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14/12/2008

Julien Dray : "Non la partie n'est pas finie, «game over» comme le dit de façon insultante Hamon."

Député socialiste de l'Essonne et ancien porte-parole du PS, Julien Dray a soutenu la motion défendue par Ségolène Royal au Congrès de Reims. Aujourd'hui, il est rejeté dans la minorité et n'est pas tendre avec la nouvelle direction conduite par Martine Aubry.


julien dray.jpgAvec les royalistes, comptez-vous mener encore longtemps l'offensive contre la nouvelle direction du PS ?

Julien Dray. D'abord, je ne suis pas royaliste.

Je suis Julien Dray. Un homme libre et indépendant qui se comporte comme tel. Je me détermine en fonction de mes convictions et de ce qui me paraît juste pour mon pays et pour mon parti. Je ne veux pas me retrouver embrigadé. Je ne suis l'affidé de personne. Ensuite, je ne suis pas en guerre contre mes camarades. Mais la raison va-t-elle enfin l'emporter ? C'est-à-dire travailler ensemble. Je ne céderai pas, comme mes amis, sur cette question. On ne peut pas laisser le PS dirigé par une toute petite équipe, sans expérience politique pour la plupart. Cela va se traduire par une fuite en avant dans la radicalité verbale, avec la pression de l'extrême gauche montante, sans avoir une vision sérieuse et assagie dans la manière dont le PS doit fonctionner.



Il y a un risque, selon vous, que le PS de Martine Aubry devienne la SFIO de Guy Mollet. A savoir un discours de gauche et des pratiques de droite ?

Le risque existe. On ne peut pas, comme lors du conseil national samedi dernier, voter des textes qui n'ont aucun sens ! Cela rime à quoi de dire que l'on ne fera jamais alliance avec le MoDem ? La même qui dit cela, Martine Aubry, a fait alliance localement avec le centre ! Cela rime à quoi de dénoncer la vision unilatérale des Etats-Unis au moment de la victoire de Barack Obama ? Le PS ne peut pas avoir toujours cette vision antiaméricaine systématique. On dit tout et son contraire. Nous ne sommes pas cohérents.


Vous êtes sévère avec la feuille de route de la direction, que vous jugez «nulle»...

J'assume. C'est très méchant, même si je n'ai pas, comme certains, jusqu''à compter les fautes d'orthographe du texte d'orientation ! Ce texte est une regression intellectuelle, comme le dit Vincent Peillon. Notamment sur l'insécurité. Nous avions progressé, nous n'avions plus seulement une vision sociologique naïve de la montée de la violence. Sur ce point, le texte revient en arrière en adoptant la grille de lecture de la gauche des années 1970-1980. Il n'est pas en prise avec la réalité. La réponse du parti ne peut pas être : on prend nos baskets et on descend dans toutes le manifs. Il faut aller dans les cortèges, mais le PS a volonté aussi à gouverner le pays. Il a vocation à donner une transcription réaliste d'une contestation radicale.


Mais pourquoi tant de haine entre Ségolène Royal et Martine Aubry ?

On n'est pas obligé de s'aimer pour travailler ensemble ! La haine n'est pas de notre fait. L'ouverture était possible. A aucun moment, il n'y a eu de discussions de la part de la nouvelle direction pour trouver des solutions.


La direction du PS est-elle verrouillée ?

Oui. Ce n'est qu'une minorité qui dirige le parti. Benoît Hamon est le porte-parole, mais il ne représente que 18% du PS !


Auriez-vous pu travailler avec Martine Aubry ?

Je ne demandais rien. Il faut un renouvellement. Je me dis en même temps qu'il y a un discours qui commence à me «courir». Si on me dit qu'à 53 ans, je suis bon pour la retraite, c'est un message adressé à toute une génération qui commence à être désagréable. Par rapport à Martine Aubry, je suis l'un des socialistes qui a le plus contribué par le biais de SOS-Racisme à la relève générationnelle. Mais attention, l'expérience politique cela sert aussi et c'est utile face à Sarkozy.


C'est possible ou non de travailler avec elle ?

