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16/04/2007

Fin de campagne : Des blogs "pétainistes" fleurissent!

Le pétainisme a la vie dure. Oh! certes pas dans l'idéologie, quoique, mais surtout dans le comportement. Ainsi, depuis quelque jours des blogs naissent pour nous rejouer la complainte du « tous pourris ». Même, l’un d’entre eux "s'amuse" à créer plusieurs blogs dont les notes sont strictement identiques mais dont les titres seuls changent. Bien sûr, les commentaires sont immédiatement supprimés. C'est tellement facile d'insulter en toute tranquillité derrière son pseudonyme et de ne pas admettre la contradiction. Certes, la cible en est Ségolène Royal, elle en serait Nicolas Sarkozy sous cette forme là mon courroux serait le même. Je me souviens de quelques pages lues de l'histoire de France où entre 1930 et 1944, des journaux tels que "Gringoire" ou "Je suis partout" pratiquait ainsi. Le comportement pétainiste est encore latent. Dénoncer son voisin, stigmatiser une communauté, vouer aux gémonies la démocratie et le parlementarisme, une sale habitude. Ces petits malins ou apprentis sorciers, bien douillettement installé devant leur micro jouent avec le feu. Tant d'idées peuvent être débattues de manières ouvertes. Comme c'est la cas depuis 1 an passé avec les Blog politiques RAG, Midi-Canard, Libéral-démocrat et Place aux femmes et auxquels d’autres blogueurs, nombreux, ont participé, je pense à Alex du Journal d’un chômeur ou à Ulysse d'Eldorad'oc et à sa façon Pierrot sans oublier, Mami de FreeArt. Du débat jaillit la lumière, comme dit l’autre ! Je ne suis pas naïf, le débat est tranché peu de lignes bougeront. Mais qu’en 2007, encore existent des cerveaux torturés aux pratiques fascisantes reste un sacré échec. Echec à s’imputer collectivement. Mais l’heure n’est pas aux atermoiements. Elle est à l’action. Ségolène Royal sera présidente soyez en sûr si chacune et chacun d’entre nous refuse le poujadisme, l’arbitraire, la peur de l’autre. Seul le vote « Royal » au 1er tour redonnera de notre pays l’image et la réalité du Pays des Droits de l’Homme –aujourd’hui des Droits Humains- des Lumières, d’une société en mouvement ouverte et profondément démocratique.

Marc Ayral ©

14/04/2007

Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux : De l'eau dans le gaz?

medium_zzzzz.jpgLes fins de campagne sont redoutables. Chaque écurie tente un coup. A ce petit jeu, le clan UMP s'est sévèrement "viandé" avec la déclaration de l'ami et intime de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux! L'article de l'édition du Monde daté du 13/04/07 en décrit très bien les conséquences dans les relations entre les 2 hommes. Est-ce feint? Est-ce tactique? Les jours qui viennent nous le diront.

"Leur amitié de trente ans y survivra-t-elle ? Testée dans un entretien au Figaro du 13 avril par Brice Hortefeux, la proposition d'instaurer une dose de proportionnelle aux législatives a été violemment rejetée par Nicolas Sarkozy, à peine le quotidien était-il en kiosques. A 9 heures, lors d'une réunion d'une vingtaine de politiques et de conseillers techniques à son QG, le candidat a taillé en pièces le plus ancien de ses conseillers.
Dans une atmosphère silencieuse et tendue, le candidat de l'UMP a fait feu sur ce fidèle qui se voyait déjà dans les habits d'un ministre de l'intérieur : "C'est intolérable ! Il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Il y aura de grosses déceptions à l'arrivée." Plus cassant, il lance : "Je l'ai trop gavé, maintenant, il fait n'importe quoi ! Ce n'est pas lui qui est candidat, c'est moi !" Auparavant, raconte un témoin, il avait exigé un démenti "très dur" à la proposition du ministre délégué aux collectivités locales. Un premier jet, rédigé par un conseiller technique a été jugé trop alambiqué. Finalement Claude Guéant, son directeur de cabinet, a été personnellement chargé de mettre au point la version définitive.
Pour le candidat, les propos de son ami tombent mal. Ils interviennent au moment où M. Sarkozy pensait, en durcissant son discours, avoir fait le maximum pour s'attirer les bonnes grâces des électeurs du Front national. Débattue en août 2006, la question des modes de scrutin avait été tranchée à l'automne en faveur d'une dose de proportionnelle au Sénat. Mais des aménagements pouvaient encore survenir en cas de négociations avec l'UDF. "Les électeurs du Front s'en tapent de la proportionnelle, enrage un député. Ce qui pouvait être un moyen d'amadouer les centristes se transforme en combine pour acheter le FN." Une cartouche tirée pour rien.
Dans l'entourage de M. Sarkozy, où les rivalités sont exacerbées, la mauvaise fortune de M. Hortefeux a aussitôt été relayée. Ses concurrents dénigrent à loisir sa propension à "vouloir parler au nom du candidat" et "son envie d'exister". Déjà, la décision de M. Sarkozy de fondre les réunions de députés, dont M. Hortefeux était chargé au début de la campagne, en une seule instance confiée à François Fillon, avait été interprétée comme un signe de disgrâce. "Brice est un gros jaloux", avait lâché le candidat de l'UMP quand on lui avait rapporté les états d'âme de son conseiller".


