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21/08/2012

Danse indienne, jazz : les racines universelles

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Didier Lockwood et Raghunath Manet, comme deux amis, complices et joueurs, ont donné aux auditeurs de Sylvanès un spectacle vif, enjoué et surtout intuitif. Au moins, pour ce dernier qualificatif, en apparence, car, avec la belle voix d’Aurélie Claire et les percussions indienne de Murigan frère réincarné d’un Max Roach, tant son scandé et vif et alerte, l’expression se nourrit du talent et d’une technique maîtrisée. Les deux phares de la soirée sous titre leur œuvre de « rencontre de deux cultures ». A y bien regarder et à y bien écouter, en creusant, c’est au mois 4 cultures que le mélomane et passionné de danse pourra dénouer. Bien sûr, le jazz est là, les fans de Lockwood n’en attendaient pas moins. Mais le violoniste et ami du regretté Stéphane Grapelli ne se laisse pas enfermer et étiqueter. Même s’il nous joue une respiration à la trompette semblant, en fermant les yeux, faire référence au grand Miles Davis, il joue avec une fibre de musicien classique, habité et engagé dans son récit. De son côté, Raghunath Manet danse et chante un staccato indien que les spectateurs renvoient à son invite dans un répons malicieux. Le béotien apprécie. Du Bollywood à fleur de peau, du tango échevelé et transgressif, et surtout une folie gitane dans toute la fibre interprétative. Superbe !
Omkara c’est le nom qui désigne le son originel, celui de l’architecte suprême, Shiva. Oui, c’est sûr bien plus que deux ou quatre cultures, universelle œuvre ! Bravo !

Marc Ayral

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