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13/09/2017

Sylvanès accueille la réunion du réseau régional "Voxitanie"

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Début 2017, l’Arpa Midi-Pyrénées lançait l’idée d’un réseau régional des acteurs de la voix en Occitanie. Près d’une cinquantaine de représentants de structures de médiation, de développement culturel, d’enseignement, des festivals, des chefs de chœur, des chanteurs se sont réunis pour créer les premières pierres de l’édifice. Le désir de se connaître (alors que ce n’était pas toujours le cas), de travailler en partenariat, de porter des projets partagés, de faire un vrai travail de réseau a été rendu possible lors d’une première rencontre à Carcassonne au printemps. La deuxième réunion du réseau se tenait ce mardi 12 septembre à l’Abbaye de Sylvanès et une quinzaine de personnes ont répondu à l’appel. A l’ordre du jour de cette journée : la réflexion sur le type de communication et le support nécessaire à la vie de ce réseau ainsi que la possible création d’un événement collaboratif d’envergure régionale qui puisse mettre en lumière la diversité des pratiques et les compétences de l’ensemble des structures du territoire.
Une journée riche d’échanges et très prometteuse pour la suite !

12/09/2017

(Re)-découvrez l'Abbaye de Sylvanès à l'occasion des Journées du Patrimoine

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Les 16 et 17 septembre, partez à la (re)-découverte de l'Abbaye de Sylvanès au cours d'une visite guidée, ludique ou numérique !

Le samedi à 15h, suivez le guide qui vous racontera l'histoire multiséculaire du site, depuis la communauté monastique des origines (12e siècle) jusqu'aux travaux de restauration et réalisations contemporaines (orgue, vitraux, oeuvres musicales) à l'initiative de l'Association des Amis de l'Abbaye de Sylvanès, aujourd'hui labellisée Centre culturel de rencontre.

Le dimanche de 14h30 à 17h30, partez sur les traces de Pons de l'Héras, le fondateur de l'abbaye, avec un parcours découverte sous forme de jeu de piste à faire en famille dès 4 ans et jusqu'à 12 ans. Un plan, des indices cachés, des anecdotes et devinettes posées par les moines ou les bâtisseurs vous promettent de passer un moment ludique où vos sens de l'orientation et de l'observation seront mis à l'épreuve !

Enfin, le samedi et le dimanche, venez tester le parcours numérique récemment mis en place grâce à l'application GuidiGO, téléchargeable gratuitement sur smartphone ou tablette [Apple Store et Google Play]. Cette visite intègre la riche histoire architecturale du monument dans une visite reconstituant le quotidien d’une communauté monastique cistercienne. Le parcours offre une véritable interaction avec le lieu, un rendu photo-réaliste et intègre du contenu multimédia, notamment une reconstitution 3D de l’édifice permettant aux visiteurs d'apprécier les dimensions originelles de l’abbaye. Défis et jeux ponctuent cette chasse aux trésors numérique, sollicitant la participation des plus jeunes, dès l'âge de 8 ans.

Informations pratiques > Horaires d'ouverture : 9h30-13h et 14h-18h. Entrée libre ; parking gratuit. Renseignements : 05 65 98 20 20.

01/09/2017

A Sylvanès, comment chanter en bulgare à 11 voix ? Deux Milena répondent

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Milena Jeliazkova et Milena Roudeva toutes deux membres du quatuor les Balkanes qui s’est produit dimanche dernier lors de l’ultime concert du festival sont restées à Sylvanès ; certes, pour la beauté du lieu et le plaisir de prolonger les instants intenses d’un récital couronné de succès. Mais surtout parce qu’en réalité leur était donnée la responsabilité d’animer un stage d’initiation aux polyphonies bulgares.
Improbable, penserez-vous ? Pour des choristes amateurs de se lancer dans la complexité d’une langue, le bulgare, et qui plus est dans ce qui est reconnu, parmi les techniques vocales, comme très ardue, la polyphonie. Certes, le travail des deux Miléna est de construire les bases, d’apporter les fondamentaux. « La première chose à intégrer c’est que le chant traditionnel est un chant de communication, un chant horizontal, qui se projette vers l’avant » explique Milena (Mina) Jeliazkova. Chants de travail, chants de tous les jours ; comme dans toutes les civilisations le chant c’est d’abord parler fort pour se reconnaître ou se faire comprendre. « La sublimation du chant lyrique est venue plus tard dans l’histoire et peut se qualifier de chant vertical. Le chanteur doit paraître altier. » complète Milena Roudeva. Ceci étant, les stagiaires débutent et le premier jour, se confrontent à une dure réalité, la polyphonie. Chanter en chorus est simple, enfin presque ! « Mais chanter des voix différentes sur des rythmes impairs, tout en respectant mélodie et placement de voix et une autre affaire » explique Mina. Cet art du chant polyphonique s’apprend dans l’humilité, la patience et se perfectionne grâce à un travail de « longue haleine » insistent les professeurs. « Pour nous aussi, initier des débutants est un vrai travail pédagogique, où l’on se doit d’adapter nos méthodes aux élèves en fonction de leur niveau. La répétition en binôme devient alors une priorité.

