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21/09/2003

St Maurice est de retour!

La fête votive de Balaruc le Vieux, hommage des balarucois à leur St Patron, est pour la troisième année consécutive inscrit dans le calendrier des manifestation locale. Certes, cet événement se cherche.

L'an passé, un petit concert, un défilé de chevaux, un apéritif les moyens et les initiatives sont loin d'être à la hauteur de ceux des médiévales. Et pourtant la fête de Balaruc c'est la St Maurice, en atteste les textes vu par Albert Fabre qui indiquent : "De toute ancienneté, dit un compte de dépense, les consuls ont accoutumé d'acheter deux chapeaux et quelques rubans de soie pour faire courir et sauter pour la "Sollelnizaon", solennisation de la dite fête. On y dépense de 15 à 20 livres par an." Belle somme pour le XVIIème siècle! Aujourd'hui la St Maurice revient à pas feutrés. Loin du potentiel important de spectateurs que représente la vague touristique estivale, rien ne serait-il possible? La fête vouée à St Maurice et sa symbolique cultuelle et culturelle devra t-elle être sacrifiée sur l'autel du tourisme? Les balarucois ont une tradition à pérenniser. N'y a t-il pas plus belle fête que celle qui est construite par ceux qui la préparent et pour ceux - les mêmes- qui la vivent. Le Languedoc a une culture ancrée, riche des influences de son histoire. Un fête comme celle de la St Maurice se doit de reprendre sa place, toute sa place. A tous de se mobiliser! Dans ce cadre Jean Garcia mosaïste et élu a construit une autre mosaïque pour remplacer celle qui avait été sujet de controverse. On se souvient que l'auteur a revendiqué des droits sur le dessin qu'il avait réalisé à partir des armoiries de la commune. Après négociation et un chèque de 6500 € pour le réclamant il a été décidé de détruite la mosaïque litigieuse et de la remplacer par une autre dont le dessin respecte scrupuleusement le blason historique du village.
Ce dimanche 21 septembre à 10h30 place de la Mairie, la veille de la St Maurice, la nouvelle mosaïque sera inaugurée et bénit par le prêtre de la paroisse suivi d'un vin d'honneur.

Marc Ayral ©

10/04/2003

Manuela et Daniel au fournil balarucois!

medium_boulangers.jpgDepuis quelques jours les balarucois sont accueillis par une nouvelle boulangère, Manuela!

Au pétrin son époux Daniel attaque la levée de la pâte à 2h00 du matin : C'est ainsi plusieurs fournées qui passent entre les mains de Daniel. "Notre objectif", précise cet ancien formateur en boulangerie, "est de proposer à la clientèle balarucoise du pain chaud toute la journée, préparé avec des farines sélectionnées en provenance de l'Aveyron" Pour sa part Manuela insiste sur le fait qu'une boulangerie de village à une dimension de service, notamment en proposant la presse et en particulier le journal local le plus lu dans notre région! Alors si vous appréciez le bon pain, la bonne viennoiserie en même temps que la lecture de votre quotidien préféré Manuela et Daniel seront heureux de vous servir!

20/12/2002

Image insolite de la Crique de l'Angle

Image insolite de la Crique de l'Angle de Balaruc le Vieux :
medium_pc120019.jpgLors des pluies diluviennes de la semaine dernière, un des taureaux de la manade de l'Horte dont le propriétaire n'est autre qu'Alex Evangelisti, père d'Aurélien, assiste impassible à la montée des eaux du canal de l'Agau. On pourrait croire à une image de la Camargue provençale, mais non, c'est bien aux pieds des remparts du village du Muge que se déroule cette scène peu courante; au contraire des eaux rageuses de l'Avène qui ont inondé la rue du Moulin et le chemin de la rivière. Bestialement…

