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09/06/2007

Elections : Piège à c...?

Selon le bon vieux slogan soixante huitard : Elections pièges à cons, on est en droit de se poser cette question qui semble redevenir d'actualité. Un peu de provocation dans se monde de brute n'est que peu de chose!

Si on regarde avec maintenant le recul d'un mois les résultats des élections présidentielles on s'aperçoit que l'électorat qui a voté pour Nicolas Sarkozy sont ceux, de manière mécanique, que sa politique va le plus pénaliser. Un sorte de masochisme des ouvriers, des précaires, même des chômeurs. C'est fou de constater que comme un seul homme ou presque l'électorat populaire s'est précipité vers ce vote comme avec l'espoir de gagner à l'euro-million! C'est ainsi!

Pour la suite, les élections législatives, si on en croit les sondages devraient nous amener une ribambelle bleue de députés godillots qui n'auront qu'un souci : appuyer mécaniquement sur le bouton "oui" ou "pour" de leur pupitre lors du vote des textes présentés par le gouvernement. Triste spectacle démocratique. Il est vrai que si l'opposition était plus représentée cela permettrait de créer un équilibre salvateur, à la marge certes, mais c'est toujours cela.

Alors, si ce même électorat confirme sa volonté nous aurons y compris sur la 7ème "un agathois venu par la plage". Selon l'expression sétoise qui désigne le "benet du canton". Jamais les sétois n'ont accepté qu'un citoyen du Mont St Loup ne vienne s'occuper de leurs affaires. Bon test : Nous verrons déjà dès dimanche au soir si le fameux piège pourtant très visible, de nombreux sétois y tombent, comme d'autres. Ce serait une grande première et la preuve que la fameuse vague bleue ressemble à l'ouragan* -le vrai- de 1982.

Aller voter, ouvrir les yeux, vigilence, ne rien lâcher. Comme un viatique du citoyen averti!


Marc Ayral


*terrible tempête de 1982 qui dévasta le Littoral languedocien et détruisit à Sète l'habitat côtier.

23/05/2007

Observons donc! Agissons donc!

C'est fait ou presque! Toute chose entre dans sa case, ou presque! Un président, un premier ministre, un gouvernement! Comme le dit le premier Ministre : "Nous allons appliquer la politique, pour laquelle Nicolas Sarkozy a été élue". Dont acte! Avant cela il y a un passage obligé les élections législatives. 54% des français ont voulu un quinquennat de Droite. Il vont l'avoir! Nicolas Sarkozy l'a réaffirmé lors de son discours d'investiture. "Exigence, obligation de résultat!" Avec ça, chacun de ses ministres est averti, il faut réussir! Observons donc! Une fois l'état de grâce passé entre 2 haies de supporters venu l'applaudir lors de son footing quotidien, nous entrerons dès cet été, à l'occasion d'une session parlementaire exceptionnelle, dans le vif du sujet! Social, économie, retraite, régimes spéciaux, réforme de l'Etat, Europe; les sujets ne manquent pas sur lesquels le président de la République a décidé d'agir. Observons donc!
L'automne sera révélateur de la réponse que les salariés et leurs organisations syndicales veulent apporter aux réformes proposées à la concertation. Attendons la suite!

En attendant, donc, on sourit -jaune- de voir un authentique talent partir servir un gouvernement de Droite. Comme le dit le Canard Enchaîné" : " Sarkozy veut réformer la France à coup de Kouchner!" On attend la suite. Le voilà partit pour le Darfour. Observons donc!

En attendant il y a les législatives. La vente continue pendant les travaux! Et des travaux, il en faut. Sur la 7ème circonscription de l'Hérault, aussi ! Ainsi, le député communiste sortant essaye de sauver son mandat. Pour cela, il feint d'oublier son étiquette PCF. Aimable subterfuge pour ramener a lui l'électorat de Gauche vers le vote utile. Il est légitime de se poser la question suivante : "A quoi servira un élu communiste dans la future assemblée nationale, alors que seul le PS, dans l'opposition de Gauche, pourra avoir -objectivement- un groupe parlementaire ?" Observons donc!

Des travaux il en faut! Un PS et une Gauche avec des idées novatrices, des structures politiques internes à réformer, des pratiques « notabilisantes » à proscrire, un changement générationnel, une définitive et totale parité, un strict non-cumul des mandats. Des travaux, il en faut. Agissons donc !

Marc Ayral

06/05/2007

6 mai : Un choix simple et clair.

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medium_file_231412_619401.2.jpgEh bien voilà tout est dit ! Les arguments échangés, les petites phrases lâchées ! Projet contre projet, donc ! En effet, la confrontation a bien eu lieu !