Rien d'irrémédiable n'a encore été définitivement acté. Je me bats avec mes amis et nous le ferons jusqu'au bout pour que l'irréparable ne se produise pas. Non la partie n'est pas finie, «game over» comme le dit de façon insultante Hamon. Je ne suis pas dans un jeu.


Y-a-t-il un risque d'éclatement au PS ?

Le risque d'éclatement existe si Martine Aubry ne rassemble pas. A elle de prendre ses responsabilités. Elle doit tourner la page de Reims, elle ne l'a pas encore fait.


Vous ne seriez pas prêt à rentrer au gouvernement comme certains le disent ?

Avec Sarkozy, il faut toujours avoir un jugement rationnel, pas passionnel. Je le connais personnellement. Nous avons grandi ensemble en politique. Mais non. Mes électeurs m'ont élu député socialiste. Je ne vais pas les trahir


Entretien paru dans le Parisien du 12/11/08

Marc Ayral

09/12/2008

Pierre Pantanella, secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron : "Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan de relance à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal..."

Pierre pantanella.jpg

Vous pourrez prendre conaissance de la réaction de Pierre Pantanella -1er secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron et maire de St Rome de Cernon- concernant le plan de relance du Président de la République. Le débat est ouvert : Relance de la consommation ou soutien massif à l'investissement des entreprises. Economie à court terme ou long terme. Le patron du PS aveyronnais préfère la première alternative! Et vous?

"Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, la situation économique de notre pays et des Français s’est dégradée.
Pendant toute sa campagne, le candidat Sarkozy n’a cessé de répéter, « je dis ce que je ferai, je ferai ce que je dis » ou encore « je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas… ». Les promesses étaient nombreuses, les effets d’annonce tapageurs…
Il allait être le dynamiteur du pouvoir d’achat, le père Noël des petites retraites, le promoteur d’une France de propriétaire, le Président de la France qui se lève tôt, le super VRP qui irait « chercher la croissance avec les dents ».
Effectivement, le père Noël est bien passé pour remplir les petits souliers des Bouygues, Lagardère, Michel Edouard Leclerc et autres patrons du CAC 40. 15 milliards de paquet fiscal avec en prime le bouclier pour mieux protéger les plus riches, 73 milliards de niches fiscales cumulées, un transfert de publicité des chaînes publiques vers les chaînes privées. Bref, c’était plutôt la Saint Nicolas patron protecteur des petits enfants de la TV, du CAC 40 et de la grande distribution….
Mais pour le pouvoir d’achat, la croissance, l’emploi, on attendait avec impatience le plan de relance de l’économie que nous concoctait Nicolas Sarkozy.
Le chiffre est tombé. 26 milliards d’euros réinjectés dans l’économie dans le but d’avoir un plan de relance massif. De quoi redonner le moral à nos concitoyens ? Pas sûr ?
Le premier constat est sur l’orientation idéologique de ce plan de relance. Il est tourné essentiellement sur l’investissement, donc sur le soutien aux entreprises et non sur la relance de la consommation et l’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.
Une analyse s’impose pour essayer de décrypter ce plan entre effet d’annonce et impact réel sur l’économie.
1/ sur les 26 milliards annoncés, 11 milliards correspondent en fait à des remboursements de TVA ou de crédits d’impôts recherche anticipés qui de toute façon étaient dus par l’état.
2/ 10 milliards ne dépendent aucunement de l’état mais de la bonne volonté d’entreprises publiques (lignes TGV par exemple…). Combien seront réellement engagés 1,2, 5 au mieux ?
3/ reste donc en réalité 5 milliards d’euros qui seront utilisés de manière non exhaustive aux mesures suivantes :
- après la « Balladurette » et la « Jupette », voici donc la « Sarkozette ». 1000 euros de prime à la casse sur les voitures de plus de dix ans, pour l’achat d’une voiture neuve émettant moins de 160 g de CO2. Le tout assorti d’un plan de soutien de 300 millions pour les sous traitants du secteur automobile. L’effort est louable sur le plan de la propreté, mais malheureusement l’histoire a démontré que lorsque la mesure s’arrête, le marché retrouve son niveau précédent. De plus cette aide ne bénéficie qu’aux ménages qui ont les moyens de se payer une voiture neuve…
- pour stimuler le BTP, le plan encourage la mise en chantier mais uniquement pour les collectivités qui le souhaitent. En clair, les communes qui ne respectent toujours pas leurs obligations pour les logements sociaux n’ont pas de soucis à se faire.

