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08/10/2006

Archimbaud : Stopper l'urbanisation sur Thau!

medium_bouzigues.jpgJean-Claude Archimbaud, ancien président des conchyliculteurs, restaurateur et ostréiculteur bouzigaud, vient de déclarer dans la presse avec un certain courage qu'il était temps d'arrêter l'urbanisation sur le pourtour de Thau.

Plusieurs sites sont désignés : Le projet énorme de Zac à Motbazin (bassin versant de La Vène et un lotissement supplémentaire à Bouzigues)

Voilà une déclaration qui va dans le sens de la préservation des caractères économique, sociaux, environnementaux et culturels du Bassin. Au passage il fustige la position du Maire de Bouzigues qui fait leforcing auprès du Préfet pour obtenir une dérogation pour permettre la construction d'un lotissement dans le périmètre interdit dans le schéma de mise en valeur de la mer. Lequel Maire, sans vergogne avait bataillé pour que le dit "schéma" soit appliqué dans les plus bref délai. Mais l est vrai que c'était opportun du point devue politique. Les professionnels de Thau étaient à ce moment là en bagarre avec les élus pour les contraindre à être restrictifs sur les aspects essentiels des contraintes définies par le "Schéma". Encore une fois, faite ce que je dis mais ne faite pas ce que je fais. Jean-Claude Archimbaud, a dans son coup de gueule reconnu, les errements des ses collègues, quelquefois peu scrupuleux sur les notions de qualités sanitaires, mais il a aussi rappelé le travail énorme qui était effectué depuis des années pour que les normes européennes soient appliquées dans les délais imposées. Si la profession survit, ces investissements devraient pouvoir être amortis.Il appartient aux élus, à tous les citoyens à ne pas céder aux pressions des lotisseurs. Le Prefet, à Bouzigues comme ailleurs ne doit pas céder. Il devra même être plus volontriste et faire plier ceux qui se sont installés sur des terrains en le cabanisant.

Marc Ayral ©

07/10/2006

Sauver Thau c'est protéger la Crique de l'Angle

medium_criq_angle.jpgTous les "partenaires" élus, riverains, conchyliculteurs, promeneurs, chasseurs, touristes, ont pris conscience à des dégrés trop disparates du risque que représente pour la santé de l'étang de ne rien faire ou si peu pour protéger de manière pérenne la Crique de l'angle. Les pluies d'automne qui lessivent les sols, qui grossisent le cours de l'Avène (La Vène), qui drainent les nombreux effluents de la zone commerciale de Balaruc Loisirs, ainsi que ceux des assainissements personnels des trop nombreuses constructions du versant ouest de la Garrigue balarucoise ajoutés à ce que certains ont imaginé comme "le nec plus ultra de l'écologie" -les assaisnissements par lagunage- accroissent le risque de départs d'efflorescences d'alexandrium (bloom).
En cela les études d'Ifremer, souvent contestées par la rudesse de leur conséquence, mais les chiffres sont têtus, montrent que la Crique de l'Angle est un bouillon de culture. Un "kyste d'Alexandrium" selon leur expression.
Face à cela, contrat de baie, schéma de mise en valeur de la mer, semblent peu peser sur la rapide dégradation des milieux. Seule un volonté coordonnée de tous les acteurs peut dans un délai moyen permettre que les bonnes décisions soient prises. Arrêt de la cabanisation, inetrdiction de toutes circulations automobiles côté Balaruc le Vieux comme côté Bouzigues-Poussan. Surveillance accrue afin que les incivilités nombreuses qui portent atteintes au milieu soient sanctionnées. Classement du site en réserve.
Il est encore temps avant que Thau devienne un bassin mort comme Berre. Aux élu (es) ou futur (es) d'en prendre conscience et surtout d'agir très vite.

Marc Ayral ©

20/06/2006

Conférence Presse : Non à la Méga Décharge

conférence de presse qui aura lieu demain MARDI 20 juin à 16 heures au domaine de Mujolan, organisée par la mairie de Fabrègues, en présence du député Robert Lecou, du maire de Fabrègues, de l'association des Gardiens de la Gardiole, des cabinets d'avocats Corinne Lepage, Coulombié/Gras, des représentants d'AREVA, etc...

