19.10.2007
Détournement de l’Agau : La MISE intervient !
Le revoilà le problème de la gestion des eaux capricieuses de l’Avène. Il réapparaît suite à la position, on a envie de dire, -enfin- prise par les services de l'état : DDE et Mise (mission inter-service de l'eau). Suite au recours qu’a lancé Alain Herrada au printemps 2006.
On se souvient qu’en mars 2006, le dernier viticulteur balarucois avait subi une inondation majeure d’une partie de son exploitation se trouvant en berge de la rivière. Des travaux, à l’initiative unilatérale de la commune de Balaruc le Vieux, qualifiés par les hydrauliciens « d’hasardeux et d’inefficaces » avait été entrepris durant l’été 2005 consistant à boucher le déversoir de l’Avène vers l’Agau en deux endroits : Sous le pont de la bretelle d’autoroute au lieu dit « Frescaly » et sous le pont de l’ancienne voie ferrée à quelques centaines de mètres de là. L’année suivante, les eaux trouvèrent donc leur nouveau chemin en inondant un jeune plantier (vigne nouvelle), faisant ainsi subir des dommages financiers important « plusieurs dizaines de milliers d’euros » selon Alain Herrada.
La MISE par la voie de son contrôleur général des TPE, M. Juers a donc récemment « invité la commune à retirer les matériaux obstruant ce chenal de décharge »(ndlr : l’Agau) . Faisant remarquer conjointement que les services de l’Etat ne « peuvent accepter une quelconque réduction des capacités d’un champ d’expansion des crues. » Le rappel à l’ordre, adressé à Max Serres, maire de la commune des remparts, lui remet en mémoire ses obligations en la matière, édictées par le décret du 29 mars 93 indiquant que « tout projet entrant dans le cadre de la nomenclature annexée à ce décret doit faire l’objet d’une procédure permettant d’en vérifier l’impact sur le milieu et de définir d’éventuelles mesures compensatoires » Autrement dit, l'initiative municipale exécutée par une société de travaux public peu scrupuleuse
(condamnée par ailleurs pour des dépôts sauvages de matériaux à La Crique de l’Angle) était interdite dans ces conditions. C’est donc des centaines de m3 de gravats, terres, déchets de démolition qui obstruent l’Agau qui devront être retirés au frais du contribuable. On ne doute pas que le sujet viendra sur la table des débats des élections municipales prochaines.
Voir la note de mars 2006 : http://paroles.midiblogs.com/archive/2006/03/04/un-viticu...
Marc Ayral
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20.01.2007
Décharge sauvage : Déjà en 2002!
Ce matin (20/01/07), vous pouvez lire dans l'édition de Sète de ML, sous la plume de Patrice Castan, la seconde partie du dossier consacré aux "pollueurs de Thau". Pour ma part, je vous propose de lire l'article que j'ai rédigé et qui est paru en janvier 2002 dans ML.
Décharge sauvage ou camouflée, ça suffit !
Les atteintes à l’environnement, notre bien commun, sont comme les autres incivilités trop fréquentes.
"Le promeneur a le choix : Crique de l’Angle, site naturel protégé, des personnes négligeantes et par ailleurs répréhensibles déposent fréquemment des déchets verts, face au terrain de tambourin et le long de l’Agau. En période d’après Noël on peut y trouver des squelettes de sapins qui ont du ravir de charmantes têtes blondes ! Peut-être que les “ déposants ” ignorent qu’une déchetterie existe à l’entrée de la commune où ils auraient par ailleurs la possibilité de choisir la poubelle la plus adaptée pour leurs détritus verts et autres reliefs d’agapes. De l’autre côté de l’Avène à l’entrée de l’ancienne voie ferrée, proche du lagunage de Poussan, on peut découvrir un feu d’artifice de tuyaux, bacs de polystyrène etc. Par grand vent, les bacs, très légers, se répandent dans la vigne en contrebas et le long du chemin adjacent. Belle image de notre bord d’Etang de Thau ! Comment ce laisser-aller d’adultes responsables (?) pourrait donner l’exemple aux jeunes? Eux aussi, contribuent, très appliqués à la besogne, aux dépôts de canettes, emballages de fast-food, sous les Abribus. La liste à dresser de ces atteintes à notre patrimoine naturel n’est, ici, pas exhaustive ! Faut-il rappeler que les lois du 15 juillet 1975, du 13 juillet 1992 et du 2 février 1995 obligent les communes ou leurs groupements à assurer la collecte et l'élimination des déchets ménagers. Ces derniers ne peuvent être éliminés que dans des décharges contrôlées de résidus urbains autorisés au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement. Bien sûr, les dépôts sauvages proviennent le plus souvent d'apports clandestins réalisés par des particuliers ou entreprises de TP. Le pouvoir de police du Maire l’autorise à adresser au responsable du dépôt ou propriétaire du terrain une mise en demeure pour exiger, outre l'enlèvement des déchets, la clôture du terrain. La commune est en droit de faire enlever les déchets et effectuer les travaux de ré-aménagement au frais du propriétaire. Ceci dans le cadre d’une procédure très cadrée, mais tout à fait opérationnelle. Alors, que chacun prennent ses responsabilités, élus, propriétaires et citoyens pour que nous puissions vivre la nature avec envie et non avec dégoût."
Marc Ayral ©
17:04 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : A balaruc, marc ayral, crique de l'angle, pollution, balaruc le vieux, balaruc les bains
19.01.2007
Dossier Noir des pollutions de Thau
Il y a des jours où j'ai un petit sentiment de fierté d'appartenir à la rédaction de l'agence de Midi Libre en tant que correspondant local de Balaruc le Vieux. En effet, aujourd'hui (19/01/07), un dossier réalisé par Patrice Castan met en évidence les nombreux manquements et atteintes à l'environnement du Bassin de Thau. Une cartographie précise a été
réalisée. Complète et argumentée. Le journaliste sétois apporte des éléments chiffrés et factuels qui ne laissent pas la place à l'éditorialisation et au parti pris, ce qui je l'avoue, est souvent mon cas en l'espèce. Donc, ce dossier n'a que plus de crédibilité. Tout y passe ou presque. Dépôts sauvages, débordemenrts des lagunages, réseau pluvial transformé en égouts, détournement du ruisseau de l'Agau, lessivage de sols souillés par le surpaturage de la
Crique de l'Angle etc. etc. Au milieu de cela la gestion calamiteuse et illégale par la mairie de Balaruc le Vieux du bouchon de l'Agau est une anthologie de l'ineptie et de l'incompétence. Je vous conseille d'acheter aussi le journal de demain (20/01/07) où sera recensé -hélas- la cartographie des dépôts sauvages en tout genre.
Pour ce qui me concerne, des images valant mieux que de longs discours voilà quelques photos (que j'ai prises depuis 2001) des méfaits des pollueurs locaux. Ces photos ont été toutes prises à La Crique de l'Angle.
Marc Ayral ©
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14.01.2007
Redoutable poison!
