31.05.2007
Une balarucoise retrouve une balarucoise II

Suite à la note "Une balarucoise retrouve une balarucoise" Joëlle Taccone m'a fait parvenir toute la photo accompagné du commentaire suivant :
"Je vous joins donc cette photo ( elle n'est pas vraiment bonne) peut-être pourrez vous en faire quelque chose. Je suis à la recherche de quelques noms . Je les avais notés, mais pour l'instant je ne les retrouve pas.
Les personnes notées 2 3 4 sont les soeurs Errère ( Marthe , Cécile et Henriette) et la photo est de l'année 1900-1901 de très proches cousines et des personnes qui furent adorables. Elles tenaient le bureau de tabac où je fis de longs séjours pour lire les BD de l'époque!"
Marc Ayral
13:00 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, joelle taccone
30.05.2007
Une balarucoise retrouve une balarucoise...
Le 17 juillet 2006, Madame Dominique Lascoues me laissait le commentaire suivant :
"Bonjour,
Je suis la petite fille de Madame NEGRE, née LABAT, qui habitait rue du Moulin aux Barrys. Je viens chaque année à Balaruc et découvre ce site "Paroles de Balaruc" avec grand plaisir.
J'ai connu dans mon enfance Monsieur Itier et ai le souvenir qu'il m'avait montré une photos de classe sur laquelle figurait ma grand mère Yvonne.
Y a-t-il un moyen de voir ces photos d'archives. Ma mère, Simone a fréquenté l'école de Balaruc vers 1920, peut-être reste-t-il une trace.
Je vous remercie de me renseigner si possible."
Après quelques mois de recherche Joelle Taccone, Balarucoise de souche a retrouvé la photo d'Yvonne Labat, elle m'a écrit :
"Les occupations quotidiennes ont fait que j'avais un peu oublié cette recherche. Je viens de classer des vielles Photos du village et j'ai trouve un groupe, où , je pense, figure cette grand mère recherchée.

J'ai extrait un portrait que je vous communique par pièce jointe ( qualité médiocre mais quand même lisible)
Je pense qu'il s'agit d'elle , mais seule la petite fille qui la recherche pourra la reconnaitre.
Pourriez vous la retrouver et lui faire parvenir cette photo?Si je me suis trompée , elle pourra me le dire.
Cordialement, Mme Taccone joelle Balaruc le Vieux"
Merci à Joëlle. Je transmets à Dominique Lascoues cette photo.
Marc Ayral
07:56 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, joelle taccone, virginie lascoues, yvonne labat, marc ayral
31.03.2007
Patrick Viguier : « Ma passion des Kiss ! »
C'est à l'aube des années 80 que « LE PAT » comme on l’appelle, fit son adolescence dans une petite ville du sud de la France. Ses parents lui offre sa première batterie à l'âge de 12 ans. Il fera ses premières armes en reprenant des morceaux de variétés en passant par des tubes disco . Très vite il s'orientera vers le hard rock avec la découverte des groupes tels qu'AC/DC , TRUST , JUDAS PRIEST , SAXON , IRON MAIDEN et KISS …Il jouera dans plusieurs groupes locaux notamment dans HELLIXIR puis TALISMAN ou il s'impose comme le batteur compositeur du groupe . C'est en faisant acquisition de quelques 33 tours de KISS qu'il commence à s'intéresser au quatuor masqués s'identifiant parfaitement à GENE SIMMONS qui peu à peu allait devenir sa référence .
Progressivement , les posters de KISS deviennent de plus en plus nombreux sur les murs de sa salle de musique au point qu'une solution semble évidente : leurs consacrés une pièce complète, une sorte de musée ou seront exposés tout les objets KISS !Il s'emploiera à obtenir la discographie complète du groupe , deviendra membre de la KISS ARMY et accumulera au fil des années toute sorte d'articles et de marchandises portant le label KISS . Son engouement pour ce groupe mythique ne cessant de croître, devenant presque une obsession, il passera des heures entières à correspondre avec d'autres fans afin d'obtenir des informations supplémentaires sur son groupe fétiche mais aussi pour procédés à des échanges . Son savoir vivre et sa sympathie lui vaudront d'être reçu chez de nombreux fans avec qui il partage la même passion , n'hésitant pas à parcourir de nombreux km pour rencontré d'autres fans dans leurs environnement KISS . Sa salle de musique prenant peu à peu des allure de musée , il intéressera des journaux tels que le quotidien MIDI LIBRE qui en 1999 et en 2004 lui consacrera deux articles et sera filmé et diffusé par France 3 télévision pour l'émission TOUS-EGAUX en 2001 . Le site que vous aller parcourir comprend des articles et des photos provenant de sa collection.
Pour tout savoir sur les activités de Patrick Viguier, un balarucois déjanté !… Visitez son musée ou son site :
http://www.clubdespros.com/kiss.php
Marc Ayral ©
12:05 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, patrick viguier, le pat, kiss, marc ayral
10.03.2007
Ségolène Royal : "L'Autre politique expliquée au "Monde"
Ségolène Royal explique en quoi sa façon de faire de la politique est résolument novatrice :
" En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé. "...
A lire en intégralité dans le journal "Le Monde".
Marc Ayral ©
10:40 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : A balaruc, marc ayral, désir d'avenir, ségolène royal, Atout Thau, balaruc le vieux, balaruc les bains
06.01.2007
Le Jardin d'Albert Barry
Rediffusion : Je vous propose de visionner cette vidéo consacrée à Albert Barry, plasticien très actif du mouvement "Art Brut" et balarucois.
Vidéo réalisée par Frédéric Boj et Marc Ayral ©
19:42 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : A balaruc marc ayral le truc balaruc-le-vieux albert barry frede
28.11.2006
Parramon et Louchart en concert
Le trompettiste balarucois, Henry PARRAMON, bien connu des mélomanes pour l’originalité de ses concerts, donnera un récital Trompette et Orgue, dans le cadre de la « Fête des Lumières de Lyon 2006 » le dimanche 10 décembre à 18h, en la Basilique Notre Dame de Fourvière. Au programme nous pourrons entendre des œuvres de G.F. Haendel : The Trumpet Shall Sound (extrait du Messie), de A. Bruckner: Ave Maria De Georges.Delerue : Cantate. Pour orgue seul, des oeuvres de Ernest Chausson : Vêpres des Vierges et de César Franck : le Choral en La mineur. Trois œuvres d’Henry Parramon seront jouées ce jour là : Je Vous Salue Marie, suivie d’une improvisation, Laudes pour trompette solo et une création dédié à Monseigneur le Cardinal Philippe BARBARIN : Notre Dame de Fourvière. Il sera accompagné à l’orgue par son ami, Jean Michel LOUCHART, titulaire du Grand Orgue de l’Eglise Saint Marcel à Paris. concert sera commenté et l’entrée est gratuite.
Marc Ayral ©
19:50 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, HENRY PARRAMOn, marc, ayral
25.11.2006
Séverine Brémond reconnue par son village
Ce vendredi, Séverine Bremond posait ses valises pour deux jours dans son village, Balaruc le Vieux. La municipalité représentée par Max Serres et Jean Garcia a profité de cette escale de la championne de tennis pour l’honorer au nom de tous les balarucois de la reconnaissance de la commune : Ainsi Max Serres a souligné qu’il apprécie que : « Séverine n’oublie que ses origines étaient balarucoises ». Pour sa part, Séverine Bremond après avoir remercié les élus, ses parents et son entraîneur de mari, Eric, a fait part d’une anecdote qui a illustré à quel point, malgré les performances particulièrement remarquables cette saison, elle garde la tête sur les épaules et demeure attachée à ses racines :
« Je me souviens d’un tournoi en Australie où lors de la présentation des joueuses, avant un match, l’arbitre indiqua la nationalité de mon adversaire « Russie » puis lorsqu’il cita mon nom précisa en lieu et place de « France » Séverine Brémond « Balaruc-le-Vieux ». Je me demande encore comment cet arbitre a pu savoir le nom de mon village mais cette attention m’a fait sourire et m’a permis sans qu’il le sache de me donner la décontraction nécessaire pour emporter la partie » Séverine Bremond a pour 2007 un objectif majeur entrer dans les 30 meilleures joueuses mondiales, car selon elle « cela permet d’entrer dans les tournois dans de meilleures conditions, toujours sans passer par les qualifications et quelquefois en entrant directement au second tour. C’est mieux sur le plan de la récupération, plus intéressant sur le plan sportif. » Séverine Brémond a accueilli avec joie et émotion le trophée de la ville devant les représentants des clubs sportifs et associations réunis pour l’honorer avant qu’elle ne s’envole d’ici quelques semaines, après une étape préparatoire en haute montagne à l’Alpe d’Huez, pour ses premiers tournois aux antipodes.