13/07/2002

Fête du Cheval : La Doma Vaquera à l'honneur

Alex Evangelisti aime l'art équestre et la tauromachie; Ses origines, sa passion, l'ont animé comme une force décuplée pour donner aux spectateurs de Balaruc le Vieux des spectacles d'année en année de plus en plus beaux, ce sera encore le cas Samedi 20 juillet à 21H00, place du jeu de ballon où Olivier Boutaud champion de France à de multiples reprises de Doma Vaquera présentera les techniques de cette tradition andalouse. Coup de projecteur sur une tradition équestre bicentenaire
medium_evangelisti.jpg
La Doma Vaquera est née au XVIII siècle. C'est l’équitation de travail typiquement espagnole. Elle est utilisée dans les ganaderias -élevages de taureaux de combats- présentes sur une grande partie du territoire espagnol. Les vaqueros -les vachers espagnols- travaillent au quotidien avec leurs chevaux pour trier le bétail, tester la bravoure des vaches et des taureaux, ou encore pour déplacer les troupeaux. Il arrive aussi qu’elle soit utilisée dans les élevages de chevaux, toujours dans le but de mener et de trier les bêtes. Au fil des siècles, la Doma Vaquera s’est codifiée de façon importante. Elle est devenue aujourd’hui une équitation sportive intégrée à la Fédération Hippique Espagnole. Celle-ci organise avec le concours des différentes associations, le championnat d’Espagne, d’Andalousie, ainsi que les concours internationaux, notamment en France. Afin de pouvoir faire son travail dans les meilleures conditions possibles, le vaquero a besoin d’un cheval agile et de confiance. Les taureaux de combats sont des animaux vifs, le cheval doit donc avoir suffisamment de sang , de force et d’agilité pour pouvoir faire face au danger, tout en restant soumis à son cavalier. Il peut arriver que le vaquero se trouve confronté à une vache qui refuse d’entrer dans un corral et qui fait demi-tour. Dans ce cas, il doit pouvoir arrêter son cheval, même si il est lancé au grand galop, ou choisir de lui faire faire un demi-tour. Le travail au champ, c’est aussi de longues journées de marche à travers de grandes étendues. Les chevaux sont, par conséquent, aussi choisis pour leur endurance et leur robustesse. Enfin, il faut des chevaux rapides, pour rattraper les bêtes qui s’échappent du troupeau, ou pour éviter la charge d’un taureau. Dans un premier temps , les vaqueros utilisaient un cheval élevé dans les marais espagnols : le jaca. Ce cheval robuste a peu à peu disparu suite à des apports répétés en sang anglais et arabe. Aujourd’hui, le cheval le plus répandu est l’hispano-anglo-arabe. Cette race qui a son propre stud-book en Espagne, allie la noblesse de caractère du cheval espagnol, la rapidité du pur-sang, et l’endurance du cheval arabe. Le pur-sang anglais est aussi très apprécié en concours pour son style et sa facilité à marquer les accélérations au galop Depuis les années 60, la fédération espagnole organise des concours officiels avec des championnats régionaux et nationaux. En France, c’est en 1985 que se crée la Fédération Française de Doma Vaquera. Elle organise des concours régionaux et le championnat de France aux Saintes Maries de la mer La doma vaquera en compétition consiste essentiellement à dérouler une reprise avec des figures imposées sur une carrière de 40x20. On trouve trois niveaux de reprise : La reprise de jeunes chevaux, la reprise de chevaux dressés et la reprise intermédiaire (voir détails ci-contre) En France, Olivier Boutaud est avec Denis Marquès une éminence "grise" de la spécialité en rapport avec la couleur de la tenue traditionnelle.

02/06/2002

Balaruc le Vieux rayé de la carte?

Dans sa dernière livraison de plaquettes et cartes vantant la douceur du climat, la gastronomie sétoise, l'accueil des gens du pays de Thau, l'office de tourisme de Sète semble ignorer que Balaruc le Vieux existe bel est bien perché au sommet du "Truc".

La lecture attentive de la carte du Pays de Thau fait disparaître le village des remparts. Le balarucois "du vieux" appelé aussi "enfangatch" -parce qu'il livre depuis des centaines d'années la boue aux bains tout proches- est resté bouche bée de cette disparition, sûrement involontaire. Néanmoins les conversation sont allées bon train. Même si ici il n'y a pas le club des frites, il n'en demeure pas moins que le verbe est haut et l'esprit de clocher n'admet pas une aussi grosse"cagade"! "Ils le savent pas à l'office de tourisme de Sète qu'on existe depuis plus de mille ans. En ce temps là, Sète n'était qu'une lagune hébergeant des colonies de moustiques! Au cas où ils auraient oubliés, à Balaruc le Vieux, aussi, il y a une histoire, des traditions, un terroir, une gastronomie, des sites remarquables." Sans oublier lo Mujòl de Balaruc, un animal totémique gentil mais moqueur, c'est de circonstance. Certes ses 1804 habitants ne parlent pas ou presque plus l'occitan mais à l'adresse des sétois qui ont en charge la promotion du tourisme sur Sète et sa proche région et du haut du clocher de l'église millénaire de St Maurice, les Balarucois crient en cœur : "Balaruc, mon vilatge es jamai mòrt!" Balaruc, mon village jamais ne mourra!