Redoutable poison! Panache de fumée distillé depuis des décennies, au moins 6! Les vieux sétois l'appellent encore la Cofaz (compagnie française de l'azote) du nom de la societé propriétaire de cette usine dans les années 70. Avant cela c'était la "Bordelaise", puis cela a été "Norsk Hydro" et aujourd'hui "Sud Fertilisants". Une vie de pollution de l'air, des sols où sont implantés l'usine, des sols qui reçoivent les engrais produits par celle-ci. L'eau aussi, quand j'étais enfant on allait se baigner au "Creusot" du temps de l'ancêtre de l'actuelle usine. Là insouciamment on pataugeait autour d'un gros tuyau...Je vous laisse imaginer notre inconscience et celle de nos parents. Je nous revois, il y avait là, Valette, Gilibert, Berthod, Ouillastre, Nébout, Leboffe le pointu* de la bande. Et lui, il en a respiré toute sa vie durant des saletés de la verrue locale. Des familles entières de pointus ont bien essayé de faire bouger les choses. Mais pot de terre contre pot de fer. Et puis dans un secteur où le bassin d'emploi est sinistré, le chantage a été le meilleur argument des dirigeants qui se sont succédés à la tête de cet outil industriel digne de l'exigence
environnementale d'un pays du tier monde. Il faut reconnaître à François Commeinhes qu'il a eu un certain courage au début de son mandat d'essayer de faire déménager le pollueur. Mais le périmètre "Sévéso" a été annulé, les normes et les contraintes s'imposant ont été revues à la baisse, le député a plaidé en faveur du maintien de l'activité, un coup de peinture, AZF oublié, un nouveau filtre installé dont selon l'ancien directeur de l'usine "sort un pourcentage important de vapeur d'eau". Nous voilà donc toujours, cher pays de mon enfance, avec ce beau ruban blanc sur fond de ciel bleu qui grâce à un léger "levant siroc" va se déposer sur la surface de la lagune à quelques centaines de mètres des premiers parcs. Mais suis-je bête de la "vapeur d'eau" nous a t-on dit, c'est sans risque. Et puis l'étang est classé en "B", donc c'est top. Dormons, dormons citoyens, tout va bien! 
* Pointu : nom des habitants du quartier de la Pointe Courte (quartier bordant la cocotte minute sétoise...)
Marc Ayral ©
14:11 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : A balaruc, marc ayral, la cofaz, pollution, balaruc le vieux, balaruc les bains, sete
08.12.2006
Alerte pollution! Que ce passe t-il à Balaruc le Vieux?
Je publie à nouveau cette note. A la demande d'amis balarucois. Il semblerait qu'à la tête du village des remparts on "débarquerait du paquetage". Curieux, Non?
Une information circule à Balaruc le Vieux, selon laquelle l'hypermarché aurait depuis sa création sous l'enseigne "Montlaur" raccordé au réseau d'eau pluviale les WC de la galerie marchande.
Conséquence on ne peut plus grave dans la mesure, où si cela est avéré, des vérifications sont en cours par les services de l'Etat, le réseau pluvial se déversant dans l'Agau (ancien canal du moulin des barris) celui-ci débouche dans la Crique de l'Angle. Des chiffres même de taux de coliphormes fécaux auraient été déjà dévoilés par des sources proches de l'Agence de l'Eau. Bizarre! Il semblerait même que les ostreiculteurs alertés, découvrant le risque de pollution et les conséquences qui y sont liées seraient prêt à mobiliser la profession afin qu'une réunion soit organisée en urgence avec toutes les parties prenantes afin d'analyser globalement tous les types de pollutions existants ou potentiels fragilisant le bassin à partir de ce secteur de l'Angle.
Si ces faits étaient effectivement confirmés, on serait en droit de se poser un certain nombre de questions :
Comment se fait-il que "Montlaur" ait été autorisé à branché ses wc sur le réseau pluvial?
Comment se fait-il que "Carrefour" le successeur de l'enseigne "Montlaur" n'est pas eu connaissance de cet "assainissement pollueur"? Surtout lorsqu'on connait le niveau d'exigence de ce distributeur en matière de développement durable.
Comment se fait-il que le Maire de la commune de Balaruc le Vieux qui doit exercer son autorité de police des réseaux ne soit pas intervenu?
Enfin, on peut aussi se poser la question de savoir si l'ensemble de la zone commerciale Balaruc Loisirs a, elle aussi, son réseau d'assainissement connecté au réseau pluvial?
Une chose est sûre lorsqu'on se rend sur place, l'Agau est n'est pas entretenu, au débouché du pluvial une marre d'eau croupie, suspecte et malodorante stagne derrière la rue des Acacias. La proximité d'une vigne peut laisser penser que lorsque l'Agau déborde le trop plein nauséeux s'y répend.
Quand Ségolène Royal parle d'excellence environnementale, je dis que là on en serait très loin et qu'en l'espèce il faudrait plutôt employer l'expression d'exigence environnementale. A suivre de très prêt.
Marc Ayral ©
07:00 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, balaruc le vieux, balaruc les bains, crique de l'angle, pollution de l'Agau, marc ayral
26.11.2006
Charte des Cités maritimes : L’entrée de village par Balaruc Loisirs
Le dernier aménagement prévu, après la Crique de l’Angle, la promenade Georges Brassens, l’avenue de Poussan, sera l’entrée de la commune entre le bas de La Rèche et Les Platanes. L’objectif étant de valoriser le front économique de Balaruc Loisirs.
Le concept qui prévaut dans l’imagination des urbanistes est de « mettre en valeur l’un des principaux pôles économiques de Thau. » Il faut avoir en tête que ce travail de sera effectué au service de la principale zone hôtelière de l’Agglo et dont le taux de remplissage est le plus élevés de l’Hérault. D’autre part, le cabinet Créa Ter propose aussi par ce projet « d’affirmer des limites de qualité entre les deux Balaruc ». Comme cela est dit gentiment ! Traduit en langage moins techno ; il s’agit d’affirmer les identités respectives des deux communes. En gardant à l’esprit, que les Bains sont nés de Balaruc, devenu en 1888 « le Vieux. » Enfin, et ce n’est pas mineur la volonté est aussi de « lutter contre les enseignes et les affichages publicitaires agressifs qui nuisent à la qualité du site » Voilà, pour le moins, un postulat sans ambiguïté! Pour cela, le principe d’aménagement comprend 5 axes : « l’harmonisation des affichages et des enseignes en lien avec l’architecture des bâtiments sur lesquelles elles sont apposées. » Deuxièmement par «l’aménagement d’une lisière boisée au lotissement et création de cheminements » Ensuite une « plantation d’arbres à hautes tiges sur les bords de la zone commerciale viendra atténuer l’impact visuel des arrières cours de bâtiments commerciaux. » Le terre-plein central très disgracieux sera gratifié d’un « verdissement » méditerranéen. Enfin, retenez votre souffle « le traitement du rond-point, frontière entre les deux Balaruc, pour marquer la transition et les différences entre les deux communes et ainsi limiter le phénomène de…conurbation*. » Si les anciens aïeux balarucois pouvaient lire ces lignes ils seraient, à n’en pas douter heureux de ne point « s’agglomérer » avec leurs voisins dissidents des Bains. Ne dit-on pas que l’histoire se répète !
*agglomération
Marc Ayral ©
23:00 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, balaruc le vieux, balaruc les bains, balaruc loisirs, charte cités maritimes, marc ayral
21.11.2006
Charte des Cités maritimes : L’entrée du village, avenue de Poussan
Après les aménagements projetés à la Crique de l’Angle et promenade Georges Brassens, le troisième est celui du bas des barris . L’objectif étant de marquer l’entrée de village par l’avenue de Poussan. Récemment acheté par la commune à un particulier, le terrain où l’essentiel de cet aménagement sera réalisé, est un ancien jardin, qui maintenant en jachère, sert à accueillir les spectateurs du feu d’artifice annuel. L’idée des rédacteurs du projet pour ce site est de « Mettre en valeur l’entrée la plus naturelle et paysagère de la commune et accueillir les visiteurs.» Toujours dans une conception permettant de créer « des connexions directe avec le noyau historique et avec les berges de la Crique de l’Angle ». Pour ce faire, le principe d’aménagement choisi passe d’abord « Par la création d’un espace de stationnement qui marque l’entrée de ville et affirme son identité médiévale». Et ensuite, « par l’aménagement d’un cheminement piéton vers les remparts et la lagune » Les premières esquisses sont prometteuses. A suivre !