Marc Ayral ©
23:00 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, SEVERINE, bELTRAME, bremond, TENNIS, marc ayral
24.11.2006
Honneur à Sèverine Bremond
Aujourd'hui, 24/11/06 à 18h30 à la salle polyvanente de Balaruc le Vieux.
Marc Ayral ©
08:05 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, séverine brémond, tennis, marc ayral, balaruc le vieux
26.09.2006
Tennis : Séverine Brémond qualifiée
La Balarucoise Séverine Bremond, 47ème joueuse mondiale, s'est qualifiée hier (25/09/06) pour le second tour du tournoi WTA de Séoul en battant l'américaine Meilen Tu. Pour la suite du tableau elle rencontrera la japoniase Aiko Nakamura 90ème mondiale. A suivre!
Marc Ayral ©
08:00 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, séverine brémond, tennis, marc ayral, balaruc le vieux, balaruc les bains
23.09.2006
Quatre pour Aurélien!
/Quatrième Victoire pour Aurélien Evangelisti dans le tournoi de la St Louis. Balarucois dans l'âme, Aurélien l'est! Bien sûr, sétois aussi! ils les représentent depuis toujours sur les tintaines; Vous pensez bien qu'un jouteur pareil les sétois sont trop content de le compter dans leur rang. Un peu peopolisé depuis sa dernière St Louis, les médias locaux, ML ou la Gazette de Sète n'y sont pas étrangère, le champion de Ligue, a déjà le palmarès d'un jouteur exceptionnel à seulement 25 ans. De son côté, il reste serein et malgré les honneurs multiples, sa petite famille, ses responsabilités à la communauté d'agglo, son engagement politique -à gauche- l'homme garde la tête froide. Sûrement, que l'esprit terrien de Balaruc le vieux est sous- jacent.
Photo : Aurélien face à Mickël Arnau lors de la finale de la St Louis.
Marc Ayral ©
08:10 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, evangelisti, marc ayral, joutes, sète, balaruc le vieux
14.08.2006
Henry Parramon et Boby Lapointe
Boby Lapointe par Henry Parramon
Henry Parramon en récital DIMANCHE 20 AOÛT à 20H30 au MAS de la FERME EQUESTRE à BALARUC LE VIEUX REPAS CHAMPÊTRE autour de la Poésie et de la Musique.
Récital autour de chansons de Georges Brassens, Boby Lapointe, ainsi que quelques chanson de notre l'auteur compositeur balarucois.
Pour tout renseignement, Régine Déus : Le Mas tél. : 04 67 48 36 99
le texte de la chanson qu'il a écrite en hommage à Boby Lapointe :

A l'ami Boby
"Amalgameur traqueur de mots Balancement dans le tempo
Grand argentier de calembours Déferlement de petit’s notes
Franc ciseleur du quiproquo Du rubato jusqu’au presto
Tu sculptes avec beaucoup d’amour Tes rythmes riment avec syncope
D’acharnement et de tendresse Ta mélodie gonfle sa voile
Ces lignes en liberté qui naissent Pour emprunter l’originale
Pour notre langue quelle richesse Voie de la route des étoiles
Ami Boby Lapointe Ami Boby Lapointe
T’as le sens aigu T’as le sens aigu
Des phrases ambiguës Des phrases ambiguës
Tes maux des mots qui tintent Tes not’s sur not’s teintes
Entraînent avec eux D’un ton d’entre-deux
Les p’tits pieds sûrs d’eux Sombre et lumineux
Vers une grande étreinte Brosse tes douces plaintes
De déraison en dérision Eblouissant ce souvenir
Tu surfaçonnes et tu molèles Toujours présent dans ma mémoire
Contradiction compilation De cette soirée pleine d’avenir
Controversées dans la dentelle Où tu n’ chantais pas pour la gloire
Déroulements acrobatiques Parfois le temps laiss’pas le temps
En enchevêtrement caustique De rendre hommage aux vrais talents
Tes mots s’enflamment en musique L’Académie a t-ell’ le temps
Ami Boby Lapointe Ami Boby Lapointe
T’as le sens aigu Ta pensée pointue
Des phrases ambiguës A bien survécue
Tes notes sautent en quintes En déjouant les feintes
D’un air malicieux Ta science des jeux
Tendre et savoureux De mots vigoureux
Le plus souvent conjointes A tramé ses empreintes
Paroles et Musique
Henry PARRAMON © ( février 1998 )"
Marc Ayral ©
18:25 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Balaruc le Vieux vu par Henry Parramon
Henry Parramon en récital DIMANCHE 20 AOÛT à 20H30 au MAS de la FERME EQUESTRE à BALARUC LE VIEUX REPAS CHAMPÊTRE autour de la Poésie et de la Musique.
Récital autour de chansons de Georges Brassens, Boby Lapointe, ainsi que quelques chanson de notre l'auteur compositeur balarucois.
Pour tout renseignement, Régine Déus : Le Mas tél. : 04 67 48 36 99
le texte de la chanson qu'il a écrite en hommage à son village, Balaruc le Vieux :

J’ai souvenir de mon enfance
Bercée de vague et de vent
Du littoral de ma naissance
De ce nid dominant l’étang
L’adolescence se passa
En osmose avec la nature
Mais les rêves à cet âge-là
Vous transportent vers l’aventure
Route 113 on aperçoit
Les pieds dans l’eau ce mamelon
Coiffé du chapeau de la foi
Il vous garde dans son giron
Quand les forains une fois l’an
Pour quatre jours de fête intense
Venaient offrir aux habitants
Leurs seules et uniques vacances
Sur le podium bien alignés
Des musiciens de vrais artistes
Interprétant tous les succès
Ont éveillé mon âme triste
Je fus nourris également
D’une expérience bénéfique
Que m’enseigna Victor Rolland
Bien au-delà de la musique
Quelques maisons de caractères
Dont la plupart sans prétention
Se tiennent la main comme des frères
Pour mieux résister aux frissons
De chaque mur sort un visage
De ses recoins des sentiments
Une voix forte un personnage
Dont les remparts en sont garants
Beaucoup d’espoir et point de doute
Mille pensées sans négation
Les merveilles qui vous envoûtent
Donnent des ailes à l’ambition
Pas de ruelles aux noms ronflants
La pudeur et toujours de mise
La pierre chante tendrement
Quand le mistral envoie des bises
Le monument face à l’école
Me racontait de temps en temps
Que des épopées un peu folles
Avaient meurtries de pauvres gens
Tous ces villages de notre France
Ne gardent plus leurs grands enfants
Ils perdent toutes leurs substances
Et s’effeuillent tout doucement Henry PARRAMON ©
Marc Ayral ©
17:50 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2006
Brassens et Parramon

Brassens et Parramon en 196x?
L'un immense poète et chanteur, l'autre -Henry Parramon - trompettiste classique, professeur et concertiste, un jour dans la décennie 60, le jeune musicien se lie d'amitié avec le Grand Georges devenu en quelques années un immense auteur comme ses contemporains et confrères : Ferré et Brel. Henry, qu'on voit ici intimidé face à l'icône qui refusait d'en être une, anar, mais visiblement heureux de rencontrer un jeune du pays, passé par le même collège, aujourd'hui appelé "Paul-Va". A suivre pour en savoir plus sur cette photo et les anecdotes qui y sont liées.
