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29/08/2018

Gissac ; Tout feu, tout flamme

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Le samedi 18 août, pour le repas de l'amitié offert aux habitants du village, le 18 août dernier, le tout nouveau barbecue inauguré, comme il se doit, par Michel Arvieu, Maire de Gissac et son conseil municipal, était l'objet de toutes les attentions. Lorsque le ruban fut coupé, les 130 convives se pressèrent autour du bar où les attendaient, outre les boissons variées, quiches, pizzas, farçous rouergats et autres pâtisseries salées. Tout en dégustant ces délicieuses entrées on reprenait contact et renouait les liens distendus par les occupations multiples. Tandis que quelques membres du Comité des fêtes, selon une technique désormais bien rodée, disposaient tables et chaises à proximité, Fabien, "grand maître du feu", s'activait devant les braises jusqu'à obtention de la température idéale, condition indispensable pour une grillade réussie. Après ces préliminaires, on passa aux choses sérieuses . Le menu était alléchant et goûteux: assiette de charcuterie, saucisse grillée entourée de ses pommes de terre aux artichauts et tomates, fromage et assortiment de pâtisseries...Rien de mieux qu'un repas savoureux pour oublier les soucis !. Les discussions sont allées bon train jusqu'à tard dans l'après midi, instants privilégiés permettant à chacun un bon moment d 'échanges, en toute simplicité. On se quitta à regret. Pari tenu cette année encore ! Quant au barbecue, jugé u bon pour le service >, il est amené à vivre des moments intenses durant les joyeuses cousinades et autres agapes villageoises. M.H. Viala

Photo : Michel Arvieu (maire), aux côtés de Michel Simonin (1er adjoint) coupe le ruban d'inauguration.

27/08/2018

Le festival de Sylvanès s’achève au Pays Basque et en Occitanie.

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« Cric crac lo conte es acabat ». Cric crac les dernières notes se sont envolées sur les têtes des 700 spectateurs venus de tout le département et d’ailleurs, en présence de Jean-François Galliard, président du Département. Dimanche 26 août les basques du cœur d’hommes Oldara ont clôturé la 41ème édition du festival de Sylvanès. Oldara, bien nommé car cela se traduit par les mots élan ou impulsion. Ce qui ne peut que combler le maire et directeur de l’abbaye, Michel Wolkowitsky, qui ne cesse depuis plus de 40 années de poursuivre son idée d’un développement du territoire grâce à la Culture. Ceci, plaisant sûrement aussi au premier des aveyronnais assis dans l’abbatiale. Oldara a donc de ses voix chaudes séduit les mélomanes. La variété du répertoire, certes basé sur les traditionnels chants basques, a permis de découvrir -entre autres- « habaneras » et polyphonies russes. Dirigé par Inaki Urtizberea, les 15 choristes ont fait entendre « des couleurs » et des timbres de voix qui ont donné à leur interprétation une richesse et une profondeur frappante. Le dernier rappel clôturant un festival d’une grande qualité et variété, qui aura séduit les nombreux visiteurs de cette très petite commune de 105 habitants du sud-Aveyron. Mais les nourritures spirituelles ne remplaçant jamais les nourritures terrestres, ensuite, chacun aura pu composer son repas en déambulant au milieu des étals des producteurs locaux dans la prairie de l’Abbaye ! Puis dans la soirée, sur le parvis de l’Abbatiale ce fut les tous derniers moments du festival sous la forme d’un balèti occitan et son incontournable danse du brise-pieds proposé par le groupe Los d’endacom. « Uéi es acabat, a l’an que ven » pour la 42ème édition du festival de Sylvanès.

20/08/2018

Sylvanès étonne : De Gounod à un « Round Midnight » gitan.

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Mercredi 15 août le festival de Sylvanès a proposé en ouverture d’un concert consacré à Charles Gounod, l’oratorio de Saint-François d’Assise, Le St affricain René Poujol (ancien rédacteur en chef du Pèlerin) en disait ceci sur les réseaux sociaux : « Il a été créé en 1996 au Festival d’Auvers-sur-Oise animé par Pascal Escande, sous la direction de Michel Piquemal et donné, depuis lors, une ou deux fois seulement. C’est le même Michel Piquemal qui, à Sylvanès, a enthousiasmé le public avec cette œuvre concise toute d’intériorité qui touche au sublime et vous arrache des larmes. » Les voix de Gilles Ragon (ténor) et Patrice Berger (basse). Bénédicte Roussenq, soprano, et les musiciens de l’orchestre Contrepoint donnèrent aussi à écouter ‘’ la Messe de Sainte Cécile’’. René Pujol poursuivant interrogatif : « Comment comprendre qu’un compositeur comme Charles Gounod, soit à ce point méconnu du public français et aussi peu joué, hormis son Faust ? Un immense merci à Michel Wolkowitsky (…), de nous avoir offert un tel moment de bonheur. »