Marc Ayral ©
08:18 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, balaruc le vieux, balaruc les bains, crique de l'angle, charte cités maritimes, marc ayral
22.10.2006
Charte des Cités maritimes : La Promenade Georges Brassens
Quatre projets d’aménagement ont été proposés à la commune dans le cadre de la Charte des Cités maritime. Le deuxième est celui de la Promenade Georges Brassens. L’objectif étant de d’aménager un espace de liaison inter quartier en cœur de lotissement. Symbolique à tous égards cette promenade. Passerelle entre le village ancien et les quartiers résidentiels qu’on appelle du vilain mot de lotissement. Lien entre le monde rural passé et la société de consommation. « Il suffit de passer le Pont et c’est le royaume des fleurettes... » chantait Brassens. Là, dommage on en est encore loin. Une voie vertébrale coupée par l’ex RD2, et qui autrefois s’appelait « lo camin dels carbonièrs » menant aux garrigues. Promenade qui selon les rédacteurs du projet devra « Créer une liaison fonctionnelle entre les principaux points d’attractivité et de vie de la commune. » Un peu techno, comme approche mais ils espèrent « Améliorer le cadre de vie des résidents avec un axe pensé comme un espace public ». Bigre ! Concrètement ? Trois principes sont détaillés dans la Charte : « Recomposition de la voirie en axe structurant au cœur du lotissement, création d’une piste cyclable et implantation de mobilier urbain (bancs publics…) en requalifiant le trottoir actuel ». Et enfin, « Verdissement par la plantation d’essences méditerranéennes. » Ces choix, permettront, les riverains l’espèrent, de lier esthétique et tranquillité. Pour le reste, « il suffit de passer le Pont… »
Marc Ayral ©
11:00 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, balaruc le vieux, balaruc les bains, promenade georges brassens, charte cités maritimes, marc ayral
21.10.2006
Charte des Cités maritimes : La Crique de l’Angle
Quatre projets d’aménagement ont été proposés à la commune dans le cadre de la Charte des Cités maritime. Le premier est la Crique de l’Angle. L’objectif étant de valoriser les berges de la Crique de l’Angle en tant qu’espace public. Un espace naturel qui reçoit les eaux de La Vène, les écoulements pluviaux et d’eaux dégradées de l’Agau et les rejets des lagunages de Gigean et Poussan. Un espace naturel qui a subi des dépôts sauvages de gravats, et qui mérite selon les rédacteurs du projet de « réinvestir un espace naturel de grande qualité pour « mieux » (sic) le préserver et développer la convivialité. » L’idée est donc d’établir « des connexions par des cheminements plus aisés entre le village et les bords de Thau ». De plus, le truc de Balaruc, est un promontoire idéal qui offre un panorama sur tout le bassin de la Crique de l’Angle jusqu’au Mont St Loup. Ce point de vue, les concepteurs veulent le valoriser. Alors, comment ? Trois principes sont décrits dans la Charte : « Valorisation des cheminement pédestres liés à l’aménagement de la piste cyclable, créer des placettes à partir d’équipements légers respectant le site permettant des points de vue sur la circulade médiévale et sur l’étang ». Et enfin, « la création d’espaces de loisirs en s’appuyant sur les aires de jeux existantes. » Pour l’heure, des questions demeurent. Quels sont les financeurs ? Y aura t-il une consultation des riverains, mais aussi des professionnels de la pêche ou des chasseurs nombreux sur le site. Dans cet espace naturel très sensible, vecteur et réceptacle, où la moindre activité humaine peut avoir de graves conséquences sur le milieu, l’aménagement devra avoir le souci de le préserver de manière pérenne et pas seulement de satisfaire aux seules exigences de l’esthétique.
Marc Ayral ©
10:42 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, balaruc le vieux, balaruc les bains, crique de l'angle, charte cités maritimes, marc ayral
08.10.2006
Archimbaud : Stopper l'urbanisation sur Thau!
Jean-Claude Archimbaud, ancien président des conchyliculteurs, restaurateur et ostréiculteur bouzigaud, vient de déclarer dans la presse avec un certain courage qu'il était temps d'arrêter l'urbanisation sur le pourtour de Thau.
Plusieurs sites sont désignés : Le projet énorme de Zac à Motbazin (bassin versant de La Vène et un lotissement supplémentaire à Bouzigues)
Voilà une déclaration qui va dans le sens de la préservation des caractères économique, sociaux, environnementaux et culturels du Bassin. Au passage il fustige la position du Maire de Bouzigues qui fait leforcing auprès du Préfet pour obtenir une dérogation pour permettre la construction d'un lotissement dans le périmètre interdit dans le schéma de mise en valeur de la mer. Lequel Maire, sans vergogne avait bataillé pour que le dit "schéma" soit appliqué dans les plus bref délai. Mais l est vrai que c'était opportun du point devue politique. Les professionnels de Thau étaient à ce moment là en bagarre avec les élus pour les contraindre à être restrictifs sur les aspects essentiels des contraintes définies par le "Schéma". Encore une fois, faite ce que je dis mais ne faite pas ce que je fais. Jean-Claude Archimbaud, a dans son coup de gueule reconnu, les errements des ses collègues, quelquefois peu scrupuleux sur les notions de qualités sanitaires, mais il a aussi rappelé le travail énorme qui était effectué depuis des années pour que les normes européennes soient appliquées dans les délais imposées. Si la profession survit, ces investissements devraient pouvoir être amortis.Il appartient aux élus, à tous les citoyens à ne pas céder aux pressions des lotisseurs. Le Prefet, à Bouzigues comme ailleurs ne doit pas céder. Il devra même être plus volontriste et faire plier ceux qui se sont installés sur des terrains en le cabanisant.
Marc Ayral ©
09:30 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, thau, archimaud, marc ayral, balaruc le vieux, balaruc les bains
07.10.2006
Sauver Thau c'est protéger la Crique de l'Angle
Tous les "partenaires" élus, riverains, conchyliculteurs, promeneurs, chasseurs, touristes, ont pris conscience à des dégrés trop disparates du risque que représente pour la santé de l'étang de ne rien faire ou si peu pour protéger de manière pérenne la Crique de l'angle. Les pluies d'automne qui lessivent les sols, qui grossisent le cours de l'Avène (La Vène), qui drainent les nombreux effluents de la zone commerciale de Balaruc Loisirs, ainsi que ceux des assainissements personnels des trop nombreuses constructions du versant ouest de la Garrigue balarucoise ajoutés à ce que certains ont imaginé comme "le nec plus ultra de l'écologie" -les assaisnissements par lagunage- accroissent le risque de départs d'efflorescences d'alexandrium (bloom).
En cela les études d'Ifremer, souvent contestées par la rudesse de leur conséquence, mais les chiffres sont têtus, montrent que la Crique de l'Angle est un bouillon de culture. Un "kyste d'Alexandrium" selon leur expression.