Henry Parramon en 2006
Pour en savoir un peu plus sur Henry Parramon le balarucois reportez-vous à la rubrique Portrait de Balarucois.
Marc Ayral ©
07:25 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.08.2006
Mémoire d'Outre Atlantique I
J'espère les premieres d'une très longue série : Jim Faulkner, balarucois d'adoption, repartit sur sa terre natale américaine, donne des nouvelles sous forme de chronique à ses amis "on line" de ce côté ci de l'Atlantique. Le parcours de vie de Jim est exceptionnel, son attrait pour la langue française et notre culture nous permet d'être très prêt de lui. A un âge que l'on dit "avancé", agacé par des maux qui l'empêche de faire tout ce qu'il voudrait, il nous livre ce qu'il appelle "Ses mémoires d'Outre Atlantique". Pour en savoir un peu plus sur Jim reportez vous à la rubrique portait de Balarucois. Vous comprendrez...J'en ai trop dit, je laisse la parole à Jim Faulkner :
"Bien Chers Tous.
Il fut un temps – Qui se souvient des premières Mémoires d’Outre Atlantique écrites a la main et polycopiées ? – quand écrire me procurait un réel plaisir. Aujourd’hui, écrire m’est devenu une véritable corvée, non pas que je puisse oublier mes amis. Loin de là, mais, si vous étés dans mon esprit, mon vieux corps doit faire face à de nombreuses entraves, et mes doigts ne sont plus assez agiles pour danser sur les touches de ce sacré clavier. En un mot, corps et esprit ne naviguent plus sur la même longueur d’ondes !
On s’écrit parce qu’on a des choses a se dire. Depuis l’avènement de l’ordinateur, histoires, plaisanteries, photos, etc. ont remplacé les nouvelles. C’est amusant, ça ne dit pas grand chose, mais ça fait perdre beaucoup de temps. Je n’ai pas le doigté ou la connaissance technique pour participer à ces échanges. Donc, inutile de me blâmer si votre boite a lettres est bloquée.
Par contre, j’ai très peu de nouvelles a vous passer. Voilà la raison de mon silence. En effet, que vous raconter ?
Ma santé ? Je ne peux vous fredonner éternellement cette vieille chanson de « ma rate qui se dilate, mon foie qu’est pas droit », et toute la ribanbelle qui suit. Et pourtant, c’est ce que je semble faire. La raison en est très simple :sans contact avec l’extérieur, je vis renfermer sur moi-même ; donc une vie sans histoire !
Mais puisqu’il faut parler santé, curiosité oblige, on dit que j’ai bonne mine, et en effet je me porte bien. Ce que l’on ne voit pas sont mes douleurs des os. La maladie de Paget que je traîne depuis de nombreuses années me laisse peu de repos, pas plus que mon genou droit. Je ne tiens plus sur mes jambes et ressemble au Quasimodo du Notre Dame de Victor Hugo. Tous mes déplacements se font en chaise roulante. C’est très fatigant car mon sol est couvert d’une moquette très épaisse. On m’a promis une chaise électrique. Mais la paperasse existe aussi aux USA. Je fais comme le grand Charles, « Charles attend ». J’ai toujours mes problèmes respiratoires, par contre mes touches de cancer (intestins et prostate) ne semblent pas avoir bougées. Je suis heureux (et sage !) d’avoir demandé une deuxième opinion quand on voulait m’opérer. Les cancers n’aiment pas être charcutés, surtout quand on peut s’en tirer. Voyez Lance Armstrong.. A mon âge, même si je tiens avec des morceaux de bandes Scotch, je n’ai pas le droit de me plaindre.
Ce qui m’est plus difficile a vivre et a accepter est mon isolement. Ou sont les amis ? les rencontres ? les célébrations ? les huîtres ? (J’ai réussi a découvrir du Picpoul, marque Saint Peyre –34810 a $8.99) les petits repas ? les choucroutes traditionnelles ? les grillades ? les randonnées ? les casse-croûtes sous les cerisiers ? les verres d’amitié chez l’ami Jim ? les petites et grandes conversations ? les gauloiseries et toujours, la bonne humeur. Je m’arrange bien un petit Kirr de temps en temps, mais ça ne marche pas. Les produits sont bien français mais l’atmosphère n’y est pas ! Aux Etats-Unis on ne connaît pas ce qu’en France on appelle la joie de vivre. Ici, c’est plus, toujours plus dans toutes les activites.
NOTE : J’ai commencé cette lettre au début du mois, pensant pouvoir la poster pour le 14 juillet….Le 14 juillet est bien loin derrière nous, de même que le Tour de France (Encore un de ces amerloques qui fauche le maillot jaune - Greg LeMond, Lance Armstrong, Flyod Landis : n’y a-t-il plus de cyclistes français ?)
A cette cadence, nous serons toujours ici pour la Saint Perlimpinpin – surtout que c’est la troisième fois que je tape cette lettre- agilité ou confusion de mes doigts ?
Afin de satisfaire votre curiosité et ne pas vous faire attendre plus longtemps, j’ai décidé de couper cette lettre en paragraphes et de vous envoyer cette première partie (A) dés maintenant. Mon installation et ma vie ici feront la partie B. Jim Faulkner le 27/07/06"
Marc Ayral ©
18:40 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.07.2006
Séverine chez les siens !
Après son quart de finale à Winbledon et le double décisif en Féd’Cup, Sèverine Bremond est venue se ressourcer avec Eric, son entraîneur de mari, auprès de ses parents et dans son village, Balaruc-le-Vieux.
Il est de temps en temps nécessaire de faire preuve de chauvinisme et les balarucois- a fortiori- ses parents Anne-Marie et Alain Barry plaisantent avec cela : « Cela nous amuse lorsqu’on qualifie Séverine de Montpellièraine, parce qu’elle y est seulement née, d’Aixoise parce qu’elle est licenciée dans ce club provençal, de frontignanaise parce qu’elle y a été formée. En réalité, elle est d’ici de Balaruc le Vieux ! Autrement dit elle est balarucoise ! » Voilà qui ravis les locaux, sportifs ou pas et qui les rendent fiers d’avoir dans sa commune la 72ème joueuse mondiale et la 7ème joueuse française, désormais recours incontournable pour les matches difficiles comme cela a été le cas lors de la qualification à l’arraché contre la paire tchèque Benesova/Peschke. Au côté de Tatiana Golovin ce double français, inédit a permis à la France de se maintenir dans le groupe mondial. Quelques jours plus tôt sous l’accablante chaleur londonienne « notre » Sèverine, après être passée par les qualifications s’est payée le luxe de battre 8 adversaires avant de lâcher prise contre Justine Henin-Hardenne qui elle même fut battue en finale contre Amélie Mauresmo.
Alors c’est dire que ces belles performances encensées par toute la presse comme le présage d’une carrière à « fort potentiel » comme disent les entraîneurs, donnent à Séverine un regard nouveau sur ses objectifs. En attendant la suite de la saison qui se déroulera à Los Angeles, Séverine revient sur ce « fabuleux » mois de juillet : « Fed’Cup, Wimbledon, ce sont des émotions différentes. A Wimbledon, c'était très fort mais ce que j'ai vécu le 16 juillet avec "France" dans le dos, avec les supporters, le staff, ma famille… C'est un moment que j'attendais depuis très longtemps. Même si c'était juste un match de barrage, ce sont des émotions qui sont très fortes. »
Mardi dernier, malgré l’incognito qui sied aux stars du sport,de nombreux balarucois ont essayé de l’apercevoir dans le village pour la saluer et l’encourager pour ses prochains matches.
Photo : De passage à Balaruc le Vieux, Séverine entourée de ses parents et de son mari, Eric Bremond
Marc Ayral ©
19:30 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.07.2006
Portraits de balarucois
Parmi les nouvelles initiatives lancées à l’occasion de Médiévales de Balaruc-le-Vieux il en est une qui devrait attirer l’attention des balarucois.