Loin du débat policé de 95 entre Jospin et Chirac, le débat Royal-Sarkozy ne s’est pas déroulé à fleuret moucheté. Ségolène Royal est apparue comme combattante de son Pacte Présidentiel et a mis à plusieurs reprises sur la défensive Nicolas Sarkozy. Il faut reconnaître qu’il n’a pas perdu son sang froid. Ses options restent bien ancrées à Droite. Aucun infléchissement. Les choses sont claires maintenant. Sur la sécurité, sur l’éducation, sur les 35h, sur la fonction publique sur l’environnement, sur l’énergie, sur l’Europe. Tous les sujets apparaissent clivés. Contrairement à ce qu’a dit Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a indiqué sur chacun des thèmes ce qu’elle souhaitait faire.

Deux conceptions du pouvoir : L’une rénovée, basée sur la concertation, le dialogue social, la participation citoyenne, l’autre classique, typique de la Vème République, construite sur le pouvoir d’un homme, le Président de la République. Chacun est au clair. Les français peuvent choisir en toute connaissance de cause la France qu’il souhaite pour les 5 ans à venir.

Personne, sain d’esprit, ne pourra dire "Et si j’avais su". Le coup est lâché, la cible sera atteinte dimanche à 20h. Les sondages sont défavorables à Ségolène, c’est un fait ! Mais les Français ont démontré qu’ils n’aimaient guère qu’on leur dicte leur choix. Le formidable enthousiasme du 1er Mai de Charlety aura avant le débat cristallisé l’électorat de Gauche au sens large.
Reste à savoir ce que fera celui de François Bayrou et celui de Jean-Marie Le Pen ? La partie n’est pas jouée jusqu’au coup de sifflet final. Ségolène a encore deux jours d’un match âpre. Le résultat sera serré car les Français sauront au final se souvenir des 5 ans qu’ils viennent de vivre : Précarité, chômage, exclusion, paupérisation, baisse du pouvoir d’achat, Europe en panne…Je vous le re-dis le choix est simple, clair, net et précis. Aux français de dire, aux français de parler en toute démocratie. Le reste nous le vivrons TOUS ENSEMBLE, quoi qu’il arrive.

« Toute la Famille Ayral appelle à voter et à faire voter Ségolène Royal »

Marc Ayral ©

02/05/2007

Témoignage d'Elodie, 16 ans!

A propos de la note "la Famille Ayral appelle à voter Ségolène Royal", une jeune femme de 16 ans, Elodie, à laisser le commentaire suivant. Je vous le livre in extenso, comme un témoignage, certes subjectif mais dont le ressenti exprime une crainte réelle:

"Comment un tel homme (ndlr : Nicolas Sarkozy) pourrait-il devenir le futur président de la France, le pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité?
N'oublions pas qu'il a aussi dit pendant son meeting de Bercy qu'il voulait "formater les francais" et il s'est fait acclamer!!
Honte à la France, si aprés LE PEN (ndlr : au 2ème tour en 2002), nous avons Sarko président!!
Je n'est que 16 ans et ...Pitié, aller voter car on veut pas d'un Sarko totalitaire qui ce fait soutenir par des vieux tel que Henry Salvador ou Johnny Halidays, c' est pas ça la France de demain!!
Nous voulons une France métissée, c'est ça notre avenir!!"
Elodie.

Marc Ayral ©

Bernard Pastor s'élève contre les propos du Pasteur Baty

Dans Midi Libre du 25/04 le Pasteur Claude Baty, président de la FPF, notait une évolution des protestants vers la droite. Bernard Pastor, Médecin sétois, militant socialiste et protestant, "il n’y a pas d’incompatibilité" précise t-il, s'élève contre ces propos choquants de la part d’un Pasteur dont le rôle n’est pas de prendre des positions politiques mais plutôt de prendre soin de la santé spirituelle de ses fidèles et de se révolter contre toutes les formes de misères.

