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21/08/2017

Nouvelle soirée lyrique à l’abbaye

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En parallèle de son festival d’ampleur internationale, le Centre culturel de rencontre de l'Abbaye de Sylvanès poursuit aussi pendant l’été un des axes forts de son activité : celui de pôle de formation et de pédagogie du chant pour chanteurs de tous niveaux. Samedi 26 août à 21 h, après une semaine de travail intense à l’abbaye, les élèves de la classe de maître de Michel Wolkowitsky interpréteront un récital de chant sous la voûte de pierres du scriptorium. D'une grande richesse, tant musicale que personnelle, ce travail à la discipline exigeante, propose une démarche qui engage tout l'être : physique, mental et émotionnel. Sous la direction de Michel Wolkowitsky et assisté des pianistes et chefs de chant Eric Laur et Delphine Pugliese, les onze chanteurs, tous animés par la même volonté de perfectionnement de l'art vocal chanté mais surtout réunis autour de leur passion commune pour le chant lyrique, nous offriront de nouvelles émotions au travers d’œuvres variées du répertoire lyrique (airs d'opéras, d'opérettes) et même de chansons et comédies musicales. Alors que le 40e Festival de l'Abbaye de Sylvanès s’achève ce dimanche, le festival-off propose une fois encore un moment musical original, à la fois recueilli et joyeux. La participation est libre pour ce beau moment de musique lyrique !

Photo : Julie Fuchs lors de la classe de maître de chant lyrique du 12 août dernier.

Les moines tibétains de Gyutö à Sylvanès ce vendredi 25 août

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C’est au Tibet, le « Toit du Monde » deux fois millénaire, que l’essor de la spiritualité a pu s’épanouir au point de toucher tous les aspects de la vie du peuple tibétain. Le monastère-Université Tantrique de Gyutö est l’un des plus renommés du pays, cultivant une tradition du rituel tantrique accompagné de chants à voix grave et d’une musique élaborée. Cette particularité a valu aux moines de Gyutö une reconnaissance internationale et la participation, depuis plus de trente ans, à de nombreux concerts à travers le monde. Repliés à Dharamsala, dans le nord-ouest de l’Inde, depuis l’invasion du Tibet par la Chine en 1959, six moines seront en tournée exceptionnelle en France jusqu’en octobre et leur première étape sera à Sylvanès ce vendredi 25 août à 21h dans le cadre du 40e festival. Dans l’abbatiale, ils feront découvrir et partager au public les musiques du cérémonial tibétain et leurs chants diphoniques si spécifiques : on appelle souvent ces voix, les voix de buffle, car elles sont exceptionnellement graves et permettent le développement de sons harmoniques très aigus qui s'apparentent au son de la flûte.
A Sylvanès, ce vendredi soir à 21 h, dans l’église, les festivaliers auront l'impression d’« être ailleurs », plongé dans le monde subtil de l'harmonie de l'esprit.


Tarif : 20 €, 16 €, 12 €, gratuit moins de 13 ans

Sylvanès terre de paix, les deux Amériques y brassent leurs cultures

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En un concert, celui de dimanche après-midi (20/08), tout est résumé de la démarche des 41 années de l’œuvre musicale de Sylvanès. Mescladis, melting-pot, mélange disent respectivement les occitans, les anglophones, les français. Cosmopolite en résumé ! Allier les musiques sacrées avec les musiques traditionnelles du monde. Le concept, comme on dit, n’a pas toujours été évident. Il n’allait pas de soi ! Pourtant assistant au concert « Les Musiques des 2 Amériques » cela devenait intelligible. Léonard Bernstein et Samuel Barber au Nord, Le Pérou chrétien de la « Misa andina » de Kato Rodriguez au Sud. Le célébrissime Agnus Déi de Barber en standard du concert se devait d’avoir un binôme tout autant connu, le Roméo Juliette new-yorkais, « West side story » de Bernstein. Cette dernière œuvre, habituée de l’abbatiale, résonna en 2011 par les voix de l’ensemble vocal « Les Enfants de Duke »

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et aussi et surtout lors l’inoubliable récital de duo de clavier de Christine Lajarrige et Jamal Moqadem dans « An american night » c’était en 2009.

