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24/04/2007

Royal plutôt deux fois qu’une !…

10 mai 1981 – 6 Mai 2007 :medium_segolene_royal_a_melle_le_21_avril_2007.jpg
L’espoir né du 10 Mai est encore dans les mémoires. Les 110 propositions dont plus de 95 ont été réalisées. 26 ans déjà ! C’est loin et pourtant tant de choses engagées qui ont construit la France de 2007. 12 ans de Chiraquisme sont passé par-là. Certes les socialistes n’ont pas répondu à toutes les attentes lors du gouvernement Jospin. Mais lorsqu’on analyse les choses avec le recul nécessaire il apparaît comme une évidence que l’action de la Gauche a permis d’atténuer les effets du libéralisme mondial. Cela ne suffit pas. Le coup douloureux du 21 avril prouve que la stratégie politique de la Droite de 2002 a prévalu sur un bilan social d’envergure. La sécurité, la délinquance ont été les planches de salut de Chirac ! 5 ans de plus après un plébiscite. 5 ans d’une politique libérale très droitière. Mise à mal des services publics, paupérisation grandissante, abandon du soutien à la Recherche, l’Europe en panne…Diagnostic bien triste de la Droite. Aujourd’hui 23 avril 2007, au lendemain de la qualification de Ségolène Royal pour le second tour des élections présidentielles face à Nicolas Sarkozy, nous revoilà dans un débat binaire de ceux qu’a engendré la 5ème République. A force de répéter cette évidence j’en devenais saoulant. Mille excuses !
Nous y sommes donc : Droite – Gauche. Projet libéral contre projet social-démocrate.
Le jeu politique de François Bayrou nous renvoie à des tergiversations et « combinazione » digne de la 4ème République. Quoi qu’il en dise ! Il s’amuse à voir se contorsionner les représentants des 2 écuries politiques cherchant un signe de sa part. Rira bien qui rira le dernier. Le choix de Bayrou sera de ne pas en faire jusqu’aux élections législatives, puis il y a fort à parier qu’il penchera vers son camps d’origine. Parce qu’en bon terrien il aurait très peur de flamber son capital de 8 millions de voix en 15 jours. Il va donc jouer fin. Car l’ouverture que Michel Rocard appelé de ses vœux et à laquelle il répondait par un : « Enfin, ils ont compris » n’aura pas de lendemain de sa part. L’ouverture dont il parlait ne peut être qu’à sens unique. Dans son sens et à son avantage. Bien sûr ! A moins que...Bernard Kouchner ou Jacques Delors servent de médiateurs? Qui sait? Ségolène à l'heure où j'écris ces lignes a déjà en tête sa stratégie. Nonobstant ces péripéties, donc, voilà Ségolène avec son projet face aux français pour les convaincre que son pacte présidentiel est le plus à même de faire face aux exigences des défis sociaux, économiques, institutionnels, culturels, mondiaux qui attendent la ou le nouveau Président(e) de la République. Hier soir, digne, émue, consciente de la charge qui lui est confiée, elle est devenue la représente de tous les français qui attendent UN VRAI CHANGEMENT. Un changement « Royal ». Ce ne doit pas être « Tout sauf Sarko » mais plutôt « Royal plutôt deux fois qu’une !… »
A Mardi 24/04/07 au Zénith de Montpellier pour soutenir cet impérieux Désir d’Avenir.

Marc Ayral

14/04/2007

La dernière ligne...Gauche!

medium_h_9_ill_895550_rocard.jpgC'est clair, je suis un vieux rocardien...Mais cher Michel, cher camarade, je te laisse aujourd'hui tes considérations stratégiques. 10 jours pour gagner, le militant parmi d'autres que je suis te dis simplement que le score du 1er tour de Ségolène se doit d'être le plus haut possible. Déposer des tracts dans les boîtes à lettres de ma commune, discuter, argumenter, organiser des réunions, jusqu'à la dernière minute 1 voix gagnée sera 1 voix prise à la Droite, toute la Droite, compris Bayrou. Les temps de la haute stratégie et du compromis politique ne sont pas venus! Il n'est pas certain qu'ils soient nécessaires! Je te dis, cher Michel, que Ségolène est en capacité de l'emporter sans se départir de la logique du scrutin présidentiel : Droite contre Gauche! Donc à nos arguments, à notre conviction forte. Le choix est pourtant simple : Social-éducation-responsabilité : société d'ouverture et de Culture face à libéralisme-affrontement-communautarisme : société policière sous contrôle. Les français comprennent cela! Ils ne feront pas confiance à un homme pétrit par la revanche et construit sur des réseaux affairistes. Comme le disait je ne sais plus quel philosophe "ils préfèreront la Mère au Père". Cher Michel, nous gagnerons sans Bayrou! Nous gagnerons là où en 80-81 tu as échoué. T'en souviens-tu?
Ton toujours dévoué,

Marc Ayral ©

26/09/2006

Bayrou, fait bouger les lignes

medium_abayrou.jpgQui l'eut cru? Qu'un socialiste comme Michel Rocard puisse participer et parler à une Université d'été de l'Udf et y prononcer un discours marquant ainsi l'évolution parallèle des comportements politiques mais aussi des idées jusqu'en arriver à trouver des points d'accords, prenez la peine de lire la partie du discours de Bayrou sur l'éducation. On aurait aimé qu'un socialiste l'ait prononcé :

"Au XIX° siècle, le grand Victor Hugo disait : « quand on ouvre une école, on ferme une prison ! » Et au XXI° siècle, il est toujours vrai de dire que la meilleure des préventions, la plus efficace des préventions, c’est l’éducation.
On dit « caïds », on dit « voyous », on dit « racaille ». Et c’est souvent des échecs de l’école qu’il s’agit ! Illettrisme ; mésestime de soi - besoin donc de prendre sa revanche ; transgression de règles dont on ignore tout ; culte de la seule consommation, des biens matériels, des marques (on a souri de ma réflexion sur un uniforme à l'école, mais si vous êtes un élève et que vous ne trouvez votre affirmation que dans la marque des fringues, des chaussures, obsession d'autant plus grande qu'on appartient à des familles plus pauvres … il faut réfléchir sur cette affaire des marques à l'école !), culte de l’argent ; tout cela est profondément lié…
Voilà pourquoi un pays comme la France doit se fixer un objectif : devenir, ou redevenir, le premier pays dans le monde pour l’éducation de ses enfants et de son peuple tout entier !
J'entre en contradiction frontale avec une partie de notre société qui vit avec l’idée que c’est dans le budget de l’éducation qu’il faudra tailler, le jour où l’on voudra revenir à l’équilibre des finances publiques.
Je pense exactement le contraire. Je pense qu'il faut faire des économies, j'en parlerai dans une seconde, qu'il faut retrouver un budget en équilibre, mais qu'il faut garantir l’investissement dans l’éducation.
Et en échange de cet investissement, il faut un grand contrat entre l'école et la Nation, qui garantisse, de manière précise, chiffrée, rapide, des résultats que notre système éducatif peine à atteindre. Notamment des résultats dans le domaine des acquis fondamentaux à l’école primaire, de l’expression, de la maîtrise de la langue, des vocations scientifiques, de l’entrée dans l’enseignement supérieur, de la réconciliation avec la recherche, de la généralisation des technologies de l’information.
Société de la connaissance. Société où la connaissance est la condition de la performance, où la connaissance est le domaine de la performance."


Quel socialiste ou qui se revendique comme tel ne pourrait adhérer à ces propos?
Marc Ayral ©