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31/08/2017

L’église russe de Sylvanès rouvre ses portes à la jeunesse musicienne

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Imprévu ! C’est le qualificatif qui convient au concert que les jeunes musiciens en stage au Hameau de Moulès ont donné, ce mercredi (30/08/17),au sein de l’Eglise russe de Sylvanès. Belle surprise ! D’autant plus que le lieu est fermé depuis plusieurs mois et a été exceptionnellement rouvert pour l’occasion. Les élèves de conservatoires de musique de la région parisienne ont été réunis par l’association « La Clé des Chants » en partenariat depuis 15 ans avec Le Club Aladin Altia de Fondamente. C’est 65 jeunes de 7 à 17 ans qui ont été accompagnés durant une semaine par 3 professeurs de musique, Anne Sorbadère, Emmanuelle Locastro, Steven Hebrant respectivement des conservatoires de Luys en Béarn, Chatenay-Malabry et Orthez, assistés de Laetitia Deprez de Noisiel. A n’en pas douter le travail quotidien de l’instrument associé à la convivialité et au compagnonnage autour de la musique donne un beau résultat !

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Dans l’église de bois les instruments sonnent bien et parents et amis venus jusqu’à ce bout du monde, la colline de Pessales, apprécièrent à double titre. Certes tout au plaisir d’écouter leurs progénitures jouer de magnifiques standards de la musique classique, du jazz ou des musiques traditionnelles. Mais aussi à ce privilège rare que d’assister à un concert dans ce lieu remarquable fruit de l’amitié entre André Gouzes et l’Evêque orthodoxe de Kostroma, Mgr Alexandre Moghilev. « Le programme est varié. Il est composé de divers airs russes pour commencer par les plus jeunes musiciens, puis un tango « San Thelmo ». Nous poursuivrons par le menuet de Boccherni » explique Anne Sorbadère. « La place sera laissée aux plus grands avec « Minor Swing » de Django Reinhart et Stéphane Grapelli, puis ce sera le « 2ème concerto brandebourgeois » de Bach, lequel précèdera la « 2ème Rhapsodie » de Lizst, vous voyez que du beau ! » s’enthousiasme Emmanuelle Locastro. Mais cela n’est pas encore le final puisque comme le précise Steven Hebrant : « Même si cela paraît difficile de poursuivre après ces grands classiques nous proposerons d’écouter le thème qui est le plus le reflet de notre semaine ensemble, « Les Copains d’abord » de Brassens, pour finir et c’est le lieu idéal par le célébrissime « Kalinka » de Pétrovitch. » Des professeurs, des élèves, des parents heureux ; jeunes talents et magie du lieu ont opéré.

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28/08/2017

A Sylvanès une équipe pour un festival

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Le 40ème festival de Sylvanès s’est achevé ce dimanche 27/08/17, après les concerts de « Vox Bigerri » du quatuor « Les Balkanes », du marché paysan et du balèti animé par Los Endacom. Même si la clôture a été arrosée par une ondée rafraîchissante, ce festival aura été marqué par la diversité de la programmation, par l’adhésion du public et une organisation sans faille. Il faut dire que la machine est bien rôdée. Elle fonctionne grâce a une équipe soudée et très motivée autour du projet engagé il y a 4 décennies. Les spectateurs et les artistes qui sont venus jusque dans cette vallée éloignée du Sud-Aveyron ont pu apprécier le travail de tous dans leurs différents domaines. Il est temps qu’il soient mis à l’honneur. Autour de Michel Wolkowitsky leur directeur, l’équipe de permanents composée de : Pascale Aninat, Marjolaine Fosse, Nathalie Rachide, Stéphanie Pezé, Cédric Baverey et Charly Cazabonne. L’équipe régie est formée de : Rachid Belhasna, Colin Boyer, Vincent Plateaux, et Mickaël Corredor. Stagiaires et saisonniers ont apporté leur efficace contribution : Stéphanie Delfau, Loris Maurel, Orlane Fougeroux, Pauline Buligan et Mathilde Pinçon. Rien de possible sans les bénévoles : Nicole Wolkowicki, Marie Lamour, Manon Bessière, Jean-Marc Saumade, Jean-Jacques Honoré et Jean-Philippe Fourcade. Même s’ils sont absents de la photo sont à remercier également l’équipe des résidences (hôtellerie, restauration, service) : Manon Corredor, Laslo Zacharias, Eva Le Chevalier, Isabelle Mercier, Laura Trintignac, Léa Chauvin, Francine Claire (permanente), Béatrice Gaussorgues et Martine Leduc (bénévoles). A l’an prochain pour la 41ème édition !






