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15/04/2006

L’eau en question ?

medium_blvx-le-printemps-de-l_environnement-l_eau.jpgL’association « Le Truc » qui a ouvert la semaine passée « le printemps de l’environnement » local par une conférence sur le traitement des déchets poursuit par un sujet ô combien d’actualité : L’eau.

Pour lancer le débat et provoquer le questionnement, les « trucistes » ont demandé à Jacques Berge ingénieur eau potable à la Sdei de témoigner sur 2 thèmes principaux : Où trouver l’eau ? Comment la rendre potable ? Le récent forum de l’eau qui s’est déroulé à Clermont l’Hérault à l’initiative d’Attac a débuté par une approche grave : « Et si demain... l’eau cessait de couler de source ? » Les organisateurs étaient partis du constat que « notre région est confrontée aussi bien à la sécheresse qu’aux inondations, à un taux de population qui croît sans cesse et à un fort afflux de touristes en période estivale. On vit la pénurie et on constate la gabegie. L’ignorance et la méconnaissance des usagers et de certains élus conduisent à des situations surprenantes. Consciente que le problème de l’eau est plus complexe qu’on ne voudrait le croire et qu’il se pose localement mais également mondialement » A Balaruc le Vieux comme en Pays de Thau, l’eau est un sujet sensible, d’autant que cet élément essentiel à la vie est plus présent ici qu’ailleurs, lagune, rivière, mer. Chacun pourra poser des questions aussi essentielles que par exemple : « A qui appartient l'eau ? Combien coûtera un verre d'eau dans 10 ans ? Quelle sera sa qualité ? Serons-nous touchés en France par la guerre de l'eau ? Que cache notre facture d'eau? Faut-il délocaliser l'eau ? A qui vont les profits et dans quoi sont-ils ré-investis ? Comment agir ? »
Conférence-débat dans le cadre du Printemps de l’environnement : Vendredi 14 avril à 18h30 à la Maison des Associations –entrée libre- Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr- Tél. : 06 13 69 40 14.

Photo : La rivière Avène à Balaruc le Vieux.

Marc Ayral ©

10/04/2006

Le printemps de l’environnement

medium_p1000006.jpgL’association « Le Truc » organise une manifestation intitulée « Le Printemps de l’environnement ».

Pour Jean-Marie Doire, l’un des animateurs c’est « l’occasion dans un contexte où notre Bassin de Thau est malmené par de nombreux phénomènes, dont l’urbanisation et les diverses pollutions, d’informer les balarucois et les autres dans trois direction, la gestion des déchets, l’eau, la faune dont les oiseaux en particulier. » Ainsi, Le Truc organise 3 conférences, la première sur les mégas décharges avec comme illustration le projet de Fabrègues combattu par les Gardiens de la Gardiole. Ensuite, une conférence sera donnée par Jacques Berge ingénieur à la Sdei, sur « l’eau de la ressource à l’assainissement ». Enfin, Pierre Maigre de la Ligue de protection des oiseaux présentera le travail de sauvegarde et de protection effectué sur le Bassin de Thau et en particulier sur la Crique de l’Angle. Cet événement se terminera par un ramassage « militant » des déchets accumulés sur le site des Barris à la rivière l’Avène, l’Angle. Dès ce vendredi 7 avril, « Les Gardiens de la Gardiole » animée Philippe Massérini viendront expliquer leur combat. Le projet de méga décharge prévoit une implantation en limites du périmètre classé du massif de la Gardiole entre le domaine de Mujolan, la zone d’activité et le versant Nord de la Gardiole. « Les Gardiens de la Gardiole » rejettent ce dossier porté par l’agglomération de Montpellier qui a demandé au préfet de le déclarer « Projet : d’intérêt général » (PIG). Pour en savoir plus : Le Printemps de l’Environnement – Maison des associations - Entrée libre -Vendredi 07 Avril 2006 à 18h30 : "Protection du Massif de la Gardiole" avec Philippe Masserini.
Vendredi 14 Avril 2006 à 18h30 : "L’eau : de la ressource à l’assainissement"
avec Jacques Berge Ingénieur qualité eau potable à la Sdei
Vendredi 12 Mai 2006 à 18h30 : "Les Oiseaux de la Crique de l’Angle"avec Pierre Maigre de la Ligue de Protection des Oiseaux. Samedi 13 Mai 2006 à 9h30, nettoyage de la Crique de l’Angle. Rendez-vous devant l’ancien Camping - Samedi 13 Mai 2006 à 9h30. Pour tout renseignement : Association Le Truc de Balaruc- truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14

24/02/2006

L’eau pluviale à l’étude !

medium_blvx-l_eau-a-l_etude.jpgL’eau est une des priorités majeure des collectivités locales. Que ce soit dans la recherche de nouvelles ressources, dans l’assainissement, dans la maîtrise des crues des rivières et des fleuves ou dans l’évacuation de l’eau pluviale.

