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18/07/2008

Pourquoi le Muge?

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Désormais pas de fête de Balaruc sans le Muge mais au fait, pourquoi le Muge ?
De discussions entre amis, Marc Ayral en a imaginé la création d’un nouvel animal totémique : « En 2001, au sein de l’association Le Truc, nous avons travaillé sur les légendes populaires balarucoises. Parmi celles-ci, celle du Muge. C’est le regretté Marcel Franc, "grand pêcheur" devant l'éternel qui adorait son étang sa faune et toutes les vieilles histoires du pays. Qui m’a donné l’idée de prolonger cette imaginaire collectif, je me souviens encore de ce qu’il me disait : « Longtemps lo mùjol et non un coq était la girouette au sommet du clocher. Dans les années 70, rouillé il n’a pas résisté au mistral. Un jour, j’espère le Muge retrouvera sa place en haut du clocher de St Maurice ». Depuis l’idée est dans l’air –c’est le cas de le dire-, Max Serres le maire de la commune est d’accord : « C’est une belle idée et quel beau symbole, d’autant que nous l’avons déjà érigé au faite du toit de la nouvelle école maternelle ! » s’est-il exclamé ! En attendant, Alain Barry le constructeur du Muge et Jean-Marie Doire son porteur en chef sont très fiers du succès de l’animal totémique de Balaruc le Vieux : « Nous sommes partis d’une tradition orale très ancienne qui donnait le beau rôle au Muge. Sauveur en quelque sorte du petit pêcheur de la Crique de l’Angle qui trouvait grâce à lui le moyen de payer l’impôt seigneurial par la plus basse des contributions. » Marc Ayral précise : « Je crois que la tradition est quelque chose de vivant. Elle se doit de sortir du cœur. Le Muge c’est la création d'une tradition. Cela ne transgresse pas les fondements de la culture populaire. Bien au contraire, cela les renforcent! Si on regarde le poulain de Pézenas ou le bœuf de Mèze eux aussi ont eu un an 01, même si c’était il y a plusieurs siècles. Il faut bien commencer! Le Muge c'était en 2002, cela ne lui enlève rien, bien au contraire cela lui donne pour longtemps la possibilité de s'enrichir de nouvelles idées." Peaufiner une tradition est l'objectif de la chanson du Muge qui fut créée par Lionel Lopez et Philippe Carcassés sur un air de "scottish chaloupé". On se rappelle de ce que déclarait en 2002 Lionel Lopez : "Le côté galejade, du Muge, qui se paye la tête de l'autorité en la personne du Seigneur Evêque c'est l'esprit d'amusement, de fête, tout simplement le plaisir d'être bien ensemble! Le hautbois et le tambour permettent "d'organiser" la cérémonie : Chanson et promenade, air adapté, légende, vrai tradition font du Muge un acteur de culture populaire adopté par tous et donc pérennisé. En cela, le Muge s’offre aux générations futures, comme le clame la chanson : Cantem ensems lo mùjol de Balaruc, Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc ! O Monsenhor, siàs estat colhonat, Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat. Traduction : Chantons ensembles le muge de Balaruc, Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline, O Monseigneur, tu as été bien attrapé, Avec des muges, Balaruc t’a payé.

Le Muge sera de sortie le samedi 19 juillet à 22h30 et le dimanche 20 juillet à 10h00.

Article paru dans Midi Libre

29/07/2007

Le Muge gardien des petits balarucois

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C'est un "gentil roumegous" comme disent les anciens! Désormais le muge, lo mujol en occitan trône au faîte du toit de l’école maternelle qui ouvrira ses portes à la prochaine rentrée scolaire.
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Mais pourquoi ce symbole ? Au Moyen-Âge les Seigneurs Evêque de Maguelonne avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt ne fut jamais ou si peu réévalué et les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel balarucois. Ainsi, le vieux muge girouette, puis son successeur fait de fer et de toile créé en 2002 medium_BlVx-retour_médiévales_2007-2.2.jpgne seront plus les seuls à entretenir la mémoire collective. Aujourd’hui, le petit muge, ami des enfants, accompagné pour la circonstance par cinq gallinacés et un petit escargot jouera aussi ce rôle : Apprendre et se souvenir que les racines balarucoises sont profondément ancrées entre vignes et étang.