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Car avant de chanter à 11 voix, il faut percevoir ce qu’est le travail à deux voix. Ecouter l’autre en chantant sa partie, c’est comme apprendre l’empathie. Donner, recevoir sans dévier ! » se passionne Mina. Rude combat de chanter à plusieurs, sévère discipline. Mais, Milena tempère avec son accent qui roule les « r », « c’est un petit bonheur que ressentiront, j’espère, les stagiaires au bout d’une semaine. Ils auront acquis les principes premiers, et appris cinq chants bulgares. » Celles qui se produisent partout en France et à l’étranger avec le Quatuor Balkanes apprécient ces pauses pédagogiques, car elles enrichissent leur recherche et favorisent l’échange. Toujours à plusieurs voix, mais ensemble !

31/08/2017

L’église russe de Sylvanès rouvre ses portes à la jeunesse musicienne

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Imprévu ! C’est le qualificatif qui convient au concert que les jeunes musiciens en stage au Hameau de Moulès ont donné, ce mercredi (30/08/17),au sein de l’Eglise russe de Sylvanès. Belle surprise ! D’autant plus que le lieu est fermé depuis plusieurs mois et a été exceptionnellement rouvert pour l’occasion. Les élèves de conservatoires de musique de la région parisienne ont été réunis par l’association « La Clé des Chants » en partenariat depuis 15 ans avec Le Club Aladin Altia de Fondamente. C’est 65 jeunes de 7 à 17 ans qui ont été accompagnés durant une semaine par 3 professeurs de musique, Anne Sorbadère, Emmanuelle Locastro, Steven Hebrant respectivement des conservatoires de Luys en Béarn, Chatenay-Malabry et Orthez, assistés de Laetitia Deprez de Noisiel. A n’en pas douter le travail quotidien de l’instrument associé à la convivialité et au compagnonnage autour de la musique donne un beau résultat !

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Dans l’église de bois les instruments sonnent bien et parents et amis venus jusqu’à ce bout du monde, la colline de Pessales, apprécièrent à double titre. Certes tout au plaisir d’écouter leurs progénitures jouer de magnifiques standards de la musique classique, du jazz ou des musiques traditionnelles. Mais aussi à ce privilège rare que d’assister à un concert dans ce lieu remarquable fruit de l’amitié entre André Gouzes et l’Evêque orthodoxe de Kostroma, Mgr Alexandre Moghilev. « Le programme est varié. Il est composé de divers airs russes pour commencer par les plus jeunes musiciens, puis un tango « San Thelmo ». Nous poursuivrons par le menuet de Boccherni » explique Anne Sorbadère. « La place sera laissée aux plus grands avec « Minor Swing » de Django Reinhart et Stéphane Grapelli, puis ce sera le « 2ème concerto brandebourgeois » de Bach, lequel précèdera la « 2ème Rhapsodie » de Lizst, vous voyez que du beau ! » s’enthousiasme Emmanuelle Locastro. Mais cela n’est pas encore le final puisque comme le précise Steven Hebrant : « Même si cela paraît difficile de poursuivre après ces grands classiques nous proposerons d’écouter le thème qui est le plus le reflet de notre semaine ensemble, « Les Copains d’abord » de Brassens, pour finir et c’est le lieu idéal par le célébrissime « Kalinka » de Pétrovitch. » Des professeurs, des élèves, des parents heureux ; jeunes talents et magie du lieu ont opéré.