Vox Bigerri, une mémoire occitane en 5 voix d’hommes s'offre à Sylvanès

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Parmi d’autres musiciens et groupes occitans Vox Bigerri témoigne de la réalité culturelle du creuset cosmopolite de l’Occitanie. Vox Bigerri s’est présenté dimanche (27/08/17) venant du fond de l’abbatiale comme humblement et pourtant si vite monté sur le piédestal d’une mélancolie tourmentée. Peut-être de l’époque où les bergers s’interpellaient d’une montagne à l’autre ? Peut-être de celle où la « lenga nostra » était parlée par tous et comprise de tous. Le temps où les troubadours et trobairitz et leur « fin amor » n’avaient pas besoin de traduire les paroles de leurs chansons dans leur propre pays ! Mais c’est ainsi ! Donc, l’Occitanie pyrénéenne s’exprime dans les voix des cinq hommes, « cinc òmes », polyphoniques et paraissant spontanées. Car pas si simple à interpréter, même M. ou Mme Toulemonde entend les sinuosités de ces chants. Ouvert, Vox Bigerri, ne fait pas de l’occitan la seule langue de son répertoire. Invitant à leur répertoire des chants basques et catalans. Olivier Capmartin, Pascal Caumont, Fabrice Lapeyrère, Régis Latapie et Bastien Zaoui affirment l’histoire des vallées de leur Pyrénées. D’Espelette au Val d’Aran, d’Arrau à Montségur. Ce dernier symbole leur a permis une superbe interprétation du poème de René Nelli sur la citadelle du vertige et ses occupants cathares. Un « Montségur se dressent partout » qu’un autre chantre occitan chanta autrefois, Claude Marti. Les « Vox Bigerri » en dignes successeurs, à pas feutrés, surent exprimer une mémoire occitane.

Voyage imprévu Sylvanès-Sofia avec Les Balkanes

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Un mal pour un bien dit le dicton. L’annulation du récital d’un groupe polyphonique basque à 4 jours de la date prévue aura permis de découvrir un quatuor enchanté et enchanteur de voix bulgares. Ce dimanche (27/07/17), Les Balkanes n’ont pas seulement suppléées elles ont su embarquer les 600 spectateurs, destination Sofia et les bords de la Mer Noire. Chants sacrés et chants profanes. Mimant les scènes de la vie des femmes bulgares, émouvantes dans leur interprétation d’un Alléluia slave ou d’un chant écrit autour d’un dialogue entre l’archange et une hirondelle qui fit poindre les larmes à Milena Roudeva. Avec ses amies, Miléna Jeliazkova, Martine Sarazin et Marie Scaglia toutes aussi poignantes et poétiques, à quatre, elles apportèrent un enrichissement perceptible aux chants traditionnels. Mime, comédie se mêlant à la polyphonie forte et raffinée. Faut-il le rappeler toujours sans micro et grâce à la seule acoustique de l’abbatiale ? Les festivaliers en redemandent ! Sera-ce l’occasion de programmer Les Balkanes pour le 41ème festival de Sylvanès ? Beaucoup le souhaite et ne cesse de remercier l’aimable providence pour ce changement de programme réussi. Pieds dans la Mer Noire, tête dans les étoiles !

27/08/2017

A Sylvanès, on apprend en s’amusant !

