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04/01/2009

Au dessus des nuauges millavois

En balade sur les monts encerclant Millau, histoire d'être au dessus des nuages des vallées du Tarn et de la Dourbie!

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A l'Est!
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Ne me demandez pas les noms de ces lieux, je ne les connais pas encore...
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Contemplant le paysage à 823 m!
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Mer de nuages un 4 janvier!
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Deux bergers des Pyrénées dans leur élément!
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Roches et ouate!

Mar Ayral

21/12/2008

La Gardiole : Balcon avec vue du Ventoux au Canigou!

Aujourd'hui je vous propose une balade sur l'un des plus beau balcon de la Méditerranée : La Gardiole, avec vue du Mont Ventoux au Pic du Canigou. Temps sec et Tramontane aidant la chaines des Pyrénées à commencer par le sommet catalan à l'Ouest, les étangs littoraux au Sud, les Cevennes et la Montagne Noire au Nord et la pointe de l'Espiguette au Sud-Est. Grandiose, après les frimas aveyronnais, brève escapade en Pays de Thau, mes autres racines.

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Sur les chemins de La Gardiole au mileu de la frigoule et des chênes verts.
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Une...lavogne à sangliers.
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Mûrs ancestraux au milieu des chênes verts
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Vic la Gardiole, son étang et la Grande Bleue
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L'abbaye St Félix de Montceau, le village de Gigean et les éoliennes d'Aumelas.

Bon Dimanche!

Marc Ayral

10/12/2008

Sylvanès : Concert de Noël de l’atelier lyrique

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A l’approche des fêtes de Noël, les amoureux des belles voix peuvent se réjouir d’un rendez-vous musical incontournable. En effet, dimanche 14 décembre à 16h, les élèves de l’atelier lyrique se produiront en public dans le magnifique écrin du scriptorium de l’abbaye.
Voilà déjà trois ans qu’une master class de chant lyrique est organisée au sein de l’Abbaye : elle rassemble une dizaine de chanteurs entre 18 et 50 ans, venus des quatre coins de France suivre régulièrement une formation vocale auprès de Michel Wolkowitsky, le pianiste Eric Laur et le kinésithérapeute François Cot, spécialiste de la méthode Feldenkraïs.
Le but de cet atelier est un approfondissement technique, un travail d’interprétation et des auditions publiques régulières. Si certains élèves sont déjà engagés dans un processus de carrière lyrique, d’autres, simples amateurs, s’adonnent avec non moins de passion et de sérieux à ce travail exigeant.
Ce dimanche, dans le scriptorium, ils mettront leur voix au service d’un large répertoire avec au programme des airs d’opéra, d’opérette, de comédies musicales ou encore de chansons françaises. Ils seront accompagnés par l’infatigable pianiste Eric Laur, soliste formé au Conservatoire National de Région de Perpignan.
A chaque prestation, c’est un public chaleureux, de passionnés et de fidèles mélomanes, qui vient apprécier les progrès des élèves réalisés au fil des ateliers. Alors, rendez-vous ce dimanche à 16h à Sylvanès pour savourer de beaux éclats de voix !

Participation libre. Salle chauffée.
Renseignements : 05 65 98 20 20

Stéphanie Pezé pour Paroles du Sud

09/12/2008

Pierre Pantanella, secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron : "Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan de relance à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal..."

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Vous pourrez prendre conaissance de la réaction de Pierre Pantanella -1er secrétaire fédéral du PS de l'Aveyron et maire de St Rome de Cernon- concernant le plan de relance du Président de la République. Le débat est ouvert : Relance de la consommation ou soutien massif à l'investissement des entreprises. Economie à court terme ou long terme. Le patron du PS aveyronnais préfère la première alternative! Et vous?

"Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, la situation économique de notre pays et des Français s’est dégradée.
Pendant toute sa campagne, le candidat Sarkozy n’a cessé de répéter, « je dis ce que je ferai, je ferai ce que je dis » ou encore « je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas… ». Les promesses étaient nombreuses, les effets d’annonce tapageurs…
Il allait être le dynamiteur du pouvoir d’achat, le père Noël des petites retraites, le promoteur d’une France de propriétaire, le Président de la France qui se lève tôt, le super VRP qui irait « chercher la croissance avec les dents ».
Effectivement, le père Noël est bien passé pour remplir les petits souliers des Bouygues, Lagardère, Michel Edouard Leclerc et autres patrons du CAC 40. 15 milliards de paquet fiscal avec en prime le bouclier pour mieux protéger les plus riches, 73 milliards de niches fiscales cumulées, un transfert de publicité des chaînes publiques vers les chaînes privées. Bref, c’était plutôt la Saint Nicolas patron protecteur des petits enfants de la TV, du CAC 40 et de la grande distribution….
Mais pour le pouvoir d’achat, la croissance, l’emploi, on attendait avec impatience le plan de relance de l’économie que nous concoctait Nicolas Sarkozy.
Le chiffre est tombé. 26 milliards d’euros réinjectés dans l’économie dans le but d’avoir un plan de relance massif. De quoi redonner le moral à nos concitoyens ? Pas sûr ?
Le premier constat est sur l’orientation idéologique de ce plan de relance. Il est tourné essentiellement sur l’investissement, donc sur le soutien aux entreprises et non sur la relance de la consommation et l’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.
Une analyse s’impose pour essayer de décrypter ce plan entre effet d’annonce et impact réel sur l’économie.
1/ sur les 26 milliards annoncés, 11 milliards correspondent en fait à des remboursements de TVA ou de crédits d’impôts recherche anticipés qui de toute façon étaient dus par l’état.
2/ 10 milliards ne dépendent aucunement de l’état mais de la bonne volonté d’entreprises publiques (lignes TGV par exemple…). Combien seront réellement engagés 1,2, 5 au mieux ?
3/ reste donc en réalité 5 milliards d’euros qui seront utilisés de manière non exhaustive aux mesures suivantes :
- après la « Balladurette » et la « Jupette », voici donc la « Sarkozette ». 1000 euros de prime à la casse sur les voitures de plus de dix ans, pour l’achat d’une voiture neuve émettant moins de 160 g de CO2. Le tout assorti d’un plan de soutien de 300 millions pour les sous traitants du secteur automobile. L’effort est louable sur le plan de la propreté, mais malheureusement l’histoire a démontré que lorsque la mesure s’arrête, le marché retrouve son niveau précédent. De plus cette aide ne bénéficie qu’aux ménages qui ont les moyens de se payer une voiture neuve…
- pour stimuler le BTP, le plan encourage la mise en chantier mais uniquement pour les collectivités qui le souhaitent. En clair, les communes qui ne respectent toujours pas leurs obligations pour les logements sociaux n’ont pas de soucis à se faire.

Toutefois pour être objectif, quelques mesures vont dans le bon sens
1/ Une enveloppe de 1 milliards d’euros pour :
- rénover les logements insalubres ou ceux dans les quartiers sensibles,
- construire 70 000 logements sociaux en 2009,
- améliorer l’isolation thermique dans les HLM.
Mais sur ces différents points, il s’agit d’un effet de rattrapage
2/ 3 millions de famille qui toucheront prochainement le RSA se verront versées une prime de 220 € soit l’équivalent d’un peu moins de 20 euros par mois sur un an…. Sans doute histoire de donner bonne conscience à ce plan.
Au total, ce plan de relance devrait creuser le déficit budgétaire de notre pays d’environ 15 milliards d’euros, pesant un peu plus sur la dette à rembourser par les générations futures….sans aucune réponse immédiate à la situation d’urgence ni aucun effet sur le pouvoir d’achat…

Mais au fait M. Sarkozy, si pour financer ce plan à la place de creuser la dette, vous supprimiez le paquet fiscal……

15 milliards d’euros, pil poil le compte est bon!"


N'hésitez pas à faire part de vos réactions;

Marc Ayral



08/12/2008

Une Abeille rieuse pour représenter l'Aveyron

"Fier d'être Aveyronnais" C'est la revendication de Daniel Montillet qui a créé un visuel sous forme totémique ! l'Abeille. Ce decazevillois s'est associé à deux concepteurs graphiques, Francis Couderc et Géraldine de Cgi Graphics pour illustrer le département rouergat : Sur son site -encore en construction - ABEYRON.COM il illuste par la maxime suivante :

"L'Abeille avec un A comme Aveyron

L'Abeille sur un des plus beaux couteaux. Laguiole

L'Abeille sur un des meilleurs fromages. Roquefort

L'Abeille qui a toute sa famille à Micropolis St-Léons

L'Abeille comme tous les Aveyronnais d'ici, de Paris et d'Ailleurs est travailleuse...."

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Bon vent et bon miel à l'Abeille aveyronnaise, peut-être rejoindra t-elle ses autres amis, animaux totémiques, tels que le Poulain de Pèzenas, le Muge de Balaruc, le Chameau de Béziers et le Boeuf de Mèze?