Marc Ayral

15/07/2006

Le Muge et ses porteurs

medium_blvx-les-porteurs-du-muge.jpgDepuis le 21juillet 2001, lo Mujol de Balaruc est revenu dans la commune des remparts. Après des siècles d’oubli, l’association Le Truc, inspirée par la tradition orale locale, a créé l’animal totémique de Balaruc : Le Muge. Se basant sur l’histoire réelle d’un conflit d’intérêt opposant les pêcheurs et leur Seigneur –l’Evêque de Maguelonne- sur l’impôt à payer du fruit de la pêche, et dont les premiers sont sortis gagnants, l’idée d’honorer le poisson chat symbole du défi de l’Autorité était née. Un Muge fait de tubes et de toiles, une chanson créée à cette occasion « Cantem ensems lo Mujol de Balaruc », des pas de danse virevoltant exécutée par les porteurs. Danse frétillante, éclaboussante, attention à la queue du Muge, les deux porteurs s’en donnent à cœur joie pour simuler l’animal de Thau dans toutes ses facéties. Sur une musique traditionnelle guillerette de polka ou de gigue, interprétée notamment à l’hautbois languedocien, les porteurs titulaires Jean-Marie Doire, porteur avant et Luc Fregeac, porteur arrière coordonnent leur pas à en faire presque oublier que la bête est… humaine : Dans le symbole et dans l’esprit balarucois ! Fier et « réboussier » !
Samedi 15 juillet à 22h00 devant la mairie, le Muge ouvre le Passe Carrière et danse en fin de défilé vers 22h45, place du Jeu de Ballon.

Marc Ayral ©

18/07/2004

"Le Muge de Balaruc" danse

Le muge de Balaruc est de sorti! Comme chaque année le vieux poisson - et pourtant bien frais- symbole balarucois par excellence va déambuler dans les ruelles du vieux village.

Toujours présent pour rappeler à tous nos contemporains l'esprit de contradiction et de défit à l'autorité qu'il représente. C'est un "gentil roumegous" comme disent les anciens! Désormais le muge danse! Jean-Marie Doire et Luc Frégeac les porteurs du Muge ont décidé de faire danser le Muge. Une danse ô combien aquatique pour rappeler que le poisson à moustache sait en plus se rendre attrayant lorsque son public le sollicite. Voilà un poisson bien cabotin! Le Muge de Balaruc a une histoire forgée par le défit à l'autorité. Au moyen-âge le Seigneur Evêque de Maguelonne dont Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt, les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. A partir de cette histoire, l'association "Le Truc" a décidé d'honorer l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. Plusieurs villages ont aussi leur animal totémique, carcasse de bois recouverte de tissus, présenté à la population une fois l'an, dans une fête empreinte d'anciens rites païens. On "sort" le bouc à Paulhan, le cochon noir à St-André-de-Sangonis. Le jeudi de l'Ascension, l'âne Martin, seigneur de Gignac, après avoir reçu la bénédiction du prêtre, va parcourir la ville au son des fifres et des tambours. Le Muge de Balaruc héritier de cette tradition va perpétuer lui aussi à sa manière le rite languedocien. La construction du "Muge aura pris quelques semaines. Fait d'une structure métallique et recouvert d'un tissus gris satiné le muge a fière allure. Ses concepteurs lui ont donné une gueule et des ouïes articulées. Ses deux porteurs pourront compter sur les deux guides qui seront respectivement la représentation du pêcheur et du Seigneur-Evêque de Maguelonne.
La présentation du Muge à la population de Balaruc le Vieux aura lieu le Vendredi 19 juillet à 15h00, place de la mairie. Le "Truc" et les Mourres de Porc offriront officiellement à la commune la représentation totémique de l'animal fétiche des balarucois ainsi que la chanson écrite expressément par Lionel Lopez et Philippe Carcassès. (voir ci-contre) "Lo mujol de Balaruc". Le muge dansera joyeusement pour fêter avec le pêcheur les nombreuses bravades à l'encontre du Seigneur évêque. Une évocation populaire de l'histoire locale à ne manquer sous aucun prétexte.

