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29/07/2007

Le Muge gardien des petits balarucois

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C'est un "gentil roumegous" comme disent les anciens! Désormais le muge, lo mujol en occitan trône au faîte du toit de l’école maternelle qui ouvrira ses portes à la prochaine rentrée scolaire.
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Mais pourquoi ce symbole ? Au Moyen-Âge les Seigneurs Evêque de Maguelonne avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt ne fut jamais ou si peu réévalué et les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel balarucois. Ainsi, le vieux muge girouette, puis son successeur fait de fer et de toile créé en 2002 medium_BlVx-retour_médiévales_2007-2.2.jpgne seront plus les seuls à entretenir la mémoire collective. Aujourd’hui, le petit muge, ami des enfants, accompagné pour la circonstance par cinq gallinacés et un petit escargot jouera aussi ce rôle : Apprendre et se souvenir que les racines balarucoises sont profondément ancrées entre vignes et étang.

Marc Ayral

24/07/2007

Images des 10èmes Médiévales

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La 10ème médiévales s’est achevé dimanche par un superbe feu d’artifice. La fréquentation y a été exceptionnelle durant les 2 jours.Gueux et troubadours, ont côtoyé chevalier en armes et trouvères venus d’Oïl ! Ce bel aréopage s’est rassembleé autour de la place du Jeu de Ballon et de la place des 4 seigneurs. Dès samedi
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21 se sont installé dans les ruelles millénaires les artisans pour leur marché traditionnel. Puis les balarucois se sont rassemblés en atours médiévaux pour le défilé (passa-carrièra) précédé du mujol de Balaruc, l’animal totémique de la commune. Des troubadours –tras del Rhône- venus de Provence, ont accompagnés le bon peuple aux accents guillerets du fifre et du tambourin.
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Vin rosés des coteaux de la Moure et Rouge de Villeveyrac ont permis aux taverniers installés pour la circonstance de recréer l’ambiance triviale d’un Kaamelott languedocien.

Photos : Gilles Ballestrière

Marc Ayral

12/07/2007

10ème Médiévales : Un Kaamelott languedocien

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L'année passe à la vitesse d'un cheval lancé au galop le long de la lisse. 9ème médiévales, et déjà 10ème médiévales s’égrènent presque comme des secondes. Le temps s’écoule vite, le temps s’arrêtent aussi le 21et 22 juillet aux alentours de l’an de grâce 1200 !

Le village des remparts, du truc et du Muge va fêter son caractère médiévalo-occitan autour de la commémoration du temps du Seigneur de Maguelonne et Gui Chef de Porc le rebelle ! Gueux et troubadours, vont côtoyer chevaliers en armes et trouvères venus d’Oïl ! Ce bel aréopage se rassemblera autour de la place du Jeu de Ballon et de la place des 4 seigneurs. Dès le samedi 21 vers 20h00, s’installeront dans les ruelles millénaires les artisans pour leur marché traditionnel. Puis à 21h30 les balarucois se rassembleront en atours médiévaux pour le défilé (passa-carrièra) précédé du mujol de Balaruc, l’animal totémique de la commune. Des troubadours –tras del Rhône- venus de Provence, accompagneront le bon peuple aux accents guillerets du fifre et du tambourin.
En fin de soirée, les bateleurs joueront avec le feu jusque tard dans la nuit, comme pour l’éclairer le plus tard possible jusqu’au jour naissant. Vin rosés des coteaux de la Moure et Rouge de Villeveyrac permettront aux taverniers installés pour la circonstance de recréer l’ambiance triviale d’un Kaamelott languedocien, avec modération bien sûr ! Les inhibitions tombant la célèbre phrase du Roi Arthur ne cessera d’être commentée : « Excalibur ce n’est pas un couteau à beurre !… » Médiévale à souhait.

10ème Médiévales de Balaruc le Vieux les 21 et 22 juillet à partir de 20h samedi 21/07 et dès 9h00 le dimanche 22/07 devant la Mairie.

Renseignement en Mairie au 04 67 18 40 07.

Marc Ayral

18/07/2004

"Le Muge de Balaruc" danse

Le muge de Balaruc est de sorti! Comme chaque année le vieux poisson - et pourtant bien frais- symbole balarucois par excellence va déambuler dans les ruelles du vieux village.