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A n’en pas douter les élèves de d’Éric Laur et Delphine Puglièse sous la direction de Michel Wolkowitsky se sont beaucoup divertis à l’occasion du récital de chant lyrique de samedi. (26/08/17). Ils ont travaillé toute la semaine précédente tout en jouant. De retour à Sylvanès, Pascale Munuera, « notre wagnérienne » comme l’appelle amicalement Michel Wolkowitsky, a su entraîner le joyeux groupe sur les chemins de traverses. L’audition des chanteuses et chanteurs a, donc, été marquée par la gaité et l’envie de progresser en s’amusant. Certes, le programme n’était pas exactement celui d’un bal de quartier, bien sûr. A en juger les compositeurs choisis, (entre autres Haendel, Fauré, Schumann) l’on aurait pu ressentir comme une lassitude vespérale. Mais c’était sans compter sur la qualité d’interprétation des 11 acteurs :

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Martin Boulanger, Olivia Del Pino, Christine Dargent (elle aussi habituée des lieux), Emmanuelle Germain, Léonore Guizard, Pascale Munuera, Fabienne Oreb, Céline Picard, Bastien Rimondi, Céline Veyrat et Arturo Villa. Vint s’ajouter l’esprit du jeu et l’espièglerie de Pascale Munuera et Christine Dargent qui nous sortirent des auteurs classiques pour interpréter avec gourmandise la chanson de Juliette Gréco « Déshabillez-moi ». Le final, non moins drôle fut l’occasion pour la fine équipe de chanter l’air de la Belle de Cadix « Buena Noche », un peu remanié dans le bis, histoire de continuer à s’amuser tard dans la soirée.

26/08/2017

Le chant rauque du Tibet souffle sur Sylvanès

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Les moines bouddhistes de Gyutö étaient à Sylvanès (vendredi 25/08/17) pour proposer aux nombreux spectateurs d’écouter une rareté, les chants et musiques du cérémonial tantrique tibétain. Spectacle s’ouvrant sur fond de polémique où certains esprits malveillants, s’exprimant sur les réseaux sociaux, y ont vu une forme de profanation du lieu en allant même jusqu’à écrire : « Le Droit Canonique interdit des célébrations non-catholiques dans une église catholique consacrée et en fonction liturgique. » Ce à quoi Michel Wolkowitsky voulant mettre un terme à la diatribe en ouverture s’est autorisé à redonner le sens de la démarche des refondateurs de l’Abbaye en rappelant l’un de piliers de l’œuvre de Sylvanès : « le dialogue des cultures et des religions » et poursuivant : En ce sens nous avons une vocation d’accueil. C'est cela la grandeur du christianisme, d'accueillir les autres traditions sacrées du monde, dans le respect d'une fraternité humaniste et bienveillante ! » Bref, ce n’était pas simple pour les moines de lancer leurs chants pourtant captivants et invitant à la méditation.

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Sur des registres très graves en diaphonie permanente, rappelant les vents se frottant aux cimes hautes de l’Himalaya tibétain. Les yeux fermés, les images venaient, celle Alexandra David-Néel parcourant les montagnes sacrées pour se rendre dans les monastères bouddhistes à la recherche de l’absolu. Celle de l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer qui se lia d’amitié avec le Dalaï Lama, histoire qui fut popularisée par le film de Jean-Jacques Annaud. « 7 ans au Tibet ». Et aussi, l’image des nombreux temples bouddhistes tibétains (dont celui de Roqueredonde) où pratiquent de nombreux adeptes de cette philosophie, qu’elle soit de tradition tibétaine ou japonaise. Rouvrant les yeux, les 6 moines en robe appelée kāsāya de couleur jaune safran et orange poussaient la vocalise rauque et gutturale au point ultime de la capacité physique d’un homme.

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Cymbales, clochettes, grand tambour et trompettes accompagnaient les modulations chorales. Étonnant et enivrant parfois. Ce n’est qu’à la fin du spectacle que les festivaliers purent applaudir tant ils étaient tous plongés dans les profondeurs de leurs intimes recueillements. Avant que chacun quitte l’abbatiale les moines, selon la tradition, revêtirent toute l’équipe du festival, de l’écharpe blanche (kata) du bon augure. Belle démonstration d’ouverture et d’amitié.

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24/08/2017

Michel Wolkowitsky : « La pérennité de Sylvanès c’est mon engagement d’aujourd’hui ! »

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Ce dimanche 27 août, le rideau tombera sur le 40ème festival de Sylvanès. L’heure d’un premier bilan pour son directeur, Michel Wolkowitsky.

Marc Ayral : Cette 40ème édition bientôt achevée vous a-t-elle satisfaite tant qualitativement que par le nombre de ses festivaliers ?