Marc Ayral ©

La dernière ligne...Gauche!

medium_h_9_ill_895550_rocard.jpgC'est clair, je suis un vieux rocardien...Mais cher Michel, cher camarade, je te laisse aujourd'hui tes considérations stratégiques. 10 jours pour gagner, le militant parmi d'autres que je suis te dis simplement que le score du 1er tour de Ségolène se doit d'être le plus haut possible. Déposer des tracts dans les boîtes à lettres de ma commune, discuter, argumenter, organiser des réunions, jusqu'à la dernière minute 1 voix gagnée sera 1 voix prise à la Droite, toute la Droite, compris Bayrou. Les temps de la haute stratégie et du compromis politique ne sont pas venus! Il n'est pas certain qu'ils soient nécessaires! Je te dis, cher Michel, que Ségolène est en capacité de l'emporter sans se départir de la logique du scrutin présidentiel : Droite contre Gauche! Donc à nos arguments, à notre conviction forte. Le choix est pourtant simple : Social-éducation-responsabilité : société d'ouverture et de Culture face à libéralisme-affrontement-communautarisme : société policière sous contrôle. Les français comprennent cela! Ils ne feront pas confiance à un homme pétrit par la revanche et construit sur des réseaux affairistes. Comme le disait je ne sais plus quel philosophe "ils préfèreront la Mère au Père". Cher Michel, nous gagnerons sans Bayrou! Nous gagnerons là où en 80-81 tu as échoué. T'en souviens-tu?
Ton toujours dévoué,

Marc Ayral ©

13/04/2007

Ségolène Royal : Message aux e-militants



Marc Ayral ©

Azouz Begag : "Sale connard que je suis"

medium_begag-sarko.JPGAzouz Begag a démissionné du gouvernement pour reprendre sa liberté (sic). Ou plutôt a été démissionné, avant la sortie de son livre "Un mouton dans la baignoire". Ce livre révèle avec précision les méthodes employées par Nicolas Sarkozy pour arriver à ses fins. L'intimidation et les pressions de tous ordres, l'insulte même à l'encontre de son collègue ministre. Ainsi, on connaissait le peu de d'égard que les 2 hommes avait l'un envers l'autre. Mais suite au évènement d'octobre 2005, en banlieue, les positions, les mots prononcés par le ministre de l'Intérieur ont pour le moins définivement convaincu Azouz Begag de l'énorme fossé qui les séparait, sur des points essentiels. Le livre révèle surtout la manière utilisée par Nicolas Sarkozy pour marginaliser son principal opposant au sein du gouvernement. Manoeuvre, menaces physiques. Ainsi, le devenu candidat suite à l'expression contradictoire d'un point de vue exprimé par le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances lui gueula -il n'y a pas d'autres mots- : "Tu es un connard! Un déloyal, un salaud,! Je vais te casser la gueule! Tu te fous de mon physique...Tu te fous de mon nom, Je vais te casser ta gueule connard, salaud, connard!"Ambiance. Le livre d'Azouz Begag aura t-il au sein des médias le même retentissement que le livre d'Eric Besson pamphlet anti-Ségolène? J'en doute!

Un mouton dans la baignoire, d'Azouz Begag, Fayard.

Marc Ayral ©

12/04/2007

Erreur ou exclusion?