Toujours présent pour rappeler à tous nos contemporains l'esprit de contradiction et de défit à l'autorité qu'il représente. C'est un "gentil roumegous" comme disent les anciens! Désormais le muge danse! Jean-Marie Doire et Luc Frégeac les porteurs du Muge ont décidé de faire danser le Muge. Une danse ô combien aquatique pour rappeler que le poisson à moustache sait en plus se rendre attrayant lorsque son public le sollicite. Voilà un poisson bien cabotin! Le Muge de Balaruc a une histoire forgée par le défit à l'autorité. Au moyen-âge le Seigneur Evêque de Maguelonne dont Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt, les balarucois ne le payèrent que 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux pêcheurs qui dura quarante ans et se conclut en faveur des balarucois. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones de clamer le peu valeur de cette taxe par rapport aux gains qu'ils pouvaient en fait exploiter des eaux poissonneuses de l'étang. Ils se moquaient et on entendait, à l'époque, "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. A partir de cette histoire, l'association "Le Truc" a décidé d'honorer l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. Plusieurs villages ont aussi leur animal totémique, carcasse de bois recouverte de tissus, présenté à la population une fois l'an, dans une fête empreinte d'anciens rites païens. On "sort" le bouc à Paulhan, le cochon noir à St-André-de-Sangonis. Le jeudi de l'Ascension, l'âne Martin, seigneur de Gignac, après avoir reçu la bénédiction du prêtre, va parcourir la ville au son des fifres et des tambours. Le Muge de Balaruc héritier de cette tradition va perpétuer lui aussi à sa manière le rite languedocien. La construction du "Muge aura pris quelques semaines. Fait d'une structure métallique et recouvert d'un tissus gris satiné le muge a fière allure. Ses concepteurs lui ont donné une gueule et des ouïes articulées. Ses deux porteurs pourront compter sur les deux guides qui seront respectivement la représentation du pêcheur et du Seigneur-Evêque de Maguelonne.
La présentation du Muge à la population de Balaruc le Vieux aura lieu le Vendredi 19 juillet à 15h00, place de la mairie. Le "Truc" et les Mourres de Porc offriront officiellement à la commune la représentation totémique de l'animal fétiche des balarucois ainsi que la chanson écrite expressément par Lionel Lopez et Philippe Carcassès. (voir ci-contre) "Lo mujol de Balaruc". Le muge dansera joyeusement pour fêter avec le pêcheur les nombreuses bravades à l'encontre du Seigneur évêque. Une évocation populaire de l'histoire locale à ne manquer sous aucun prétexte.

Marc Ayral ©

01/02/2004

Le Truc a son site!

Le premier site consacré à Balaruc le Vieux est né en fin d'année 2003! Mis en ligne récemment, ce site a pour vocation de présenter les activités de l'association et au delà de donner des informations dans ses domaines de prédilection : Culture et environnement! Ainsi Jean-Marie Doire, Luc Frégeac et Marie-Odile Cornacchia avait annoncé lors de la journée des associations l'ouverture de la première vitrine Internet du village des remparts : "www.letrucdebalaruc.fr.fm".

Jean-Marie Doire dans son propos a rappelé que : "le nom de
"Truc", mot occitan, qui signifie butte et le fondement même sur lequel a été construit Balaruc à l'époque wisigothe et devenu depuis 1887 Balaruc le Vieux." Luc Frégeac poursuit en indiquant que "le Truc de Balaruc" a pour objectif de rassembler toute la communauté villageoise autour de deux éléments essentiels de l'âme balarucoise : la nature et la culture. Contacté le président Alain Barry rajoute : "Ce site Internet est là pour marquer fortement notre identité balarucoise et languedocienne. Balarucois de souche et néo-balarucois ne doivent pas oublier que la nature a offert aux anciens leurs moyens de subsistances : Pêche, viticulture, agriculture et élevage." Pour Marie-Odile Cornacchia : "Sur le site la Culture est représentée par un patrimoine historique majeur le vieux village et sa circulade, l'église St Maurice, l'histoire de la seigneurie de Balaruc, le jardin d'Albert Barry adepte de l'art brut et enfin le renouveau de la tradition du Muge, nouvel animal totémique du Languedoc." Jean-Marie Doire complète en indiquant que ce site est ancrée aussi dans ceux qui font le rayonnement du village. "Ainsi nous allons régulièrement mettre en ligne le portrait d'une personnalité majeure de Balaruc le Vieux et nous commençons par Aurélien Evangelisti." En attendant la mise en ligne du site de la municipalité, le site du Truc de Balaruc affirme la présence du village du Muge sur la toile planétaire! Un seul clic et vous serez à Balaruc le Vieux : www.letrucdebalaruc.fr.fm

Marc Ayral ©

23/06/2002

Le retour du muge de Balaruc le Vieux à l'occasion de la fête médiévale.

medium_le_muge.jpgPartir d'un fait historique devenu légende populaire et le faire revivre sous la forme d'un animal totémique est l'idée que l'association "Le Truc" a proposé aux "Mourres de Porc". Séduit, Jean Garcia, organisateur de la fête du village y a adhéré immédiatement.