Marc Ayral ©

10/08/2003

"Le Muge de Balaruc" est enfin là!

medium_les_mourres_de_porc_3.jpgUne histoire authentique devenue le ferment de la mémoire collective balarucoise est relancée par l'association "Le Truc" et les Mourres de Porc"

Au moyen-âge le Seigneur Evêque de Maguelone dont Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelone". Ce droit obtenu par l'impôt, les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelone intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. A partir de cette histoire, l'association "Le Truc" a décidé d'honorer l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. Plusieurs villages ont aussi leur animal totémique, carcasse de bois recouverte de tissus, présenté à la population une fois l'an, dans une fête empreinte d'anciens rites païens. On "sort" le bouc à Paulhan, le cochon noir à St-André-de-Sangonis. Le jeudi de l'Ascension, l'âne Martin, seigneur de Gignac, après avoir reçu la bénédiction du prêtre, va parcourir la ville au son des fifres et des tambours. Le Muge de Balaruc héritier de cette tradition va perpétuer lui aussi à sa manière le rite languedocien. La construction du "Muge aura pris quelques semaines. Fait d'une structure métallique et recouvert d'un tissus gris satiné le muge a fière allure. Ses concepteurs lui ont donné une gueule et des ouïes articulées. Ses deux porteurs pourront compter sur les deux guides qui seront respectivement la représentation du pêcheur et du Seigneur-Evêque de Maguelone. La première présentation du Muge à la population de Balaruc le Vieux a eu lieu le Vendredi 19 juillet 2002 à 15h00, place de la mairie. Le "Truc" et les Mourres de Porc ont offert officiellement à la commune la représentation totémique de l'animal fétiche des balarucois ainsi que la chanson écrite expressément par Lionel Lopez et Philippe Carcassès sur une idée de Marc Ayral. "Lo mujol de Balaruc". Le muge dansera désormais joyeusement pour fêter avec le pêcheur les nombreuses bravades à l'encontre du Seigneur évêque.

18/07/2003

Charte du Muge

Il a été créé en l'an 2002 le vendredi 19 juillet, l'animal totémique qui représentera la commune dans sa diversité, dans son caractère, dans son ouverture, dans son histoire et dans ses traditions. L'âme balarucoise est représentée par " Lo Mujol ", caractère indépendant et défiance aux pouvoirs. Le Muge a été construit par l'association le " Truc de Balaruc " qui l'a offert à la communauté balarucoise. L'association le " Truc de Balaruc" assure la pérennité de la tradition, son animation et son entretien. Le groupe musical " Les Mourres de Porcs " a créé la chanson du Muge de Balaruc le Vieux, qui sera désormais l'hymne des balarucois ! Ce même groupe a créé une marche musicale qui accompagne les sorties du Muge. La tradition du Muge se veut vivante, libre et prête à s'enrichir de tout apport historique et culturel balarucois.

Article 1 : Le Muge ou Mujol de Balaruc est l'animal totémique de Balaruc le Vieux. Il intègre la tradition des animaux emblématiques du Languedoc tels que l'escargot d'Aniane, le Poulain de Pézenas, Le Boeuf de Mèze, le Chameau de Béziers etc.

Article 2 : Les dates officielles de sorties du Muge sont :
1. La fête locale (actuellement 3ème vendredi de juillet (retraite aux flambeaux), le 3ème dimanche de juillet lors du défilé médiéval).
2. Le 22 septembre (St Maurice), lors de la fête votive.
3. Le jour du Mardi Gras.
4. Exceptionnellement à l'occasion des rassemblements d'animaux totémiques organisés dans la région.