Néos ou de souche, les balarucois vont, dans les mois qui viennent, avoir la chance de re-découvrir ou de découvrir, une galerie de portraits de personnages qui ont fait ou qui font l’ « âme » balarucoise. Pour cela, Frédéric Boj, dans le cadre des activités de l’association Le Truc, a choisi le support vidéo. Déjà des films sont en cours de tournage ou en préparation sur Albert Barry et Marcel Franc. D’autres figures locales, hautes en couleurs, seront ainsi filmées. Pour Frédéric Boj : « Ce travail de vidéaste consiste à mettre en évidence, en lumière, grâce aux personnalités ou aux familles que nous allons rencontrer, qu’il existe une « âme », un « esprit » typiquement balarucois. Comme il existe un sentiment très fort d’appartenance à Sète. Notre objectif est de dire que la composante culturelle balarucoise existe dans la mosaïque de celles du Bassin de Thau » En fait, de Mèze, de Loupian, de Frontignan ou de Bouzigues chacune des histoires est parallèle à une époque, sur le même chemin à une autre. Et de préciser : « A mes yeux de néo-balarucois, connaître l’histoire de son village, aller à la rencontre de ses habitants est essentiel pour bien vivre ensemble. Ce programme de reportages cours, 15 à 20 minutes maximum va permettre aussi d’organiser des projections afin que familles, amis, ou toutes les personnes intéressées par la vie du village puissent se rencontrer de manière conviviale et échanger sur le passé et pourquoi pas sur son avenir. »La démarche va prendre toute sa cohérence à l’occasion des Médiévales. Moment fort de l’année « enfengatch » cette fête qui remplace ce qu’a pu être l’ancienne fête votive de la St Maurice est pour Frédéric Boj : « Joyeuse, colorée, cette fête a du sens par sa faculté à rassembler visiteurs et balarucois autour d’une évocation folklorique de l’Histoire locale. Chacun sait bien qu’il s’agit moins de rappeler l’histoire du village que de permettre l’intégration voire l’acculturation des nouveaux installés dans notre village. Le fait que 7 associations y participent, atteste, s’il en était besoin, de l’intérêt de celles-ci à sa réussite. Sur les médiévales l’angle de mon reportage sera de filmer ceux qui font cette fête.» Patience pour les acteurs de ces reportages avant que d’avoir « à l’automne » précise Frédéric, le plaisir ou la surprise de se voir sur grand écran.
Samedi et Dimanche 16 juillet, au détour d’une rue aux pieds des remparts, un œil de caméra vidéo vous observe.
Frédéric Boj : « des films pour se connaître et se rencontrer »
Marc Ayral ©
20:20 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.05.2006
Un atelier du cœur !
Deux balarucoises Laurence Taurrière et Yannick Lopez viennent de créer une association dont le but est de permettre aux plus démunis d’accéder à la coupe de cheveux ou à divers travaux de couture. C’est « 1 service pour tous».
L’association est le fruit d’une réflexion et même « d’une gestation de 9 mois » précise Yannick dans un sourire. Le constat est navrant poursuit Laurence : « Nous ne sommes ni l’une ni l’autre des tops modèles. Dans nos métiers respectifs, la coiffure et la couture, il est de bon ton d’avoir un profil approchant de ceux des filles de magazines. Nous vivons, à cause de notre différence, une sorte d’exclusion ou de ségrégation. Nous avons décider de sortir de notre isolement en créant cet atelier solidaire, ouvert à ceux qui comme nous sont exclus et souvent en difficulté financière. » Le principe est simple. Chômeurs, rmistes, retraités, parents ou enfants issus de familles nombreuses, toutes personnes en difficultés pécuniaires momentanées, peuvent, avec l’adhésion modique de 2 euros et un coût de la prestation très faible, bénéficier de la dernière coiffure à la mode ou d’un ourlet au pantalon. Pour en arriver à exercer leurs compétences respectives, Laurence et Yannick on dû convaincre le maire de les aider : «Il a fallu être probante et tenace, mais le sens de notre démarche a plu aux élus ». En quelques mois, l’ancien local du comité des fêtes était transformé en atelier de couture et en salon de coiffure. Ouvert il y a quelques jours à peine, le bouche à oreille a déjà produit ses effets : « Notre but est dès lors atteint et même au delà de nos espérances. Sortir de notre isolement, proposer un service et faire se rencontrer des gens. Il n’y a qu’a les voir partir contents. » Basé sur la convivialité, elles ne se privent pas d’une bonne rasade de rire / Venir ici, c’est aussi comme recharger ses accus, faire un break de la morosité quotidienne. Des amies comme Nathalie Brimo viennent aider le binôme. Ce qui rend Laurence évocatrice : « Nous sommes des admiratrices de l’œuvre de Coluche. Il savait que donner c’était recevoir. A notre niveau, nous essayons d’appliquer cette morale ! »
Pour tout renseignement : 1 Service pour tous, Place Pradel (face à l’école), tél. : 06 21 66 74 61.
Photo : Yannick, Laurence et Nathalie, un atelier du cœur.
Marc Ayral ©
16:40 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, associations, marc ayral, 1 service pour tous
22.05.2006
Un champion méconnu
Yohan David : Si vous n’êtes pas balarucois de souche, ce nom, il y a peu de chance que vous le connaissiez. Issu d’une famille installée sous les remparts depuis très longtemps, Yohan pratique un sport peu médiatisé.
Pourtant le Ball-Trap ou plus exactement le tir à la fosse olympique est connu de tous. Qui n’a pas dans son souvenir ces images d’amateurs de tir qui après la commande « pull » ont deux coups pour abattre un disque d’argile. Mais le tir à la fosse olympique c’est beaucoup plus que ce gentil loisir de fin de banquet. A 30 m, le tireur doit essayer d’abattre 25 disques que les lanceurs automatiques éjectent en l’air aléatoirement 10 vers la droite, 10 vers la gauche et 5 au centre. Simple comme ça mais finalement pas si évident. L’endurance est de mise : En compétition pour les Hommes: 125 plateaux en 5 séries de 25 sont tirés en 2 jours et pour les Femmes c’est 75 plateaux en 3 séries de 25 tirés en 1 jour seulement !Et notre balarucois dans tout cela ? Yohan fait parti du top 10 mondial. Membre attitré de l’équipe de France depuis 2002 et sociétaire du club poussanais où il s’entraîne plusieurs fois par semaine il a obtenu encore récemment d’excellents résultats internationaux. Après le titre de champion d’Europe en 2004 et 2005 avec ces 2 autres camarades de l’équipe de France, Yohan se prépare pour la nouvelle édition du championnat d’Europe qui aura lieu en Croatie à Zagreb. Il enchaînera ensuite avec le championnat du Monde qui se déroulera en Slovénie. Pour ce jeune homme de 19 ans être membre de l’équipe de France « c’est un honneur » mais l’objectif « ce sont les Jeux Olympiques 2012 de Londres, car je suis parmi les athlètes tireurs qui sont inscrits sur la liste de haut niveau et membre du collectif de préparation aux J.O. Encore beaucoup de chemin à parcourir sous toutes les latitudes et dans de nombreux pays avant que peut-être Yohan ramène de la perfide Albion le graal auquel tous sportifs aspirent : Une médaille Olympique !
Légende Photo : Au centre, Yohan David Champion d’Europe
Marc Ayral ©
14:10 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, associations, marc ayral, fosse olympique
08.05.2006
Ginette Ayral à Boul'Art!
Ginette Ayral avec la complicité de "Pierrot le zygo" expose à Lodève 5 toiles destinées à soutenir l'action de l'association Boul'Art.
Comme à l'accoutumé, sans parti pris, Ginette -ma mère- fait preuve de générosité et de talent. En peu de temps, contactée par Pierre Guiraud, elle se lance à l'assaut de 5 toiles qui sont accrochées aux cimaises lodévoises et aussitôt vendues au bénéfices de l'association caritative.
Ne resistez pas au plaisir de découvrir les oeuvres de Ginette Ayral sur son blog : http://freeart.midiblogs.com/
Marc Ayral ©
09:55 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : artiste contemporain, sete, ayral
29.01.2006
Les souvenirs de Marcel Franc
Comme l’écrivait le poète malien Amadou Hampâté Bâ : « en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. » C’est un peu cela que vient de vivre Balaruc le Vieux avec la disparition à 79 ans de Marcel Franc : mémoire locale, homme de terroir et de tradition.
