès, le fondement est la musique sacrée dans tout son spectre. Alors aujourd’hui, voulant sortir de sa « chapelle » Sylvanès, curieuse s’ouvre à la Danse. Oh, pas question de proposer des ballets classiques, poncifs académiques vus et revus ! 2011 sera donc pour l’abbatiale cistercienne la rencontre avec le monde chorégraphique. Un homme pouvait venir initier cette démarche d’ouverture : Michel Eghayan le chorégraphe lyonnais, élève de Margaret Craske et Merce Cunningham. Il propose aux festivaliers une œuvre surprenante alliant le geste, le mouvement et la paléoanthropologie… Ne partez pas, soyez curieux dis-je !... Ce spectacle intitulé « Rêves en évolution » composé de deux pièces est construit autour de l’expression des sources de la danse extirpée des origines de l’humanité. Michel Eghayan avec Pascal Picq du Collège de France ont travaillé ensemble pour créer un spectacle qui jette un regard sur la pluralité des cultures humaines. Le chercheur précise : « N’en déplaise à la longue tradition de l’échelle des espèces héritée du fond des âges de la pensée anthropocentrique occidentale, la bipédie n’est pas apparue à la suite d’un coup de rein audacieux décidé par un ancêtre grand singe fatigué de sa condition simiesque et brusquement animé d’un désir de devenir humain. Ce n’est pas la bipédie mais des bipédies qui descendent des arbres. Il y a même une forêt de bipédies. Mais comment exprimer cette diversité des déambulations sur deux pieds ? » C’est là, qu’intervient Michel Eghayan pour rendre abordable un propos d’universitaire : « Faire se rencontrer science et arts, c’est un projet   scientifique par la rigueur des connaissances mises en scène, et un projet artistique par la rigueur de la danse. L’évolution du spectacle est une évolution en soi. »

Samedi 16 Juillet à 21 h : Aire du cloître de l'Abbaye de Sylvanès

« RÊVES en EVOLUTION » Autour des Origines et du Devenir de l‘Homme

Création Chorégraphique de MICHEL HALLET EGHAYAN avec le conseil scientifique de

Pascal PICQ, paléoanthropologue au Collège de France- Musiques de Gilles COLLIARD, Guy LATHURAZ, Jean Christophe DESERT -et les danseurs de la Compagnie de Danse HALLET EGHAYAN -  Tarif A : 23 €  / Tarif B : 20 €  / Tarif C : 12 € / gratuit - de 13 ans

Renseignements et réservations : Tel. 05 65 98 20 20 – www.sylvanes.com/

Sylvanès : splendide et émouvant concert en l’abbatiale

Emilie Boudeau et Bertrand Dazin ont chanté Pergolèse, Bach et Purcell2.jpg

Loin des sempiternelles commémorations républicaines du 14 juillet, le festival de l’abbaye de Sylvanès proposait jeudi 14 juillet une soirée dédiée aux grands noms de la musique classique. Purcell, Bach et surtout Pergolèse étaient au rendez-vous, interprétés avec maestria par l’Ensemble Baroque de Toulouse et les solistes Emilie Boudeau et Bertrand Dazin.

Michel Brun, directeur de l’ensemble instrumental, a ouvert le concert par une interprétation gracieuse, fine et subtile de la fameuse Suite en Si pour Flûte de Jean-Sébastien Bach. Si le titre est parfois oublié par certains, tout le monde a en tête les premières notes du dernier mouvement de cette suite, la fameuse « Badinerie », bien connue de tous les flûtistes !

Rejoint ensuite par la soprano Emilie Boudeau, l’une des « perles » lyriques de Sylvanès, et l’alto Bertrand Dazin, l’ensemble Baroque proposait une exécution majestueuse de pièces d’Henry Purcell, compositeur anglais du 17e siècle. Avec passion ou avec fougue, allégrement ou tragiquement, ils ont interprété des extraits des opéras ou « masques » du plus grand compositeur baroque britannique. Un intermède non prévu - la rupture d’une corde du premier violon de l’Ensemble - a aussi permis au public de savourer un solo a capella de Bertrand Dazin qui s’est prêté au jeu de l’improvisation avec humour et brio !