Alain Barry le préside du "Truc" explique l'idée de son association : "A partir d'une vieille histoire que Marcel Franck, un ancien du village, nous avait raconté et après quelques recherches, avec Philippe Carcassès des "Mourre de Porcs" nous avons exhumé - Marc Ayral et moi- une tradition populaire balarucoise basée sur le défit de l'autorité." En effet au moyen-âge le seigneur de Balaruc n'était autre que l'Evêque de Maguelonne. Albert Fabre dans son histoire de Balaruc y fait référence. Monseigneur Bérenger de Frédol et ses successeurs avaient selon des écrits anciens donné à "la communauté de Balaruc un droit de pêche sur l'étang moyennant une redevance annuelle de 45 livres payée aux évêques de Maguelonne". Ce droit obtenu par l'impôt avait dû "agacer" les balarucois qu'ils ne payèrent pas plus de 50 livres par an jusqu'au XVIIème siècle. L'évêque de Maguelonne intenta un procès aux habitants, procès qui dura près de quarante ans et qui selon Fabre se termina à l'avantage de la communauté de Balaruc. Peu avant la révolution, dans les années 1766 à 1784, le commerce du poisson dut se développer considérablement puisque le montant de l'adjudication passa "allègrement" de 700 livres à 4000 livres. Cette taxe fut semble-t-il appelée la "dîme du muge" ou "l'impôt du muge". C'était une manière pour les autochtones, grâce à leur résistance pacifique, de clamer la faible valeur de cette taxe par rapport aux profits qu'ils pouvaient réellement tirer de l'exploitation des eaux poissonneuses de l'étang. Une plaisanterie circulait alors "Le muge pour l'évêque, le loup et la dorade pour nous!" En hommage à leur poisson fétiche les balarucois l'érigèrent en forme de girouette tout en haut du clocher de l'église St Maurice. Il y resta jusque dans les années 1970 où usé par la rouille, il disparut du ciel "enfangatch". Ainsi, le muge est devenu pour les habitants de ce village le symbole d'un pied de nez à l'autorité. Après ce petit travail d'historiens, les membres de L'association "Le Truc" on décidé d'honorer leurs anciens et leur animal en créant l'animal totémique de Balaruc : "Lo mujol" de Balaruc. En ce moment en construction dans l'atelier d'un des membres de l'association "le muge de Balaruc" va rejoindre les autres animaux totémiques du Languedoc : "Le taureau de Mèze", "la chèvre de Montagnac", "le poulain de Pézenas"… : Dans de nombreuses villes et villages au cœur de l’Hérault, les habitants ont choisi des animaux comme symbole totémique, ils servent d’ouverture à toutes les festivités locales. Grâce à quelques passionnés de traditions populaires Balaruc le Vieux honorera à nouveau son Muge, bien dans l'esprit frondeur du balarucois!

10/02/2002

La chanson du "Muge de Balaruc" in extenso

La chanson du Muge de Balaruc ne pouvait être qu'en occitan; version dialecte de Thau , ceci pour les puristes. Lorsque Alain Barry, le président du "Truc" et Marc Ayral ont proposé de créer une chanson à la gloire de l'animal local, Lionel Lopez et Philippe Carcassès des "Mourres de Porc n'ont pas hésité une seconde : "C'est une superbe manière de faire vivre notre culture populaire locale!". S'exclame Lionel. En effet, la culture ce n'est pas seulement les beaux arts, la musique et la littérature mais c'est aussi toutes les choses partagées par la mémoire collective. "Le Muge de Balaruc" en est un exemple vivace. Chantons-le ensemble!

Lo Mùjol de Balaruc

L’ estanh de Tau amaga tant de monde
Que gausan pas se mostrar au sorelh
Totes franc d’un , un peis qu’a pas vergonha
De sautar naut faire lusir sa pèl .

Refranh :
Cantem ensems lo mùjol de Balaruc
Que l’an quilhat sus la glèisa dau truc !
O Monsenhor , siàs estat colhonat ,
Ambe de mùjols Balaruc t’a pagat .

O peis d’ argent au front coronat d’ aur
Totjorn content e que jamai rondina
Se ditz aqui qu’ as trobat un tresaur
En graufinhant lo fons d’ una robina.

Refranh

Monde d’ estanh , monde de la Gardilha ,
Fai ja de temps que lo melhor ,es el,
Per saludar lo garçon e la filha :
Car de l’estanh es lo còp de capèl !

Refranh

Traduction :

Le muge de Balaruc

L’étang de Thau cache tant de monde
Qui n’ose pas se montrer au soleil !
Tous , sauf un , un poisson qui n’ a pas honte
De sauter haut faire briller sa peau.

Chantons ensembles le muge de Balaruc
Que l’on a placé au sommet de l’église de la petite colline
O Monseigneur , tu as été bien attrapé,
Avec des muges ,Balaruc t’a payé.

O poisson d’ argent au front couronné d’or,
Toujours content et qui jamais ne rouspète
Il se dit par ici que tu as trouvé un trésor
En grattant le fond d’un petit canal d’irrigation.

Gens de l’ étang , gens de la Gardiole
Il y déjà longtemps que le meilleur c’est lui
Pour saluer le garçon et la fille :
Car de l’étang c’est le coup de chapeau !

Au refrain deux fois.
Lionel Lopez le 10/02/2002.
Philippe Carcassès
D'après une idée de Marc Ayral