Toutefois pour être objectif, quelques mesures vont dans le bon sens
1/ Une enveloppe de 1 milliards d’euros pour :
- rénover les logements insalubres ou ceux dans les quartiers sensibles,
- construire 70 000 logements sociaux en 2009,
- améliorer l’isolation thermique dans les HLM.
Mais sur ces différents points, il s’agit d’un effet de rattrapage
2/ 3 millions de famille qui toucheront prochainement le RSA se verront versées une prime de 220 € soit l’équivalent d’un peu moins de 20 euros par mois sur un an…. Sans doute histoire de donner bonne conscience à ce plan.
Au total, ce plan de relance devrait creuser le déficit budgétaire de notre pays d’environ 15 milliards d’euros, pesant un peu plus sur la dette à rembourser par les générations futures….sans aucune réponse immédiate à la situation d’urgence ni aucun effet sur le pouvoir d’achat…

Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal……

15 milliards d’euros, pil poil le compte est bon!"


N'hésitez pas à faire part de vos réactions;

Marc Ayral



23/11/2008

« C’est quoi ce bordel au PS ? »

Je publie ici la note de Nicolas Gatineau de Désir d'Avenir 92 sur son Blog : "Montrouge a du Désir" Marc Ayral Paroles du Sud

Depuis vendredi soir, toutes les personnes, touts les amis, touts les membres de ma famille que j’ai pu croiser m’ont posé la même question : « C’est quoi ce bordel au PS ? »

Comme je me doute que vous-vous posez la même question, je vais y répondre mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry qui sont deux femmes dont l’intégrité ne saurait être remise en cause ne sont personnellement responsables de la situation actuelle. La vraie responsabilité en revient à l’organisation systémique du Parti Socialiste. Les statuts du PS ont été conçus pour régler les débats d’idées avant les querelles de personnes. Le mode de scrutin pour le Premier Secrétaire a été prévu pour trancher dés le premier tour entre deux candidats mais n’est pas adapté s’il y’a deux tours ; dans aucune institution démocratique réunissant plus de 200.000 personnes, le second tour n’a lieu le lendemain du premier, sauf au PS. Les militants qui ont voté pour Benoît Hamon ont eu 24 heures pour réfléchir pour le second tour, beaucoup, alors qu’ils votaient Hamon savaient déjà pour qui ils voteraient au second tour.

Et puis, il y a les fraudes. Ces fraudes sont habituellement réduites à quelques Fédérations –dont les Hauts-de-Seine ne font pas partie-. Quand il y’a une majorité claire, ça joue à la marge, ça donne un ou deux pourcents à la marge et ça ne remet pas en cause la sincérité du vote mais quand le résultat est serré, ça change tout. Le problème que le PS a aujourd’hui n’est pas que Martine Aubry ait 42 voix de plus que Ségolène Royal, auquel cas elle aurait toute légitimité à être le Premier Secrétaire du Parti Socialiste mais qu’attendu qu’il y’a eu des fraudes massives dans le Nord, dans la Seine Maritime et dans une moindre mesure en Moselle au bénéfice de Martine Aubry et qu’il y’a eu des fraudes dans les Bouches-du-Rhône, dans l’Hérault, en Guyane et en Guadeloupe au bénéfice de Ségolène Royal. Par ailleurs, les résultats de Nouvelle-Calédonie n’ont pas été pris en compte ce qui profite à Martine Aubry. Le PS est dans la situation la pire qui soit : on a jeté une pièce en l’air et elle est retombée sur la tranche. Si l’une ou l’autre des deux candidates était déclarée gagnante de ce scrutin dans les conditions actuelles, sa légitimité serait remise en cause par l’autre moitié du PS et peut-être par une partie de ses partisans or le PS a besoin d’un leader, que ce soit Ségolène Royal ou Martine Aubry à chacun de faire son choix – le mien est fait, c’est Ségolène Royal – mais le PS a besoin d’un leader qui ait une majorité incontestable fût t’elle d’une voix.