Article 3 : Les Porteurs du Muge, au nombre de deux, sont désignés conjointement par le Maire du Village et le Président de l'Association " Le Truc de Balaruc". Les Porteurs du Muge doivent être âgés d'au moins 15 ans et de maximum 30 ans. Ils doivent être représentatifs de la jeunesse balarucoise dans ce qu'elle a de plus noble et de plus prometteur. Porter le Muge est un honneur. Les Porteurs se doivent d'adhérer à la tradition décrite dans cette charte. Ils sont détenteurs de la Charte et auront à se mettre à disposition pour porter le Muge durant une année. Leur désignation est reconductible -s'il le souhaite- jusqu'à l'âge limite et selon le mode de désignation -par cooptation -désigné ci-dessus. Les Porteurs du Muge sont récompensés de leurs efforts par une obole que leur accorde conjointement l'association " Le Truc de Balaruc" et les balarucois qui le souhaitent lors de sa sortie. La symbolique du don modique au Muge fait référence à l'histoire du village : Les balarucois contestant le montant de l'impôt de pêche, obtenant de la justice son maintien à un niveau minime. C'est ce que les anciens ont appelé la " Dîme du Muge ", parce que notre poisson local était peu cher.

Article 4 : Le Muge est accompagné de deux personnages qui symbolisent son histoire : Le Seigneur Evêque, de qui il se moque et le pêcheur (le balarucois) qui refuse l'augmentation de la " Dîme du Muge ". Ce sont des balarucois volontaires qui jouent chacun de ces rôles.

Article 5 : La sortie du Muge s'effectue au son de la Marche qui a été créée par " Les Mourres de Porc ". Les Porteurs font danser le Muge sur cet air de Scottish chaloupé. La chanson du Muge est chantée par les balarucois à l'occasion de ses sorties et de toutes les occasions de fêtes communautaires. Le texte en est le suivant :

Lo Mùjol de Balaruc

L' estanh de Tau amaga tant de monde
Que gausan pas se mostrar au sorelh
Totes franc d'un , un peis qu'a pas vergonha
De sautar naut faire lusir sa pèl .

Refranh :
Cantem ensems lo mùjol de Balaruc
Que l'an quilhat sus la glèisa dau truc !
O Monsenhor , siàs estat colhonat ,
Ambe de mùjols Balaruc t'a pagat .

O peis d' argent au front coronat d' aur
Totjorn content e que jamai rondina
Se ditz aqui qu' as trobat un tresaur
En graufinhant lo fons d' una robina.

Refranh

Monde d' estanh , monde de la Gardilha ,
Fai ja de temps que lo melhor ,es el,
Per saludar lo garçon e la filha :
Car de l'estanh es lo còp de capèl !

Refranh

VIVE BALARUC LE VIEUX, VIVE LE MUGE !

Fait à Balaruc le Vieux le 18 juillet 2003


Le Maire Max SERRES
Le Président de l"Association " Le Truc de Balaruc" Alain BARRY

15/07/2003

Une marche traditionnelle pour la Muge

Lionel Lopez auteur et compositeur de la chanson du Muge avec Philippe Carcassès ne se doutaient pas comme leurs homologues du "Truc" Alain Barry et Jean-Marie Doire que le succès de leur "gros alevin" viendrait couronner leur créativité respective.

