Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

26/08/2007

Michel Rocard en mouche du coche!

medium_michel_rocard-paroles_de_balaruc-marc_ayral.jpg

Dans une interview accordée au Parisien Pour Michel Rocard : "Le PS n'est plus en situation de gouverner", Extrait:

"Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner, à la différence de la plupart des autres partis socialistes européens", juge-t-il. "Ce n'est pas du tout faute d'idées nouvelles mais parce qu'on a oublié nos références anciennes qui ne sont pas entrées en application".

Remis de son accident cérébral, Michel Rocard analyse la situation du PS par le fait que "ce parti est né en 1905 sur une ambiguïté qu'il n'a jamais levée: il ne sait toujours pas s'il doit accepter l'économie de marché où s'il doit 'tout casser". "Résultat: nous sommes la dernière formation du parti des socialistes européens (PSE) à n'avoir pas fait clairement ce choix".

"On vient de perdre non pas une mais trois élections présidentielles de suite parce qu'on ne sait plus quoi dire", lâche l'ancien Premier ministre qui "se bat avec l'espoir que la reconnaissance d'un nouveau niveau de projet, autrement charpenté, et sur la base d'un vrai accord international, fera l'accord entre nous, indépendamment des règlements de comptes".

Interrogé sur son adhésion au "Gracques" qu'il qualifie de "lieu de réflexion et de pensée", devant lequel il prendra la parole aujourd'hui (26/08/07), Michel Rocard souligne que, "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis". "Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes".

Marc Ayral

13/05/2007

Restons « groupir » !

Les affres d'une défaite ont tendance à morceler plutôt qu'à rassembler. Ainsi est l'humain. "Les rats quittent le navire" disent certains. Bien vilaine expression. Certes il y a eu les trahisons des Besson, Allegre et consort, mais que restera t-il d'eux dans quelques années. Entre temps nous aurons reconstruit patiemment la vrai Gauche que les gens attendent. Méfions-nous des circonstances très fugaces. L'ouverture au Centre-droit en est une. Chacun des leaders du PS s'est prononcé comme "disponible". Tant mieux nous aurons besoin des meilleurs pour dénouer l'écheveau.

La Gauche de la Gauche comme à son habitude essaye de tirer partie d'une situation qui selon eux est "un désaveu de la politique droitière du PS". Ce n'est pas avec le à peine 4% de Dominique Voynet et Marie-George Buffet, le un peu plus de 4% de Olivier Besancenot que l'on doit exclusivement construire la nouvelle Gauche. Faut-il un parti rassemblé à Gauche du PS? Je n'en sais rien, qu'ils s'en débrouillent. Les idéologies marxistes ont pourtant depuis belles lurettes fait preuve de leur nocivité sur l'humain. Alors, espérons, sans illusion, que la LCR et le PC abandonneront définitivement ces impasses. Car les donneurs de leçon qu'ils sont quelquefois auraient eux aussi à effectuer une mue salvatrice pour tout le peuple de Gauche. Leur contribution en serait alors forte, sincère, oxygénante, enfin débarrassée des dogmes.

De même à l'opposé, les sociaux-démocrates, dont je suis ont-ils intérêt à pousser le bouchon dans ce sens encore et encore. Notre dogme à nous, le compromis social est-il objectivement possible dans notre pays ? On a bien vu que les méthodes de personnalités exceptionnelles comme Michel Rocard et Jacques Delors basée sur la concertation et le dialogue ne pouvaient permettre à elles seules l’avènement d’une démocratie similaire à celles installées en Suède ou en Allemagne. La France a une histoire différente. Les 14 ans des mitterrandisme ont perturbé durablement la position de la Gauche. La « société mixte » de François Mitterrand n’était pas la social-démocratie et son pouvoir monarchique poussé à la caricature bien loin de la nouvelle autogestion proposée par Ségolène Royal.

Alors que faire ? « Rester groupir » Ne pas s’envoyer des fions à la tête entre courant de toute la Gauche. Même si j’ai été le premier à le faire ! Je suis en thérapie ! Rester « groupir », en effet pour débattre sur ce que devra être une grande et large et belle et unanime et rénovée et humaine et proche et unie Gauche en attendant notre prochain 10 mai ! Restons « groupir » !

Marc Ayral ©

14/04/2007

La dernière ligne...Gauche!

medium_h_9_ill_895550_rocard.jpgC'est clair, je suis un vieux rocardien...Mais cher Michel, cher camarade, je te laisse aujourd'hui tes considérations stratégiques. 10 jours pour gagner, le militant parmi d'autres que je suis te dis simplement que le score du 1er tour de Ségolène se doit d'être le plus haut possible. Déposer des tracts dans les boîtes à lettres de ma commune, discuter, argumenter, organiser des réunions, jusqu'à la dernière minute 1 voix gagnée sera 1 voix prise à la Droite, toute la Droite, compris Bayrou. Les temps de la haute stratégie et du compromis politique ne sont pas venus! Il n'est pas certain qu'ils soient nécessaires! Je te dis, cher Michel, que Ségolène est en capacité de l'emporter sans se départir de la logique du scrutin présidentiel : Droite contre Gauche! Donc à nos arguments, à notre conviction forte. Le choix est pourtant simple : Social-éducation-responsabilité : société d'ouverture et de Culture face à libéralisme-affrontement-communautarisme : société policière sous contrôle. Les français comprennent cela! Ils ne feront pas confiance à un homme pétrit par la revanche et construit sur des réseaux affairistes. Comme le disait je ne sais plus quel philosophe "ils préfèreront la Mère au Père". Cher Michel, nous gagnerons sans Bayrou! Nous gagnerons là où en 80-81 tu as échoué. T'en souviens-tu?
Ton toujours dévoué,

Marc Ayral ©