Face à cela, contrat de baie, schéma de mise en valeur de la mer, semblent peu peser sur la rapide dégradation des milieux. Seule un volonté coordonnée de tous les acteurs peut dans un délai moyen permettre que les bonnes décisions soient prises. Arrêt de la cabanisation, inetrdiction de toutes circulations automobiles côté Balaruc le Vieux comme côté Bouzigues-Poussan. Surveillance accrue afin que les incivilités nombreuses qui portent atteintes au milieu soient sanctionnées. Classement du site en réserve.
Il est encore temps avant que Thau devienne un bassin mort comme Berre. Aux élu (es) ou futur (es) d'en prendre conscience et surtout d'agir très vite.
Marc Ayral ©
12:35 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, crique de l'angle, la vène, alexandrium, marc ayral, balaruc le vieux, balaruc les bains
20.06.2006
Conférence Presse : Non à la Méga Décharge
conférence de presse qui aura lieu demain MARDI 20 juin à 16 heures au domaine de Mujolan, organisée par la mairie de Fabrègues, en présence du député Robert Lecou, du maire de Fabrègues, de l'association des Gardiens de la Gardiole, des cabinets d'avocats Corinne Lepage, Coulombié/Gras, des représentants d'AREVA, etc...
Vous pourrez y constater que le projet SITA d'implantation d'un pôle multifilières de traitement et stockage de déchets est illégal ( non conforme aux règlements en vigueur) et que, en matière de gestion des déchets, l'intérêt général ne souffre plus que l'on s'enlise dans des solutions désastreuses qui ont prouvé leurs limites.
Nous y lancerons solenellement un appel à la mobilisation générale afin que les populations puissent ètre sensibles à la nécéssité d'aller exprimer leur opposition dans le cadre des deux enquêtes publiques conjointes qui ont lieu jusqu'au 13 juillet, ainsi qu'à la manifestation de ce samedi 24 juin 10 heures place de la mairie de Fabrègues.
Marc Ayral ©
08:20 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Balaruc, marc ayral, environnement
11.06.2006
PETITION CONTRE LES LOISIRS MOTORISES DANS LES ESPACES NATURELS
4x4, quads, motos trials, motos-neige... La pénétration de nos espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés s'intensifie d'un bout à l'autre du territoire.Cette invasion provoque dans l'opinion un mécontentement grandissant. Les conflits d'usage se multiplient. C'est pourquoi, par circulaire, le 6 septembre dernier, la Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Nelly Olin, a jugé nécessaire de rappeler la loi et d'appeler les Préfets et les services de l'État à plus de vigilance.
En réaction, le lobby des loisirs motorisés - pratiquants et marchands confondus - a lancé une campagne agressive et mensongère pour exiger le retrait de la 'circulaire Olin'.
Face à cette offensive en règle, la " majorité silencieuse " que nos associations représentent, est en devoir de faire entendre sa voix. Nos organisations rappellent :
La circulaire n'est pas créatrice de droits nouveaux ; elle éclaire seulement l'application de la loi selon les nouveaux usages et la jurisprudence
La loi du 3 janvier 1991 qui encadre strictement la circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels répond à une demande sociale majoritaire
Nous encourageons toutes les pratiques de loisir de pleine nature qui excluent l'usage du moteur - telles la marche, le vélo, l'équitation - et qui s'expriment dans le respect du milieu naturel
Convaincus de la nécessité et de l'urgence de mettre un frein à l'invasion de nos espaces naturels par les loisirs motorisés, aux incivilités qui la fondent et aux exaspérations qu'elle provoque, nos organisations apportent ici au Ministère de l'Écologie et du Développement durable, sur ce dossier, le témoignage de leur soutien.
Elles invitent tous les citoyens attachés au calme, à l'air pur et à l'intégrité des paysages de France à signer en nombre cette pétition. Pour cela rendez-vous sur le site : http://petition.stmedd.free.fr/index.php
Photo : Le Bugarach (Aude)
Marc Ayral ©
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27.05.2006
Des terres rouges pour les Près St Martin.
Nombreux sont les balarucois interloqués et à se demander quel est l’important chantier de terrassement qui se déroule sous leurs yeux aux « Terres Rouges »?
Situées entre le magasin de bricolage et la route nationale 300 ce tènement particulier, essentiellement composé d’argile a une particularité intéressante pour les techniciens de la Cabt : Elle est semi imperméable. Ainsi les engins sont en train de récupérer cette terre sur un terrain qui appartient à la société Barbaud qui souhaite agrandir son magasin. Pour la collectivité c’est une aubaine dans la mesure où la Cabt s’est lancée dans un processus de réhabilitation des différentes décharges à ciel ouvert de son territoire. Ce matériau sert à recouvrir la dernière des 3 décharges à traiter après celles de Villeroy à Sète et de Goudas à Marseillan, c’est au tour des Près St Martin à Frontignan. Au total, 90.000 m3 de terre seront déplacées en 2 phases. D’abord, jusqu’en fin juin ou les pelleteuses profileront le tas de déchets et l’éloigneront des premières habitations pour atteindre une distance de 20 m. La première couche printanière et la seconde déposée de septembre à fin octobre permettront d’obtenir une couverture en forme de dôme d’une épaisseur d’un mètre qui pourra ensuite être mis en végétation. L’ensemble de l’opération de réhabilitation sur les 3 décharges est de 2.6 millions d’euros dont 1.5 est à la charge de la Cabt.
Marc Ayral ©
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20.05.2006
La Gardiole et ses habitants n’acceptent pas d’ètre sacrifiés !

Blog ouvert au communiqué de Presse du 17 mai 2006 ( en réaction aux affirmations de la campagne de presse SITA):
En 1967, le Préfet autorisait l’exploitation d’une décharge au « Thôt » dont la hauteur ne devait pas excéder 2 mètres 50. Peu de temps après, la durée d’exploitation était fixée à moins de 15 ans.
Aujourd’hui, 40 ans d’exploitation après, la hauteur de la montagne de déchets est de 32 mètres !
Et il semble que nos décideurs et certains industriels de l’ordure n’aient pas encore pris la mesure de l’aberration écologique qu’ils sont prêts à reconduire à Fabrègues, au pied du massif classé de la Gardiole, à une poignée de kilomètres de la décharge du Thôt ! Il suffit de lire les contes de fées écrits par SITA sur le sujet, de voir les belles images qu’elle fabrique et qu’elle diffuse, ou de découvrir qu’elle tente de manipuler nos enfants (via Internet), pour comprendre que rien n’a changé :
Les mêmes discours, les mêmes promesses !!
Mais quand il s’agit de réfléchir aux solutions alternatives à ces méga décharges pour enfin envisager l’avenir selon un développement durable et concerté : plus personne !
Plus personne parmi les « politiques » (à part quelques rares excusés) pour assister et participer ce samedi 13 mai au forum sur le casse tête des déchets organisé par les Gardiens de la Gardiole et Le Collectif Déchets (qui regroupe quasiment toutes les associations de défense de l’environnement de notre département).
Alors quoi ?
Sous le prétexte systématiquement avancé qu’ « il faut bien les mettre quelque part » (les déchets), peut on obliger, sans concertation, une population à subir un choix inique, archaïque et démesuré, qui va irrémédiablement sacrifier son cadre et sa qualité de vie et la valeur de son patrimoine ?
D’autres solutions existent qui vont à l’encontre des intérêts financiers de ceux qui ont le monopole du marché de l’ordure :
-Développement des moyens pour réduire les déchets à la source..
-Tri performant.
-Compostage réalisé dans de bonnes conditions.