En cela Lionel est heureux! Lui qui croit dur comme fer que la tradition est quelque chose de vivant et de neuf. "Elle se doit de sortir du cœur" indique t-il. Le Muge pour Lionel est la "création d'une tradition. Cela ne transgresse pas les fondements de la culture populaire. Bien au contraire cela les renforcent! Si on regarde le poulain de Pézenas ou le bœuf de Mèze eux aussi ont eu un an 01. Il faut bien commencer! Le Muge c'était en 2002, cela ne lui enlève rien, bien au contraire cela lui donne pour longtemps la possibilité de s'enrichir de nouvelles idées." Peaufiner une tradition est l'objectif de la "Marche du Muge" que les "Mourres de Porc" ont créé et interprèteront durant les deux sorties de l'animal totémique balarucois. Sur un air de "scottish chaloupé" selon l'expression de Lionel, le Muge pourra danser et plaisanter avec chacun des balarucois ou visiteurs qui oseront s'adresser à lui! "Le côté galejade, du Muge, qui se paye la tête de l'autorité en la personne du Seigneur Evêque c'est l'esprit d'amusement, de fête, tout simplement le plaisir d'être bien ensemble! Le hautbois et le tambour permettent "d'organiser" la cérémonie : Chanson et promenade, air adapté, légende, vrai tradition font du Muge un événement culturel adopté par toute une population et donc pérennisé. En cela, le Muge est un cadeau aux générations futures, comme le clame la chanson : Cantem ensems lo mùjol de Balaruc, Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc ! O Monsenhor, siàs estat colhonat, Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat. Traduction : Chantons ensembles le muge de Balaruc, Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline, O Monseigneur, tu as été bien attrapé, Avec des muges, Balaruc t’a payé.

14/07/2003

Les porteurs du Muge à l'honneur!

medium_porteurs-muges.2.jpgLe Muge, animal totémique de Balaruc le Vieux à son secret… de polichinelle. Qui sont ses deux porteurs qui le font danser de la sorte?

L'association "le Truc" qui a créé "lo mujol" l'an passé rajoute des éléments qui vont constituer le socle de cette tradition. Comme Lionel Lopez des "Mourres de Porc" qui a composé après la chanson, la marche du Muge, les membres de l'association instigatrice ont écrit une Charte des porteurs de l'animal local. Cette Charte sera remise officiellement par le maire et le président du "Truc", ce vendredi 18 juillet à 19h00 devant la mairie. Ainsi, les deux jeunes porteurs seront connus de tous. Ils auront l'honneur de représenter "la jeunesse du village dans ce qu'elle de plus noble et de plus prometteur" indique l'article 1 de la charte. Leur jeune âge, 15 ans, leur donne une responsabilité celle de porter sur leurs épaules -au sens propre- toute l'histoire de Balaruc le Vieux. L'âme balarucoise sur les dos de Julien Doire et de David Carmona. Quelle belle leçon de civisme, d'histoire qui dit que la jeunesse ne peut pas, aussi, être exemplaire! Lycéens à partir de septembre, Julien en seconde "Sti" et David en seconde "S" ils ont tous deux d'autres passion que de porter le Muge. : La musique! Pas celle des hautbois et des tambours languedociens, mais plutôt celle très typée de groupes "néo-métal" comme Korn ou Slipknot. Entre deux séances d'apprentissage de la musique en groupe au fond d'une cave d'Issanka, que font-ils? Croyez-vous que les deux compères soient très originaux? En cette période de grandes vacances en effet pas trop! Ils déambulent de jeu en jeu, d'une console à l'autre d'un ordinateur à un autre pour y trouver de nouveaux rôles, virtuels ceux la! Le Muge leur apportera un agrément nouveau et comme dit Julien dans quelques années nous seront peut-être de stars? Du rock ou des traditions populaires? Leur préférence n'est pas difficile à deviner!

23/06/2002

Le retour du muge de Balaruc le Vieux à l'occasion de la fête médiévale.

medium_le_muge.jpgPartir d'un fait historique devenu légende populaire et le faire revivre sous la forme d'un animal totémique est l'idée que l'association "Le Truc" a proposé aux "Mourres de Porc". Séduit, Jean Garcia, organisateur de la fête du village y a adhéré immédiatement.