Ségolène Royal et son équipe ont donc raison de dire qu’il faut revoter. Si des fraudes de cette nature avaient eu lieu dans une circonscription, on aurait revoté. C’est un service à rendre à la démocratie, au PS et même à Martine Aubry si c’est elle qui en fin de compte est réellement majoritaire.

Nicolas Gatineau

PS: Revoter, pour en sortir!

sego.jpg

Nous voilà face au mur ou au fond du fond. Il faut donc reconstruire, refonder en tout cas a minima régénérer le PS ; Le congrès de Reims n’a pas régler le débat centenaire entre pseudos-marxistes et partisans de vrais réformes. Nous revoilà, héritiers de Jaurès face aux sempiternels continuateurs de Guesde, cet idéologue déjà dépassé de son temps et que certains historiens disent de lui qu’il « n’avait même pas lu le Capital ». Le pire est dans le camp de Martine Aubry qu’on ne peut pas taxer de guesdisme se trouve des socio-réformateurs, des socio-libéraux, des socio-démocrates et très à la marge, quelques nostalgiques du grand soir fidèles à Benoit Hamon. Les autres suivent Jean-Luc Mélenchon, dans son Parti de Gauche, bon vent à eux ! De l’autre côté, même si Michel Rocard, le leader historique de la deuxième Gauche abhorre Ségolène Royal, cette dernière est la force socialistes la plus cohérente et je n’en doute pas, la seule à pouvoir succéder à Blum, Mendès, Rocard et Delors. Certes, elle se sert de son brevet de mitterrandisme par souci tactique, mais dans la pratique, elle recherche l’ouverture, le rassemblement le plus large au sein d’un PARTI SOCIALISTE ouvert et de masse. Ce que certains appellent du populisme parmi la Gauche bien-pensante qui serait prête à mépriser son encrage dans les milieux populaires, parmi les étudiants, dans les banlieues…C’est ainsi ! N’a-ton pas lu Lionel Jospin dans un sous-entendu pour le moins nauséabond qui ne le grandi pas comparant le courant de Ségolène Royal, Manuel Valls et Vincent Peillon à celui du tristement célèbre Marcel Déat d’avant guerre ! A-t-on bien lu ? J’espère ! D’autant que l’intéressé, il est bon de le rappeler a abandonner les socialistes au moment où un homme politique en vrai chef de parti aurait dû faire front et repartir en « résistance ». Donc, Ségolène est au bas du mur comme le maçon il faut rebâtir. Qui d’autre qu’elle pourrait le faire ? Passer de 29% à 50% si ce n’est pas déjà un début de rassemblent. Là où additionnées les 3 motions fusionnées passent de 70% à 50% ! Alors oui, Martine Aubry est une socialiste de grand talent dont a besoin le parti socialiste, mais sera-t-elle le leader que les français au delà des socialistes attendent ? Je ne le pense pas. Aujourd’hui, l’accumulation des réformes de droite pénalisent encore plus les pauvres, fragilisent la classe moyenne et ce sont encore toujours et toujours les plus aisés qui sortiront leur « épingle du jeu ».
Il faudra donc sortir de cette impasse rémoise. Le vote de vendredi est contesté par les 2 camps il faut donc revoter, désigner des personnalités morales qui garantissent la loyauté du scrutin et ce sera celle qui sera placée INCONTESTABLEMENT devant qui reconstruira le parti sur des fondations qu’on espère saines. A mardi (25/11/08), jour du conseil national, pour la suite de ce pathétique feuilleton.

Marc Ayral

Démocratie volée : Il faut revoter!



Marc Ayral
Paroles du Sud

06/05/2007

6 mai : Un choix simple et clair.

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medium_file_231412_619401.2.jpgEh bien voilà tout est dit ! Les arguments échangés, les petites phrases lâchées ! Projet contre projet, donc ! En effet, la confrontation a bien eu lieu !