Sur ces deux derniers aspects Balaruc le Vieux est très exposé. Son implantation géographique en bordure de l’Avène, de la Crique de l’Angle et du canal de l’Agau et sur le bassin versant de la Gardiole incitent les décideurs à définir un schéma d’assainissement pluvial. Celui-ci est à l’étude et s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune et sera par conséquent réalisé conformément aux directives en vigueur dans l’Hérault. Cette étude, d’un montant de 10.000 € sera confiée au B C E O M – Société Française d’Ingénierie de Montpellier comprendra 4 chapitres principaux : L’état des lieux exhaustif du réseau d’eau pluvial actuel, le diagnostic hydraulique du réseau existant, le recensement des projets d’urbanisation de la commune, leurs incidences sur le ruissellement pluvial et leur compatibilité avec le réseau actuel, la proposition de solution d’aménagement, la rédaction des annexes sanitaires du PLU. Des sujets éminemment stratégiques pour la commune et qui confèrent aux élus une haute responsabilité dans les choix qui seront faits. En effet, les inondations récurrentes du quartier bas et de l’avenue de Poussan comme celle de fin janvier du quartier des Barris et d’un tènement viticole ont provoqué des réactions de Balarucois et le maire, Max Serres, a dû faire un rappel dans nos pages pour préciser sa pensée sur ce sujet sensible dans la commune.

Photo : 29 janvier, l’avenue de Poussan fermée à la circulation

Marc Ayral ©

20/02/2006

Les Gardiens de la Gardiole à Balaruc le Vieux

medium_blvx-les-gardiens-de-la-gardiole.5.jpgA l’occasion de la remise des récompenses aux sportifs méritants de la commune, l’association fabréguoise « Les Gardiens de la Gardiole » représentée par Philippe Massérini son président et cinq de ses militants, sont venus expliquer leur combat aux balarucois. Avant de débuter la cérémonie, le Maire, Max Serres leur a laissé de bonne grâce le micro afin qu’ils rappellent le sens de leur action et quels en sont les derniers épisodes : « Nous sommes contre l’implantation d’un pôle multi filières de traitement des déchets sur l’un des flancs de la Gardiole. D’abord, parce que le choix du site retenu est choquant. » Le projet prévoit une implantation en limites du périmètre classé du massif de la Gardiole entre le domaine de Mujolan, la zone d’activité et le versant Nord de la Gardiole. « Les Gardiens de la Gardiole » rejettent en bloc le dossier porté d’une part par l’agglomération de Montpellier qui a demandé au préfet de le déclarer « Projet : d’intérêt général » (PIG) et par le préfet lui-même qui selon Philippe Massérini manie la contradiction : « en demandant au maire de Fabrègues d’envisager un élargissement du périmètre classé de la Gardiole, de ne pas urbaniser cette zone et qui refuse pourtant la modification du POS réalisée par la mairie dans ce sens ! » Mais une bonne nouvelle est venue du dernier conseil de l’agglomération du 16 février, qui, après 3 années d’étude, a approuvé de Schéma de Cohérence Territoriale (Scot. Parmi les points fondamentaux celui du classement de la Gardiole en « zone naturelle protégée ». Ce classement permet aux fabréguois d’espérer un dénouement favorable. Le maire de Fabrègues, Jacques Martinier, a indiqué « qu’il est désormais écrit officiellement que tout équipement industriel ne devra pas porter atteinte à la protection et la valorisation de La Gardiole ». Décision qui rend pourtant encore plus complexe ce dossier : Que va décider le Préfet ? Pour Philippe Massérini la mobilisation ne doit pas faiblir : « Nous devons nous préparer aussi à intervenir avec détermination lors de l’enquête publique sur ce projet. Au cours de cette enquête il faudra impérativement que le plus grand nombre de personnes possible écrive au commissaire enquêteur pour manifester notre opposition à ce projet sur la base d’une argumentation sérieuse et motivée, dont nous définirons le cadre. »
Pour contacter « Les Gardiens de la Gardiole » Philippe Massérini Tél. : 06 66 99 11 88 ou www.lesgardiensdelagardiole.com
Photo : Philippe Massérini président des « Gardiens de la Gardiole »

Marc Ayral ©

11/02/2006

L’assainissement version protection de la nature

medium_blvx-assainir-pour-proteger-la-nature.jpgUne enquête d’utilité publique est ouverte depuis le 30 janvier et jusqu’au 2 mars. Elle consiste à définir le projet de zonage de la commune.