Enfin, la pièce maîtresse de ce programme baroque, le célèbre Stabat Mater de Pergolèse, a été rendue dans toute sa splendeur par les artistes. Œuvre tragique, tant par son sujet que par les circonstances de sa composition (Pergolèse l’a terminée quelques semaines avant sa mort, à l’âge de 26 ans), ce Stabat  Mater est particulièrement représentatif du style de son compositeur. Les deux solistes et les six instrumentistes ont su exprimer avec force et intelligence les multiples couleurs qu’elle revêt. Leurs voix s’enlaçaient, se fuyaient, se retrouvaient dans de subtiles dissonances, portées par une marche rythmique douloureuse sous la direction précise et inspirée de Michel Brun. Les quelques 500 personnes du public présent ce soir là ont positivement été emportées dans les sphères merveilleuses de la musique sacrée et attendent avec impatience le retour de l’Ensemble baroque de Toulouse le 31 juillet prochain pour l’opéra Orfeo et Euridice de Gluck.

12/07/2011

34e Festival de Sylvanès : Le Pèlerin ouvre « la voix »

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Ouverture réussie pour le 34e Festival de l’abbaye de Sylvanès : après la fougue made in US de la Duke Ellington School of the Arts, le triomphe attendait la seconde édition de l’oratorio jacquaire Le Pèlerin.

 Fort du succès rencontré l’an dernier lors de la création de cette œuvre, le Festival de Sylvanès a cette année fait le pari de programmer à nouveau l’oratorio composé par le père Gouzes et scénarisé par Jean François Capony. Plus de 70 choristes, et un public venu en grand nombre (500 personnes sur toute la soirée de concerts) peuvent témoigner de la réussite de ce pari. Avec une générosité sans égal, les choristes amateurs ont travaillé sans relâche pendant une semaine cette œuvre singulière, composée de chants épars écrits par le père Gouzes et réunis par Jean-François Capony, scénariste et directeur musical. Guidés par la voix inimitable de Michel Wolkowitsky, impeccable dans le rôle du pénitent touché par la grâce et ses rencontres, les chanteurs se sont donnés tout entier, dans l’allégresse, le recueillement et la ferveur. A leurs côtés, les solistes Béatrice Gaussorgues, Vincent Hautcoeur, Hélène Leroy et Jean-Philippe Fourcade ont donné la réplique avec brio. Et le public, tout à la joie de ce moment merveilleux, a partagé leur route imaginaire et, peut-on dire, féerique, vers une Saint-Jacques de chants et de lumière. Le père Gouzes, lui-même très touché par la prestation des choristes, a chaudement remercié et salué leur travail à la fin du concert, alors que toute l’assistance s’était levée pour salve nourrie d’applaudissements. « Vous avez su donné à cette assemblage de pièces hétéroclites une véritable cohérence, une harmonie, et je vous félicite de ce succès », a-t-il commenté à la fin du spectacle.C’est un donc un début sous de très bons auspices pour le Festival de cette année. Un public qui répond présent, des ensembles en grande forme et généreux, pour une ambiance chaleureuse et des spectacles d’une grande qualité.

05/07/2011

Entretien avec Michel Wolkowitsky

Pour le directeur de l’abbaye et maire de Sylvanès, l’ouverture du  festival éponyme est toujours l’instant comparable à celui du plongeur de haut vol : peur fugace et montée d’adrénaline. Michel  Wolkowitsky livre dans cet entretien au delà du simple espoir de  
réussite de la saison culturelle et touristique, les lignes forces de  son engagement pour l’Aveyron et son Sud en particulier.

Michel Wolkowitsky

 

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Les enfants du Duke à l’abbaye de Sylvanès

De Washington à Sylvanès, de la Maison Blanche d’Obama à l’abbatiale du père Gouzes, il n’y désormais plus qu’un pas ! Et les étudiants de la Duke Ellington School of the Arts (DESA), une prestigieuse école de musique et d’art dramatique du Nouveau Monde, s’empressent de le franchir.

les étudiants de la Duke Ellington School of the Arts Parrainé par la First Lady Michel Obama.jpg

 

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