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28/08/2017

A Sylvanès une équipe pour un festival

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Le 40ème festival de Sylvanès s’est achevé ce dimanche 27/08/17, après les concerts de « Vox Bigerri » du quatuor « Les Balkanes », du marché paysan et du balèti animé par Los Endacom. Même si la clôture a été arrosée par une ondée rafraîchissante, ce festival aura été marqué par la diversité de la programmation, par l’adhésion du public et une organisation sans faille. Il faut dire que la machine est bien rôdée. Elle fonctionne grâce a une équipe soudée et très motivée autour du projet engagé il y a 4 décennies. Les spectateurs et les artistes qui sont venus jusque dans cette vallée éloignée du Sud-Aveyron ont pu apprécier le travail de tous dans leurs différents domaines. Il est temps qu’il soient mis à l’honneur. Autour de Michel Wolkowitsky leur directeur, l’équipe de permanents composée de : Pascale Aninat, Marjolaine Fosse, Nathalie Rachide, Stéphanie Pezé, Cédric Baverey et Charly Cazabonne. L’équipe régie est formée de : Rachid Belhasna, Colin Boyer, Vincent Plateaux, et Mickaël Corredor. Stagiaires et saisonniers ont apporté leur efficace contribution : Stéphanie Delfau, Loris Maurel, Orlane Fougeroux, Pauline Buligan et Mathilde Pinçon. Rien de possible sans les bénévoles : Nicole Wolkowicki, Marie Lamour, Manon Bessière, Jean-Marc Saumade, Jean-Jacques Honoré et Jean-Philippe Fourcade. Même s’ils sont absents de la photo sont à remercier également l’équipe des résidences (hôtellerie, restauration, service) : Manon Corredor, Laslo Zacharias, Eva Le Chevalier, Isabelle Mercier, Laura Trintignac, Léa Chauvin, Francine Claire (permanente), Béatrice Gaussorgues et Martine Leduc (bénévoles). A l’an prochain pour la 41ème édition !






Vox Bigerri, une mémoire occitane en 5 voix d’hommes s'offre à Sylvanès

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Parmi d’autres musiciens et groupes occitans Vox Bigerri témoigne de la réalité culturelle du creuset cosmopolite de l’Occitanie. Vox Bigerri s’est présenté dimanche (27/08/17) venant du fond de l’abbatiale comme humblement et pourtant si vite monté sur le piédestal d’une mélancolie tourmentée. Peut-être de l’époque où les bergers s’interpellaient d’une montagne à l’autre ? Peut-être de celle où la « lenga nostra » était parlée par tous et comprise de tous. Le temps où les troubadours et trobairitz et leur « fin amor » n’avaient pas besoin de traduire les paroles de leurs chansons dans leur propre pays ! Mais c’est ainsi ! Donc, l’Occitanie pyrénéenne s’exprime dans les voix des cinq hommes, « cinc òmes », polyphoniques et paraissant spontanées. Car pas si simple à interpréter, même M. ou Mme Toulemonde entend les sinuosités de ces chants. Ouvert, Vox Bigerri, ne fait pas de l’occitan la seule langue de son répertoire. Invitant à leur répertoire des chants basques et catalans. Olivier Capmartin, Pascal Caumont, Fabrice Lapeyrère, Régis Latapie et Bastien Zaoui affirment l’histoire des vallées de leur Pyrénées. D’Espelette au Val d’Aran, d’Arrau à Montségur. Ce dernier symbole leur a permis une superbe interprétation du poème de René Nelli sur la citadelle du vertige et ses occupants cathares. Un « Montségur se dressent partout » qu’un autre chantre occitan chanta autrefois, Claude Marti. Les « Vox Bigerri » en dignes successeurs, à pas feutrés, surent exprimer une mémoire occitane.

Voyage imprévu Sylvanès-Sofia avec Les Balkanes

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Un mal pour un bien dit le dicton. L’annulation du récital d’un groupe polyphonique basque à 4 jours de la date prévue aura permis de découvrir un quatuor enchanté et enchanteur de voix bulgares. Ce dimanche (27/07/17), Les Balkanes n’ont pas seulement suppléées elles ont su embarquer les 600 spectateurs, destination Sofia et les bords de la Mer Noire. Chants sacrés et chants profanes. Mimant les scènes de la vie des femmes bulgares, émouvantes dans leur interprétation d’un Alléluia slave ou d’un chant écrit autour d’un dialogue entre l’archange et une hirondelle qui fit poindre les larmes à Milena Roudeva. Avec ses amies, Miléna Jeliazkova, Martine Sarazin et Marie Scaglia toutes aussi poignantes et poétiques, à quatre, elles apportèrent un enrichissement perceptible aux chants traditionnels. Mime, comédie se mêlant à la polyphonie forte et raffinée. Faut-il le rappeler toujours sans micro et grâce à la seule acoustique de l’abbatiale ? Les festivaliers en redemandent ! Sera-ce l’occasion de programmer Les Balkanes pour le 41ème festival de Sylvanès ? Beaucoup le souhaite et ne cesse de remercier l’aimable providence pour ce changement de programme réussi. Pieds dans la Mer Noire, tête dans les étoiles !