Marcel Franc était l’un des sages détenteurs de l’âme balarucoise. Amoureux de la nature, passionné de pêche au loup, d’art plastique, il était sculpteur à ses heures, comme son neveu Buddy Di Rosa. Il y a 5 ans il était l’inspirateur des membres de l’association « le Truc » dans la création de l’animal totémique balarucois : le Muge. On se souvient de ses explications sur le sujet : « Balaruc le Vieux à deux racines profondément encrées dan son sol. L’une agricole et viticole l’autre maritime. A tel point qu’au Moyen-Âge le Seigneur du village, l’Evêque de Maguelonne, prélevait son impôt en nature. C’était le produit de la pêche qu’il affectionnait. Tous les poissons de l’étang de Thau, mais peut être plus particulièrement le muge. Ainsi, cette tradition, au fil des siècles perpétuée, donna l’idée, on ne sait quand, d’ériger le muge comme symbole héraldique du village. « Longtemps notre poisson fétiche fût visible au plus haut de la girouette au sommet du clocher » Marcel était balarucois de souche. Il ne tarissait pas d’anecdotes sur la vie locale : « Savez-vous comment s’appellent les Balarucois en occitan ? les enfangachs !Ce sont ceux qui extrayaient la boue de la Crique de l’Angle pour la vendre aux thermes voisins ! » Les enfangachs livraient la boue à leurs « faux cousins » les « banencs », habitants des Bains ! Marcel Franc, s’amusait beaucoup à évoquer de tels souvenirs, comme les bagarres – que lui racontaient les anciens – entre ceux du Vieux et ceux de Bains : « Des batailles homériques au bout de l’avenue des Bains à grands coups de frondes et d’empoignades viriles ».Marcel aimait son village au point d’espérer qu’un jour : « J’aimerai bien que le muge-girouette domine à nouveau le village » Peut-être, ce voeu sera exaucé ? Une pensée émue pour Marcel, toute notre amitié à son épouse Joséphine et à ses enfants et petits enfants.
Marc Ayral ©
18:15 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, marcel franc, pêche, marc, ayral
22.08.2004
James Faulkner : Un américain à Balaruc le Vieux
« l’American way of life » d’un Balarucois d’adoption.
« Faulkner ? …Faulkner… ? Ah mais bien sûr, William Faulkner». Fouiller dans sa mémoire où les souvenirs scolaires s’estompent n’est pas chose aisée.
Avec un peu de chance et beaucoup d’effort –ou une bonne encyclopédie- peut-être se souviendra-t-on que William est l’auteur de la saga du comté de Yoknapatawpha écrite au fil de ses romans à commencer par « Sartoris ». Car c’est à partir de ce maillon que l’on peut établir la parenté de James Faulkner avec William le Prix Nobel de littérature 1949. James est l’arrière petit cousin de William. « Les deux branches de notre famille sont issues de l’Alabama. Une sombre histoire les a séparées, au moment de la guerre de sécession. De mon côté nous avons migré vers le Kentucky, Paducah exactement, du côté de William ces aïeux s’en sont allés au Mississippi. » Les destins des deux hommes, de souche commune, ne se croiseront pas. Même si notre balaruco-américain dit : « Je connais la fille de William, Gil. » On sent bien que le schisme familial est bien là ! « Nous étions des paysans. Les Faulkner du Mississippi étaient banquiers » Ne confondons pas, semble penser James. « Appelez-moi Jim ! » apostrophe-t-il ! Car l’homme est jovial, loin des méandres littéraires de son cousin. « Moi, voyez-vous, ce que j’apprécie par-dessus tout ce sont les réunions entre amis. Ici, cela a été difficile de s’intégrer. Le Languedocien est réservé même s’il paraît ouvert et volubile. Maintenant, Balaruc le Vieux m’a adopté et j’aime beaucoup ce village. » Fier d’être Balarucois en quelque sorte ! En tous cas fier d’être américain. A 82 ans, Jim avoue son patriotisme. Il le revendique même ! « Chaque 4 juillet je hisse sur mon balcon la bannière étoilée. Chaque 14 juillet le drapeau tricolore, pour rendre hommage au pays qui m’accueille. » On comprend que James qui s’est vite éloigné des plantations familiales de Lola est parti vers de nouvelles conquêtes. Il n’est pas américain pour rien. Avant-guerre, James devient ingénieur en optique. Ce qui l’entraîne à exercer le métier de caméraman pour la Paramount News. « C’était une époque où j’ai beaucoup voyagé. J’ai, ainsi fait des rencontres mémorables avec de grand artistes. » Il évoque Pierre Fresnay et Madeleine Robinson. Mais cette vie n’est qu’une part. Notre Faulkner est devenu professeur d’université « Doctor of Philisofy » à l’Université de New-York. « J’y ai enseigné la linguistique comparée. Français-Anglais. C’est pour cela que j’ai un tel attachement pour la France». Ses élèves le reconnaissent comme un maître dans l’art de la pédagogie. En effet, chaque année à l’occasion des vacances d’été, il reçoit dans sa maison du plan des 4 Seigneurs, la visite d’anciens élèves. Ce qui l’honore et l’émeut à chaque fois. Balaruc le Vieux est alors, un peu, à l’heure du Kentucky ! Son métier de prof’ l’a amené à écrire sur des auteurs français : « J’ai publié aux USA, un livre sur le théâtre de Tristan Bernard et l’autre sur le poète « immortel » Charles Le Goffic ! » De cette «carrière » James en parle mais toujours pour rappeler son plaisir de s’asseoir, au jour se levant, face à l’étang pour boire son thé. « Ce jeune vieillard vigoureux de 82 ans » comme dit son médecin, a reçu avec émotion les marques de sympathie que lui ont adressées des Balarucois à l’occasion de l’attentat des tours jumelles. Ses amis Balarucois pourraient dire : « O.K., Jim, mercè, t’en farès pas, lou Vièlh Balaruc es ton ostalàs, segur ! »
Marc Ayral ©
18:45 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2003
Georges Cantin : Voyage dans la couleur.
Il y a des régions, des pays qui ont la particularité de retenir les émotions des artistes peintres. Le Pays de Thau en est un ! Tant dans le domaine de la créativité que de l’offre picturale, le passionné d’art plastique à le choix. Georges Cantin expose à partir de Lundi 1er septembre et ce jusqu’au 30 au Casino des Bains. Rencontre polychrome avec l’aquarelliste de la rue de la République.
Paul Gauguin disait à propos de l’art moderne : « Il faut peindre ce que l’on sent et non pas ce que l’on voit » Georges Cantin en autodidacte pratique l’aquarelle depuis un peu plus de 20 ans. « L’aquarelle m’enchante par les résultats immédiats qu’elle permet d’obtenir, et par sa transparence, c’est pourquoi j’aime à l’appeler peinture de la lumière » précise Georges lyrique. En vulgarisateur il explique encore « Avant tout, il faut que j’aime ce que je vais peindre. Et ma préférence va surtout vers les paysages, les maisons, les fleurs, les arbres. Il faut que le tableau une fois terminé dégage une atmosphère que l’on s’y sente bien dedans. Côté technique il travaille l’aquarelle « mouillé sur mouillé » ou « mouillé sur sec », « Mes ciels très souvent sont fait avec la première méthode. Ma palette actuelle comporte près de 90 couleurs, dont une vingtaine de verts et autant de jaunes. A écouter Georges on comprend que l’aquarelle est d’abord la technique de la spontanéité : « Il ne faut surtout pas peaufiner une œuvre que l’on pense achevée, au risque de l’altérer. Il est important de se laisser guider par son instinct et par les nuances. » L’aquarelliste ne dispose pas de blancs, il utilise le blanc du papier, il doit par conséquent les préserver sur le support, les prévoir à l’avance pour les conserver, faire respecter les frontières cela fait parti des mystères de l’eau. « J’aime peindre sur le motif, mais cela pose souvent des problèmes d’installation, il ne faut pas qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse trop chaud sinon l’aquarelle sèche trop vite. Et lorsque mon aquarelle sera terminée, je l’oublierai quelques jours puis, je l’observerai de nouveau, examinerai son point d’aboutissement, la renierai ou l’adopterai.» Georges présentera aussi au Casino des Bains quelques huiles sur toile qui n’ont jamais été exposées : « L’huile c’est une autre matière on la travaille différemment, au pinceau ou au couteau. L’huile pardonne plus que l’aquarelle, on peut reprendre son travail, pas avec l’aquarelle » indique avec verve Georges. Il est vrai que le public, les galeries, préfèrent les toiles peintes à l’huile : « Cela vient sûrement du fait que l’aquarelle était utilisée à l’époque par les grands maîtres pour établir leurs croquis sur le vif et non pas pour en faire une œuvre proprement dite. » C’est probablement William Turner (qui fut le premier impressionniste) qui donna à l’aquarelle ses lettres de noblesse. Mais les galeries y restent hermétiques : « Peut-être aussi parce qu’une aquarelle reste toujours à un prix inférieur aux huiles, commerce oblige ! » Pour Georges Cantin l’art est un luxe car il est un des rares domaines qui permet « de faire ce que l’on à envie de faire sans limites ! » Sans le blanc mais avec tant d’autres couleurs !
