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23/07/2012

Michel Simonin : Montaigut? C’est un moment fort d’animation pour le territoire!

 

Le 23ième Festival de théâtre du Château de Montaigut de la commune de Gissac, se déroulera du 1er au 16 août. En 23 éditions, ce sont prés de 200 représentations, presque 35000 spectateurs et combien de comédiens et d’artistes ? L’an passé, un temps menacé de disparaître, le Festival du Château de Montaigut retrouve une seconde jeunesse avec l’investissement de volontaires et de bénévoles motivés. Le créateur, l’initiateur de l’évènement, Michel Simonin, répond à nos questions.

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Quelle est l’idée force qui constitue le festival de Montaigut ?

 

Michel Simonin : C’est un moment fort d’animation pour le territoire qui va démarrer dans cette période estivale. Tous les membres de l’association et tous les salariés se mobilisent pour cela ! Il n’y a pas de festival de théâtre, comme tel, dans l’Aveyron. Chaque année on essaie de créer  un « petit Festival d’Avignon » dans la cour du Château de Montaigut. Et maintenant le festival est attendu par beaucoup de monde. Certaines personnes décalent même leurs vacances pour être là du 1ère quinzaine d’août chaque année !

 

 

 Quel public vient à Montaigut?

 

Michel Simonin : Nous avons un public d’habitués, environ 70%, ce sont des aveyronnais dont des personnes qui ont des résidences secondaires en Sud-Aveyron, les 30% restant sont des spectateurs de passage.

 

 

 Avez-vous une ligne directrice pour la programmation ?

 

Michel Simonin : Nous souhaitons privilégier un Théâtre populaire avec des grands spectacles et beaucoup de comédiens sur scène mais sans choisir une thématique particulière. On considère que les spectateurs doivent pouvoir choisir. Cette année, nous aurons 8 grandes représentations, avec des grands classiques, Molière Shakespeare, un vaudeville de Feydeau puis nous aurons une touche contemporaine avec un conte pour adulte Le Chaperon rouge de Renaud Icard  qui sera joué deux soirs de suite. Au milieu du festival, nous avons décidé d’organiser une grande soirée dédiée à Shakespeare avec 2 comédies « Les deux gentils de Verone » et « Tout est bien qui finit bien » qui seront jouées le même soir avec un repas entre les deux représentations. Nous essayons aussi de ne pas négliger le jeune public. Ainsi 9 représentations de « Graine de chevalier » seront proposées dans et autour du château. Je pense que cette année nous avons « fait fort » avec une programmation réussie, avec de grands spectacles !

 

 

 Comment réussissez vous à réunir le tour de table financier du festival ?

 

C’est un festival qui dure mais c’est difficile ! On est en milieu rural ! Nous essayons d’animer le territoire culturellement et de faire venir tous les publics, donc ça entraîne un prix d’entrée peu cher, avec un nombre de place réduit de maximum 200 ! En plus comme on prend des grands spectacles qui sont souvent chers, choisis au Festival off d’Avignon et avec  beaucoup de comédiens, parallèlement à cela les subventions diminuent. Donc c’est difficile ! Heureusement le Conseil général et la Communauté des communes nous soutiennent ce sont nos 2 piliers financiers, auxquels je n’oublient pas le soutien des spectateurs fidèles. L’an dernier nous étions à une charnière Arrête t-on le festival ou le poursuit-on ? La décision a été prise de continuer avec plus de bénévoles pour assurer la logistique, le montage des gradins etc. Que ferait le territoire sans le château de Montaigut  et le festival de théâtre ?

 

 

 Le risque de diminution des subventions est là, alors que faire pour durer ?

 

Michel Simonin :En milieu rural, il faut créer des animations fortes et de qualité, En Sud-Aveyron, nous avons la « chance » d’avoir deux pôles complémentaires avec l’Abbaye de Sylvanès, son festival de musiques sacrées et du Monde et le château de Montaigut, son festival de théâtre, c’est complémentaire ! La culture n’est pas une compétence obligatoire du Conseil général ni de la Communauté des communes, alors quand les budgets publics diminuent le risque est que l’institution et les élus se réfugient dans les compétences comme les routes ou le social. Pour l’heure, même si c’est difficile, avec les aides apportées en 2012 on arrive à tenir !

 

 

 Propos recueuillis par Marc Ayral

 

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