Cela veut dire que la commune sera divisée en zone par type d’assainissement à mettre en œuvre. Lancée par la communauté d’agglomération, l’étude a été réalisée par le cabinet Entech. Le dossier ainsi constitué comprend tous les éléments permettant à chaque balarucois de prendre connaissance de l’ensemble du problème de l’assainissement et de l’impact sur l’environnement. Ainsi, les experts ont analysé la typologie de l’habitat en tenant compte de l’influence sur l’assainissement autonome (fosses septiques) et les conséquences sur l’assainissement général du village. Dans ce cadre, la nature des sols a été observé particulièrement aux endroits où sont implantés les assainissements personnels et les effets qu’ils ont sur l’eau, les nappes phréatiques, la source d’Issanka, la Crique de l’Angle. Une cartographie a été établie, en fonction de la nature des sols, permettant d’indiquer l’aptitude ou pas à l’assainissement personnel. Ce projet de grande importance pour l’équilibre écologique de la commune peut être consulté en mairie aux heures d’ouverture habituelles, chacun pouvant y annoter ses observations. De plus, le commissaire enquêteur, Jacques Lanquetin, recevra personnellement les remarques du public le jeudi 2 mars de 15h30 à 17h30 en mairie. Pour tout renseignement : 04 67 18 40 00.

Marc Ayral ©

15/02/2004

Le Jardin des immondices

Que faut-il faire? En janvier 2002, un article se faisait écho du jardin des immondices bien connu des balarucois et des poussanais qui aiment à se promener sur l'ancienne voie ferrée en bordure de La Vène!

Ce jardin, dont le propriétaire est récemment décédé est abandonné à son sort. Dépôts de bacs en polystyrène, tuyau d'arrosage et bric à brac sont ballottés au gré du vent et se retrouve dans le moins pire des cas dans la vigne située en contrebas et plus grave, par fort mistral dans les eaux de La Vène toute proche. L'argument selon lequel beaucoup de maux de l'étang viendrait de la Crique de l'Angle, pourrait se confirmer de visu en se promenant dans le secteur. Pourtant, l'arsenal juridique existe pour les élus attentifs aux problèmes de l'environnement. Au delà des discours il faut passer aux actes! Le pouvoir de police du Maire l’autorise à adresser au propriétaire du terrain une mise en demeure pour exiger, outre l'enlèvement des déchets, la clôture du terrain pour éviter l'effet de massification bien connu : "Je dépose mes gravats parce que d'autres l'ont fait avant moi!" La commune est en droit de faire enlever les déchets et effectuer les travaux de réaménagements au frais du propriétaire. Ceci dans le cadre d’une procédure très cadrée, mais tout à fait opérationnelle. La conclusion de l'article paru dans nos colonnes en janvier 2002 était : "Alors, que chacun prennent ses responsabilités, élus, propriétaires et citoyens pour que nous puissions vivre la nature avec envie et non avec dégoût." Espérons que cette fois-ci les édiles poussanais se sentiront concernés.

Marc Ayral ©

04/06/2003

4 tonnes de déchets au pilon!

Le ramassage des déchets de la Crique de l'Angle a réussi à réunir 25 balarucois décidés à ce que ce site soit plus accueillant pour le promeneur et l'utilisateur de ce bout d'étang : pêcheur, chasseur ou ornithologue.