Vous pourrez y constater que le projet SITA d'implantation d'un pôle multifilières de traitement et stockage de déchets est illégal ( non conforme aux règlements en vigueur) et que, en matière de gestion des déchets, l'intérêt général ne souffre plus que l'on s'enlise dans des solutions désastreuses qui ont prouvé leurs limites.

Nous y lancerons solenellement un appel à la mobilisation générale afin que les populations puissent ètre sensibles à la nécéssité d'aller exprimer leur opposition dans le cadre des deux enquêtes publiques conjointes qui ont lieu jusqu'au 13 juillet, ainsi qu'à la manifestation de ce samedi 24 juin 10 heures place de la mairie de Fabrègues.

Marc Ayral ©

11/06/2006

PETITION CONTRE LES LOISIRS MOTORISES DANS LES ESPACES NATURELS

medium_dscn2962.jpg4x4, quads, motos trials, motos-neige... La pénétration de nos espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés s'intensifie d'un bout à l'autre du territoire.Cette invasion provoque dans l'opinion un mécontentement grandissant. Les conflits d'usage se multiplient. C'est pourquoi, par circulaire, le 6 septembre dernier, la Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Nelly Olin, a jugé nécessaire de rappeler la loi et d'appeler les Préfets et les services de l'État à plus de vigilance.
En réaction, le lobby des loisirs motorisés - pratiquants et marchands confondus - a lancé une campagne agressive et mensongère pour exiger le retrait de la 'circulaire Olin'.

Face à cette offensive en règle, la " majorité silencieuse " que nos associations représentent, est en devoir de faire entendre sa voix. Nos organisations rappellent :

La circulaire n'est pas créatrice de droits nouveaux ; elle éclaire seulement l'application de la loi selon les nouveaux usages et la jurisprudence
La loi du 3 janvier 1991 qui encadre strictement la circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels répond à une demande sociale majoritaire
Nous encourageons toutes les pratiques de loisir de pleine nature qui excluent l'usage du moteur - telles la marche, le vélo, l'équitation - et qui s'expriment dans le respect du milieu naturel
Convaincus de la nécessité et de l'urgence de mettre un frein à l'invasion de nos espaces naturels par les loisirs motorisés, aux incivilités qui la fondent et aux exaspérations qu'elle provoque, nos organisations apportent ici au Ministère de l'Écologie et du Développement durable, sur ce dossier, le témoignage de leur soutien.

Elles invitent tous les citoyens attachés au calme, à l'air pur et à l'intégrité des paysages de France à signer en nombre cette pétition. Pour cela rendez-vous sur le site : http://petition.stmedd.free.fr/index.php

Photo : Le Bugarach (Aude)

Marc Ayral ©

27/05/2006

Des terres rouges pour les Près St Martin.

medium_blvx-des-terres-rouges-pour-les-pres-st-martin.jpgNombreux sont les balarucois interloqués et à se demander quel est l’important chantier de terrassement qui se déroule sous leurs yeux aux « Terres Rouges »?

Situées entre le magasin de bricolage et la route nationale 300 ce tènement particulier, essentiellement composé d’argile a une particularité intéressante pour les techniciens de la Cabt : Elle est semi imperméable. Ainsi les engins sont en train de récupérer cette terre sur un terrain qui appartient à la société Barbaud qui souhaite agrandir son magasin. Pour la collectivité c’est une aubaine dans la mesure où la Cabt s’est lancée dans un processus de réhabilitation des différentes décharges à ciel ouvert de son territoire. Ce matériau sert à recouvrir la dernière des 3 décharges à traiter après celles de Villeroy à Sète et de Goudas à Marseillan, c’est au tour des Près St Martin à Frontignan. Au total, 90.000 m3 de terre seront déplacées en 2 phases. D’abord, jusqu’en fin juin ou les pelleteuses profileront le tas de déchets et l’éloigneront des premières habitations pour atteindre une distance de 20 m. La première couche printanière et la seconde déposée de septembre à fin octobre permettront d’obtenir une couverture en forme de dôme d’une épaisseur d’un mètre qui pourra ensuite être mis en végétation. L’ensemble de l’opération de réhabilitation sur les 3 décharges est de 2.6 millions d’euros dont 1.5 est à la charge de la Cabt.

