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06/01/2008

Bonne année 2008!

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Comme ces chevaux camarguais lors de la fête du cheval 2007 à Balaruc, nous voilà sur la ligne de départ de l'an 2008, c'est l'heure de dire :

Bonne année à vous toutes et à vous tous qui comme moi passez un peu ou beaucoup de votre temps à bloguer sur Midiblog.

Bonne année aussi à vous de plus en plus nombreux qui venez visiter Paroles de Balaruc. Après des mois consacrés essentiellement au débat autour des élections présidentielles, ce blog s'est recentré sur la vie locale à Balaruc. Normal!

De nouveaux lecteurs locaux sont donc venus prendre connaissance des infos ou des archives de la chronique de la vie de notre village sur les 7 dernières années. Rare pour un blog...

L'élection municipale devrait permettre de rendre compte et d'observer voire de participer au débat qui j'espère de tardera pas à s'instaurer.

En attendant que le ban soit ouvert et que chacun des prétendants se dévoile enfin, je vous présente tous mes voeux de santé, d'amour et de réussite dans vos projets.

Marc Ayral

01/11/2007

La Vène ou l'Avène?

medium_blvx-assainir-pour-proteger-la-nature.2.jpgParmi les questions qui alimentent souvent les conversations des balarucois, il y a celle de l'orthographe de La Vène ou de l'Avène?
Il est vrai que les tenants du modernisme ont pour eux beaucoup de preuve : les cartes récentes et autres plan communaux. C'est les partisans de "La Vène". Côté tradition les défenseurs de "l'Avène" se targuent de défendre le patrimoine linguistique languedocien. Le débat tourne entre usage et toponymie, la science des noms de lieux. Pour éclaircir la polémique, remontons à la source : Le pêcheur - il y en a encore- ou le promeneur lorsqu'il en longe les rives ignore quelquefois d'où cette onde capricieuse peut venir. Entre Montbazin et Cournonsec aux pieds des Monts d'Aumelas apparaît une résurgence. Cette source est alimenté par les infiltrations et les ruissellements d'un bassin versant d'une superficie de 70 km2, entre les Cournons, Antonègre, Aumelas et Villeveyrac. Ces eaux "guidées" par une roche calcaire qu'on appelle karstique se gonfle par l'apport d'une autre source avant de se jeter dans la Crique de l'Angle du Bassin de Thau. Ces précisions apportées pourraient, de manière scientifique, donner raison au partisans de ''L'Avène". Pourquoi ? Outre les cartes anciennes qui l'orthographie de cette manière, l'étymologie occitane consolide encore cette version. "avenar" signifie en occitan "Sourdre" qui sort de terre. C'est bien le cas de l'Avène (ou La Vène). On remarque aussi le mot "avenc" de même origine qui désigne un gouffre creusé par les eaux dans une roche calcaire. C'est encore le cas de La Vène (ou l'Avène). Voilà beaucoup d'arguments qui plaident en faveur de l'appellation historique, scientifique et linguistique : l'Avène. Mais les consignes de francisation de la fin du XIXème siècle se sont aussi appliquées ici. L'usage a fait le reste : "L'Avène" et devenue "La Vène". Mais pas pour tout le monde, tradition et sentiment languedocien oblige!

Marc Ayral ©
publié dans ML le 20/01/03

11/08/2007

C'est les vacances!

Pub pour la Kangoo ou les Bergers des Pyrénnées?
Somi et Uei s'interrogent.

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Entre 2 randos nos bergères se reposent...
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Marc Ayral

22/03/2007

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

Un duo de jeunes rappeurs frontignanais exprime les valeurs de la République : Un bol d'air au milieu d'une campagne électorale! A diffuser sans modération...