Marc Ayral

06/12/2008

Cancer : les mots pour le dire, par Jacqueline Hénard

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire lire l'article qu'a rédigé une amie - Jacqueline Hénard, journaliste allemande en poste à Paris pour le journal suisse "Tages Anzeiger"- dans Le Monde daté du 21 novembre : Superbe et douloureux, vif et émouvant. Un texte qui résonne très fort. Merci Jacqueline et à très bientôt...

jacqueline hénard.jpg"La crise financière fait des dégâts collatéraux surprenants. Quand on lit attentivement les pages économiques des journaux, on est frappé par la multiplication soudaine de métaphores angoissantes mélangeant "crise" et "cancer". Ces dernières années, la représentation du cancer comme menace mortelle apparaissait sur le recul ; bonne nouvelle pour les 280 000 nouveaux cas découverts en France chaque année. Là, le courant semble s'inverser.
Quand je me suis trouvée concernée, il y a six ans, j'ai décidé de me taire. Nous ne savons pas parler du cancer. Fais comme si de rien n'était, m'avait conseillé une amie qui était passée par là, les gens ont trop peur. N'en parle ni à ton travail ni aux amis. On ne te regardera plus comme avant et on ne t'écoutera pas normalement. En te voyant, les autres penseront avant tout à ta maladie. On t'accablera d'une compassion dont tu n'auras que faire.
Comme tout le monde, j'avais eu dans mon entourage des amis, collègues ou membres de ma famille atteints d'un cancer. Certains sont guéris, d'autres sont morts. Je repensais à mes propres réactions à l'époque. Je les trouvais, pour beaucoup, inappropriées. Je ne me voyais pas affronter, en plus de la maladie, la compassion et la peur des autres - la peur par affection pour moi, dans certains cas, et, presque toujours, la peur d'avoir un cancer eux-mêmes.
Les opérations avaient lieu le jeudi. Je prétextais une fois une urgence familiale, l'autre fois une indigestion. Les lundis, j'étais de retour au bureau, déterminée à préserver autour de moi le niveau d'indifférence habituel pour mon état de santé. Pendant la radiothérapie, j'évitais le transport en ambulance - ce qui aurait été simple et gratuit. Je prenais le taxi, voire le bus. Au service de radiologie, je choisissais des rendez-vous compatibles avec mon travail. L'hôpital encourageait ce genre de demande. La routine est un calmant inestimable quand on doit faire face à des interrogations aussi intimes qu'incommodes.
Le temps du traitement m'a paru long. Je détestais la contrainte quotidienne. Les quinze minutes dans ce sous-sol triste étaient le seul point incontournable dans le déroulement de ma journée. Du lundi au vendredi, à un moment précis et prédéterminé, j'allais être renvoyée à mon état. Le français est une langue effroyable à cet égard : on n'est pas "malade du cancer", comme en allemand, ce qui établit une certaine distance entre le moi et ce qui se passe dans mon corps, non, on est "cancéreux" - faisant un avec la maladie.
Sortie du sous-sol et du face-à-face avec des cas bien plus graves que le mien - des femmes blêmes sans cheveux, des couples âgés, aussi nerveux que taciturnes devant la maladie de l'un qui menaçait de laisser l'autre seul, des jeunes auxquels j'aurais souhaité l'insouciance -, je retournais dans le monde où "le cancer" n'était pas une réalité palpable mais une menace à conjurer. Dans les conversations de déjeuner ou pendant les bavardages de couloir, je ne disais rien quand on parlait d'untel qui était mort, de tel autre qui allait probablement mourir ou de la peur d'un troisième qui était soulagé après une biopsie car il avait craint de mourir, toujours "du cancer" - un mot faussement compréhensible qui couvre une somme d'affections qui n'ont que très peu à voir les unes avec les autres tellement les causes et les développements sont différents. Les remarques que j'entendais - factuelles, ineptes ou tout simplement irréfléchies - me glaçaient le sang.
La vérité est que je ne me sentais pas malade. Je n'ai jamais eu mal nulle part, un petit tiraillement de la cicatrice mise à part, et je n'étais même pas fatiguée, juste lasse. Je fais partie des nombreux cas qui n'existent que grâce aux progrès de la médecine. Une tumeur de quelques millimètres, invisible à la radio, détectée uniquement grâce aux ultrasons. Des cas qui entrent à peine dans les statistiques de survie et de guérison.
Les années passant, il m'arrivait de mentionner que j'avais eu un cancer. Au début, les réactions étaient souvent alarmées et je regrettais d'avoir parlé. Je me considérais guérie ; visiblement, ce n'était pas le cas des autres. Le temps aidant, les réactions devenaient moins émotives. Apparemment, j'avais survécu. Ma conviction de départ, qui n'avait jamais été fondée sur un spleen personnel mais sur les dires des spécialistes, ne semblait plus un pari téméraire.
Mes interlocuteurs ne voyaient plus en moi la morte en sursis. Ils commençaient à écouter la question à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse : pourquoi les progrès incontestables de la médecine ont-ils tant de mal à pénétrer dans le subconscient de la société ?
On guérit aujourd'hui un cancer sur deux. On détecte plus de cas, mais on en meurt moins. Pourtant, quand on les interroge, 92 % des Français citent le cancer parmi les trois maladies les plus graves, loin devant le sida (65 %) et les maladies cardio-vasculaires (30 %), pourtant la première cause de mortalité. Et les barrières mentales ne se rencontrent pas toujours là où on les attend. Récemment, un médecin-conseil m'a refusé son aval pour une assurance-invalidité en cas d'accident du travail ! C'était l'aboutissement d'une année de correspondance pour une assurance qui est une obligation légale en France. Vu le nombre de cancers détectés, je ne dois pas être la seule dans ce cas.
La rhétorique guerrière autour du cancer me semble étrange. En quoi le lâcher de ballons devant la tour Eiffel constitue-t-il une "lutte" contre le cancer ? Qu'est-ce que l'on "combat" par le port d'un ruban rose ? Mais tant que des gens dont on peut supposer qu'ils ne manquent pas de capacité de réflexion confondent accident de travail et maladie mortelle, produits dérivés et métastases, il est évident que la bataille de l'information n'est pas gagnée. "
Jacqueline Hénard blog : http://zoom.kaywa.ch/