Marc Ayral ©

20/05/2006

La Gardiole et ses habitants n’acceptent pas d’ètre sacrifiés !

medium_fabreguespanneau_mail.jpg

Blog ouvert au communiqué de Presse du 17 mai 2006 ( en réaction aux affirmations de la campagne de presse SITA):
En 1967, le Préfet autorisait l’exploitation d’une décharge au « Thôt » dont la hauteur ne devait pas excéder 2 mètres 50. Peu de temps après, la durée d’exploitation était fixée à moins de 15 ans.
Aujourd’hui, 40 ans d’exploitation après, la hauteur de la montagne de déchets est de 32 mètres !


Et il semble que nos décideurs et certains industriels de l’ordure n’aient pas encore pris la mesure de l’aberration écologique qu’ils sont prêts à reconduire à Fabrègues, au pied du massif classé de la Gardiole, à une poignée de kilomètres de la décharge du Thôt ! Il suffit de lire les contes de fées écrits par SITA sur le sujet, de voir les belles images qu’elle fabrique et qu’elle diffuse, ou de découvrir qu’elle tente de manipuler nos enfants (via Internet), pour comprendre que rien n’a changé :
Les mêmes discours, les mêmes promesses !!

Mais quand il s’agit de réfléchir aux solutions alternatives à ces méga décharges pour enfin envisager l’avenir selon un développement durable et concerté : plus personne !
Plus personne parmi les « politiques » (à part quelques rares excusés) pour assister et participer ce samedi 13 mai au forum sur le casse tête des déchets organisé par les Gardiens de la Gardiole et Le Collectif Déchets (qui regroupe quasiment toutes les associations de défense de l’environnement de notre département).
Alors quoi ?
Sous le prétexte systématiquement avancé qu’ « il faut bien les mettre quelque part » (les déchets), peut on obliger, sans concertation, une population à subir un choix inique, archaïque et démesuré, qui va irrémédiablement sacrifier son cadre et sa qualité de vie et la valeur de son patrimoine ?
D’autres solutions existent qui vont à l’encontre des intérêts financiers de ceux qui ont le monopole du marché de l’ordure :
-Développement des moyens pour réduire les déchets à la source..
-Tri performant.
-Compostage réalisé dans de bonnes conditions.
-Méthanisation dans des unités de tailles plus performantes
-Petites décharges mieux réparties sur le territoire départemental et, selon les termes de la Loi, dans des lieux déjà dégradés et isolés.
-etc.

Rendez vous est pris pour l’enquête publique annoncée du 12 juin au 13 juillet.

Association « LES GARDIENS DE LA GARDIOLE »
Pour la Valorisation et la Protection de notre Environnement.
19 rue Jean-Philippe Rameau, 34690 Fabrègues
www.lesgardiensdelagardiole.com 06 66 99 11 88

Communiqué de Presse du 17 mai 2006 ( en réaction aux affirmations de la campagne de presse SITA):

Marc Ayral ©

15/05/2006

800 kg de déchets en moins !

medium_blvx-800-kg-de-dechets-en-moins.jpgL’association Le Truc a organisé un grand nettoyage de printemps des déchets de la Crique de l’Angle.

Les membres de l’association Le Truc ont nettoyé, ramassé les déchets éparpillés sur le site. On sait maintenant, après plusieurs études scientifiques que ce lieu, outre sa beauté est l’objet de nombreuses d’atteintes à l’environnement. « Il est temps que cela cesse ! » apostrophe Jean-Marie Doire animateur du Truc. Il poursuit : « Une petite équipe d’une dizaine de balarucois mobilisée a ramassé en 3 heures 800 kilos de déchets divers, c’est dire que l’endroit est le réceptacle de beaucoup de dépôts : volontaires ou rejetés par l’étang. » Avec ce Printemps de l’Environnement de Balaruc le Vieux, Le Truc enregistre une prise de conscience de l’importance de participer activement à la protection du patrimoine naturel. En conclusion l’animateur « truciste » pense que : « malgré la modestie de l’organisation « Le printemps de l’environnement de Balaruc le Vieux » est sans doute annonciateur et fondateur d’un mouvement citoyen encore plus large, notre avenir en dépend ». Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.