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Alors oui, le brassage sylvanésien de ce 40ième festival est l’aboutissement de l’idée selon laquelle la musique, le chant sont les meilleurs moyens pour les peuples du monde de partager et donc de se comprendre. Jean-Michel Hasler un autre fidèle de Sylvanès (comme Michel Piquemal) venu cette année avec son fils Emmanuel

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pour diriger ce concert. Ils eurent plaisir à être les passeurs de cette belle idée de brassage. La « Misa andina, loin des liturgies européennes bien souvent ampoulées et tristes, peut donner envie de franchir la porte d’une église. 600 spectateurs l’ont fait ce dimanche communiant, vraiment, avec les acteurs de ce beau concert.

Le roi tango pose son trône à Sylvanès

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Ce dimanche soir, (20/08), l’aire du cloître de l’Abbaye de Sylvanès recevait le roi tango. Roi ? Pas toujours ! Petite frappe, canaille, marlou d’abord. Issu des bas-fonds porteños, de la négritude, du métissage. Tango comme le blues, le fado, le flamenco, le style argentin en plus.

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L’exigence du mouvement, le corp, l’instrument, le chant pour pousser un cri ! A Sylvanès comme ailleurs, le tango, peu à peu, s’est universalisé dignement car il n’en a pas oublié ses racines. En cela, Juan José Mosalini, compagnon de route d’Astor Piazzola, sait recréer un tango d’aujourd’hui, ciselé et inventif. Les fondements sont là, son bandonéon qui pleure ou rit nous le rappelle. Sandra Rumolino chanteuse au spleen souriant a charmé avec grâce les spectateurs sylvanésiens. « Tango, Tango, Libertango » pourrait dire l’observateur averti voyant virevolté

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le couple Gabriela Fernandez et Jorge Rodriguez sur la scène du cloître. Au côté de Mosalini, Sébastien Carajou au violon, Diégo Aubia au piano et Léonardo Terruggi à la contrebasse font plus qu’accompagner les protagonistes, ils sont l’âme de cette soirée tango. Quartet de rêve, pour une musique tribale, devenu tripale. Qui touche le cœur, qui touche l’âme !

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18/08/2017

Sylvanès : Trois talents jouent et chantent

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A écouter Delphine Mégret et Bastien Rimondi, jeudi 18 août, dans le scriptorium de l’Abbaye de Sylvanès, le spectateur serait tenté de penser que chanter est comme respirer, boire ou manger. Le duo de jeunes talents, pur produit de l’école de formation sylvanésienne, peut donner ce sentiment de facilité. La légèreté avec laquelle ils ont abordé un programme de « bel canto » devant la centaine de mélomanes venus jusqu’au bord du Cabot était déconcertante. Souples et fluides, étaient-ils ? En fait, seulement en apparence. Les chants du répertoire des Mozart, Donizetti et Bellini exigenants, le travail et « l’intelligence du chant » comme l’indique Michel Wolkowitsky sont les deux piliers des belles interprétations proposées. En cela, complices,

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Delphine Mégret et Bastien Rimondi se sont joués du « duo de Nemorino et Adina » de Donizetti. Interprétant avec humour et espièglerie « L’élisir d’amore » comme 2 comédiens aguerris. Ce récital a donné également la possibilité aux festivaliers de découvrir un jeune pianiste talentueux en la personne de Timothée Hudrisier

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qui outre d’accompagner ces deux camarades de jeu interpréta magnifiquement la « balade en sol mineur opus 23 de Chopin ». Des spectateurs le disaient en aparté jeudi soir après le concert : « Que Michel (ndr. Wolkowitsky), nous en trouve encore des talents de ce niveau ! »

16/08/2017

Sylvanès : Un grand 15 août, un Requiem pour les vivants !