-Méthanisation dans des unités de tailles plus performantes
-Petites décharges mieux réparties sur le territoire départemental et, selon les termes de la Loi, dans des lieux déjà dégradés et isolés.
-etc.
Rendez vous est pris pour l’enquête publique annoncée du 12 juin au 13 juillet.
Association « LES GARDIENS DE LA GARDIOLE »
Pour la Valorisation et la Protection de notre Environnement.
19 rue Jean-Philippe Rameau, 34690 Fabrègues
www.lesgardiensdelagardiole.com 06 66 99 11 88
Communiqué de Presse du 17 mai 2006 ( en réaction aux affirmations de la campagne de presse SITA):
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15.05.2006
800 kg de déchets en moins !
L’association Le Truc a organisé un grand nettoyage de printemps des déchets de la Crique de l’Angle.
Les membres de l’association Le Truc ont nettoyé, ramassé les déchets éparpillés sur le site. On sait maintenant, après plusieurs études scientifiques que ce lieu, outre sa beauté est l’objet de nombreuses d’atteintes à l’environnement. « Il est temps que cela cesse ! » apostrophe Jean-Marie Doire animateur du Truc. Il poursuit : « Une petite équipe d’une dizaine de balarucois mobilisée a ramassé en 3 heures 800 kilos de déchets divers, c’est dire que l’endroit est le réceptacle de beaucoup de dépôts : volontaires ou rejetés par l’étang. » Avec ce Printemps de l’Environnement de Balaruc le Vieux, Le Truc enregistre une prise de conscience de l’importance de participer activement à la protection du patrimoine naturel. En conclusion l’animateur « truciste » pense que : « malgré la modestie de l’organisation « Le printemps de l’environnement de Balaruc le Vieux » est sans doute annonciateur et fondateur d’un mouvement citoyen encore plus large, notre avenir en dépend ». Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.
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08.05.2006
Le Truc joue l’Ajax !
L’association Le Truc organise une ramassage des déchets de la Crique de l’Angle.
Tels le chevalier Ajax les membres de l’association Le Truc ont décidé de nettoyer, ramasser les déchets éparpillés sur le site très sensible de la Crique de l’Angle. On sait maintenant, après plusieurs études scientifique que ce lieu, outre sa beauté est le réceptacle de beaucoup des travers de l’incivisme et de nombreuses atteintes à l’environnement : On se souvient qu’en 1999 une entreprise de TP y déposait sans vergogne tous ses déchets issus de démolitions. Mais aussi, les balarucois et poussanais gardent en mémoire que l’abandon d’un terrain horticole entre l’Avène et l’ancienne voie ferrée jetait aux quatre vents plastique de bâches et polystyrène de bacs de plantier. Nul ne peut avoir omis, les carcasses de voitures, déchets verts, gravats dont certains se débarrassent sans passer par la case déchetterie. « Il est temps que cela cesse ! » apostrophe Jean-Marie Doire animateur du Truc. Le schéma de gestion de l’eau devra se pencher sérieusement sur ce problème dans la cadre de la large concertation engagée dans le cadre du schéma de cohérence territoriale. « Nous avons été consultés pour participer à cette concertation, c’est avec détermination et enthousiasme que nous y participerons. Le Dr Frédéric Boj spécialiste de ces questions participera aux travaux des commissions animées par le Syndicat mixte du Bassin de Thau » précise Jean-Marie Doire. Il poursuit : « Depuis 2001, année de création du « Truc », des alertes, sous toutes ses formes ont été lancées pour sensibiliser et permettre à chaque citoyen balarucois d’être acteur convaincu de la protection de l’environnement. Les retours en étaient très timorés. Aujourd’hui avec ce Printemps de l’Environnement de Balaruc le Vieux, j’ose dire que l’on commence à avoir des retours encourageants. Les balarucois prennent conscience de l’importance de participer activement à la protection de notre patrimoine naturel. » Malgré la modestie de l’organisation « Le printemps de l’environnement de Balaruc le Vieux » est sans doute annonciateur et fondateur d’un mouvement citoyen encore plus large. « Notre avenir en dépend » conclu Jean-Marie Doire. Pour participer au nettoyage de la Crique de l’Angle
Rendez-vous devant l’ancien Camping - Samedi 13 Mai 2006 à 9h30. Munissez-vous de gants résistants (type bricolage) et de cagettes (type cagette de fruits) pour le transport des bouteilles. Les sacs poubelles seront fournis. Attention : Les enfants restent sous la responsabilité des parents ! Un "apéro’" récompensera les participants ! Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.
Légende photo : entre le village et l’Avène, La Crique de l’Angle souillée.
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Conférence : Les Oiseaux de Thau
Suite du "Printemps de l'environnement : L'association le Truc organise vendredi 12 mai à la Maison des Associations une conférence sur les Oiseaux du Bassin de Thau.
En collaboration avec la Ligue de Protection des Oiseaux les "trucistes" ont invité un ornithologue reconnu en la personne de Pierre Maigre. Il présentera les différentes espèces d'oiseaux qui vivent sur le Bassin de Thau selon les saisons. Ainsi, tout au long de l'année demeurent des espèces sédentaires, adaptées au climat tempéré et qui trouvent à chaque saison une alimentation abondante : la Mouette rieuse et le Goéland argenté. L'hiver, des oiseaux survivent grâce aux différents déchets retrouvés autour des ports et permet ainsi d'éviter la mortalité hivernale. On peut, avec une peu de patience rencontrer aussi l'Aigrette garzette et la Sterne caugek qui se nourrissent de poissons. La première est aperçu dans les salins et zones peu profondes (crique de l'Angle, bords des Graus), la deuxième est principalement en mer mais vient parfois dans ce milieu submarin qu'est l'étang. Enfin la Cisticole est un petit passereau insectivore des prairies et roselières des bords de l'étang. Lorsque le printemps arrive, certaines espèces passant l'hiver en Afrique, reviennent sur l'étang pour y nicher. L'Échasse, dans les sansouires, à la recherche des vers et des larves enfouies; les Sternes, au-dessus de l'eau où elles trouvent de petits poissons; le Gravelot à collier interrompu sur les salins où abondent de petits crustacés ; les Rousserolles, poursuivant les insectes dans les roselières ; se partagent harmonieusement l'espace et ses potentialités. Au retour de l'hiver : les oiseaux fuient l'Europe du Nord et trouvent dans l'étang un refuge parfait. La nourriture encore présente, surtout pour les Grands Cormorans et les Grèbes qui mangent du poisson et vivent tout le temps au milieu de l'étang et aussi pour les amateurs de petits invertébrés comme les Chevaliers, les Bécasseaux, les Pipits. De grandes troupes de Bruants des Roseaux exploitent, quant à elles, les graines, abondantes à cette saison. Ajoutons à cela que de nombreuses espèces (Petits Échassiers, Canards, Passereaux) fréquentent l'étang à l'occasion de leurs voyages migratoires. Pierre Maigre, durant cette confréence aura l'occasion de présenter des photographies de chacune de ces espèces et donnera aussi l'occasion de poser des questions sur la nécessité de les protéger et de les sauvegarder.
Le printemps de l'environnement à Balaruc le Vieux : Vendredi 12 mai à 18h30 - Maison des Associations - avenue de Poussan - Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14.
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01.05.2006
La politique d’assainissement arrêté en conseil municipal.
Suite à l’enquête d’utilité publique dont l’étude du cabinet « Entech » a été le préalable, les élus balarucois ont défini leur politique en matière d’assainissement de la commune.