Marc Ayral ©

08/05/2006

Le Truc joue l’Ajax !

medium_blvx-le_truc_joue_l_ajax.jpgL’association Le Truc organise une ramassage des déchets de la Crique de l’Angle.

Tels le chevalier Ajax les membres de l’association Le Truc ont décidé de nettoyer, ramasser les déchets éparpillés sur le site très sensible de la Crique de l’Angle. On sait maintenant, après plusieurs études scientifique que ce lieu, outre sa beauté est le réceptacle de beaucoup des travers de l’incivisme et de nombreuses atteintes à l’environnement : On se souvient qu’en 1999 une entreprise de TP y déposait sans vergogne tous ses déchets issus de démolitions. Mais aussi, les balarucois et poussanais gardent en mémoire que l’abandon d’un terrain horticole entre l’Avène et l’ancienne voie ferrée jetait aux quatre vents plastique de bâches et polystyrène de bacs de plantier. Nul ne peut avoir omis, les carcasses de voitures, déchets verts, gravats dont certains se débarrassent sans passer par la case déchetterie. « Il est temps que cela cesse ! » apostrophe Jean-Marie Doire animateur du Truc. Le schéma de gestion de l’eau devra se pencher sérieusement sur ce problème dans la cadre de la large concertation engagée dans le cadre du schéma de cohérence territoriale. « Nous avons été consultés pour participer à cette concertation, c’est avec détermination et enthousiasme que nous y participerons. Le Dr Frédéric Boj spécialiste de ces questions participera aux travaux des commissions animées par le Syndicat mixte du Bassin de Thau » précise Jean-Marie Doire. Il poursuit : « Depuis 2001, année de création du « Truc », des alertes, sous toutes ses formes ont été lancées pour sensibiliser et permettre à chaque citoyen balarucois d’être acteur convaincu de la protection de l’environnement. Les retours en étaient très timorés. Aujourd’hui avec ce Printemps de l’Environnement de Balaruc le Vieux, j’ose dire que l’on commence à avoir des retours encourageants. Les balarucois prennent conscience de l’importance de participer activement à la protection de notre patrimoine naturel. » Malgré la modestie de l’organisation « Le printemps de l’environnement de Balaruc le Vieux » est sans doute annonciateur et fondateur d’un mouvement citoyen encore plus large. « Notre avenir en dépend » conclu Jean-Marie Doire. Pour participer au nettoyage de la Crique de l’Angle
Rendez-vous devant l’ancien Camping - Samedi 13 Mai 2006 à 9h30. Munissez-vous de gants résistants (type bricolage) et de cagettes (type cagette de fruits) pour le transport des bouteilles. Les sacs poubelles seront fournis. Attention : Les enfants restent sous la responsabilité des parents ! Un "apéro’" récompensera les participants ! Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.

Légende photo : entre le village et l’Avène, La Crique de l’Angle souillée.

Marc Ayral ©

Conférence : Les Oiseaux de Thau

medium_sterne-caugek.2.jpgSuite du "Printemps de l'environnement : L'association le Truc organise vendredi 12 mai à la Maison des Associations une conférence sur les Oiseaux du Bassin de Thau.