19:50 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2003
Léon Malaviale "le balarucois" : "à 95 ans, si je pouvais je jouterais encore!"
Léon Malaviale se souvient. Beaucoup de vieux balarucois le connaissent et même au delà, de l'autre côté de l'étang. Cet homme est une légende vivante comme on dit! Pensez dans le milieu des joutes, des jouteurs qui ont connu et jouté aux côtés du décuple vainqueur de la St Louis, Louis Vailhé dit le Mouton il n'en reste pas beaucoup.
Et pour cause! Léon est né en 1908. La même année que les quatrième Jeux Olympiques de l'aire moderne qui se sont déroulés à Londres. Parce que Léon le clame haut et fort les joutes sont du sport. Ses débuts de jouteur à l'âge de 14 ans était comme une évidence. Avec un bon mètre quatre vingt et ses 88 kilos Léon n'était du genre gringalet à la M. Brun. Il en en imposait du haut de la tintaine. Les joueurs balarucois n'étaient pas légion. A ce moment là précise t-il "Nous n'étions pas organisés en société. Les sociétés de Sète, Frontignan, Béziers et Agde nous invitaient à participer à leur tournoi. On était apprécié parce que mon frère Georges et moi étions des jouteurs francs!" Et cela dans la bouche de Léon a de l'importance : "Ceux qui utilisaient toutes les roublardises se faisaient remarquer et n'avaient au final pas l'assentiment du public." Car le jouteur régulier était -est (?) - rare. Avec d'autres jouteurs balarucois Léon écumaient les tournois locaux et régionaux. Les Frères Frézou de Balaruc le Vieux, dont Augustin qui a gagné le premier pavois d'Or. "Ceux-là, a eux deux il faisaient 200 kilos!" Un autre jouteur avaient un potentiel énorme. C'était l'arrière grand oncle d'Alain Rouvière, Antoine. Le père du coiffeur Moïse! Au milieu des années folles il y avait un autre Rouvière, Georges le grand père du jouteur gigeannais. Les rivalités entre jouteur balarucois étaient peu présentes :"Cela n'avait rien à voir avec les combats mémorables, lance à la main - mais pas toujours- entre les sétois Liparoti, Cianni, Balthazard et Marquassan. Ah ceux-là ils étaient enragés! Quand à nous balarucois on s'aimait bien, enfin, entre jouteurs." L'allusion de Léon fait référence aux jets de pierres que subissaient les banencs -balarucois des Bains- de la part des enfangatch, balarucois du Vieux. "C'est à dire que ces bagarres venaient du fait que les balarucois du vieux considéraient comme une sorte de trahison que la commune des bains ai été créée. Il ne fallait d'ailleurs pas évoquer la chose. Moïse Rouvière se souvient du haut des ses 92 ans de la remarque d'Augustin Frézou : "Qu'il se soient appelés les Bains de Balaruc, passe. Mais Balaruc les Bains, ah ça non!" Léon pour sa part n'était du genre à "s'estransilher" (se battre)! Du côté tintaine, par contre, il ne donnait pas sa part aux chiens : le 15 août 1925, il gagne son premier tournoi : A quel bonheur! Se faire remettre par le maire le pavois sur lequel est peint : Balaruc "fons illis curat aquis" c'est aussi bien qu'une médaille au jeux olympiques. Il aimerait bien venir voir jouter son jouteur balarucois préféré : Aurélien. On l'a prêté aux sétois, il faut bien qu'il gagne la St Louis de temps en temps face aux Frontignanais!!
09:55 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2003
Jim Faulkner le retour!
L'américain de Balaruc le Vieux comme l'appelle les autochtones vient de rentrer dans son deuxième "chez soi", sa petite maison du village des remparts.
On se souvient que Jim est l'arrière petit cousin de William Faulkner le célèbre écrivain auteur notamment de « Sartoris ». Personnage attachant, aimant la compagnie "de ses amis français" ce professeur à la retraite de l'université de New York, aime à aller se ressourcer dans son pays de naissance. Ses 84 ans ne l'empêche pas de voyager jusqu'à Williamston près de Boston où réside son fils qui l'héberge pour "passer l'hiver". A la tête d'une tribu de 6 enfants, Carl, Eric, Jackie, Yannick, Michèle et Scott, il est maintenant 2 fois arrière grand-père. Durant son hibernation partagé par l'écriture à ses amis, de mèl narratif, le littéraire ne peut se cacher, et la lecture de poèmes de Charles Le Goffic, Jim passe un hiver au pays dans le palace que dirige son fils. Et du monde il en voit! De quoi lui donner l'inspiration pour le livre-journal qu'il écrit quotidiennement. De retour à Balaruc le Vieux depuis la fin du mois de juin, il a contacté ses amis qui l'ont entouré de leur amitié. Au milieu des musiques et des costumes des médiévales, l'américain vit une autre vie, celle qui l'affectionne particulièrement : La vie de village, ses amis, un bon vin, et le thé, au lever du soleil avec vu sur l'étang. Bon retour Jim!
16:55 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.07.2003
Moïse Rouvière : La jeunesse de mes 92 ans!
Le Médiévales sont l'occasion de rencontrer un personnage attachant qui connaît la simple histoire locale. Celle qu'il a vécu de Balaruc à Sète et de Poussan à Yssanka!