Marc Ayral ©

17/03/2007

Per la lenga occitana! Oc!

medium_manif_carcassona_3.jpgAprès Carcassonne, Béziers :
Après le succès de la manifestation de Carcassonne, qui a rassemblé plus de 10 000 personnes le 22 octobre 2005, le collectif "manifestar per l'occitan" appelle à une manifestation ce jour 17 mars 2007 à Béziers.
Nous étions plus de 10.000 à Carcassonne en 2005 pour manifester pour l'occitan.
Nous serons plus encore à Béziers aujourd'hui! (le 17 mars 2007) !
Pour l'avenir de l'occitan, pour son droit d'exister et de se développer... Pour réveiller tous ceux qui n'ont pas encore compris que notre langue veut vivre! ... et qu'il faut des actes pour cela! Pour une journée revendicative, placée sous le signe de la fête et de la rencontre... Tous à Béziers!

Marc Ayral ©

08/03/2007

8 Mars : Olympe de Gouges, qui étais-tu?

medium_olympe.jpgMarie Gouze (7 mai 1748 - 3 novembre 1793), plus connue sous le nom de Marie-Olympe de Gouges, était une femme de lettres devenue femme politique et polémiste de 1788 à sa mort sur l'échafaud en 1793. Elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs. L'un de ses plus célèbre écrits est :

LA DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE dont voici le Préambule :

"Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique. Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel. L’homme s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus. Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme ; afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir des femmes ; et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient respectés ; afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous. En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la femme et de la citoyenne."

Vous pouvez retrouver l'intégralité du texte sur : www.re.so.net
Marc Ayral ©

03/03/2007

Deux chansons honorent Balaruc !

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Faisant suite à la chanson du mujol de Balaruc véritable hymne du village des remparts créée par l’association Le Truc et les Mourres de Porc, un balarucois exilé à Lyon, Henry Parramon, a voulu aussi honorer son village natal d’une sorte de « supplique pour être enterrée sur la Place du Truc ».

Petit clin d’œil à Brassens dont il était l’ami, Henry Parramon trompettiste, professeur et concertiste a remis solennellement à la commune représentée par son maire, Max Serres, le texte signé de son ode qui débute ainsi : « J’ai souvenir de mon enfance, Bercée de vague et de vent, Du littoral de ma naissance, De ce nid dominant l’étang. ..» Les balarucois aiment aussi leur hymne « Cantem ensems lo mùjol de Balaruc, Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc ! O Monsenhor , siàs estat colhonat, Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat. » Le Truc, un petit St Clair et à Balaruc presque autant de poètes qu’à Sète. Fiers d’être balarucois !

medium_BlVx-Deux_chansons_honorent_Balaruc.2.jpg Henry Parramon a composé une ode à Balaruc.

Marc Ayral ©

31/12/2006

Voeux!

Voeux,
velours - Voeux lourds, espérons que non, mieux : soie douce!
velouté - Voeux, loup, thé, veux les 3!
velu - Voeux lus, peut-être!
vedette - Voeux d'été, la montagne!
venelle - Voeux en elle, moi!..
veneur - Voeux qu'il n'y en ait plus!
venimeux - Voeux Nîmes à Pentecote et vous?
venin - Voeux ni N.S. ni J.M. L.P.
venir - Voeux près de toi!
veto - Voeux tôt mieux que tard!
veulerie - Voeux le riz pour tous!
Voeux, Veux, Volem,
Nous Voulons ce que nous espérons!
A Vous, Vos Voeux les plus chers pour Votre année 2007.medium_VOEUX_2007.jpg

Marc Ayral ©

Occitanie : Un état? une nation? un pays? un espace culturel? un mythe?...

medium_fr-occitanie.JPGMas perqué, perqué (mais pourquoi, pourquoi)
M'an pas dit a l'escòla (ne m'ont-ils pas dit à l'école)
Lo nom de mon Païs? (le nom de mon Pays)
Qu'aviâ tuat mon Païs (qu'ils avaient tué mon Pays)
La lenga de mon Païs ? (la langue de mon Pays)
La lenga de nòstre Païs? (la langue de notre Pays)


Ainsi résonnait la voix du chanteur occitan Claude Marti au début des années 70. Cette note pour préciser encore les principaux élements de ce qui a constitué -hier et aujourd'hui- l'Occitanie. Je laisse le stylo à Maurici Andrieu artiste dramatique, historien local, journaliste et présenteur d'émissions en occitan sur F3.