En collaboration avec la Ligue de Protection des Oiseaux les "trucistes" ont invité un ornithologue reconnu en la personne de Pierre Maigre. Il présentera les différentes espèces d'oiseaux qui vivent sur le Bassin de Thau selon les saisons. Ainsi, tout au long de l'année demeurent des espèces sédentaires, adaptées au climat tempéré et qui trouvent à chaque saison une alimentation abondante : la Mouette rieuse et le Goéland argenté. L'hiver, des oiseaux survivent grâce aux différents déchets retrouvés autour des ports et permet ainsi d'éviter la mortalité hivernale. On peut, avec une peu de patience rencontrer aussi l'Aigrette garzette et la Sterne caugek qui se nourrissent de poissons. La première est aperçu dans les salins et zones peu profondes (crique de l'Angle, bords des Graus), la deuxième est principalement en mer mais vient parfois dans ce milieu submarin qu'est l'étang. Enfin la Cisticole est un petit passereau insectivore des prairies et roselières des bords de l'étang. Lorsque le printemps arrive, certaines espèces passant l'hiver en Afrique, reviennent sur l'étang pour y nicher. L'Échasse, dans les sansouires, à la recherche des vers et des larves enfouies; les Sternes, au-dessus de l'eau où elles trouvent de petits poissons; le Gravelot à collier interrompu sur les salins où abondent de petits crustacés ; les Rousserolles, poursuivant les insectes dans les roselières ; se partagent harmonieusement l'espace et ses potentialités. Au retour de l'hiver : les oiseaux fuient l'Europe du Nord et trouvent dans l'étang un refuge parfait. La nourriture encore présente, surtout pour les Grands Cormorans et les Grèbes qui mangent du poisson et vivent tout le temps au milieu de l'étang et aussi pour les amateurs de petits invertébrés comme les Chevaliers, les Bécasseaux, les Pipits. De grandes troupes de Bruants des Roseaux exploitent, quant à elles, les graines, abondantes à cette saison. Ajoutons à cela que de nombreuses espèces (Petits Échassiers, Canards, Passereaux) fréquentent l'étang à l'occasion de leurs voyages migratoires. Pierre Maigre, durant cette confréence aura l'occasion de présenter des photographies de chacune de ces espèces et donnera aussi l'occasion de poser des questions sur la nécessité de les protéger et de les sauvegarder.
Le printemps de l'environnement à Balaruc le Vieux : Vendredi 12 mai à 18h30 - Maison des Associations - avenue de Poussan - Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.

Marc Ayral ©

01/05/2006

La politique d’assainissement arrêté en conseil municipal.

medium_blvx-la-politique-d_assainissement.jpgSuite à l’enquête d’utilité publique dont l’étude du cabinet « Entech » a été le préalable, les élus balarucois ont défini leur politique en matière d’assainissement de la commune.

Ce projet intitulé plan de zonage assainissement consista à définir quel est le mode d’assainissement choisi selon le quartier ou la spécificité du site communal. Deux options se sont offert à la délibération des conseillers municipaux : l’assainissement collectif (tout-à-l’égout) ou l’assainissement personnel (fosse sceptique plus champ d’épandage). Chacun de ces 2 techniques à ses avantages et inconvénients au regard du coût pour la collectivité (assainissement collectif) ou de l’impact sur l’environnement (assainissement personnel). L’étude du cabinet ENTECH mettant en lumière les risques encourues dans la sensibilité du milieu –de plus circonscrit par un périmètre de protection rapprochée (PPR)- du champ captant de la source d’Issanka et des deux forages de Belbezet. Ce PPR, définit par la loi du 3 janvier 92, a pour objectif de protéger le captage d’eau de la migration souterraine des substances polluantes. Ainsi, les activités, installations ou dépôts peuvent être réglementés ou interdits s'ils risquent de nuire à la qualité des eaux (épandage, labour, fertilisation). Les élus sont favorables à l’assainissement collectif sur le quartier proche du terrain de sport (derrière Balaruc Loisirs) qu’ils destinent à l’urbanisation sur sa partie haute. Par ailleurs, dans les 3 autres zones dites des Garrigues le choix de l’assainissement autonome a été acté. Le dispositif de fosses et de tranchées filtrantes sera possible sur les zone 2 et 3. En zone 1, le choix technique s’est porté sur le filtre à sable non drainé. Dans ces deux derniers cas de figure la responsabilité municipale est accrue. Dans le code des collectivités territoriales il est indiqué que le maire a un rôle de « police des réseaux » à exercer auprès des utilisateurs de dispositifs d’assainissement non collectif tant en terme de prévention (curages périodiques) que de répression (si absence d’entretien ou risque de pollution). Chacun ne peut ignorer l’importance d’une bonne maîtrise des effluents du bassin versant que ce soit ceux issus de l’assainissement, que ceux –non sans risques- de l’écoulement du pluvial qui au final se déversnt dans l’Agau puis dans les eaux saumâtres de la fragile Crique de l’Angle.

Photo : Balaruc le Vieux dominant la Crique de l’Angle

Marc Ayral ©