Assis devant sa maison Moïse Rouvière regarde passer le temps, les gens, la vie. A 92 ans, cet ancien coiffeur à Sète puis à Poussan durant 38 ans, regarde son village avec le cœur. Sa sensibilité s'exprime sans fard "gentiment" se plait-il à répéter. Né à "trois maisons plus loin" que celle qui l'abrite actuellement, il a vu le village des remparts grandir et "s'enrichir" au fil des ans. Enfant dans les années 20, il se souvient de son instituteur¨de l'école de Balaruc le Vieux, M. Amiel, qui apprenait à ses élèves l'hymne sétois "Chagrin faï ta mala"! De cette instruction, décalée, pour l'époque, il en conserve le plaisir de parler et de comprendre la langue d'oc! "Mes parents s'exprimaient beaucoup en occitan!" Précise t-il! Mais Moïse n'est pas un répapiaire (radoteur) qui débute chaque phrase par "de mon temps". Certes ses souvenirs sont quelquefois douloureux notamment lorsqu'il évoque la disparition prématurée de sa fille "si belle et si douce" et de sa femme il y a deux ans. Il garde de sa vie des joies et des douleurs qui lui embrument son regard clair. Il a été, longtemps, coiffeur à Sète, "j'ai appris mon métier chez M. Albiol, le père du maire adjoint de Sète". Puis, plus tard, avec sa femme, qui était aussi coiffeuse, dans "le plus grand salon de Sète" qui se trouvait à l'emplacement actuel du café le Colibri. Dans la proche deuxième guerre mondiale, en 1935, Moïse est parti effectuer son service militaire à Hyères dans un régiment d'infanterie Alpine, lui le méridional! Il se souvient qu'un jour pour préparer la mobilisation qui s'annonçait imminente les réservistes ont été rappelés, dont lui, pour effectuer 21 jours de manœuvre. "J'y serai allé de bon gré mais cela tombait au beau milieu de ma lune de miel". Etant le coiffeur privé de Lucien Salette, le député socialiste, il est allé le trouver pour obtenir une dérogation. Le notable après être intervenu auprès du service de recrutement à Montpellier est revenu est lui a déclaré :"Hélas Moïse ils n'ont rien voulu savoir, tu seras obligé de t'y rendre. Comme tu as une spécialité d'éclaireur skieur, il faut que tu partes en manœuvre dans les Alpes pour monter à ce Mussolini qui nous sommes!" Argument auquel Moïse se soumet avec tristesse. Moïse est aussi connu à Balaruc et dans les environs parce qu'il a été un musicien très apprécié. D'abord pianiste, puis après guerre accordéoniste. Il se souvient de la formation qu'il avait constitué avec Louis Reboul, le père du docteur poussanais : "C'était pendant la guerre avec Louis, qui était un excellent trompettiste, nous avons monté un petit jazz. Je me souviens à la Libération d'un bal durant lequel nous avons joué de 8 h00 du soir jusqu'à 8h30 du matin sans que les danseurs se lassent, tant il avaient été privés des joies simples de la jeunesse."Aujourd'hui, pour lui, les médiévales sont comme un bain de jouvence. Cela lui évoque les fêtes qu'il a connu et où la jeunesse balarucoise avait une place de choix. L'on courrait dans tous les sens, l'on chantait dans le café que mes parents tenaient place du Jeu de Ballon, l'on jouait au tambourin dans des parties qui n'en finissaient pas! L'on s'épuisait à jouer au foot, ici, devant chez moi sur la place. Quand on voulait changer d'air l'on filait regarder passer le train de 4 heures avant de partir boire une limonade à Yssanka! Simple comme une vie! Certes idéalisée par Moïse parce qu'elle a été la sienne. Maintenant il jette avec bienveillance un regard sur ses contemporains. Et puis Moïse a tant de choses à raconter! Lorsque vous l'apercevrez assis devant sa porte, arrêtez-vous il vous contera l'histoire d'un temps que les moins de vingt ans…
16:45 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2002
Deux hommes à vélo et les Pyrénées!
Ernest Dupré et Patrick Herrada sont amis. Du 3 au 10 août ils ont accompli une performance qui force l'admiration : La traversée des Pyrénées à vélo. C' est une grande classique cyclotouriste qui s'effectue sur un parcours d’Hendaye à Collioure. Soit 800 Km, 28 cols et 16600 mètres de dénivelés !
A 71 ans, Ernest Dupré parle de la traversée des Pyrénées comme d'une simple balade. Par modestie, parce le vélo fait partie de sa vie, il n'en fait pas tout un plat! Et pourtant il y aurait de quoi! Avec son binôme, le souriant Patrick Herrada, un jeunot de 37 ans, ils sont partis sur les routes pyrénéennes goûter l'air des cimes. En passant le col du Tourmalet à 2115 m, il y avait dans leurs têtes les exploits des plus célèbres grimpeurs qui y sont passés en vainqueurs : Bahamontés, l'aigle de Tolède, en 1954 ou Van Impe, le petit belge, en 1974. Mais cette route ne se résume pas au plus haut col des Pyrénées. Avant d'en arriver là, il a fallu que les deux compères se préparent. Ce n'est pas le plus excitant. S'avaler 6000 Km durant tout l'hiver n'a rien de passionnant et pourtant c'est bien ces efforts là qui payeront ensuite! Rouler, rouler toujours. De Balaruc le Vieux à La Vacquerie, de Balaruc le Vieux à la Croix de Mounis, l'asphalte héraultaise n'a presque plus de secret pour Ernest et Patrick. Il faut bien ça, mais ce n'est pas tout! Loin est l'époque où les cyclotouristes "carburaient" à la cochonnaille et au gros rouge. Ernest et Patrick ont suivi un programme diététique personnalisé. Perdre du poids tout en gardant ses forces pour appuyer sur les pédales "La forme n'est pas innée, elle s'acquiert puis s'entretien mais s'est un état fragile qu'il faut conserver jusqu'au jour J." indique Ernest chevronné. En plus de la "machine humaine", il faut perfectionner sa monture, l'adapter au terrain. Tout est passé en revue. D'abord, la position sur le vélo pour l'optimiser à l'effort si particulier du grimpeur. Puis les braquets. Là, il ne faut pas faire le fanfaron. Même les plus costauds s'y sont cassés les mollets en montant des développements au dessus de leurs forces. Les deux copains sont sages, il connaissent le risque de coincer au milieu d'une ascension. Ils partiront équipés d'un triple plateau 30-40-50 et en pignons de 14 à 26. Ce matin du 3 août il quitte Hendaye, très tôt à 6H00 direction St-Jean-Pied-de-Port. A 20 Km par heure de moyenne il rejoindront 7 jours plus tard Cerbère en Catalogne. Chaque étape est l'occasion de grimper un col mythique : l'Aubisque, le Soulor, le Peyresourde, le Portet d'Aspet, le Pailhères, le Jau et tant d'autres qui moins connus forment avec les précédents autant d'occasion de se surpasser. A l'exemple d'un col au nom imprononçable sans la maîtrise de la langue basque : le Burdincurutchèta. 1135 m d'altitude. Terrible juge de paix de plus de 1000 mètres de dénivelé. Ce col permet l'accès au col d'Organbidexka, connu des ornithologues car il est un passage obligé, chaque année, de plus de 20 000 rapaces et 400 000 pigeons. Par temps couvert, les oiseaux se réfugient dans la vallée, puis passent le col en grand nombre dès qu'arrive le beau temps. Ernest et Patrick n'ont pas eu le temps d'observer ce beau spectacle, encore essoufflés ils sont descendus sous la pluie battante en direction d'un autre rendez-vous celui de la Marie Blanque. Pas galant mais sportif ! Patiemment, avec ténacité, ils ont rejoint l'arrivée le regard fixé vers le haut comme pour dire aux Pyrénées, au fond des yeux : "Nous sommes tes invités ô Pyrénées, ta beauté se gagne en te sillonnant de la fontaine des pèlerins -Font Romeu- au Roc Blanc et d'Hendaye à Cerbère…Le titre de montagnard pyrénéen ne s'acquiert que dans ces conditions. Aujourd'hui Ernest et Patrick peuvent proclamer "Sem Montanhols".
15:00 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.08.2002
Le chevalier Evangelisti se repose au pays d'Aurélien.
Pendant que certains croyaient que le chevalier Evangelisti était blessé et retiré pour longtemps sur ses terres balarucoises, Aurélien drapé de son traditionnel costume médiéval frappé du lion d'or se reposait au côté des siens dans le village des remparts. Durant les Médiévales de Balaruc le Vieux, fin juillet, entre "lo mujol" de Balaruc et les tournois de chevalerie de Maître Barthas, Aurélien Evangelisti, se plaisait dans l'ambiance pas si éloignée faite de bravoure ou de ruse des tournois de joutes Languedociennes. Peut-être a t-il mis à profit ce repos pour étudier de son œil expert les tenus de lances et de pavois du chevalier Cauvin de Balaruc ou de son pire ennemi le chevalier noir? Que ce soit au sein des remparts ou durant les longues soirées d'été passées dans la manade d'Alex son père, pour le tenant du titre de la St Louis, l'air de son fief est bénéfique. Un tournoi à Béziers, un autre à Balaruc les Bains, revoilà le valeureux chevalier prêt pour d'autres combats. Sereinement mais passionnément.