"« Les choses auraient bougé depuis les prises de position du PS sur des questions éthiques », en réponse je ne citerai que les propos de Ségolène Royal « La recherche scientifique, comme toute activité créatrice, doit disposer d’une grande liberté conceptuelle, à condition qu’elle respecte dans ses développements, nos valeurs, et en premier lieu les valeurs d’ordre éthique, qui sont le fondement d’une société démocratique. J’y veillerai. ».
Nicolas Sarkozy a pris position sur le caractère supposé génétique des pédophiles et de la tendance suicidaire de certains adolescents sans jamais douter ou au moins se poser tout simplement la question de la responsabilité de l’évolution de notre société. Le tout marchand, le tout libéralisme, l’absence de vision d’avenir font que toute dérive est possible et que le désespoir peut envahir des esprits fragilisés. Qui parle d’éthique ?
Dans un monde où le libéralisme débridé crée de plus en plus de chômage, de précarité, d’éclatement de la cellule familiale, le rôle d’un Pasteur ne serait-il pas de venir en aide à tous ces hommes et ces femmes qui souffrent ?
D’un côté nous avons Nicolas Sarkozy membre du gouvernement sortant qui n’a fait qu’accentuer les difficultés des Français et dont les propositions ne feront qu’amplifier ce fossé entre les plus riches et les plus pauvres.
Pour sa part Ségolène Royal veut que la République soit celle du respect entre les hommes, du courage en redonnant confiance à l’esprit d’entreprise, de la solidarité en soutenant et en remettant en selle ces hommes et ces femmes qui vivent ne marge de la société, de l’égalité en permettant à chacun d’accéder à une vie digne."
Conclut Bernard Pastor.

http://agauchea7.typepad.com/

Marc Ayral ©

30/04/2007

Après le "nettoyage au Karcher", Sarkozy veut "liquider Mai 68"!

Nicolas Sarkozy prône le retour à l'avant Mai 68. Ordre, citoyen infantilisé, déférence au chef, mise au pas des syndicalistes. Out, défora, basta, dehors la liberté, vive la brutalité... Stigmatisant de manière outrancière la voie ouverte par Mai 68 il a dénoncé dimanche dernier cette révolution culturelle en indiquant fidèle à son habitude que le seul moyen était de "liquider Mai 68". Il est vrai que la semaine passée, à Montpellier, le leader charismatique de Mai 68, Dany Cohn-Bendit avait appelé François Bayrou et Ségolène Royal au dialogue pour entreprendre une "révolution démocratique" d'un autre type que "l'ordre nouveau" que semble proposer Nicolas Sarkozy. Quand on dit que la Droite est réactionnaire, pour le coup là on est dans le mille. Lui qui parle sans cesse à propos de François Bayrou de retour de la IVème République, il veut emmener le peuple français vers les pires heures de la Vème du SAC et des barbouzes. On croyait, qui plus est, que son soi disant respect pour la personne de Ségolène Royal était partagé par son entourage. On a aussi entendu hier de la bouche de MAM -comme par hasard, une femme- "Mme Royal change d'idée comme de jupes". C'est tellement plus facile de confier les bons mots sexistes à une femme. Ou encore Mme Boutin, ignoble: " Mme Royal fait commerce de sa personne" Parallèle odieux avec l'expression liée à la prostitution. Honte à ce modèle de société construit sur la calomnie. Oui, j'avais 11 ans en 68, mon père cheminot, a fait 1 mois de grève, je ne voue pas à Mai 68 tous les bienfaits...Mais j'en connais les apports indiscutables en matière de liberté d'expression, de Culture et sur le plan social n'en déplaise à M. Sarkozy. En restant lucide je dis que Nicolas Sarkozy s'érige en victime pour mieux faire passer sa purge tatchérienne. Si d'aventure, Dimanche!...Ce que je ne crois pas bien sûr!

Marc Ayral ©

Lettre ouverte à Eric Besson

Lettre ouverte à Eric Besson de la part de celui qui était assis à ses côtés dans l'hémicycle
Paris, le 24 avril 2007

"Cher Eric,
J'avais appris avec tristesse ton départ du Parti Socialiste. Tu disais vouloir te retirer de la vie politique et tu annonçais que tu ne briguerais pas un nouveau mandat de député pour des raisons personnelles. Ce choix était ton choix, je le respectais sans partager les critiques que tu avais alors exprimées. Mais voilà que tes doutes sont devenus haine et que tu t'es même fendu d'un livre à charge contre Ségolène Royal, contre tes anciens camarades, contre ceux qui te faisaient confiance.
Nous apprenons le soir du premier tour que tu rejoins Nicolas Sarkozy, celui-la même que tu as combattu pendant cinq ans à nos côtés. La trahison est amère. Comment en quelques semaines, as-tu pu passer du statut de député socialiste et de secrétaire national du PS en charge de l'économie et de la fiscalité à celui d'animateur de la campagne de Nicolas Sarkozy ?

Tu ne trouves rien de mieux pour légitimer cette trahison qu'une nouvelle diatribe contre notre candidate que tu affubles une fois de plus de tous les défauts, de toutes les impuissances et de tous les dangers. Est-ce là ton nouveau rôle au sein de l'UMP ? Tirer à vue sur le parti qui t'avait fait confiance ? En quelques semaines tu as abandonné tes valeurs de gauche pour désormais inviter« au rassemblement républicain derrière Nicolas Sarkozy ». Quelle mascarade! Quelle aigreur peut bien expliquer cette écoeurante et déloyale volte-face ?