Me voilà de retour après 4 jours d'absence et loin d'un micro, le moins que l'on puisse dire c'est que le médiateur du portail midiblogs m' a oublié (?) dans sa refonte des blogs politiques. C'est décévant car animateur de cette rubrique depuis février 2006, publiant quasiment 4 notes en moyenne/semaine avec 6500 visites le mois dernier j'y ai apporté l'expression de ma sensibilité politique. J'ose espérer que c'est une erreur ou un dommageable oubli. En attendant, le militant que je suis ne désarme pas et continu inlassablement à penser que l'échéance prochaine est fondamentale pour notre pays. Soit on plonge dans un libéralisme forcené encadré par un système policier privateur de liberté -dont la presse souffrera elle aussi- soit on préfère une société juste et humaine ou la liberté et le respect sont fondateurs.
Peut-être à bientôt dans la rubrique sinon au gré de mes posts. Le 4ième pouvoir ne lâche pas facilement la bride au 5ème. A bientôt!

Marc Ayral ©

09/04/2007

C'était en 1907, c'était samedi!

medium_070407142927_8956m5ea0_la-candidate-socialiste-segol-ne-royal-participe--b.jpgC'était en 1907, c'était un Samedi de 2007! Ceux de ce pays languedocien qui connaissent leur histoire savent combien ce centième anniversaire revêt une importance toute paticulière.

Claude Marti chantait il y a 32 ans Lengadoc roge (Le languedoc rouge) et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le texte intégral. Révolte vigneronne, soldats du 17ème de ligne crosse en l'air : "Il n'ont pas voulu tirer" "E volgueron pas tirar"...C'était samedi, dans l'Aude, Ségolène Royal face au peuple vigneron réuni. 100 ans après c'est une femme, bientôt présidente de la République qui leur déclare : "Un verre de bon vin donne du plaisir pour toute la journée...Je suis sensible au terroir, aux pays de provenance. Ce sont sont chaque fois des voyages immobiles." "Une femme, une candidate qui aime le vin et les gens qui le fabrique ne peut être qu'une personne respectable" a dit Louis Teisseyre un viticulteur en retraite du Ménerbès (du Minervois). Loin des pisses-froid et en premier lieu du "petit buveur de Coca", Ségolène Royal reconnait à la viticulture languedociennes plus que le simple fait de fabriquer du vin. Tout est lié. Territoire, paysage, métiers, sous-traitance, tourisme, tradition, Culture, langue. La terre vigneronne ne peut être considérée comme d'autres où l'on y plante maïs, betterave ou tournesol. "C'est pas pareil, c'est pas pareil du tout" répète Louis.
C'était en 1907, c'était Samedi. Esper del 22 avril! Espoir du 22 avril et surtout du 6 Mai!

Marc Ayral ©

07/04/2007

L'Elysée soutient officiellement Nicolas Sarkozy, mais n'en pense pas moins... ET VOUS?




A lire! Et dites moi ce que vous en pensez?

Marc Ayral ©

22:31 Publié dans Z17 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : balaruc, chirac, sarkozy, marc ayral

06/04/2007

Ségolène! Ségolène! 1 million de femmes s’énervent!

medium_ANK_MEETING_F_._H_OLLANDE_DU_02_04_2007_A_MTP.jpgSégolène! Ségolène!
Comme un souffle, comme une sirène de cargo entrant dans le port de Sète. Ce prénom scandé montant dans toutes les salles de France et de Navarre. De Cergy à Lézignan-Corbières et de St Denis à Nantes : Ségolène! Ségolène! Ainsi comme plus de 4000 citoyennes et citoyens je vous propose de signer la pétition dont voici le texte ci-dessous.

1 million de femmes s’énervent!


"Il y a quelques mois, tout le monde semblait d’accord pour reconnaître que la candidature d’une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu’une femme est « un homme comme les autres ». Puis petites phrases et grands paragraphes, d’une agressivité stupéfiante, se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n’est pas une boîte, c’est une malle au format colonial, un bagage écrasant.
Nous ne nous attendions pas du tout à ce que la société française soit si peu évoluée, si peu mixte, si peu civilisée. Si sexiste. Pourtant, des hommes apprécient les femmes intelligentes avec lesquelles ils peuvent échanger des idées.

Jamais vous n’entendrez quelqu’un fantasmer sur la supposée sexualité d’un candidat, mais que n’entendons-nous pas sur les femmes candidates. Je ne connais pas Ségolène Royal, mais nous nous sentons, en tant que femme, humiliée par ce qui se dit sur elle aujourd’hui. Je suis scandalisée de voir cette femme sans cesse attaquée sur sa personne, son apparence.