Loin du débat policé de 95 entre Jospin et Chirac, le débat Royal-Sarkozy ne s’est pas déroulé à fleuret moucheté. Ségolène Royal est apparue comme combattante de son Pacte Présidentiel et a mis à plusieurs reprises sur la défensive Nicolas Sarkozy. Il faut reconnaître qu’il n’a pas perdu son sang froid. Ses options restent bien ancrées à Droite. Aucun infléchissement. Les choses sont claires maintenant. Sur la sécurité, sur l’éducation, sur les 35h, sur la fonction publique sur l’environnement, sur l’énergie, sur l’Europe. Tous les sujets apparaissent clivés. Contrairement à ce qu’a dit Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a indiqué sur chacun des thèmes ce qu’elle souhaitait faire.

Deux conceptions du pouvoir : L’une rénovée, basée sur la concertation, le dialogue social, la participation citoyenne, l’autre classique, typique de la Vème République, construite sur le pouvoir d’un homme, le Président de la République. Chacun est au clair. Les français peuvent choisir en toute connaissance de cause la France qu’il souhaite pour les 5 ans à venir.

Personne, sain d’esprit, ne pourra dire "Et si j’avais su". Le coup est lâché, la cible sera atteinte dimanche à 20h. Les sondages sont défavorables à Ségolène, c’est un fait ! Mais les Français ont démontré qu’ils n’aimaient guère qu’on leur dicte leur choix. Le formidable enthousiasme du 1er Mai de Charlety aura avant le débat cristallisé l’électorat de Gauche au sens large.
Reste à savoir ce que fera celui de François Bayrou et celui de Jean-Marie Le Pen ? La partie n’est pas jouée jusqu’au coup de sifflet final. Ségolène a encore deux jours d’un match âpre. Le résultat sera serré car les Français sauront au final se souvenir des 5 ans qu’ils viennent de vivre : Précarité, chômage, exclusion, paupérisation, baisse du pouvoir d’achat, Europe en panne…Je vous le re-dis le choix est simple, clair, net et précis. Aux français de dire, aux français de parler en toute démocratie. Le reste nous le vivrons TOUS ENSEMBLE, quoi qu’il arrive.

« Toute la Famille Ayral appelle à voter et à faire voter Ségolène Royal »

Marc Ayral ©

02/05/2007

Bernard Pastor s'élève contre les propos du Pasteur Baty

Dans Midi Libre du 25/04 le Pasteur Claude Baty, président de la FPF, notait une évolution des protestants vers la droite. Bernard Pastor, Médecin sétois, militant socialiste et protestant, "il n’y a pas d’incompatibilité" précise t-il, s'élève contre ces propos choquants de la part d’un Pasteur dont le rôle n’est pas de prendre des positions politiques mais plutôt de prendre soin de la santé spirituelle de ses fidèles et de se révolter contre toutes les formes de misères.

"« Les choses auraient bougé depuis les prises de position du PS sur des questions éthiques », en réponse je ne citerai que les propos de Ségolène Royal « La recherche scientifique, comme toute activité créatrice, doit disposer d’une grande liberté conceptuelle, à condition qu’elle respecte dans ses développements, nos valeurs, et en premier lieu les valeurs d’ordre éthique, qui sont le fondement d’une société démocratique. J’y veillerai. ».
Nicolas Sarkozy a pris position sur le caractère supposé génétique des pédophiles et de la tendance suicidaire de certains adolescents sans jamais douter ou au moins se poser tout simplement la question de la responsabilité de l’évolution de notre société. Le tout marchand, le tout libéralisme, l’absence de vision d’avenir font que toute dérive est possible et que le désespoir peut envahir des esprits fragilisés. Qui parle d’éthique ?
Dans un monde où le libéralisme débridé crée de plus en plus de chômage, de précarité, d’éclatement de la cellule familiale, le rôle d’un Pasteur ne serait-il pas de venir en aide à tous ces hommes et ces femmes qui souffrent ?
D’un côté nous avons Nicolas Sarkozy membre du gouvernement sortant qui n’a fait qu’accentuer les difficultés des Français et dont les propositions ne feront qu’amplifier ce fossé entre les plus riches et les plus pauvres.
Pour sa part Ségolène Royal veut que la République soit celle du respect entre les hommes, du courage en redonnant confiance à l’esprit d’entreprise, de la solidarité en soutenant et en remettant en selle ces hommes et ces femmes qui vivent ne marge de la société, de l’égalité en permettant à chacun d’accéder à une vie digne."
Conclut Bernard Pastor.

