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03/01/2017

Sète : Redoutable poison! (COFAZ, aujourd'hui TIMAC Agro)

Article du 14/01/2007.
medium_13012007456.jpgRedoutable poison! Panache de fumée distillé depuis des décennies, au moins 6! Les vieux sétois l'appellent encore la Cofaz (compagnie française de l'azote) du nom de la societé propriétaire de cette usine dans les années 70. Avant cela c'était la "Bordelaise", puis cela a été "Norsk Hydro" et aujourd'hui "Sud Fertilisants". Une vie de pollution de l'air, des sols où sont implantés l'usine, des sols qui reçoivent les engrais produits par celle-ci. L'eau aussi, quand j'étais enfant on allait se baigner au "Creusot" du temps de l'ancêtre de l'actuelle usine. Là insouciamment on pataugeait autour d'un gros tuyau...Je vous laisse imaginer notre inconscience et celle de nos parents. Je nous revois, il y avait là, Valette, Gilibert, Berthod, Ouillastre, Nébout, Leboffe le pointu* de la bande. Et lui, il en a respiré toute sa vie durant des saletés de la verrue locale. Des familles entières de pointus ont bien essayé de faire bouger les choses. Mais pot de terre contre pot de fer. Et puis dans un secteur où le bassin d'emploi est sinistré, le chantage a été le meilleur argument des dirigeants qui se sont succédés à la tête de cet outil industriel digne de l'exigence medium_13012007455.jpgenvironnementale d'un pays du tier monde. Il faut reconnaître à François Commeinhes qu'il a eu un certain courage au début de son mandat d'essayer de faire déménager le pollueur. Mais le périmètre "Sévéso" a été annulé, les normes et les contraintes s'imposant ont été revues à la baisse, le député a plaidé en faveur du maintien de l'activité, un coup de peinture, AZF oublié, un nouveau filtre installé dont selon l'ancien directeur de l'usine "sort un pourcentage important de vapeur d'eau". Nous voilà donc toujours, cher pays de mon enfance, avec ce beau ruban blanc sur fond de ciel bleu qui grâce à un léger "levant siroc" va se déposer sur la surface de la lagune à quelques centaines de mètres des premiers parcs. Mais suis-je bête de la "vapeur d'eau" nous a t-on dit, c'est sans risque. Et puis l'étang est classé en "B", donc c'est top. Dormons, dormons citoyens, tout va bien! medium_13012007454.2.jpg


* Pointu : nom des habitants du quartier de la Pointe Courte (quartier bordant la cocotte minute sétoise...)
Marc Ayral ©

20/01/2007

Décharge sauvage : Déjà en 2002!

medium_dechets-crique-angle1.2.jpgCe matin (20/01/07), vous pouvez lire dans l'édition de Sète de ML, sous la plume de Patrice Castan, la seconde partie du dossier consacré aux "pollueurs de Thau". Pour ma part, je vous propose de lire l'article que j'ai rédigé et qui est paru en janvier 2002 dans ML.

Décharge sauvage ou camouflée, ça suffit !
Les atteintes à l’environnement, notre bien commun, sont comme les autres incivilités trop fréquentes.


"Le promeneur a le choix : Crique de l’Angle, site naturel protégé, des personnes négligeantes et par ailleurs répréhensibles déposent fréquemment des déchets verts, face au terrain de tambourin et le long de l’Agau. En période d’après Noël on peut y trouver des squelettes de sapins qui ont du ravir de charmantes têtes blondes ! Peut-être que les “ déposants ” ignorent qu’une déchetterie existe à l’entrée de la commune où ils auraient par ailleurs la possibilité de choisir la poubelle la plus adaptée pour leurs détritus verts et autres reliefs d’agapes. De l’autre côté de l’Avène à l’entrée de l’ancienne voie ferrée, proche du lagunage de Poussan, on peut découvrir un feu d’artifice de tuyaux, bacs de polystyrène etc. Par grand vent, les bacs, très légers, se répandent dans la vigne en contrebas et le long du chemin adjacent. Belle image de notre bord d’Etang de Thau ! Comment ce laisser-aller d’adultes responsables (?) pourrait donner l’exemple aux jeunes? Eux aussi, contribuent, très appliqués à la besogne, aux dépôts de canettes, emballages de fast-food, sous les Abribus. La liste à dresser de ces atteintes à notre patrimoine naturel n’est, ici, pas exhaustive ! Faut-il rappeler que les lois du 15 juillet 1975, du 13 juillet 1992 et du 2 février 1995 obligent les communes ou leurs groupements à assurer la collecte et l'élimination des déchets ménagers. Ces derniers ne peuvent être éliminés que dans des décharges contrôlées de résidus urbains autorisés au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement. Bien sûr, les dépôts sauvages proviennent le plus souvent d'apports clandestins réalisés par des particuliers ou entreprises de TP. Le pouvoir de police du Maire l’autorise à adresser au responsable du dépôt ou propriétaire du terrain une mise en demeure pour exiger, outre l'enlèvement des déchets, la clôture du terrain. La commune est en droit de faire enlever les déchets et effectuer les travaux de ré-aménagement au frais du propriétaire. Ceci dans le cadre d’une procédure très cadrée, mais tout à fait opérationnelle. Alors, que chacun prennent ses responsabilités, élus, propriétaires et citoyens pour que nous puissions vivre la nature avec envie et non avec dégoût."

Marc Ayral ©

19/01/2007

Dossier Noir des pollutions de Thau

medium_dechets-crique-angle4.jpgIl y a des jours où j'ai un petit sentiment de fierté d'appartenir à la rédaction de l'agence de Midi Libre en tant que correspondant local de Balaruc le Vieux. En effet, aujourd'hui (19/01/07), un dossier réalisé par Patrice Castan met en évidence les nombreux manquements et atteintes à l'environnement du Bassin de Thau. Une cartographie précise a été medium_dechets-crique-angle1.jpgréalisée. Complète et argumentée. Le journaliste sétois apporte des éléments chiffrés et factuels qui ne laissent pas la place à l'éditorialisation et au parti pris, ce qui je l'avoue, est souvent mon cas en l'espèce. Donc, ce dossier n'a que plus de crédibilité. Tout y passe ou presque. Dépôts sauvages, débordemenrts des lagunages, réseau pluvial transformé en égouts, détournement du ruisseau de l'Agau, lessivage de sols souillés par le surpaturage de la medium_dechets-crique-angle5.jpgCrique de l'Angle etc. etc. Au milieu de cela la gestion calamiteuse et illégale par la mairie de Balaruc le Vieux du bouchon de l'Agau est une anthologie de l'ineptie et de l'incompétence. Je vous conseille d'acheter aussi le journal de demain (20/01/07) où sera recensé -hélas- la cartographie des dépôts sauvages en tout genre.
medium_depots-dechets.jpgPour ce qui me concerne, des images valant mieux que de longs discours voilà quelques photos (que j'ai prises depuis 2001) des méfaits des pollueurs locaux. Ces photos ont été toutes prises à La Crique de l'Angle.

Marc Ayral ©