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Le voilà ce 15 août sylvanésien, dans sa tradition fervent le matin pour les croyants qui ont assisté à l’office, laïque et pourtant encore cultuel l’après-midi. Faut dire, que ce jour-là, l’abbatiale presque millénaire, accueille à bras ouverts près de 1000 spectateurs toujours fidèles pour ce moment fort de la saison culturelle sud-aveyronnaise. En cela, le Requiem de Verdi correspond à l’attente de tous les publics. Les croyants ou les agnostiques peuvent se retrouver dans cette œuvre massive, tourmentée, puissante et surtout profondément optimiste. Oui, optimiste car Verdi a écrit cette œuvre gigantesque non comme un énième suivisme liturgique, très à la mode au 19ème siècle, mais presque un opéra dédié plus au vivant qu’au mort. Un comble pour un Requiem. On comprend qu’à cette époque l’Eglise ne pouvait que très peu apprécier la déviance. Ce 15 août, l’abbatiale était donc comme joyeuse de retrouver autour du fidèle Michel Piquemal, un chœur composé de 124 choristes devant lesquels s’était installé l’orchestre Contrepoint. La distribution des solistes avec Béatrice Uria-Monzon, mezzo-soprano, Bénédicte Roussenq , soprano,

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Patrick Garayt, ténor et Jacques-Greg Belobo, basse donna à l’exécution de ce Requiem la force attendue par le chef et espéré par le public qui demeura longtemps debout à applaudir les acteurs eux aussi heureux d’avoir abouti avec engagement. Ce dont Verdi aurait paraît-il dit : « En musique comme en amour, il faut être sincère pour être cru ». A n’en pas douter les festivaliers sylvanésiens y ont cru, à fond !

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15/08/2017

L’orchestre de la radio polonaise à Sylvanès : Amitié et passion

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Peu souvent Sylvanès reçoit des orchestres de musique classique pour un concert essentiellemnt instrumental. Est-ce pour ce faire pardonner ? Non bien sûr, en tout cas, le fils d’un émigré russe devenu polonais avant de rejoindre la France, Wolkowicki, n’a pas dû trop à déployer ses talents de séductions pour convaincre l’Orchestre de Chambre de la Radio Polonaise d’effectuer ce déplacement lointain de Varsorvie à Sylvanès. Il est vrai que les relations amicales et partenariales anciennes entretenues avec le secteur culturel et artistique polonais et Sylvanès sont anciennes. Les œuvres d’Andrej Zamoyski furent l’occasion de créer un petit musée. Aujourd’hui fermé, cela permettra aux nombreuses sculptures de rejoindre leur pays natal, la Pologne. Alors ce concert c’est comme un merci des polonais à Sylvanès, un baiser amical. Rouge comme la robe d’Alina Adamska-Raitatovskyi

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. Passionnée comme la fougue des deux chefs d’orchestre, mère et fille, Agnieska Duczmal et Anna Duczmal-Mroz, qui conduisirent un beau vaisseau (l’orchestre de chambre de la radio polonaise) sur les eaux tourmentées de Mozart, Beethoven et Moussorgski. Trois œuvres étaient au programme : l’Exultate, Jubilate pour soprano, la Sonate au clair de Lune et Tableaux d’une exposition. Cloués sur leurs chaises, les spectateurs étaient médusés par la soigneuse expressivité ressortie de chaque coup d’archet ! Un vrai bonheur durant près de 2 heures. Aussi les rappels furent de 3 également et les 500 mélomanes présents ont eu du mal à quitter l’abbatiale tant ils étaient heureux de saluer les acteurs de ce très grand concert. La Pologne est chez elle à Sylvanès !

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14/08/2017

Sylvanès : les grand airs d’opéra par de jeunes talents !

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Jeudi 17 août, l’Abbaye de Sylvanès met à l’honneur le Bel canto pour une soirée bâtie autour des grands airs et duos d’opéra. À 21h, sous les majestueuses voûtes du scriptorium, les jeunes solistes Delphine Megret

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et Bastien Rimondi feront souffler un vent de fraîcheur sur le répertoire lyrique. Lancés tous deux vers une carrière professionnelle, ils viennent régulièrement perfectionner leur art à Sylvanès auprès de Michel Wolkowitsky. De la fascinante Flûte enchantée de Mozart au rocambolesque Don Pasquale de Donizetti, en passant par Bellini et Tosti, ils feront ainsi preuve de leur talent, avec passion et sérieux, dans un programme faisant la part belle à la voix, accompagnés au piano par Timothée Hudrisier.