14:55 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2002
Antoine Itier : l'histoire simple d'un descendant des Seigneurs de La Clause de Vendargues
Lire, découper, conserver, polycopier, rechercher aura été l'activité d'Antoine Itier durant 30 ans. Comme un bénédictin, Antoine, retraité de la Mobil, a avidement compilé toutes les informations possibles concernant Balaruc le Vieux.
Dans son travail documentaire s'entrecroisent la grande histoire, celle de rois et des reines, des seigneurs et des vassaux et la chronique récente des petits événements contemporains. De manière empirique mais passionnée, Antoine Itier a ainsi réussi à constituer un fond documentaire très volumineux. Plus de 13 volumes de plus de 300 pages constitue son "œuvre". En l'ouvrant on constate, comme celle d'un peintre naïf, l'approche simple et ludique de l'histoire. Après tout à quoi bon tout hiérarchiser, tout rationaliser. La vie d'un club de foot balarucois des années soixante-dix ou les photos de classes des années quarante de l'école locale côtoient le plan cadastral de Balaruc le Vieux datant du moyen âge. Quelle importance! Vivre aujourd'hui c'est déjà aimer "l'hier", aurait pu être la devise d'Antoine Itiér! Les techniques d'architecture médiévales et la lignée des seigneurs de Balaruc, "l'historien par loisir" la couche patiemment sur des cahiers à spirales. Simple en effet! Antoine Itier préfère le fond que la forme. Ce travail, il en fait profiter tout le monde: Des érudits régionaux viennent le rencontrer pour y dénicher des anecdotes ou des séquences historiques qu'ils auraient pu ignorer ! Itier n'est pas avare de commentaires et d'explication, c'est un euphémisme! Ouvrir un livre pour lui, c'est comme une seconde nature :"J'aime lire et j'aime donner le goût aux autres!" Pour cela il s'occupe - au sein du Club des Remparts - de la bibliothèque pour tous, il conseille et oriente le choix des lectrices et des lecteurs. Aujourd'hui, dans sa maison familiale, l'une des plus vieille du village, il n'a pas plus le même goût d'amasser des documents ou de collationner des anecdotes. Son devoir de mémoire balarucois, il y a satisfait :"J'ai déposé mes 13 volumes chez ma fille, j'étais trop sollicité!" Alors, comme un compagnon qui a terminé son "chef d'œuvre" il est passé à autre chose: Assis sur les remparts qui domine la Crique de l'Angle, il commente les événements et aide les autres. A ce titre il a été récompensé par l'Association d'Encouragement des Bénévoles Méritants (AEBM) : "C'est une distinction qui me touche!" Entre historien et chroniqueur amateur, les élèves de l'école élémentaire qui travaillent cette année sur l'histoire de Balaruc le Vieux, trouveront en Antoine un interlocuteur prolixe et affable. Quand un visiteur frappe à sa porte et après les civilités d'usages, Antoine, Jean, Paul, Henri, Marius Itier aime à rappeler qu'il est descendant des Seigneurs de la Clause de Vendargues. Son arbre généalogique remonte à l'année 1618; Antoine apprécie l'histoire et adore s'y projeter comme un personnage tout droit sorti d'une image d'Epinal : Louis IX rendant la justice sous un chêne et pourquoi pas en Bélibaste le dernier des parfaits cathares!
08:15 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, ANTOINE, ITIE, HISTOIRE, marc, ayral
17.02.2002
Henry Parramon : “ Mes 30 ans de carrière, c’est au pays que je tiens à les fêter ! ”
Beaucoup de balarucois et de sétois connaissent bien Henry Parramon. Peut-être l’ont-ils perdu de vue, mais sans doute ils se souviennent qu’il est un musicien, trompettiste et chef d’orchestre, ami de Boby Lapointe et de Brassens.
Henry Parramon, grand spécialiste de musique baroque est enfant de Balaruc le Vieux. Il le clame haut et fort. Ses fréquents passages dans la maison familiale, en plein cœur du vieux village, lui donnent de maintes occasions de se ressourcer. Cette année Henry la souhaite exceptionnelle. A bras le corps, à plein poumon, dirait le trompettiste, Henry veut donner à ses 30 de carrière une couleur exceptionnelle. Jouer pour le public héraultais et particulièrement pour tous les balarucois. C’est ici qu’il a appris la musique, c’est ici qu’il veut faire entendre les accents de sa trompette naturelle. Le bon plaisir d’Henry Parramon pour étonner et satisfaire les mélomanes du Pays de Thau. 30 ans qu’il souffle éperdument dans son instrument. Il devient après sa formation dans les conservatoires de Montpellier et à l’école Normale de Musique de Paris, professeur et parallèlement concertiste international. Son premier concert il le donne à la salle Cortot à Paris en mai 1972. A partir de cette date il ne cessera de jouer, d’apprendre et d’animer des festivals avec passion et souffle ! En 1983 il fonde l’Académie internationale de musique baroque à Pèzenas. En 1990, les Bourbonnais l’accueillent et lui confient la direction de la Philharmonie de Moulins avec qui il enregistre un disque : “ de Gershwin à Boby Lapointe ”. Musique baroque, chanson française, poésie et jazz pourraient résumer l’éclectisme du talent d’Henry Parramon. Chef d’orchestre il avait comme dessein la création d’une Philharmonie du Bassin de Thau. Il l’a proposée à tous les maires : mais las, aucun ne lui a répondu. Pourtant Henry Parramon connaît les partitions sur le bout de la baguette… Alors Henry Parramon à l’occasion de quelques jours de vacances dans son Midi natal, reprend son bâton de pèlerin. Sa ténacité finira par convaincre un édile du bien fondé de son projet. En espérant que “quelque chose se passe ” il joue avec son ami et talentueux organiste Jean Michel Louchart. Ensemble ils gravent un prochain disque qui retracera son parcours de trente années de musique. Henry à la trompette, Jean Michel à l’orgue pour des œuvres de musique sacrée, interprétations d’œuvre de Bruckner, Hovhaness, Delerue, St Saëns, Verdi, etc. Ce disque qui paraîtra en avril sera le viatique de ses prochains concerts. Mais le projet qui lui tient le plus a cœur et de jouer à Balaruc le Vieux à l’occasion de la fête médiévale. Si cela est confirmé, la municipalité devrait donner, ainsi, à un enfant du pays l’occasion d’exprimer sa créativité sous les voûtes de l’église St Maurice.
08:15 Publié dans Balaruc des Portraits de Balarucois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, HENRY, PARRAMON, TROMPETTE, marc, ayral
03.02.2002
Séverine Beltrame : Objectif, le “ top ten ” du tennis français !
Le sport à Balaruc le Vieux à ses adeptes, comme ailleurs ! Mais ce village a la chance de générer des vocations d’athlètes. Peut-être est-ce encore trop méconnu mais les “ enfangatchs ” peuvent se targuer d’être la patrie de plusieurs sportifs de haut niveau. On connaît les attaches balarucoises d’Alain Portes. Le médaillé de bronze en handball aux Jeux Olympiques de Barcelone, aujourd’hui entraîneur de l’équipe féminine de Nîmes, championne de France en titre. Nous ne reparlerons pas du superbe parcours d’Aurélien Evangelisti qui nous en offrira d’autres tant son potentiel est important. Après le portrait de Rémy Lettieri jeune pongiste exemplaire, c’est au tour de la tennis-woman, Séverine Beltrame, de nous livrer ses espoirs pour la future saison.
Séverine Beltrame 22 ans, 28ème rang français, 345ème rang WTA. C’est en ces termes succincts que Séverine apparaît sur les tablettes de la Fédération Française de Tennis. Certes c’est vite dit, mais cela représente tant de travail, de sacrifices et de volonté : “ Le tennis est entré tard dans ma vie, à onze ans ! A l’âge où les autres ont déjà presque 4 ou 5 ans de pratique. ” Alors Séverine a du compenser, foncer, rattraper le retard. A cet exercice elle a gagné ! Gravissant les échelons régionaux et nationaux ! Aujourd’hui, elle s’est hissée au niveau des meilleurs espoirs du tennis féminin français. “ Le chemin est semé d’embûche. Pour atteindre le meilleur niveau il me faut passer encore un n