Marc Ayral

30/11/2008

Sylvanès, automne sous la neige

Un dimanche à ...Sylvanès, c'est le jour de la Neige : Cela pourrait faite un refrain de chanson..!

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Rigal, vue sur les caminières.
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La Jasse à Albert!
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Rigal, panorama des rûches de Mireille et Henry.
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Au bas du champs de l'Amourade!
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La Ferme St Michel : Haut lieu de la Résistance en Sud-Aveyron (Maquis Paul Clé commandé par le "Lt Dumont")
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La Pic de Roste (au premier plan) et les éoliennes du Merdelou.
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De retour à Sylvanès, l'abbaye façade Sud.

...Et la façade Nord.
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Dans la neige au bord du Cabot.
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Et retour au Gîte de Marcelou...

Un dimanche à Sylvanès c'est le jour de promenade...

Marc Ayral

23/11/2008

« C’est quoi ce bordel au PS ? »

Je publie ici la note de Nicolas Gatineau de Désir d'Avenir 92 sur son Blog : "Montrouge a du Désir" Marc Ayral Paroles du Sud

Depuis vendredi soir, toutes les personnes, touts les amis, touts les membres de ma famille que j’ai pu croiser m’ont posé la même question : « C’est quoi ce bordel au PS ? »

Comme je me doute que vous-vous posez la même question, je vais y répondre mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry qui sont deux femmes dont l’intégrité ne saurait être remise en cause ne sont personnellement responsables de la situation actuelle. La vraie responsabilité en revient à l’organisation systémique du Parti Socialiste. Les statuts du PS ont été conçus pour régler les débats d’idées avant les querelles de personnes. Le mode de scrutin pour le Premier Secrétaire a été prévu pour trancher dés le premier tour entre deux candidats mais n’est pas adapté s’il y’a deux tours ; dans aucune institution démocratique réunissant plus de 200.000 personnes, le second tour n’a lieu le lendemain du premier, sauf au PS. Les militants qui ont voté pour Benoît Hamon ont eu 24 heures pour réfléchir pour le second tour, beaucoup, alors qu’ils votaient Hamon savaient déjà pour qui ils voteraient au second tour.