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Dimanche 19 aout, au milieu de la nuit, la « médianoche » vint l’heure des Gitans, l’heure de chanter l’amour et la mort, un autre « Round Midnight ». Dans l’aire du cloître, le toulousain Vicente Pradal et sa troupe ont enchanté de leurs volutes musicales une belle et chaude soirée propre à la vallée du Cabot. En rat de bibliothèque, après des heures et des heures passées dans les rayonnages madrilènes, Vicente Pradal a réuni des chansons -romances et villancicos- d’auteurs anonymes ou connus comme Juan del Encina et Gil Vicente pour proposer un spectacle musical enjouée et jubilatoire. De belles heures musicales variée à nouveau proposée à un public au rendez-vous d’un Festival dont la notorité ne cesse de grandir. A suivre les prochains concerts, de musiques classiques à l’orgue et de polyphonies basques.

13/08/2018

Rajasthan et Andalousie réunis dans la tradition gitane

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Orage, ô gitans bienvenus ! Aurait pu déclamer le poète. Ce dimanche 12 août, les Ensembles « Calle Cerezo Flamenco » et Dhoad Gypsies from Rajasthan », finalement accueillis dans l’abbatiale pour cause d’une pluie ici tant attendus, se livrèrent à une partie de ping pong musical. Heureux de mêler leurs traditions musicales, l’une la gitane descendant de l’autre l’indienne du Rajasthan. Les danses illustrèrent parfaitement cette prégnante généalogie. Une couleur, un rire, un plaisir vrai des musiciens et de la danseuses indiennes ; une profondeur, une noirceur, une plainte apparente des « gitanos » andalous. 900 spectateurs sous le charme de l’enthousiasme partagé des musiciens réunis dans ce melting pot familial. Percussions centrales dans une musique énergique de part et d’autre. Puis vint Alejandra Gonzalez, qui hypnotisa le public par son flamenco puissant. Vêtue d’une robe noire avec laquelle elle a joué dévoilant ses jambes et ses pieds montrant ainsi le mouvement de son instrument à elle, le « clap-clap » de ses chaussures sur le parquet de la scène. Virevoltant ou statue expressive, l’andalouse en fin de set souleva un tonnerre d’applaudissements, pendant que dehors l’orage grondait. Réunies avec Ratna Sapera la danseuse du Rajasthan, l’effet des danses combinées se mariant à merveille chacune des danseuses servant l’autre pour réaliser de magnifiques figures illustrant leur proximité et leur complicité. Le public heureux ne peut qu’en redemander ! Merci Sylvanès !

06/08/2018

Un public nombreux pour 3 concerts à Sylvanès

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Formidable fin de semaine musicale, avec 3 concerts remarquables, le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé en répondant présent. La trompette de Bernard Soustrot, vendredi 3 août, le Requiem de Fauré dirigé par Jean-Michel Hasler et, Pavel Sporcl dimanche 5 août. Oui trois beaux moments de musiques qui relancent, en ce début de mois d’août, le festival de Sylvanès qui ne faisait pas salle comble durant ses premiers jours en juillet. Ce qui posera la question de la réduction de la durée du festival. A suivre ! Dimanche soir, Pavel Sporcl et l’Ensemble Gypsy way ont donné à entendre des mélodies connues du répertoire classique jouées à la tzigane. Ainsi, Brahms et ses « danses hongroises », Khatchaturian et « La danse du sabre » ont côtoyé un programme plus populaire de musiques bohémiennes. Au milieu de cela, un bijou de délicatesse l’ « avé maria » d’Astor Piazzola, sublimement porté par les 4 musiciens : Jan Rigo à la contrebasse, Tomas Vontszemu au cymbalium, Zoltan Sandor à l’alto et bien sûr le violon virtuose de Pavel Sporcl. Ce dernier dans tous ses morceaux semblant jouer comme si de rien n’était, tant il maîtrise son art, ses morceaux, récitant, quelquefois à en paraître détaché. On regrettera, cette désormais habitude, de commenter ou présenter les morceaux dans la langue de Shakespeare, les artistes oubliant que le public apprécie qu’on lui parle dans sa langue. Ceci étant une façon de le remercier d’être venu. Histoire de dire que la musique se suffit à elle-même… Rien que la musique toute la musique !