Les associations réunies sous la bannière de l'Apogée et coordonnées par "Le Truc" ont jeté plus de 4 tonnes de détritus de toutes sortes. Jean-Marie Doire l'organisateur en tire un bilan plein d'enthousiasme teinté de réalisme : "Rassembler des personnes motivés au milieu du pont de l'Ascension c'était déjà une gageure! Ce que l'on peut noter, c'est que même s'il n'ont pas pu pour des raisons de sécurité participer au ramassage une classe de l'école élémentaire a été sensibilisée par leur instituteur, M Touret, qui a accompagné ses élèves pour leur expliquer l'importance de la sauvegarde d'un tel site. D'autre part, grâce à l'aide matérielle de la mairie nous avons pu sortir des déchets volumineux et encombrants, ce "coup de main" était indispensable. Il n'en demeure pas moins qu'il faut aller plus loin dans la défense de la Crique de l'Angle. Un véritable plan de sauvegarde doit être engagé en concertation avec tous les acteurs du site. Un autre aspects positif sur place Alex Evangelisti, le "manadier" balarucois nous voyant travailler s'est immédiatement et spontanément associé à nous pour effectuer cette tâche très ingrate.
Les nettoyeurs de ce chaud samedi se sont promis de recommencer et plus encore de continuer à sensibiliser élus et balarucois sur la nécessité impérieuse de sauver la Crique de l'Angle.

Marc Ayral ©

29/05/2003

LE TRUC JETTE LE BRIC A BRAC DE LA CRIQUE DE L ANGLE!

medium_truc-crique-angle.jpgLes vieux guides touristiques ignorent ce lieu! La Crique de l'Angle, la bien nommée. Et pourtant, cachée au Sud Est par le truc de Balaruc et au nord par une Avène toujours menaçante, l'Angle du bassin de Thau a toujours été un lieu de convoitise pour toutes les générations de Balarucois qui s'y sont succédés. Pêche, arboriculture, viticulture, élevage, pêche à la capetchade, pêche amateur au lancé le long de l'Avène, chasse aux gibiers d'eau, les activités humaines se sont toujours côtoyés sans graves dommages.