Alain Barry le préside du "Truc" explique l'idée de son association : "A partir d'une vieille histoire que Marcel Franck, un ancien du village, nous avait raconté et après quelques recherches, avec Philippe Carcassès des "Mourre de Porcs" nous avons exhumé - Marc Ayral et moi- une tradition populaire balarucoise basée sur le défit de l'autorité." En effet au moyen-âge le seigneur de Balaruc n'était autre que l'Evêque de Maguelonne. Albert Fabre dans son histoire de Balaruc y fait référence. Monseigneur Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt avait dû "agacer" les balarucois qu'ils ne payèrent pas plus de 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux habitants, procès qui dura près de quarante ans et qui selon Fabre se termina à l'avantage de la communauté de Balaruc. Peu avant la révolution, dans les années 1766 à 1784, le commerce du poisson dut se développer considérablement puisque le montant de l'adjudication passa "allègrement" de 700 livres à 4000 livres. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones, grâce à leur résistance pacifique, de clamer la faible valeur de cette taxe par rapport aux profits qu'ils pouvaient réellement tirer de l'exploitation des eaux poissonneuses de l'étang. Une plaisanterie circulait alors "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. Après ce petit travail d'historiens, les membres de L'association "Le Truc" on décidé d'honorer leurs anciens et leur animal en créant l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. En ce moment en construction dans l'atelier d'un des membres de l'association "le muge de Balaruc" va rejoindre les autres animaux totémiques du Languedoc : "Le taureau de Mèze", "la chèvre de Montagnac", "le poulain de Pézenas"… : Dans de nombreuses villes et villages au cœur de l’Hérault, les habitants ont choisi des animaux comme symbole totémique, ils servent d’ouverture à toutes les festivités locales. Grâce à quelques passionnés de traditions populaires Balaruc le Vieux honorera à nouveau son Muge, bien dans l'esprit frondeur du balarucois!

10/02/2002

La chanson du "Muge de Balaruc" in extenso

La chanson du Muge de Balaruc ne pouvait être qu'en occitan; version dialecte de Thau , ceci pour les puristes. Lorsque Alain Barry, le président du "Truc" et Marc Ayral ont proposé de créer une chanson à la gloire de l'animal local, Lionel Lopez et Philippe Carcassès des "Mourres de Porc n'ont pas hésité une seconde : "C'est une superbe manière de faire vivre notre culture populaire locale!". S'exclame Lionel. En effet, la culture ce n'est pas seulement les beaux arts, la musique et la littérature mais c'est aussi toutes les choses partagées par la mémoire collective. "Le Muge de Balaruc" en est un exemple vivace. Chantons-le ensemble!

Lo Mùjol de Balaruc

L’ estanh de Tau amaga tant de monde
Que gausan pas se mostrar au sorelh
Totes franc d’un , un peis qu’a pas vergonha
De sautar naut faire lusir sa pèl .

Refranh :
Cantem ensems lo mùjol de Balaruc
Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc !
O Monsenhor , siàs estat colhonat ,
Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat .

O peis d’ argent au front coronat d’ aur
Totjorn content e que jamai rondina
Se ditz aqui qu’ as trobat un tresaur
En graufinhant lo fons d’ una robina.

Refranh

Monde d’ estanh , monde de la Gardilha ,
Fai ja de temps que lo melhor ,es el,
Per saludar lo garçon e la filha :
Car de l’estanh es lo còp de capèl !

Refranh

Traduction :

Le muge de Balaruc

L’étang de Thau cache tant de monde
Qui n’ose pas se montrer au soleil !
Tous , sauf un , un poisson qui n’ a pas honte
De sauter haut faire briller sa peau.

Chantons ensembles le muge de Balaruc
Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline
O Monseigneur , tu as été bien attrapé,
Avec des muges ,Balaruc t’a payé.

O poisson d’ argent au front couronné d’or,
Toujours content et qui jamais ne rouspète
Il se dit par ici que tu as trouvé un trésor
En grattant le fond d’un petit canal d’irrigation.

Gens de l’ étang , gens de la Gardiole
Il y déjà longtemps que le meilleur c’est lui
Pour saluer le garçon et la fille :
Car de l’étang c’est le coup de chapeau !

Au refrain deux fois.
Lionel Lopez le 10/02/2002.
Philippe Carcassès
D'après une idée de Marc Ayral