Ce projet intitulé plan de zonage assainissement consista à définir quel est le mode d’assainissement choisi selon le quartier ou la spécificité du site communal. Deux options se sont offert à la délibération des conseillers municipaux : l’assainissement collectif (tout-à-l’égout) ou l’assainissement personnel (fosse sceptique plus champ d’épandage). Chacun de ces 2 techniques à ses avantages et inconvénients au regard du coût pour la collectivité (assainissement collectif) ou de l’impact sur l’environnement (assainissement personnel). L’étude du cabinet ENTECH mettant en lumière les risques encourues dans la sensibilité du milieu –de plus circonscrit par un périmètre de protection rapprochée (PPR)- du champ captant de la source d’Issanka et des deux forages de Belbezet. Ce PPR, définit par la loi du 3 janvier 92, a pour objectif de protéger le captage d’eau de la migration souterraine des substances polluantes. Ainsi, les activités, installations ou dépôts peuvent être réglementés ou interdits s'ils risquent de nuire à la qualité des eaux (épandage, labour, fertilisation). Les élus sont favorables à l’assainissement collectif sur le quartier proche du terrain de sport (derrière Balaruc Loisirs) qu’ils destinent à l’urbanisation sur sa partie haute. Par ailleurs, dans les 3 autres zones dites des Garrigues le choix de l’assainissement autonome a été acté. Le dispositif de fosses et de tranchées filtrantes sera possible sur les zone 2 et 3. En zone 1, le choix technique s’est porté sur le filtre à sable non drainé. Dans ces deux derniers cas de figure la responsabilité municipale est accrue. Dans le code des collectivités territoriales il est indiqué que le maire a un rôle de « police des réseaux » à exercer auprès des utilisateurs de dispositifs d’assainissement non collectif tant en terme de prévention (curages périodiques) que de répression (si absence d’entretien ou risque de pollution). Chacun ne peut ignorer l’importance d’une bonne maîtrise des effluents du bassin versant que ce soit ceux issus de l’assainissement, que ceux –non sans risques- de l’écoulement du pluvial qui au final se déversnt dans l’Agau puis dans les eaux saumâtres de la fragile Crique de l’Angle.
Photo : Balaruc le Vieux dominant la Crique de l’Angle
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18:40 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, environnement, assainissement, marc ayral
15.04.2006
L’eau en question ?
L’association « Le Truc » qui a ouvert la semaine passée « le printemps de l’environnement » local par une conférence sur le traitement des déchets poursuit par un sujet ô combien d’actualité : L’eau.
Pour lancer le débat et provoquer le questionnement, les « trucistes » ont demandé à Jacques Berge ingénieur eau potable à la Sdei de témoigner sur 2 thèmes principaux : Où trouver l’eau ? Comment la rendre potable ? Le récent forum de l’eau qui s’est déroulé à Clermont l’Hérault à l’initiative d’Attac a débuté par une approche grave : « Et si demain... l’eau cessait de couler de source ? » Les organisateurs étaient partis du constat que « notre région est confrontée aussi bien à la sécheresse qu’aux inondations, à un taux de population qui croît sans cesse et à un fort afflux de touristes en période estivale. On vit la pénurie et on constate la gabegie. L’ignorance et la méconnaissance des usagers et de certains élus conduisent à des situations surprenantes. Consciente que le problème de l’eau est plus complexe qu’on ne voudrait le croire et qu’il se pose localement mais également mondialement » A Balaruc le Vieux comme en Pays de Thau, l’eau est un sujet sensible, d’autant que cet élément essentiel à la vie est plus présent ici qu’ailleurs, lagune, rivière, mer. Chacun pourra poser des questions aussi essentielles que par exemple : « A qui appartient l'eau ? Combien coûtera un verre d'eau dans 10 ans ? Quelle sera sa qualité ? Serons-nous touchés en France par la guerre de l'eau ? Que cache notre facture d'eau? Faut-il délocaliser l'eau ? A qui vont les profits et dans quoi sont-ils ré-investis ? Comment agir ? »
Conférence-débat dans le cadre du Printemps de l’environnement : Vendredi 14 avril à 18h30 à la Maison des Associations –entrée libre- Pour tout renseignement : Jean-Marie Doire : Ass. Le Truc de Balaruc mèl. : truc.balaruc@wanadoo.fr- Tél. : 06 13 69 40 14.
Photo : La rivière Avène à Balaruc le Vieux.
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10.04.2006
Le printemps de l’environnement
L’association « Le Truc » organise une manifestation intitulée « Le Printemps de l’environnement ».
Pour Jean-Marie Doire, l’un des animateurs c’est « l’occasion dans un contexte où notre Bassin de Thau est malmené par de nombreux phénomènes, dont l’urbanisation et les diverses pollutions, d’informer les balarucois et les autres dans trois direction, la gestion des déchets, l’eau, la faune dont les oiseaux en particulier. » Ainsi, Le Truc organise 3 conférences, la première sur les mégas décharges avec comme illustration le projet de Fabrègues combattu par les Gardiens de la Gardiole. Ensuite, une conférence sera donnée par Jacques Berge ingénieur à la Sdei, sur « l’eau de la ressource à l’assainissement ». Enfin, Pierre Maigre de la Ligue de protection des oiseaux présentera le travail de sauvegarde et de protection effectué sur le Bassin de Thau et en particulier sur la Crique de l’Angle. Cet événement se terminera par un ramassage « militant » des déchets accumulés sur le site des Barris à la rivière l’Avène, l’Angle. Dès ce vendredi 7 avril, « Les Gardiens de la Gardiole » animée Philippe Massérini viendront expliquer leur combat. Le projet de méga décharge prévoit une implantation en limites du périmètre classé du massif de la Gardiole entre le domaine de Mujolan, la zone d’activité et le versant Nord de la Gardiole. « Les Gardiens de la Gardiole » rejettent ce dossier porté par l’agglomération de Montpellier qui a demandé au préfet de le déclarer « Projet : d’intérêt général » (PIG). Pour en savoir plus : Le Printemps de l’Environnement – Maison des associations - Entrée libre -Vendredi 07 Avril 2006 à 18h30 : "Protection du Massif de la Gardiole" avec Philippe Masserini.
Vendredi 14 Avril 2006 à 18h30 : "L’eau : de la ressource à l’assainissement"
avec Jacques Berge Ingénieur qualité eau potable à la Sdei
Vendredi 12 Mai 2006 à 18h30 : "Les Oiseaux de la Crique de l’Angle"avec Pierre Maigre de la Ligue de Protection des Oiseaux. Samedi 13 Mai 2006 à 9h30, nettoyage de la Crique de l’Angle. Rendez-vous devant l’ancien Camping - Samedi 13 Mai 2006 à 9h30. Pour tout renseignement : Association Le Truc de Balaruc- truc.balaruc@wanadoo.fr - Tél. : 06 13 69 40 14
18:40 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, environnement, environnement, marc ayral, le truc
24.02.2006
L’eau pluviale à l’étude !
L’eau est une des priorités majeure des collectivités locales. Que ce soit dans la recherche de nouvelles ressources, dans l’assainissement, dans la maîtrise des crues des rivières et des fleuves ou dans l’évacuation de l’eau pluviale.