Tarif : 20 €,12 € , gratuit moins de 13 ans

Du Nord au Sud, les Amériques s’invitent à Sylvanès

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Dimanche 20 août, les Amériques sont à l’honneur au Festival de l’Abbaye de Sylvanès. À 17 h, le talentueux Jeune Chœur de l’Abbaye de Sylvanès sous la direction alternée de Emmanuel et Jean-Michel Hasler, accompagné de Mark Opstad à l’orgue, revisitera les célébrissimes airs de Leonard Bernstein et Samuel Barber, à la croisée des musiques savantes et populaires. De West Side Story de Bernstein à l’Agnus Dei de Barber, les rythmes et mélodies métisses du Bronx ont conquis la culture populaire et la planète entière. Proposant un véritable voyage musical et vocal, ils s’allieront aux musiciens péruviens de l’Ensemble Musocc Illary pour une traversée des Andes. À travers cette mise en regard des répertoires d’Amérique du Sud et du Nord, ces deux géants que tout semble opposer, c’est la richesse de la culture latino-américaine et les influences mixtes puisées dans le melting pot états-unien qui se laissent découvrir.
Poursuivant cette exploration au-delà de l’isthme de Panama, à 21 h dans l’aire du cloître, sous les étoiles, Juan José Mosalini et son quartet nous plongent, avec Alma de Tango, dans le Buenos Aires d’antan, sans tourner le dos au tango moderne. Bandonéoniste virtuose et référence incontestée du tango argentin, Mosalini célèbre ses 50 ans de carrière ! Ce spectacle conjugue toute la rigueur, la sensualité, l’énergie maîtrisée, le caractère tout à la fois intellectuel et sauvage du genre, cette beauté incomparable et résolument populaire. La voix intense de Sandra Rumolino et la marche sensuelle des danseurs Jorge Rodriguez et Gabriela Fernandez dévoilent toute l’intimité du tango et tracent un chemin imaginaire vers Buenos Aires. Une palette d’émotions assurées pour une soirée unique au Festival !


Programme complet en ligne sur www.sylvanes.com.
Réservations au 05 65 98 20 20.
Tarif concert 17 h : 30 € / 25 € / 16 € / Tarif concert 21 h : 25 € / 20 € / 16 € / gratuit moins de 13 ans
Forfait 2 concerts 17 h et 21 h : 50 €

Les compositeurs bohémiens roulent leurs notes jusqu’à Sylvanès

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Le 40ème festival de Sylvanès se devait de mettre à l’honneur l’orgue de l’abbatiale qui a été installée depuis exactement 20 ans. Au programme 3 compositeurs tchèques (bohémiens) : Dvorak, Janacek et Eben. Avec le concert proposé, « L’orgue à cœur », par L’ensemble vocal de Nantes sous la direction de Gilles Ragon, ce magnifique instrument aux formes modernes a poussé les chanteurs du groupe à se surpasser. Il faut dire que Michel Bourcier à la manœuvre au perchoir donna toute la subtilité et la force incroyable de cet orgue à peine adulte.

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Dans un morceau instrumental intitulé « Moto ostinato » du compositeur contemporain, Petr Eben, Michel Bourcier a pu faire entendre tous les registres ou presque. Dans cette composition, les spectateurs auraient pu entendre une bande originale d’un film d’aventure se situant au moyen-âge. Une sorte de Game of thrones ou dans le film de Tavernier « La Passion Béatrice ». Temps des Cathares, temps des troubadours, temps des bohémiens. C’est bien cela que Michel Ragon et l’Ensemble vocal de Nantes ont si superbement exprimé en cet après-midi d’été à Sylvanès.