Qu'en est-il aujourd'hui? Comment concilier toutes les utilisations et occupations de ce site remarquable?Nombre de balarucois sensibilisés aux questions de l'environnement se posent la question. Pour l'association le "Truc" il faut relever ses manches et mobiliser citoyens et associations locales pour un grand nettoyage de printemps. Jean-Marie Doire animateur du "Truc" explique la démarche de son association : "Nous sommes tous habitants de Balaruc, de Poussan et de Bouzigues concernés par la santé de notre Crique. Elle est, on le voit lors des poussées d'alexandrium, la grande accusée de part sa configuration en anse resserrée. Nous profitons en tant que simple promeneurs, chasseurs ou pêcheurs d'un bout de nature aux équilibres extrêmement fragiles. Alors parmi les contributions minimales qu'on doit à toute la communauté, il nous est apparu important de nettoyer par un grand ramassage des déchets qui s'accumulent sur la Crique de l'Angle. C'est aussi une manière de sensibiliser jeunes et moins jeunes que la Crique qui a hébergé un port à vin jusqu'au XVIIIème siècle est un patrimoine que notre génération transmettra préservé et protégé."Cette journée de ramassage des déchets issue de dépôts sauvages, ou des transports peu sélectif de l'Avène, s'inscrit dans le cadre des "Journées de l'Environnement coordonnée ici par l'Apogée association intercommunale qui a en charge la promotion et la coordination des actions mise en place autour du schéma de mise en valeur de la mer (SMVLM). Son action conduit Apogée à commander des études sur les différents sites du bassin de Thau. Cela a été notamment le cas lors du passage de Christophe Rieufregier, qui dans le cadre de son diplôme d'Ingénieur Maître à rédigé, dans la structure qui a son siège à Bouzigues, un mémoire sur "La Protection et la valorisation des zones humides de l'étang de Thau via le développement de l'agritourisme et de l'écotourisme". Dans son diagnostic Christophe Rieufregier dresse des constats qui nous renvoient aux limites -peut être dépassé de l'exploitation tous azimuts du site balaruco-poussano bouzigot : " Au Nord-Ouest de l’ancienne voie ferrée, qui permettait de convoyer la bauxite issue de la carrière de Villeveyrac jusqu’à Balaruc, se trouve implantée la station de lagunage des communes de Poussan et de Bouzigues. Un cabanon, aujourd'hui transformé en habitation principale, borde ces bassins. On en retrouve également le long de l’embouchure de la Vène. Leur usage, même de façon occasionnelle pose la question de leur équipement, et de leur raccordement au réseau d’assainissement. Au Sud-Est, un ancien terrain de moto-cross, se transforme en friche, en bordure de sansouïre (terres salines). Au Nord, des roubines, anciennement destinées à l’assèchement des terres, des restes d’anciens vergers témoignent de la vocation agricole de ce site. Cette zone est toujours exploitée par la viticulture, des potagers, et un manadier qui fait pâturer chevaux et taureaux. Un élevage piscicole est situé à la sortie de la Crique, à proximité de la source de la Vise. Le camping municipal de Balaruc le Vieux, à l’Est, n’accueille plus de public, mais se trouve parfois occupé par les gens du voyage. La municipalité le conserve en l’état pour d’éventuelles manifestations. C’est également une zone d’exploitation thermale, par la ville de Balaruc les Bains, qui y prélève et y rejette ses boues, après usage thérapeutique. Un terrain prévu à cet effet vient de voir son entrée sécurisée par un portail. L'absence de clôture sur tout le périmètre constitue cependant un véritable danger pour des enfants qui s’y aventureraient. La Crique de l’Angle est une zone naturelle de promenade et de loisirs pour la population locale de Bouzigues et Balaruc, un sentier suit la « Falaise », le long de la berge Est de Balaruc les Bains, et rejoint les sansouïres de la Crique… Des terrains privés, sont comblés progressivement par leur propriétaire, un entrepreneur de travaux publics, qui trouve certainement ici une décharge sauvage à moindre coût. L’étalement est tel, que certaine partie du sol accueille désormais une végétation rudérale et de remblais.
La berge Est de l’embouchure de la Vène est occupée par une sansouïre, largement altérée par une pénétration motorisée durant les périodes d’assèchement, favorisée par la présence de chemins carrossables. Le piétinement et le tassement du sol sont des facteurs de dégradation de la végétation.
Ce simple extrait des constats du jeune ingénieur conduit à réfléchir sur quels aménagements raisonnables et durables pourraient limiter ou proscrire ces atteintes massives à l'environnement. Le Conseil général a en charge l'étude d'un plan d'aménagement léger qui permettrait à moyen terme de permettre à tous de profiter du site sans en abuser ou le violer.
Ainsi des pistes d'action proposées par Christophe Rieufreger vont inspirer les projets du département. Parmi les plus spectaculaires : une reconquête paysagère : démolition et enlèvement des ruines et déchets, fermeture de l'accès motorisé par le biais de barrière ou d'enrochements, valorisation du camping municipal par un accueil raisonné du public avec location de matériel, (cycles, jumelles d'observation ornithologiques), aménagement cyclable de l'ancienne voie ferrée entre Balaruc le Vieux, Bouzigues et Loupian. Réhabilitation du sentier douanier le long de la falaise de Balaruc, création d'un ponton piétonnier sur l'embouchure de l'Avène. Combien de conversations de Balarucois ont-elles évoqué ces idées? Alors de la parole à l'action il n'y a qu'un pas que nos collectivités locales et territoriales oseront peut être franchir, pour transmettre aux générations futures un patrimoine de grande valeur.

Marc Ayral ©

18/02/2003

Conférence sur l'Ostréiculture

Il est encore possible pour un balarucois d'apprendre des choses sur l'ostréiculture. Henri Grisel, chercheur à l'Ifremer l'a démontré récemment lors d'une conférence organisée par le "Truc".

Plaçant sa démonstration sous un angle pédagogique, le public présent a pu mieux appréhender l'ensemble des paramètres que constitue le métier ostréicole : les règles de gestion du domaine public maritime, la qualité sanitaire et biologique des eaux et l'influence du tourisme sur celle-ci et les caractéristiques géographiques du Bassin de Thau. Sur le plan économique Henri Grisel a rappelé l'importance de ce secteur d'activité dans l'économie du Pays de Thau : 600 concessions qui font vivre 800 familles c'est à dire au total 2000 personnes qui vivent de l'activité conchylicole. Le chiffre d'affaire moyen est de 27 M€ ce qui représente 5% du résultats de l'activité touristique. Il a indiqué aussi que la France est le plus grand consommateur mondial de coquillage avec 140.000 tonnes d'huîtres et 120.000 tonnes de moules. Un chapitre à particulièrement intéressé l'auditoire, c'est celui de la définition des qualités gustatives de l'huître. On y recense des mots tels qu violette, nacrée, blonde, lisse, frisée, chambrée pour l'apparence de la chair ou translucide, maigre, veinée pour la coquille. Pour le goût les qualificatifs principaux sont algue, noisette, salée, sucrée, croquante et fibreuse. La volonté des professionnels de la gastronomie est de définir de plus en plus des typicités dans chaque provenance de produit. Le bât blesse encore pour l'huître de Thau qui n'a toujours pas obtenu son AOC. Les démarches sont en cours et si elles aboutissent elles donneraient aux ostréiculteurs et au Pays de Thau dans son ensemble une assurance de pérennité du métier. Mais les obstacles sont encore nombreux! Pollution,urbanisation, "cabanisation" sont des risques qu'il faut mesurer, atténuer sinon combattre. Pour terminer Henri Grisel a rappelé les avantages de cette activité : "Elle permet, c'est une conséquence, de réaliser une veille environnementale grâce au pouvoir filtrant des coquillages. Par ailleurs c'est une activité structurante sur le plan du paysage. Enfin, l'huître est un aliment diététique peu nourrissant et bourrée de vitamines et d'oligo-éléments. C'est un métier qui doit se faire connaître en s'unissant son avenir en dépend". A t-il conclut.