Sur ces deux derniers aspects Balaruc le Vieux est très exposé. Son implantation géographique en bordure de l’Avène, de la Crique de l’Angle et du canal de l’Agau et sur le bassin versant de la Gardiole incitent les décideurs à définir un schéma d’assainissement pluvial. Celui-ci est à l’étude et s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune et sera par conséquent réalisé conformément aux directives en vigueur dans l’Hérault. Cette étude, d’un montant de 10.000 € sera confiée au B C E O M – Société Française d’Ingénierie de Montpellier comprendra 4 chapitres principaux : L’état des lieux exhaustif du réseau d’eau pluvial actuel, le diagnostic hydraulique du réseau existant, le recensement des projets d’urbanisation de la commune, leurs incidences sur le ruissellement pluvial et leur compatibilité avec le réseau actuel, la proposition de solution d’aménagement, la rédaction des annexes sanitaires du PLU. Des sujets éminemment stratégiques pour la commune et qui confèrent aux élus une haute responsabilité dans les choix qui seront faits. En effet, les inondations récurrentes du quartier bas et de l’avenue de Poussan comme celle de fin janvier du quartier des Barris et d’un tènement viticole ont provoqué des réactions de Balarucois et le maire, Max Serres, a dû faire un rappel dans nos pages pour préciser sa pensée sur ce sujet sensible dans la commune.
Photo : 29 janvier, l’avenue de Poussan fermée à la circulation
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09:05 Publié dans Balaruc l'Ecologie, l'Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : balaruc, CONSEIL-MUNICIPAL, marc, ayral
20.02.2006
Les Gardiens de la Gardiole à Balaruc le Vieux
A l’occasion de la remise des récompenses aux sportifs méritants de la commune, l’association fabréguoise « Les Gardiens de la Gardiole » représentée par Philippe Massérini son président et cinq de ses militants, sont venus expliquer leur combat aux balarucois. Avant de débuter la cérémonie, le Maire, Max Serres leur a laissé de bonne grâce le micro afin qu’ils rappellent le sens de leur action et quels en sont les derniers épisodes : « Nous sommes contre l’implantation d’un pôle multi filières de traitement des déchets sur l’un des flancs de la Gardiole. D’abord, parce que le choix du site retenu est choquant. » Le projet prévoit une implantation en limites du périmètre classé du massif de la Gardiole entre le domaine de Mujolan, la zone d’activité et le versant Nord de la Gardiole. « Les Gardiens de la Gardiole » rejettent en bloc le dossier porté d’une part par l’agglomération de Montpellier qui a demandé au préfet de le déclarer « Projet : d’intérêt général » (PIG) et par le préfet lui-même qui selon Philippe Massérini manie la contradiction : « en demandant au maire de Fabrègues d’envisager un élargissement du périmètre classé de la Gardiole, de ne pas urbaniser cette zone et qui refuse pourtant la modification du POS réalisée par la mairie dans ce sens ! » Mais une bonne nouvelle est venue du dernier conseil de l’agglomération du 16 février, qui, après 3 années d’étude, a approuvé de Schéma de Cohérence Territoriale (Scot. Parmi les points fondamentaux celui du classement de la Gardiole en « zone naturelle protégée ». Ce classement permet aux fabréguois d’espérer un dénouement favorable. Le maire de Fabrègues, Jacques Martinier, a indiqué « qu’il est désormais écrit officiellement que tout équipement industriel ne devra pas porter atteinte à la protection et la valorisation de La Gardiole ». Décision qui rend pourtant encore plus complexe ce dossier : Que va décider le Préfet ? Pour Philippe Massérini la mobilisation ne doit pas faiblir : « Nous devons nous préparer aussi à intervenir avec détermination lors de l’enquête publique sur ce projet. Au cours de cette enquête il faudra impérativement que le plus grand nombre de personnes possible écrive au commissaire enquêteur pour manifester notre opposition à ce projet sur la base d’une argumentation sérieuse et motivée, dont nous définirons le cadre. »
Pour contacter « Les Gardiens de la Gardiole » Philippe Massérini Tél. : 06 66 99 11 88 ou www.lesgardiensdelagardiole.com
Photo : Philippe Massérini président des « Gardiens de la Gardiole »
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11.02.2006
L’assainissement version protection de la nature
Une enquête d’utilité publique est ouverte depuis le 30 janvier et jusqu’au 2 mars. Elle consiste à définir le projet de zonage de la commune.
Cela veut dire que la commune sera divisée en zone par type d’assainissement à mettre en œuvre. Lancée par la communauté d’agglomération, l’étude a été réalisée par le cabinet Entech. Le dossier ainsi constitué comprend tous les éléments permettant à chaque balarucois de prendre connaissance de l’ensemble du problème de l’assainissement et de l’impact sur l’environnement. Ainsi, les experts ont analysé la typologie de l’habitat en tenant compte de l’influence sur l’assainissement autonome (fosses septiques) et les conséquences sur l’assainissement général du village. Dans ce cadre, la nature des sols a été observé particulièrement aux endroits où sont implantés les assainissements personnels et les effets qu’ils ont sur l’eau, les nappes phréatiques, la source d’Issanka, la Crique de l’Angle. Une cartographie a été établie, en fonction de la nature des sols, permettant d’indiquer l’aptitude ou pas à l’assainissement personnel. Ce projet de grande importance pour l’équilibre écologique de la commune peut être consulté en mairie aux heures d’ouverture habituelles, chacun pouvant y annoter ses observations. De plus, le commissaire enquêteur, Jacques Lanquetin, recevra personnellement les remarques du public le jeudi 2 mars de 15h30 à 17h30 en mairie. Pour tout renseignement : 04 67 18 40 00.
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15.02.2004
Le Jardin des immondices
Que faut-il faire? En janvier 2002, un article se faisait écho du jardin des immondices bien connu des balarucois et des poussanais qui aiment à se promener sur l'ancienne voie ferrée en bordure de La Vène!
Ce jardin, dont le propriétaire est récemment décédé est abandonné à son sort. Dépôts de bacs en polystyrène, tuyau d'arrosage et bric à brac sont ballottés au gré du vent et se retrouve dans le moins pire des cas dans la vigne située en contrebas et plus grave, par fort mistral dans les eaux de La Vène toute proche. L'argument selon lequel beaucoup de maux de l'étang viendrait de la Crique de l'Angle, pourrait se confirmer de visu en se promenant dans le secteur. Pourtant, l'arsenal juridique existe pour les élus attentifs aux problèmes de l'environnement. Au delà des discours il faut passer aux actes! Le pouvoir de police du Maire l’autorise à adresser au propriétaire du terrain une mise en demeure pour exiger, outre l'enlèvement des déchets, la clôture du terrain pour éviter l'effet de massification bien connu : "Je dépose mes gravats parce que d'autres l'ont fait avant moi!" La commune est en droit de faire enlever les déchets et effectuer les travaux de réaménagements au frais du propriétaire. Ceci dans le cadre d’une procédure très cadrée, mais tout à fait opérationnelle. La conclusion de l'article paru dans nos colonnes en janvier 2002 était : "Alors, que chacun prennent ses responsabilités, élus, propriétaires et citoyens pour que nous puissions vivre la nature avec envie et non avec dégoût." Espérons que cette fois-ci les édiles poussanais se sentiront concernés.
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04.06.2003
4 tonnes de déchets au pilon!
Le ramassage des déchets de la Crique de l'Angle a réussi à réunir 25 balarucois décidés à ce que ce site soit plus accueillant pour le promeneur et l'utilisateur de ce bout d'étang : pêcheur, chasseur ou ornithologue.
