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26/08/2011

Un « Galliano sextet » magnifique a joué Bach et Piazzola

 

richard galliano,sylvanès

Richard Galliano et son quintet de cordes ont enchanté le public sylvanésien. Quelquefois le commentateur est sujet à la maladie des superlatifs. Là, qui peut le contester, les 700 spectateurs ont assisté au meilleur concert de l’été aveyronnais. Tout y était, communion avec le public, virtuosité, générosité, talents  d’interprétation. Fusionnel serait l’adjectif le plus adapté à la façon de jouer de Richard Galliano. Imbriqué avec son accordéon qui l’enserre de ses bras de cuir noir, il danse avec lui avec frénésie et joie. La transe légère du musicien qui sait qu’il touche au cœur son public. Bach, Piazzola frères ou cousins sous les doigts de Galliano. Là, rien de convenu… On applaudit entre les mouvements du Cantor de Leipzig, quelle importance ! L’essentiel étant la joie du plaisir partagé. A ses côtés, Galliano à parmi les musiciens les plus en vue du moment. A leur tête, le 1er violon, Nicolas Dautricourt joue avec la puissance du tailleur de pierre et la précision d’un horloger suisse. Avec lui, Bertrand Cervera, 2d violon, Jean-Marc Apap, alto, Eric Levionnois, violoncelle, Stéphane Logerot, contrebasse…Tous les cinq heureux de jouer sous ses voûtes médiévales. D’ailleurs au passage, ceci pour les groupes toujours très attentifs à la qualité de leur son et sensible au placement de leurs micros et aux balances qui n’en finissent pas…Richard Galliano et ses musiciens jouent avec le plus efficace des amplificateurs. L’acoustique de l’Abbatiale de Sylvanès. Et croyez-moi où qu’on soit dans le public, assis dans les chapelle, près de l’orgue ou proche du chœur la qualité sonore explose en un feu d’artifice auquel personne n’aurait voulu ce détacher. Trois rappels. Pas de ceux consentis parce que : « bon on bâcle ça et puis on rentre », non ! Des rappels enthousiastes et dynamique jusqu’au bout tous les musiciens debouts et unis dans la volonté de donner le mieux et –osons le- avec amour… Richard, permet-nous : « reviens quand tu veux… ! »

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