Marc Ayral ©

24/03/2002

Philippe Puglisi, président des chasseurs : "Finalement l'écologie tu l'as vie, tu l'as pratique loin des discours théoriciens ! ."

La société de chasse de Balaruc le Vieux et de Balaruc les Bains a engagé de gros travaux d'aménagement près de la Combe de l'Homme Mort. L'objectif de Philippe Puglisi, son président, est de : "Outre d'offrir au gibier la possibilité de se reproduire, de se nourrir et de se désaltérer, c'est aussi une série d'actions concertées d'aménagements légers pour protéger et pérenniser la présence d'une faune et d'une flore typiquement méditerranéenne" A écouter Philippe Puglisi on pourrait penser qu'il est écologiste ! Certains de ses amis chasseurs ne disent-il pas de lui : "Finalement l'écologie tu l'as vie, tu l'as pratique loin des discours théoriciens ! ." Aujourd'hui le programme des travaux est chargé : Une garenne artificielle à construire, pour permettre aux lapins de se reproduire en toute tranquillité, "là niché dans ce petit thalweg, au milieu du thym et des buissons de cistes cotonneux" et un lac collinaire de grande capacité. Grâce au travaux lourds dont les premiers "coups des pioches" sont donnés par Ilya Bernard, un réservoir de 60 m3 permettra aux animaux de la Gardiole de venir y boire en toute quiétude. Lové au creux d'une ancienne carrière de calcaire le réservoir artificiel sera achevé avant la période des grosses chaleurs synonymes de sécheresse. La technique qu'a adopté Philippe Puglisi et son équipe est simple : "Le travail de gros œuvre, qu'Ilya conduit grâce à la pelleteuse que la mairie des Bains nous a gracieusement prêtée, consiste à creuser à flanc de colline et d'araser la roche jusqu'au socle rocheux. Une fois ce travail effectué, nous aménagerons des ravines en amont pour permettre à l'eau de s'écouler par gravitation dans le réservoir. Puis, le fond du petit lac sera étanché par une dalle. Ensuite, lorsqu'il sera rempli nous planterons des ajoncs et des roseaux afin que l'eau par la présence de ces végétaux soit naturellement oxygénée." Ce neuvième bassin de la Garrigue Balarucoise devrait finir de compléter le dispositif d'abreuvement mis en place par les Chasseurs Balarucois. Une difficulté demeure : C'est le réapprovisionnement en eau de tous ces abreuvoirs : "Actuellement nous utilisons une citerne-remorque de 800 litres. Mais elle n'est plus adaptée et nous nous épuisons à faire le tour de tous les points d'eau. Nous devrions, suite à une promesse du CODIS, pouvoir bénéficier d'un camion citerne réformé d'une capacité de 4000 litres." Avec un pareil outil, sangliers, lapins, perdrix et autres faisans devraient bénéficiés de points d'eau sains et bien alimentés. Un geste illustre l'état d'esprit des Chasseurs Balarucois : Avant le début des travaux, l'un d'eux remarqua deux orchidées sauvages. Sans cet œil expert les deux fleurs furent irrémédiablement écrasées. D'un geste sûr, il déterra délicatement les deux beautés les sauvant ainsi, avant de les replanter dans un lieu plus propice. Interrogé sur ce geste salvateur Philippe Puglisi dans un sourire : "C'est simple on aime la nature" Sans commentaire!