Les associations réunies sous la bannière de l'Apogée et coordonnées par "Le Truc" ont jeté plus de 4 tonnes de détritus de toutes sortes. Jean-Marie Doire l'organisateur en tire un bilan plein d'enthousiasme teinté de réalisme : "Rassembler des personnes motivés au milieu du pont de l'Ascension c'était déjà une gageure! Ce que l'on peut noter, c'est que même s'il n'ont pas pu pour des raisons de sécurité participer au ramassage une classe de l'école élémentaire a été sensibilisée par leur instituteur, M Touret, qui a accompagné ses élèves pour leur expliquer l'importance de la sauvegarde d'un tel site. D'autre part, grâce à l'aide matérielle de la mairie nous avons pu sortir des déchets volumineux et encombrants, ce "coup de main" était indispensable. Il n'en demeure pas moins qu'il faut aller plus loin dans la défense de la Crique de l'Angle. Un véritable plan de sauvegarde doit être engagé en concertation avec tous les acteurs du site. Un autre aspects positif sur place Alex Evangelisti, le "manadier" balarucois nous voyant travailler s'est immédiatement et spontanément associé à nous pour effectuer cette tâche très ingrate.
Les nettoyeurs de ce chaud samedi se sont promis de recommencer et plus encore de continuer à sensibiliser élus et balarucois sur la nécessité impérieuse de sauver la Crique de l'Angle.
Marc Ayral ©
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29.05.2003
LE TRUC JETTE LE BRIC A BRAC DE LA CRIQUE DE L ANGLE!
Les vieux guides touristiques ignorent ce lieu! La Crique de l'Angle, la bien nommée. Et pourtant, cachée au Sud Est par le truc de Balaruc et au nord par une Avène toujours menaçante, l'Angle du bassin de Thau a toujours été un lieu de convoitise pour toutes les générations de Balarucois qui s'y sont succédés. Pêche, arboriculture, viticulture, élevage, pêche à la capetchade, pêche amateur au lancé le long de l'Avène, chasse aux gibiers d'eau, les activités humaines se sont toujours côtoyés sans graves dommages.
Qu'en est-il aujourd'hui? Comment concilier toutes les utilisations et occupations de ce site remarquable?Nombre de balarucois sensibilisés aux questions de l'environnement se posent la question. Pour l'association le "Truc" il faut relever ses manches et mobiliser citoyens et associations locales pour un grand nettoyage de printemps. Jean-Marie Doire animateur du "Truc" explique la démarche de son association : "Nous sommes tous habitants de Balaruc, de Poussan et de Bouzigues concernés par la santé de notre Crique. Elle est, on le voit lors des poussées d'alexandrium, la grande accusée de part sa configuration en anse resserrée. Nous profitons en tant que simple promeneurs, chasseurs ou pêcheurs d'un bout de nature aux équilibres extrêmement fragiles. Alors parmi les contributions minimales qu'on doit à toute la communauté, il nous est apparu important de nettoyer par un grand ramassage des déchets qui s'accumulent sur la Crique de l'Angle. C'est aussi une manière de sensibiliser jeunes et moins jeunes que la Crique qui a hébergé un port à vin jusqu'au XVIIIème siècle est un patrimoine que notre génération transmettra préservé et protégé."Cette journée de ramassage des déchets issue de dépôts sauvages, ou des transports peu sélectif de l'Avène, s'inscrit dans le cadre des "Journées de l'Environnement coordonnée ici par l'Apogée association intercommunale qui a en charge la promotion et la coordination des actions mise en place autour du schéma de mise en valeur de la mer (SMVLM). Son action conduit Apogée à commander des études sur les différents sites du bassin de Thau. Cela a été notamment le cas lors du passage de Christophe Rieufregier, qui dans le cadre de son diplôme d'Ingénieur Maître à rédigé, dans la structure qui a son siège à Bouzigues, un mémoire sur "La Protection et la valorisation des zones humides de l'étang de Thau via le développement de l'agritourisme et de l'écotourisme". Dans son diagnostic Christophe Rieufregier dresse des constats qui nous renvoient aux limites -peut être dépassé de l'exploitation tous azimuts du site balaruco-poussano bouzigot : " Au Nord-Ouest de l’ancienne voie ferrée, qui permettait de convoyer la bauxite issue de la carrière de Villeveyrac jusqu’à Balaruc, se trouve implantée la station de lagunage des communes de Poussan et de Bouzigues. Un cabanon, aujourd'hui transformé en habitation principale, borde ces bassins. On en retrouve également le long de l’embouchure de la Vène. Leur usage, même de façon occasionnelle pose la question de leur équipement, et de leur raccordement au réseau d’assainissement. Au Sud-Est, un ancien terrain de moto-cross, se transforme en friche, en bordure de sansouïre (terres salines). Au Nord, des roubines, anciennement destinées à l’assèchement des terres, des restes d’anciens vergers témoignent de la vocation agricole de ce site. Cette zone est toujours exploitée par la viticulture, des potagers, et un manadier qui fait pâturer chevaux et taureaux. Un élevage piscicole est situé à la sortie de la Crique, à proximité de la source de la Vise. Le camping municipal de Balaruc le Vieux, à l’Est, n’accueille plus de public, mais se trouve parfois occupé par les gens du voyage. La municipalité le conserve en l’état pour d’éventuelles manifestations. C’est également une zone d’exploitation thermale, par la ville de Balaruc les Bains, qui y prélève et y rejette ses boues, après usage thérapeutique. Un terrain prévu à cet effet vient de voir son entrée sécurisée par un portail. L'absence de clôture sur tout le périmètre constitue cependant un véritable danger pour des enfants qui s’y aventureraient. La Crique de l’Angle est une zone naturelle de promenade et de loisirs pour la population locale de Bouzigues et Balaruc, un sentier suit la « Falaise », le long de la berge Est de Balaruc les Bains, et rejoint les sansouïres de la Crique… Des terrains privés, sont comblés progressivement par leur propriétaire, un entrepreneur de travaux publics, qui trouve certainement ici une décharge sauvage à moindre coût. L’étalement est tel, que certaine partie du sol accueille désormais une végétation rudérale et de remblais.
La berge Est de l’embouchure de la Vène est occupée par une sansouïre, largement altérée par une pénétration motorisée durant les périodes d’assèchement, favorisée par la présence de chemins carrossables. Le piétinement et le tassement du sol sont des facteurs de dégradation de la végétation.
Ce simple extrait des constats du jeune ingénieur conduit à réfléchir sur quels aménagements raisonnables et durables pourraient limiter ou proscrire ces atteintes massives à l'environnement. Le Conseil général a en charge l'étude d'un plan d'aménagement léger qui permettrait à moyen terme de permettre à tous de profiter du site sans en abuser ou le violer.
Ainsi des pistes d'action proposées par Christophe Rieufreger vont inspirer les projets du département. Parmi les plus spectaculaires : une reconquête paysagère : démolition et enlèvement des ruines et déchets, fermeture de l'accès motorisé par le biais de barrière ou d'enrochements, valorisation du camping municipal par un accueil raisonné du public avec location de matériel, (cycles, jumelles d'observation ornithologiques), aménagement cyclable de l'ancienne voie ferrée entre Balaruc le Vieux, Bouzigues et Loupian. Réhabilitation du sentier douanier le long de la falaise de Balaruc, création d'un ponton piétonnier sur l'embouchure de l'Avène. Combien de conversations de Balarucois ont-elles évoqué ces idées? Alors de la parole à l'action il n'y a qu'un pas que nos collectivités locales et territoriales oseront peut être franchir, pour transmettre aux générations futures un patrimoine de grande valeur.
Marc Ayral ©