Michel Wolkowitsky : En quelque sorte notre métier -avec toute l’équipe très motivée qui m’entoure, merci à eux- est de réunir les conditions de la réussite mais cela ne va pas de soi. Le début du festival, en juillet, est d’année en année de plus en difficile car les périodes de vacances se raccourcissent pour beaucoup de français et donc ce mois de juillet reste une vraie fragilité sur laquelle il faut avoir une analyse approfondie et des actions adaptées. Août est là pour conforter tout notre travail. Nombre de professionnels locaux me disent souvent « Ah ça y est Sylvanès a démarré, les visiteurs et festivaliers sont arrivés ! », c’est dire que nous sommes une locomotive touristique pour le territoire. Pour le festival lui-même je pense que nous avons tenu nos promesses artistiques en trouvant sur le 40ème festival une programmation équilibrée et ambitieuse dont en effet nous sommes très satisfaits, mais surtout et c’est le plus important, dont le public a exprimé concrètement sa satisfaction !

MA : Qui sont vos festivaliers ?

MW : Une récente étude indiquait que nos festivaliers pour 30% venaient de Languedoc-Roussillon, 25% d’Aveyronnais, 25% de Midi-pyrénéens et 20% de l’extérieur de la région dont un nombre non négligeable d’étrangers. Mais ces chiffres seront à consolider dans les semaines à venir. En cela, oui nous sommes un pôle attractif pour le Sud-Ouest Aveyron certes mais indissociablement pour tout l’Aveyron. Notre notoriété est liée à celle de l’Aveyron. Dans la tête des gens Sylvanès égale Aveyron.

MA: Mais ici même dans ce territoire des Monts d’Orb et du Rougier comment agissez-vous ?

MW : La force d’attractivité est forte pour le territoire, je le disais, mais pas seulement grâce au festival, elle l’est aussi grâce à notre implication dans des actions locales avec les enseignants des écoles et collèges, avec la formation des futurs talents de l’art lyrique, par le site lui-même, remarquable de majesté. Mais, même si cela est important, cela n’est pas ma préoccupation première. Notre projet avec André Gouzes a été de s’inscrire dans une histoire en donnant une chance à Sylvanès de revivre. Nous n’avons pas voulu transplanter quelque chose de l’extérieur, Nous nous sommes laissés inspirer par le lieu et par les gens du pays qui nous ont beaucoup apporté. Certes, nous avons longtemps été décalés et vus comme élitistes, cela est du passé ! Néanmoins, on répond quelque part à un manque dans notre société, on répond à des questionnements. Mais avec le Centre culturel de Rencontre nous voulons ouvrir aux dialogues des cultures. Cela s’inscrit dans une démarche philosophique et humaniste en premier. Cela dit, c’est vrai nous avons eu d’abord une reconnaissance nationale et internationale avant d’avoir une reconnaissance locale. Même si aujourd’hui encore Sylvanès est à part ! Alors que nous le portons ce territoire nous le faisons rayonner.

MA : Comment voyez-vous l’avenir pour Sylvanès ?

MW : Dans les prochaines semaines nous aurons des réunions qui seront importantes pour Sylvanès. La première pierre de l’avenir c’est le Centre Culturel de Rencontre autour duquel nous devons bâtir. Au sens propre comme figuré. Nous devons améliorer notre hébergement et travailler à ce que des Bains de Sylvanès puissent se concrétiser en un projet durable, enfin ! Puis, Au-delà des refondateurs que nous sommes avec André Gouzes, Sylvanès va continuer à vivre. Je me fais un devoir de m’assurer que la pérennité soit assurée. C’est mon engagement d'aujourd’hui, je le tiendrai !