http://agauchea7.typepad.com/

Marc Ayral ©

01/05/2007

François Chérèque : Sarkozy nous dit de négocier en fixant d'avance le résultat. Cette méthode ne nous convient pas!

medium_francois_chereque_1er_mai_paroles_de_balaruc.jpgÀ quelques jours du 1er Mai et du second tour de l'élection présidentielle, le secrétaire général de la CFDT prévient, dans une interview publiée dans Les Échos, de son désaccord sur la méthode de négociation de Nicolas Sarkozy.

Le 1er Mai tombe entre les deux tours de la présidentielle. Partagez-vous le mot d'ordre de Bernard Thibault, qui appelle implicitement à en faire une journée de mobilisation contre Nicolas Sarkozy ?
Non. La CFDT ne veut pas entrer dans une démarche de mobilisation contre tel ou tel candidat. Depuis un quart de siècle, nous refusons toute expression partisane dans le cadre des élections. C'est ce qui explique, d'ailleurs, pourquoi je manifesterai à Metz, la CFDT d'Île-de-France s'abstenant de participer à des manifestations dans un contexte de campagne électorale.

Le discours du candidat UMP sur l'identité nationale ne justifie pas une mobilisation comme celle de 2002 contre Jean-Marie Le Pen ?
Nous ne confondons pas l'UMP et le Front national. Cela enlèverait tout crédit à notre initiative de 2002. À l'époque, il s'agissait de défendre la démocratie. Cela ne nous empêche pas d'avoir certaines inquiétudes sur les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, la répression de la délinquance ou la génétique. Nous souhaitons qu'il précise ses propos avant le 6 mai.

Vous ne partagez pas non plus la crainte de la CGT d'une remise en cause des libertés syndicales ?
Je ne me positionne pas par rapport à la CGT mais au nom de la CFDT. Il existe une loi, votée en janvier 2007, qui engage tout gouvernement à passer par la négociation avant de légiférer. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont engagés à la respecter. Quel que soit le président élu, nous demanderons la mise en place d'un agenda social, sous la forme d'un sommet dès le mois de juin. Il permettra de définir ce qui est de la responsabilité des partenaires sociaux, ce qui est de la responsabilité de l'État et ce qui est de la responsabilité commune. Nous nous réjouissons d'un retour au débat politique. Si nous voulons que cela continue, il faut que les syndicats prennent leurs responsabilités en faisant fonctionner la démocratie sociale.

Les syndicats en sont-ils capables, compte tenu de leur faible représentativité ?
Si nous n'en sommes pas capables, il faudra arrêter de se plaindre des politiques qui nous empêchent de négocier. Nous avons mis en place des groupes de travail avec le patronat sur la sécurisation des parcours professionnels, les contrats de travail et l'assurance-chômage. Nous en ferons le bilan le 14 mai. Il y aura ensuite une réunion avec l'ensemble des leaders syndicaux. C'est à ce moment-là que nous pourrons évaluer notre capacité à avancer sur les sujets importants, et l'engagement réel des uns et des autres.

Peut-il y avoir un risque de troisième tour social si Nicolas Sarkozy accède à l'Élysée ?
Le principe du troisième tour social, c'est de contester dans la rue le résultat des urnes. C'est une démarche antidémocratique. Le taux de participation a été de 85 % au premier tour. Nous allons avoir un président ou une présidente qui aura reçu la légitimité du suffrage universel. C'est la démocratie qui aura gagné et nous respecterons la démocratie.

