Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/12/2007

Toujours à l'écoute de Ségolène

Intéressante extrait de l'interview, sans concession, de Ségolène Royal lors de l'émission "On n'est pas couché".
Précisions, analyses, sur la campagne des présidentielles. Et pour l'avenir...



Marc Ayral

03/07/2007

C'est reparti comme en 2002?

Décidément le PS a du mal avec la défaite! En 2002, rien ou presque n'a été fait pour changer la donne interne. Pire les écuries "pachydermiques" ont été confortées. Pire que pire, certaines se sont permises d'aller à l'encontre de la majorité du Parti sans que pour cela des comptes leur aient été réclamés. On a vu même, les "cryptos-communistes" viscéraux aller tenir tribune commune avec l'extrême Gauche, jouer à plus de Gauche me va bien au teint.

Aujourd'hui 5 ans après c'est reparti comme en 2002, Mélenchon, mélenchonne, Fabius joue du Fabius du meilleur niveau, Emmanuelli emmanuellise, Bref, le top du top venant de leaders socialistes qui n'ont cure de ce qui s'est passé à l'occasion de ces 2 échéances présidentielles. Là-dessus, le mini psychodrame du couple Royal-Hollande a défrayé la chronique people et nous voilà dans de beaux draps!
François Hollande, a attisé les braises des anti-royalistes. Curieux mais c'est ainsi. Donc on va attendre gentiment plus d’un an avant d'envisager de réformer quoique ce soit. J'en viens à penser que les défaites n'ont pas été assez sévères. Il est vrai que chaque notable du Parti a retrouvé son siège douillet de Député alors se disent-ils "le Parti passe après..." et "Charité bien ordonnée..."

Face à ce mic-mac pitoyable, où l'on découvre l'hallali pathétique contre Ségolène Royal, les militants sont chagrinés. Mais ils ne perdent pas le sens politique. Certes la phrase de Ségolène sur le Smic à 1500€ en a déboussolé plus d'un, mais ils savent bien que seule Ségolène Royal est porteuse d’un changement radical dans la pratique politique, dans les idées, dans le re-fondement indispensable du Parti Socialiste et au-delà de la société française.

Nous patienterons, donc, puisque c'est une grande qualité en politique. Mais les militants ne se tromperons pas quand viendra l'heure de choisir. Comme lors du vote du 16 novembre 2006 qui l'a sans conteste amené à représenter la Gauche à la Présidentielle 2007! En 2008, sera la fin de 6 ans de la balkanisation socialiste. J'espère!

Marc Ayral

20/05/2007

Images de campagne : Nostalgie vite oubliée

Quelques images de campagne, que les militants auront plaisir à revoir dans quelques années, mais qui restent amèrent après la défaite du 6 mai.

medium_1er_mai_groupe.jpg

Défaite, certes mais qui à l'identique de ces images donne espoir et sera fondatrice d'une Gauche enfin rénovée. Faisons-en le pari. Pour notre pays! Car une Droite maintenant en charge de tous les pouvoirs ne sera pardonnable d'aucun échec. Et ce ne seront pas les régions socialistes qui pourront contrebalancer la vague bleue qui s'annonce, sauf miracle d'intelligence à Gauche ce que je n'ose espérer en 3 semaines...Mais qui sait!

medium_31032007536.jpg
Alors en Sète et Thau je vous livre les images que j'ai eu l'occasion de prendre à la volée de telles ou telles manifestationc.

medium_31032007539.jpg

Ségolène Royal, bien sûr absente y a été pourtant omniprésente, comme elle le sera dans les mois et années à venir il ne peut en être autrement.
medium_ségolène_royal_débat_du_02-05-07.jpg

Marc Ayral ©

16/05/2007

Montebourg : Nous souhaitons que Ségolène Royal s'investisse dans la redéfinition d'un projet de Gauche

Consacrer désormais toutes nos forces à poursuivre la rénovation pour définir un projet de gauche adapté à la société d'aujourd'hui par Thierry Mandon et Arnaud Montebourg

medium_montebourg_et_royal_paroles_de_balaruc.JPG

"En obtenant Dimanche 47% des voix dans un scrutin présidentiel marqué par une participation électorale record, Ségolène Royal a réussi, dans des conditions très différentes, à repositionner la gauche au niveau où Lionel jospin l'avait placé aux présidentielles de 1995. Beaucoup, comme nous tous, seront déçus par un résultat dont ils attendaient beaucoup plus, espèrant la victoire. Mais peut-on considérer comme une "terrible défaite", selon les mots même d'un procureur indécent qui n'a pas attendu 5mn après 20h, dimanche soir, pour prononcer son réquisitoire, ce qui finalement n'est que le résultat tristement logique d'un parti socialiste dont nous avons si souvent dénoncé les conservatismes et le manque d'audace.