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21/08/2017

Nouvelle soirée lyrique à l’abbaye

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En parallèle de son festival d’ampleur internationale, le Centre culturel de rencontre de l'Abbaye de Sylvanès poursuit aussi pendant l’été un des axes forts de son activité : celui de pôle de formation et de pédagogie du chant pour chanteurs de tous niveaux. Samedi 26 août à 21 h, après une semaine de travail intense à l’abbaye, les élèves de la classe de maître de Michel Wolkowitsky interpréteront un récital de chant sous la voûte de pierres du scriptorium. D'une grande richesse, tant musicale que personnelle, ce travail à la discipline exigeante, propose une démarche qui engage tout l'être : physique, mental et émotionnel. Sous la direction de Michel Wolkowitsky et assisté des pianistes et chefs de chant Eric Laur et Delphine Pugliese, les onze chanteurs, tous animés par la même volonté de perfectionnement de l'art vocal chanté mais surtout réunis autour de leur passion commune pour le chant lyrique, nous offriront de nouvelles émotions au travers d’œuvres variées du répertoire lyrique (airs d'opéras, d'opérettes) et même de chansons et comédies musicales. Alors que le 40e Festival de l'Abbaye de Sylvanès s’achève ce dimanche, le festival-off propose une fois encore un moment musical original, à la fois recueilli et joyeux. La participation est libre pour ce beau moment de musique lyrique !

Photo : Julie Fuchs lors de la classe de maître de chant lyrique du 12 août dernier.

Les moines tibétains de Gyutö à Sylvanès ce vendredi 25 août

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C’est au Tibet, le « Toit du Monde » deux fois millénaire, que l’essor de la spiritualité a pu s’épanouir au point de toucher tous les aspects de la vie du peuple tibétain. Le monastère-Université Tantrique de Gyutö est l’un des plus renommés du pays, cultivant une tradition du rituel tantrique accompagné de chants à voix grave et d’une musique élaborée. Cette particularité a valu aux moines de Gyutö une reconnaissance internationale et la participation, depuis plus de trente ans, à de nombreux concerts à travers le monde. Repliés à Dharamsala, dans le nord-ouest de l’Inde, depuis l’invasion du Tibet par la Chine en 1959, six moines seront en tournée exceptionnelle en France jusqu’en octobre et leur première étape sera à Sylvanès ce vendredi 25 août à 21h dans le cadre du 40e festival. Dans l’abbatiale, ils feront découvrir et partager au public les musiques du cérémonial tibétain et leurs chants diphoniques si spécifiques : on appelle souvent ces voix, les voix de buffle, car elles sont exceptionnellement graves et permettent le développement de sons harmoniques très aigus qui s'apparentent au son de la flûte.
A Sylvanès, ce vendredi soir à 21 h, dans l’église, les festivaliers auront l'impression d’« être ailleurs », plongé dans le monde subtil de l'harmonie de l'esprit.


Tarif : 20 €, 16 €, 12 €, gratuit moins de 13 ans

Sylvanès terre de paix, les deux Amériques y brassent leurs cultures

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En un concert, celui de dimanche après-midi (20/08), tout est résumé de la démarche des 41 années de l’œuvre musicale de Sylvanès. Mescladis, melting-pot, mélange disent respectivement les occitans, les anglophones, les français. Cosmopolite en résumé ! Allier les musiques sacrées avec les musiques traditionnelles du monde. Le concept, comme on dit, n’a pas toujours été évident. Il n’allait pas de soi ! Pourtant assistant au concert « Les Musiques des 2 Amériques » cela devenait intelligible. Léonard Bernstein et Samuel Barber au Nord, Le Pérou chrétien de la « Misa andina » de Kato Rodriguez au Sud. Le célébrissime Agnus Déi de Barber en standard du concert se devait d’avoir un binôme tout autant connu, le Roméo Juliette new-yorkais, « West side story » de Bernstein. Cette dernière œuvre, habituée de l’abbatiale, résonna en 2011 par les voix de l’ensemble vocal « Les Enfants de Duke »

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et aussi et surtout lors l’inoubliable récital de duo de clavier de Christine Lajarrige et Jamal Moqadem dans « An american night » c’était en 2009.

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Alors oui, le brassage sylvanésien de ce 40ième festival est l’aboutissement de l’idée selon laquelle la musique, le chant sont les meilleurs moyens pour les peuples du monde de partager et donc de se comprendre. Jean-Michel Hasler un autre fidèle de Sylvanès (comme Michel Piquemal) venu cette année avec son fils Emmanuel

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pour diriger ce concert. Ils eurent plaisir à être les passeurs de cette belle idée de brassage. La « Misa andina, loin des liturgies européennes bien souvent ampoulées et tristes, peut donner envie de franchir la porte d’une église. 600 spectateurs l’ont fait ce dimanche communiant, vraiment, avec les acteurs de ce beau concert.