27/08/2017

A Sylvanès, on apprend en s’amusant !

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A n’en pas douter les élèves de d’Éric Laur et Delphine Puglièse sous la direction de Michel Wolkowitsky se sont beaucoup divertis à l’occasion du récital de chant lyrique de samedi. (26/08/17). Ils ont travaillé toute la semaine précédente tout en jouant. De retour à Sylvanès, Pascale Munuera, « notre wagnérienne » comme l’appelle amicalement Michel Wolkowitsky, a su entraîner le joyeux groupe sur les chemins de traverses. L’audition des chanteuses et chanteurs a, donc, été marquée par la gaité et l’envie de progresser en s’amusant. Certes, le programme n’était pas exactement celui d’un bal de quartier, bien sûr. A en juger les compositeurs choisis, (entre autres Haendel, Fauré, Schumann) l’on aurait pu ressentir comme une lassitude vespérale. Mais c’était sans compter sur la qualité d’interprétation des 11 acteurs :

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Martin Boulanger, Olivia Del Pino, Christine Dargent (elle aussi habituée des lieux), Emmanuelle Germain, Léonore Guizard, Pascale Munuera, Fabienne Oreb, Céline Picard, Bastien Rimondi, Céline Veyrat et Arturo Villa. Vint s’ajouter l’esprit du jeu et l’espièglerie de Pascale Munuera et Christine Dargent qui nous sortirent des auteurs classiques pour interpréter avec gourmandise la chanson de Juliette Gréco « Déshabillez-moi ». Le final, non moins drôle fut l’occasion pour la fine équipe de chanter l’air de la Belle de Cadix « Buena Noche », un peu remanié dans le bis, histoire de continuer à s’amuser tard dans la soirée.

26/08/2017

Le chant rauque du Tibet souffle sur Sylvanès

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Les moines bouddhistes de Gyutö étaient à Sylvanès (vendredi 25/08/17) pour proposer aux nombreux spectateurs d’écouter une rareté, les chants et musiques du cérémonial tantrique tibétain. Spectacle s’ouvrant sur fond de polémique où certains esprits malveillants, s’exprimant sur les réseaux sociaux, y ont vu une forme de profanation du lieu en allant même jusqu’à écrire : « Le Droit Canonique interdit des célébrations non-catholiques dans une église catholique consacrée et en fonction liturgique. » Ce à quoi Michel Wolkowitsky voulant mettre un terme à la diatribe en ouverture s’est autorisé à redonner le sens de la démarche des refondateurs de l’Abbaye en rappelant l’un de piliers de l’œuvre de Sylvanès : « le dialogue des cultures et des religions » et poursuivant : En ce sens nous avons une vocation d’accueil. C'est cela la grandeur du christianisme, d'accueillir les autres traditions sacrées du monde, dans le respect d'une fraternité humaniste et bienveillante ! » Bref, ce n’était pas simple pour les moines de lancer leurs chants pourtant captivants et invitant à la méditation.

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Sur des registres très graves en diaphonie permanente, rappelant les vents se frottant aux cimes hautes de l’Himalaya tibétain. Les yeux fermés, les images venaient, celle Alexandra David-Néel parcourant les montagnes sacrées pour se rendre dans les monastères bouddhistes à la recherche de l’absolu. Celle de l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer qui se lia d’amitié avec le Dalaï Lama, histoire qui fut popularisée par le film de Jean-Jacques Annaud. « 7 ans au Tibet ». Et aussi, l’image des nombreux temples bouddhistes tibétains (dont celui de Roqueredonde) où pratiquent de nombreux adeptes de cette philosophie, qu’elle soit de tradition tibétaine ou japonaise. Rouvrant les yeux, les 6 moines en robe appelée kāsāya de couleur jaune safran et orange poussaient la vocalise rauque et gutturale au point ultime de la capacité physique d’un homme.