Cela ne donne-t-il pas une légitimité au président de la République de légiférer sans votre accord ?
Ce serait une démarche plébiscitaire et référendaire. Or une élection présidentielle n'est pas un référendum sur l'ensemble des mesures proposées par le candidat lors de sa campagne. La capacité de bien réformer vient autant du contenu des réformes que de la méthode choisie pour les mettre en oeuvre. Attention : la reconnaissance de tel ou tel candidat par les urnes n'empêchera pas forcément un épisode comme le CPE. C'est pourquoi j'insiste sur la nécessité d'avoir, dès le mois de juin, un sommet de méthode sociale. Je rappelle que, à chaque fois qu'un gouvernement a voulu mettre en oeuvre deux réformes en même temps, il en a fait échouer une et rendu l'autre difficile.

Voyez-vous dans l'émergence d'une force centriste une modernisation de la politique française ?
Je vois que, pour la première fois, au deuxième tour, nous avons deux candidats qui reconnaissent l'économie de marché. La candidate socialiste dit clairement que les entreprises ne doivent pas se sentir coupables de faire des bénéfices. Et tous les candidats qui avaient soutenu le « non » au référendum ont été laminés. La question est donc maintenant : comment réguler cette économie de marché ? C'est cela qui recentre le débat politique.

Prenez-vous au mot Ségolène Royal lorsqu'elle promet, si elle est élue, de suspendre le plan social d'Airbus ?
On se retrouve dans la même situation à l'égard d'Airbus que vis-à-vis de Danone en 2002. Tous les candidats étaient venus dire aux salariés de Danone combien leur patron était malveillant et puis, après les élections, tout cela a été vite oublié. La suspension de Power 8 nous va bien, si c'est pour reconnaître qu'Airbus a besoin d'un autre plan. Car la situation d'Airbus n'est pas facile.

Que pensez-vous du sondage publié récemment par Liaisons sociales qui met en évidence un déplacement vers le centre des sympathisants de la CFDT ?
Il n'est pas étonnant qu'un syndicat comme la CFDT qui a l'ambition de représenter tous les salariés soit à l'image de l'électorat en général. Cela fait déjà quelque temps que les sympathisants de la CFDT se recentrent sur les partis de gouvernement et qu'ils laissent peu de place aux extrêmes.

La « finale » de la présidentielle traduit un choix entre deux grandes politiques économiques : une politique de l'offre défendue par Nicolas Sarkozy, une politique de la demande soutenue par Ségolène Royal. Selon vous, de quoi la France a-t-elle besoin aujourd'hui ?
Des deux. Personne ne peut dire que les salariés n'ont pas besoin de pouvoir d'achat. C'est une revendication constante de la CFDT depuis 2005. Cela dit, pour redistribuer de la richesse, il faut la créer. L'économie française doit retrouver le chemin de l'emploi et du développement. Elle n'y parviendra pas seule. Il lui faudra aussi s'appuyer sur la relance des politiques européennes, thématique trop absente de cette campagne.
Pourtant, il est question de compétitivité fiscale...
C'est bien de s'interroger sur le poids des charges et des impôts, mais on ne peut pas aborder ces problèmes sans s'interroger sur le rôle de l'État, les missions qu'on veut lui voir jouer, en termes de cohésion sociale, de garant des libertés publiques, d'éducation et de culture. Voilà le débat qu'il faut avoir dans cette dernière semaine de campagne. Les candidats se sont largement exprimés sur les revendications des salariés. Ils doivent maintenant nous dire comment ils y répondent. Nous attendons des candidats qu'ils soient autre chose que des « superdélégués du personnel ».

Est-ce une bonne idée à vos yeux d'expérimenter la TVA sociale ?
Il faut cesser de traiter la fiscalité par appartements. La TVA sociale doit s'inscrire dans une cohérence fiscale, sinon elle ne fera que renforcer un peu plus l'impôt proportionnel au détriment de l'impôt progressif.

Comme la CSG, que vous avez soutenue !
Cela n'a rien à voir. Le principe de la CSG, instaurée pour financer notamment l'assurance-maladie, c'est que chacun paie en fonction de ses revenus et est soigné en fonction de ses besoins. La CSG, c'est la garantie que chacun reste dans le système collectif de protection sociale. La TVA sociale, c'est l'inverse : ce sont les hauts salaires qui paieront proportionnellement moins et les bas salaires qui paieront plus car ils consomment l'essentiel de leur budget et n'ont pas la capacité d'épargner.

