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15/07/2014

Ouverture du 37ième Festival international de Sylvanès : des ténèbres à la lumière.

Le De Profundis d’André Campra a inauguré la 37ème édition du Festival international de l’abbaye de Sylvanès dimanche 13 Juillet. Rolandas Muleika, à la tête de l’ensemble vocal et instrumental AntiphOna, s’est inspiré des psaumes et des lieux pour construire ce programme d’ouverture.
« Le psaume De Profundis touche à l’essentiel de la vie, sur ses épreuves, sur la foi » a-t-il expliqué de son léger accent lituanien.

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Avec l’ensemble AntiphOna à Toulouse, il s’attache à restituer les conditions d’interprétation de la musique baroque, notamment en utilisant les instruments anciens (théorbe, flûte basse, basse de viole, timbales, trompette naturelle...). Les spectateurs de Sylvanès ont ainsi été transportés dans l’ambiance musicale du Grand Siècle à la Chapelle Royale de Versailles. Le son brillant de la trompette s’est élevé pour les Fanfares de Jean-Joseph Mouret. Le chef de chœur et chef d’orchestre a exprimé son émotion renouvelée de diriger à Sylvanès. Selon lui, l’Abbaye est depuis près de 40 ans un lieu de rencontre et de partage grâce à la musique. À l’instar de Michel Wolkowitsky, directeur artistique du Festival, il pense que la musique permet d’espérer un avenir meilleur, de dévoiler le côté positif de l’humanité. À la fin du concert, Michel Wolkowitsky a rappelé son soutien au mouvement des intermittents « parce que la vie culturelle est en danger ». Pour finir, le joyeux et solennel préambule du Te Deum a été repris en remerciement au public enthousiaste.
Le lundi 14 Juillet, le chef de l’ensemble Vocal Unité,

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Christian Nadalet, a choisi des œuvres a capella qui « parlent à l’âme ». Les voix des trente choristes, tendues sur le fil du silence, ont rendu le calme, les regrets, « le vaste scintillement des mondes » des poèmes écrits par Camille Saint-Saëns lui-même, compositeur à la vie semées d’épreuves. Après cette « entrée en intériorité », l’auditoire était préparé à entendre la Light Mass ou Messe Jazz de Vytautas Miškinis, œuvre particulièrement originale, presque dansante, interprétée avec piano, contrebasse, batterie et accordéon. Avec « un Miserere plein d’espoir » selon Christian Nadalet, cette composition contemporaine a ouvert de nouvelles interprétations aux textes habituels de la messe.

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