"Un état, certes non; du moins pas pour le moment.
Une nation, peut-être; si, distincte de l'état, la nation représente un peuple doté d'un fond linguistique et culturel commun et surtout d'un esprit et d'aspirations communes.
Un pays, à coup sûr; entre la Méditerranée et l'Atlantique, des Alpes aux Pyrénées; pays ouvert et de passage que certains ont voulu appeler l'isthme gaulois; pays montagnard aussi surtout, véritable conservatoire de groupes humains et de traditions qui remontent pour la plupart à la plus ancienne préhistoire, préindoeuropéenne.
Espace culturel, incontestablement; celui où se parlait, où se parle encore, bien que très occultée, la chantante langue d'oc, porteuse de mille ans de littérature et qui a été la langue de la poésie pour toute l'Europe, jusqu'en Hongrie, aux 12e et 13e siècles, et qui reste la clef la plus efficace pour aborder les autres langues latines vraies que sont l'italien, l'espagnol, le portugais et le roumain--sans parler du catalan, la langue jumelle, que certains considèrent comme une simple variante de l'occitan, ce qui définirait un vaste complexe linguistique et culturel étendu de Valence du Rhône à Valence d'Espagne, et même au-delà jusqu'à Alicante, et de Bordeaux à Nice, en se moquant des frontières d'état, se répandant dans le Val d'Aran et dans les vallées du Piémont italien, sans compter les îles Baléares, l'Alguer en Sardaigne et Guardia Piemontese en Calabre.
Et il faut savoir que, bien que souvent appelée romane, comme au moyen-âge, la langue occitane est enseignée, entre l'Europe et l'Amérique, dans plus de cent universités et même jusqu'au Japon.
Mythe? Qui sait?... Il y a bien des gens qui disent que l'Occitanie n'existe pas et n'a jamais existé! Et c'est bien là justement le miracle, car sans avoir jamais bénéficié d'aucune structure d'état souverain, en permanence envahi, occupé, soumis, déchiré, asservi, par les Gaulois, les Romains, les Wisigoths, les Francs et finalement par les Français, cet espace occitan, ce pays que l'on pourrait croire virtuel, se dresse éblouissant et plus vrai que s'il était enfermé entre des frontières officielles reconnues de tous.
medium_carcassonne_2.jpgConcrètement, l'Occitanie représente le tiers sud méditerranéen de l'état français, soit trente-deux départements, sauf les Pyrénées Orientales catalanes et la moitié basque des Pyrénées Atlantiques. Treize à quatorze millions de personnes l'habitent dont huit comprennent la langue occitane, cependant que seulement trois à quatre millions de ces dernières la parlent, sous la forme de l'une de ses six variétés dialectales: gascon, languedocien, provençal, limousin, auvergnat et vivaro-alpin. Il faut leur ajouter, dans l'état espagnol, le Val d'Aran, autonome à l'intérieur de l'autonomie catalane, le seul endroit au monde où l'occitan, dans sa forme gasconne, soit langue officielle, et dans l'état italien, une dizaine de hautes vallées du Piemont, du côté de Coni.
Historiquement, l'espace occitan a été presque de tout temps en opposition avec l'espace français, du fait d'un peuplement différent ou de condtions politiques contraires, déjà dès la préhistoire ou, plus près de nous, avant même la naissance de la langue occitane vers 800-850, avec les cinq tentatives de mise en place d'un royaume d'Aquitaine indépendant des royaumes francs d'Austrasie et de Neustrie, entre 555 et 852.
Cette entreprise indépendantiste fut bientôt reprise par les ducs d'Aquitaine et surtout, à partir de 920-950, par les comtes de Toulouse qui dominaient un vaste territore, d'Agen à Forcalquier, où au contact de la civilisation arabo-andalouse voisine, non seulement s'épanouirent, en premier en Europe, les sciences et techniques héritées par les Perses de l'antiquité grecque, mais où naquit encore l'art poëtique des troubadours qui inventèrent la "fin" amour -- l'amour courtois -- et les vertus qui l'accompagnaient: mesure, largesse, égalité, jeunesse et joie.
Cest dans ce contexte d'ouverture et de tolérance que se developpa l'hérésie cathare qui servit de prétexte à la croisade albigeoise (1209), à la création de l'Inquisition (1229) et à l'annexion par le roi de France des terres de Toulouse (1271) qui devança de beaucoup celle de l'Aquitaine et de la Provence et qui anéantit la civilisation des troubadours.
Sa destinée politique étant stoppée pour longtemps, il restait encore à l'Occitanie une resplendissante vocation culturelle et littéraire, avec trois renaissances avérées dont la dernière, depuis les années 1970 se teinte à nouveau de politique, avec une revendication autonomiste parallèle à une éclosion nouvelle de la chanson, personnifée par Claudi Martí, Rosina de Pèira, Miquèu Montanaro, Jan Maria Carlotti, Jan dau Melhau et bien d'autres (ndlr : Massalia Sound System, Moussu T, Fabulous Tobadors, les Goulamas, Les Mourres de Porc, Fai tirar Marius, etc.). Renouveau aussi du théâtre, illustré par de nombreuses troupes d'amateurs et par les professionnels de "La Carrièra", "La Rampe", medium_la_20rampe.jpg"Comèdia dell'Oc", "La Gargamelle" ou la "Comédia Occitana Tolzana." La création d'écoles occitanes -- les calandretas -- et de sections bilingues occitan-français dans les établissements de l'éducation nationale, cependant que paradoxalement la pratique publique de la langue recule.
Un espoir: la signature par l'état français de la charte européenne des langues minorisées et l'entrée dans l'Europe qui obligera sans doûte ce même état à reconnnaître sa diversité linguistique et culturelle."