J'ai encore en mémoire tes interventions dans l'hémicycle souvent virulentes, toujours pertinentes contre Nicolas Sarkozy ; je m'en souviens bien, j'étais assis à tes côtés. Ainsi le 21 octobre 2004, tu interpellais le candidat UMP, alors ministre de l'économie et des finances. Tu ne mâchais pas tes mots: « l 'honneur d'un ministre est d'être au service de l'intérêt général, c'est à dire au service de tous ses concitoyens, et non pas de les dresser les uns contre les autres, comme vous ne le cessez de le faire ». Pouvoir d'achat, chômage, EDF SUEZ, affaire clearstream ... autant d'interpellations souvent incisives dont tu as été l'auteur et dans lesquelles tu dénonçais à juste tire le bilan calamiteux du gouvernement sortant, ce bilan qu'aujourd'hui tu acceptes de défendre, en t'engageant pour le candidat sortant.
Secrétaire national du PS tu es venu dans ma ville à Gonesse animer une réunion publique pour présenter le projet du PS pour 2007 il y a presque un an aujourd'hui. Tu avais alors dénoncé l'échec du gouvernement et tu avais défendu les propositions économiques des socialistes que tu portais alors ... C'était avant ce reniement, c'était avant ce ralliement.

Je reste perplexe lorsque je relis ta propre introduction au livre Les inquiétantes ruptures de M Sarkozy. Tu écrivais: «Nicolas Sarkozy est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo conservateur américain à passeport français ». Aujourd'hui tu affirmes que Nicolas Sarkozy est « le plus préparé et le plus qualifié» pour présider notre pays, que tu partages «son diagnostic et les réformes vigoureuses» qu'il préconise. Plus grave encore, tu affirmais dans ce livre « Nicolas Sarkozy ne croit pas au modèle républicain d'intégration. [. .. ] le modèle que le patron de l'UAfP a en tête est communautariste et confessionnel ». Tu prétends maintenant rejoindre Nicolas Sarkozy car« il s'agit de l'intérêt du pays» et qu'il a «trouvé les mots pour appeler au rassemblement républicain» ?

Quand je t'ai vu dans les bras de Nicolas Sarkozy à Dijon quelque peu mal à l'aise, je n'ai pu m'empêcher de penser aux 853 salariés de la société LSG - Gate Gourmet située en grande partie dans ma circonscription et en Seine et Marne qui venaient d'être licenciés ce même jour. Victimes du choix délibéré de la logique purement financière des actionnaires de l'entreprise, ils n'ont pas été protégés par la loi puisque la droite a remis en cause dès 2003 les articles de la loi de modernisation sociale relatifs aux licenciements économiques que nous avions ensemble votée lorsque la gauche était au pouvoir. Ils n'ont pas plus été protégés par le gouvernement, et en particulier par le ministre du budget Jean-François Copé qui au début du mois d'avril a pourtant reçu une délégation de salariés.

Le monde de la politique est sans pitié, nous traversons tous des moments difficiles, nous subissons tous des attaques et parfois nous sommes découragés ou déçus. Mais quelles que soient tes raisons personnelles et peut-être les souffrances que tu as pu connaître, rien ne t'autorise à trahir ainsi les tiens. Tu prétends toujours être un homme de gauche « qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite» mais ton attitude ne peut être comprise et ne peut qu'augmenter le discrédit des citoyens vis-à-vis de la politique au moment même où ils ont retrouvé massivement le chemin des urnes.

Une très grande majorité de Français souhaite le changement et la rénovation politique, un Etat impartial, refuse les tensions dans les villes et les quartiers et met au cœur ses préoccupations l'emploi et le pouvoir d'achat. Tu viens de te ranger aux côtés de ceux qui ont échoué pendant cinq ans. Le 6 mai, rassemblés autour du pacte présidentiel, l'espoir a pour nom Ségolène Royal.
Eric, je ne voudrais pas être à ta place aujourd'hui, je ne pourrais pas me regarder en face."


Jean-Pierre Blazy,
Député (PS) du Val d'Oise, Maire de Gonesse

Marc Ayral ©

28/04/2007

Ruptures, réquisitoire contre une politique sécuritaire poussée à son paroxysme

Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, auteur de nombreux ouvrages, dont Le Traité de démagogie appliquée, avait préparé un nouvel ouvrage : "Ruptures" : dressant le bilan sans concession de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Ce texte sera publié intégralement sur Betapolitique.


Marc Ayral ©