Et puis, il y a les fraudes. Ces fraudes sont habituellement réduites à quelques Fédérations –dont les Hauts-de-Seine ne font pas partie-. Quand il y’a une majorité claire, ça joue à la marge, ça donne un ou deux pourcents à la marge et ça ne remet pas en cause la sincérité du vote mais quand le résultat est serré, ça change tout. Le problème que le PS a aujourd’hui n’est pas que Martine Aubry ait 42 voix de plus que Ségolène Royal, auquel cas elle aurait toute légitimité à être le Premier Secrétaire du Parti Socialiste mais qu’attendu qu’il y’a eu des fraudes massives dans le Nord, dans la Seine Maritime et dans une moindre mesure en Moselle au bénéfice de Martine Aubry et qu’il y’a eu des fraudes dans les Bouches-du-Rhône, dans l’Hérault, en Guyane et en Guadeloupe au bénéfice de Ségolène Royal. Par ailleurs, les résultats de Nouvelle-Calédonie n’ont pas été pris en compte ce qui profite à Martine Aubry. Le PS est dans la situation la pire qui soit : on a jeté une pièce en l’air et elle est retombée sur la tranche. Si l’une ou l’autre des deux candidates était déclarée gagnante de ce scrutin dans les conditions actuelles, sa légitimité serait remise en cause par l’autre moitié du PS et peut-être par une partie de ses partisans or le PS a besoin d’un leader, que ce soit Ségolène Royal ou Martine Aubry à chacun de faire son choix – le mien est fait, c’est Ségolène Royal – mais le PS a besoin d’un leader qui ait une majorité incontestable fût t’elle d’une voix.

Ségolène Royal et son équipe ont donc raison de dire qu’il faut revoter. Si des fraudes de cette nature avaient eu lieu dans une circonscription, on aurait revoté. C’est un service à rendre à la démocratie, au PS et même à Martine Aubry si c’est elle qui en fin de compte est réellement majoritaire.

Nicolas Gatineau

PS: Revoter, pour en sortir!

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Nous voilà face au mur ou au fond du fond. Il faut donc reconstruire, refonder en tout cas a minima régénérer le PS ; Le congrès de Reims n’a pas régler le débat centenaire entre pseudos-marxistes et partisans de vrais réformes. Nous revoilà, héritiers de Jaurès face aux sempiternels continuateurs de Guesde, cet idéologue déjà dépassé de son temps et que certains historiens disent de lui qu’il « n’avait même pas lu le Capital ». Le pire est dans le camp de Martine Aubry qu’on ne peut pas taxer de guesdisme se trouve des socio-réformateurs, des socio-libéraux, des socio-démocrates et très à la marge, quelques nostalgiques du grand soir fidèles à Benoit Hamon. Les autres suivent Jean-Luc Mélenchon, dans son Parti de Gauche, bon vent à eux ! De l’autre côté, même si Michel Rocard, le leader historique de la deuxième Gauche abhorre Ségolène Royal, cette dernière est la force socialistes la plus cohérente et je n’en doute pas, la seule à pouvoir succéder à Blum, Mendès, Rocard et Delors. Certes, elle se sert de son brevet de mitterrandisme par souci tactique, mais dans la pratique, elle recherche l’ouverture, le rassemblement le plus large au sein d’un PARTI SOCIALISTE ouvert et de masse. Ce que certains appellent du populisme parmi la Gauche bien-pensante qui serait prête à mépriser son encrage dans les milieux populaires, parmi les étudiants, dans les banlieues…C’est ainsi ! N’a-ton pas lu Lionel Jospin dans un sous-entendu pour le moins nauséabond qui ne le grandi pas comparant le courant de Ségolène Royal, Manuel Valls et Vincent Peillon à celui du tristement célèbre Marcel Déat d’avant guerre ! A-t-on bien lu ? J’espère ! D’autant que l’intéressé, il est bon de le rappeler a abandonner les socialistes au moment où un homme politique en vrai chef de parti aurait dû faire front et repartir en « résistance ». Donc, Ségolène est au bas du mur comme le maçon il faut rebâtir. Qui d’autre qu’elle pourrait le faire ? Passer de 29% à 50% si ce n’est pas déjà un début de rassemblent. Là où additionnées les 3 motions fusionnées passent de 70% à 50% ! Alors oui, Martine Aubry est une socialiste de grand talent dont a besoin le parti socialiste, mais sera-t-elle le leader que les français au delà des socialistes attendent ? Je ne le pense pas. Aujourd’hui, l’accumulation des réformes de droite pénalisent encore plus les pauvres, fragilisent la classe moyenne et ce sont encore toujours et toujours les plus aisés qui sortiront leur « épingle du jeu ».
Il faudra donc sortir de cette impasse rémoise. Le vote de vendredi est contesté par les 2 camps il faut donc revoter, désigner des personnalités morales qui garantissent la loyauté du scrutin et ce sera celle qui sera placée INCONTESTABLEMENT devant qui reconstruira le parti sur des fondations qu’on espère saines. A mardi (25/11/08), jour du conseil national, pour la suite de ce pathétique feuilleton.

Marc Ayral

Démocratie volée : Il faut revoter!



Marc Ayral
Paroles du Sud