Quand elle promet que sa première action consistera à combattre les violences envers les femmes, nous applaudissons. Et que l’on nous ne réponde pas, comme le fait ministre-candidat, qu’il y a déjà des lois pour cela. Il ne s’agit pas seulement de lois, mais d’une véritable volonté politique.

Tout ce que l’on dit sur elle, sur sa voix, ses cheveux, ses boucles d’oreille, sa syntaxe, ses bourdes, son entêtement, son sens de la compassion ou sa dureté, est énoncé pour la délégitimer, pour montrer qu’elle n’a pas sa place à la tête de l’Etat.

Le plafond de verre risque de faire ses preuves une fois de plus si nous ne nous mobilisons pas !
Il n’y a pas d’autre explication à l’amour qui entoure désormais le candidat émergeant, pas d’autre explication à l’élan qu’il suscite. Il l’a dit, je crois : sa masculinité est reconnue de tous.

Ségolène Royal est intelligente, compétente, déterminée. C’est exactement ce qui exaspère. Ce qui fait peur et provoque le mépris. La peur et le mépris sont justement les deux sentiments qui définissent le racisme et nous, nous avons l’impression vexante de vivre dans un pays attardé.

Mais ce n’est pas tout. Nous entendons des amies déclarer que « jamais elles ne pourront voter pour cette personne », elles ne la trouvent pas assez « sympathique » ou « engagée », « elle fait du tort à la cause des femmes », on croit rêver.

Le masculin est général, le féminin est particulier. Et tous les efforts de la candidate pour neutraliser cet « effet de genre » échouent et se noient dans l’infinie variété des commentaires des consommateurs.

Il fut un temps où l’on disait : « le privé est politique ». Aujourd’hui, le politique est réduit au sentiment privé, au caprice individuel, au j’aime/ j’aime pas, au consumérisme et à la frivolité définitivement sexiste.

Nous, femmes et hommes de la République, nous disons assez !, marre du machisme ! : nous voulons une femme Présidente pour construire enfin une République fondée sur l’égalité entre les femmes et les hommes."


Photo : Au meeting de François Hollande à Montpellier le 02/04/07

05/04/2007

Blog-Média-Presse : Un partage du pouvoir "aux couteaux"!

C'est drôle comme, le nez dans le guidon, certaines choses me semblent futiles! Un ami me dit : "Pourquoi mélanges-tu les infos locales avec ton soutien à la candidature de Ségolène? Ne devrais-tu pas faire un deuxième blog?" J'avoues que je m'étais jamais posé la question. Certains, en plus de leur livraison habituelle, s'amusent en plus à parodier des blogs en se cachant sous des pseudos. D'autres, le leur ne leur suffisant pas, ont un blog pour ceci, puis pour cela, voire pour 1 jour ou 1 heure particulière. Ca frétille fort dans la blosphère. Le 5ème pouvoir décrit par le balarucois Thierry Crouzet s'installe avec force, inéluctablement.

En réfléchissant à quelques éléments de réponses à la question de mon ami. Je me suis dit que finalement mon postulat me convenait. C’est prétentieux, peut-être, mais je m’explique. Comme lors de l’apparition de tous les nouveaux médias depuis le début des années 80. Il y a toujours eu des apprentis sorciers qui pensaient en tirer profit, avantage, ou notoriété. On se souvient des débuts de la CB ou des radios dites « libres ». En fait, à chaque fois, il y avait un désir d’expression objectif mais une contrepartie souvent calamiteuse. L’humain est ainsi fait ! C’est pourquoi, pour faire court, j’apprécie avec modération les blogs dont les auteurs ne dévoilent pas leur identité. Mon parti pris est donc d’apparaître tel que je suis dans son « entièreté » si j’ose dire. Hors la sphère privé, le jardin secret, l’action d’une femme ou d’un homme responsable vis à vis de ses contemporains doit être claire et sans faux semblant.

On voit bien depuis quelques mois la peur que suscite pour le 4ème pouvoir ce nouveau média qui est capable d’être plus réactif, plus complet et surtout plus proche du public. Certes les dérives sont connues. Mais quand on voit la capacité de certains blogeurs à informer avec talent et pertinence, on comprend que les « pros » soient dans l’inquiétude. Et puis, pour conclure, il est tellement difficile d’accepter de partager son « pouvoir ».



Marc Ayral ©