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Cymbales, clochettes, grand tambour et trompettes accompagnaient les modulations chorales. Étonnant et enivrant parfois. Ce n’est qu’à la fin du spectacle que les festivaliers purent applaudir tant ils étaient tous plongés dans les profondeurs de leurs intimes recueillements. Avant que chacun quitte l’abbatiale les moines, selon la tradition, revêtirent toute l’équipe du festival, de l’écharpe blanche (kata) du bon augure. Belle démonstration d’ouverture et d’amitié.

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24/08/2017

Michel Wolkowitsky : « La pérennité de Sylvanès c’est mon engagement d’aujourd’hui ! »

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Ce dimanche 27 août, le rideau tombera sur le 40ème festival de Sylvanès. L’heure d’un premier bilan pour son directeur, Michel Wolkowitsky.

Marc Ayral : Cette 40ème édition bientôt achevée vous a-t-elle satisfaite tant qualitativement que par le nombre de ses festivaliers ?

Michel Wolkowitsky : En quelque sorte notre métier -avec toute l’équipe très motivée qui m’entoure, merci à eux- est de réunir les conditions de la réussite mais cela ne va pas de soi. Le début du festival, en juillet, est d’année en année de plus en difficile car les périodes de vacances se raccourcissent pour beaucoup de français et donc ce mois de juillet reste une vraie fragilité sur laquelle il faut avoir une analyse approfondie et des actions adaptées. Août est là pour conforter tout notre travail. Nombre de professionnels locaux me disent souvent « Ah ça y est Sylvanès a démarré, les visiteurs et festivaliers sont arrivés ! », c’est dire que nous sommes une locomotive touristique pour le territoire. Pour le festival lui-même je pense que nous avons tenu nos promesses artistiques en trouvant sur le 40ème festival une programmation équilibrée et ambitieuse dont en effet nous sommes très satisfaits, mais surtout et c’est le plus important, dont le public a exprimé concrètement sa satisfaction !

MA : Qui sont vos festivaliers ?

MW : Une récente étude indiquait que nos festivaliers pour 30% venaient de Languedoc-Roussillon, 25% d’Aveyronnais, 25% de Midi-pyrénéens et 20% de l’extérieur de la région dont un nombre non négligeable d’étrangers. Mais ces chiffres seront à consolider dans les semaines à venir. En cela, oui nous sommes un pôle attractif pour le Sud-Ouest Aveyron certes mais indissociablement pour tout l’Aveyron. Notre notoriété est liée à celle de l’Aveyron. Dans la tête des gens Sylvanès égale Aveyron.

MA: Mais ici même dans ce territoire des Monts d’Orb et du Rougier comment agissez-vous ?

MW : La force d’attractivité est forte pour le territoire, je le disais, mais pas seulement grâce au festival, elle l’est aussi grâce à notre implication dans des actions locales avec les enseignants des écoles et collèges, avec la formation des futurs talents de l’art lyrique, par le site lui-même, remarquable de majesté. Mais, même si cela est important, cela n’est pas ma préoccupation première. Notre projet avec André Gouzes a été de s’inscrire dans une histoire en donnant une chance à Sylvanès de revivre. Nous n’avons pas voulu transplanter quelque chose de l’extérieur, Nous nous sommes laissés inspirer par le lieu et par les gens du pays qui nous ont beaucoup apporté. Certes, nous avons longtemps été décalés et vus comme élitistes, cela est du passé ! Néanmoins, on répond quelque part à un manque dans notre société, on répond à des questionnements. Mais avec le Centre culturel de Rencontre nous voulons ouvrir aux dialogues des cultures. Cela s’inscrit dans une démarche philosophique et humaniste en premier. Cela dit, c’est vrai nous avons eu d’abord une reconnaissance nationale et internationale avant d’avoir une reconnaissance locale. Même si aujourd’hui encore Sylvanès est à part ! Alors que nous le portons ce territoire nous le faisons rayonner.

MA : Comment voyez-vous l’avenir pour Sylvanès ?

MW : Dans les prochaines semaines nous aurons des réunions qui seront importantes pour Sylvanès. La première pierre de l’avenir c’est le Centre Culturel de Rencontre autour duquel nous devons bâtir. Au sens propre comme figuré. Nous devons améliorer notre hébergement et travailler à ce que des Bains de Sylvanès puissent se concrétiser en un projet durable, enfin ! Puis, Au-delà des refondateurs que nous sommes avec André Gouzes, Sylvanès va continuer à vivre. Je me fais un devoir de m’assurer que la pérennité soit assurée. C’est mon engagement d'aujourd’hui, je le tiendrai !

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