Marc Ayral ©

30/12/2006

Réponse à Ulysse et Jacques : "Femna e ome d'oc as dreit a la paraula. Parla!"

medium_differents_dialectes_oc.jpgSur la note "Per la lenga occitana, Oc!" les commentaires des amis, Ulysse et Jacques, m'ont donné envie d'écrire cette note :

La différence qui pénalise l'occitan c'est le sentiment d'appartenance à la culture du même nom. Basques, corses ont une très forte identité. Défendue becs et ongles. Quelquefois par de moyens illégaux...Le centralisme, le "julesferrisme" poussé à son paroxisme à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème ont laminé les dilectes occitans. La non-violence cathare perdure dans l'âme occitane, preuve l'hymne occitan* est un chant d'amour, c'est très différent de "marchons, marchons qu'un sang impur..."
Quand on sait que partout ou le bilinguisme a été pratiqué dès le plus jeune âge, la capacité des enfants à apprendre de nouvelles langues étrangères était meilleure. Tant d'exemple existe en Europe : Espagne, Irlande, Pays Scandinaves.
Il ne reste plus, qu'à ceux qu'on appelle du qualificatif réducteur "d'occitanistes", à essayer armés de leur seules bonnes intentions à ramer contre le courant de la mondialisation, machine à laminer les cultures. Les élus détournent le regard. Nous représentons rien! Alors tant pis tant que les moindres "mercé" adieussitaz" "qu'es aquo" "bonjorn" survivront nous devront continuer à l'ouvrir fort. "Femna e ome d'oc as dreit a la paraula. Parla!"
Tous à Béziers le 17 mars! Au delà de l'occitan, c'est les valeurs d'une république ouverte et généreuse qui sont ce jour là à défendre.

*L'hymne occitan : SE CANTA
medium_secanta.JPGTraduction :
SE CANTA
Devant ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit il chante
il chante sa chanson.

REFRAIN
S'il chante qu'il chante
ce n'est pas pour moi
il chante pour mon amie
qui est loin de moi.
Ces montagnes
qui sont si hautes
m'empêchent de voir
où sont mes amours.

REFRAIN
Si je savais où les voir
où les rencontrer
je franchirais l'eau
sans peur de me noyer.

REFRAIN
Hautes, elles sont si hautes!
Mais elles s'abaisseront
et mes amourettes
se rapprocheront

REFRAIN
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Qui est auprès de moi

Marc Ayral ©