Vous vous êtes rapproché de Bernard Thibault pour tenter d'imposer une réforme de la représentativité. Face à un gouvernement de droite, la CGT ne risque-t-elle pas de retrouver une position contestataire classique qui l'éloigne à nouveau de la CFDT ?
Nous sommes allés suffisamment loin dans cette volonté de réforme pour résister aux pressions. Nous avons pris l'engagement, y compris personnel, d'aller jusqu'au bout sur ce sujet-là. Donner à tous les salariés la capacité de voter pour le syndicat de son choix est un élément fondamental dans l'évolution de la démocratie sociale. Le principe d'élections professionnelles dans l'entreprise est maintenant soutenu par le Medef. La seule à ne pas s'être exprimée, c'est Ségolène Royal. Je souhaite qu'elle nous dise pourquoi elle ne soutient pas la position commune de la CFDT et de la CGT.

Nicolas Sarkozy s'engage à mettre en place une garantie de service minimum dans les services publics dès cet été. Sa démarche vous convient-elle ?
Il nous dit de négocier mais en fixant à l'avance le résultat et le calendrier ! Cette méthode ne nous convient pas. La négociation doit se faire au cas par cas, dans chaque entreprise publique. À la RATP, les syndicats ont fait leurs preuves en mettant en place un système d'alerte sociale pour éviter les conflits. Bizarrement, c'est dans la période où il y a le moins de grèves dans le service public que l'on en parle le plus.

Propos recueillis par Etienne Lefebvre, Jean-Francis Pécresse et Lucie Robequain pour Les Échos du 27 avril 2007
www.CFDT.fr

Marc Ayral ©

Pour une France apaisée, contre une France de l'affrontement



Marc Ayral ©

La famille Ayral appelle à voter pour Ségolène Royal

medium_la_famille_ayral.jpgFamille sétoise aux origines aveyronnaises. TOUS les membres de la Famille Ayral, ceux qui sont en âge de voter comme ceux qui ne le sont pas encore, ceux qui résident en France à Sète ou à Balaruc comme ceux qui résident en Irlande ou en Catalogne-Sud, TOUS appellent tous les citoyens soucieux de la préservation de leur liberté, soucieux du développement Culturel, attentif à un dialogue social rénové, à une éducation au centre du dispositif sociétal, à un développement de la régionalisation, de l’apprentissage des langues minoritaires, à l’avènement d’une société du dialogue plutôt que de l’affrontement. Parce qu’ils ont des origines aveyronnaises, italiennes, maliennes (malinkés, peules et dogons) lyonnaises, tarnaises, suédoises, gardoises et sûrement plus haut dans l’arbre généalogique, espagnoles, juives, arabes, saxonnes et certainement wisigothes ils aiment cette France généreuse et accueillante.

medium_la_famille_ayral2.jpgLa « Douce France » de Trenet et de Carte de Séjour. Oui Ségolène Royal est la femme d’une France présidente, unie et ouverte ! Celle de Claude Marti et de Cali, celle de Marcellin Albert et des Fédérés, celle de Louise Michel et de Léon Blum. Celle de la philosophe Simone Weil et des Justes protestants du Chambon sur Lignon, celle de la JOC, celle du PSU, celle de la CFDT, celle d’Edmond Maire, celle de Jacques Delors et de Jeanne Bousquet celle de Marcelou notre père ou grand-père réfractère du Sto et résistant au sein du maquis Paul-Claie. Oui, Ségolène sera plus que cela et au delà de cela mais sera aussi un petit peu cela, un tout petit peu de NOUS. Une France d’espoir. Une France forte parce que collective ! Pas celle de l’addition des égoïsmes. La Famille Ayral unanime appelle à voter Ségolène Royal pour une France Présidente.

A vous TOUS la Famille AYRAL vous offre, en ce 1er Mai, un brin de muguet et d'espoir!

Marc Ayral ©