Rendons donc d'abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu'elle a imposé aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la Vlème République, nouveau.'<: outils de régulation économiques et fiscau.'<:, priorité écologique, redéfinition et réorientation d'un projet eUropéen protecteur et volontaire, ambition pour l'égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succés. Il faudra d'ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n'avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d'appareil. Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d'un projet de gauche adapté à la société d'aujourd'hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s'y investir, quels que soient les choix difficiles qu'il faudra assumer.

Car la rénovation d'un appareil sclérosé par 10 ans de-gestion-de-compromis-misérab1es sera tache difficile. _ Elle impliquera de s'ouvrir puissamment sur la société, d'associer à notre réflexion intellectuelle, hommes et femmes de gauche d'autres formations politiques et d'inventer le cadre politique de ce travail d'envergure. Le Nouveau parti socialiste? C'est toujours notre démarche, l'intention d'alors est désormais evidence pour tous. Mais il y a dejà urgence car 5 années, c'est court. Prendre la mesure véritable de l'etat de la société et des aspirations des citoyens, définir un projet ambitieux et crédible, rénover les pratiques et les équipes, bref rattraper le retard strategique considérable que nous avons pris vis a vis de la droite nécessitera beaucoup de temps, qu'il faudra accomplir dans un delai record ! Il faut donc engager ce travail sans attendre, un congrès
de la rénovation, pouvant se muer en assises de la gauche rénovée, devra donc se tenir d'ici la fin de l'année. Nous n'accepterons pas les tergiversations qui, visant a reporter l'inventaire des raisons de la défaite, auraient pour conséquence de faire en sorte que rien ne change. On ne rejouera pas 2002 en 2007.

Pas plus qu'on ne doit changer l'objet de la réflexion. Déjà, les plus fatigués du travail politique nous invitent a engager une réflexion sur notre stratégie d'alliance. "A gauche toute" disent les uns; "avec le centre" déclarent les autres! Ce n'est pas ainsi que nous concevons la rénovation. Il serait d'abord stupide de devoir choisir l'une ou l'autre de ces stratégies. Un parti socialiste rénové devra pouvoir rassembler a sa droite et à sa gauche, faute de quoi il serait condamné a dépérir au bénefice de formation plus jeunes et plus audacieuses. Mais surtout, la stratégie d'alliance n'est que l'aboutissement de la reflexion programmatique, en aucun cas son préalable. Quand nous devons repenser nos objectifs politique et nos outils, il faut d'abord investir toute son énergie sur le projet. Viendra ensuite la stratégie d'alliance et les eventuels compromis.

"Rénover maintenant !" écrivions nous apès le Mans. C'est toujours et plus que jamais notre projet après la défaite. Mais ce combat dépasse désormais notre seule sensibilité. Il doit devenir celui du parti tout entier, voire celui de toute la gauche de gouvernement. C'est désormais a cela, plus qu'aux vaines querelles d'appareil, que nous devons nous consacrer."


Déclaration du 8 mai 2007.

Marc Ayral ©

13/05/2007

Restons « groupir » !

Les affres d'une défaite ont tendance à morceler plutôt qu'à rassembler. Ainsi est l'humain. "Les rats quittent le navire" disent certains. Bien vilaine expression. Certes il y a eu les trahisons des Besson, Allegre et consort, mais que restera t-il d'eux dans quelques années. Entre temps nous aurons reconstruit patiemment la vrai Gauche que les gens attendent. Méfions-nous des circonstances très fugaces. L'ouverture au Centre-droit en est une. Chacun des leaders du PS s'est prononcé comme "disponible". Tant mieux nous aurons besoin des meilleurs pour dénouer l'écheveau.

La Gauche de la Gauche comme à son habitude essaye de tirer partie d'une situation qui selon eux est "un désaveu de la politique droitière du PS". Ce n'est pas avec le à peine 4% de Dominique Voynet et Marie-George Buffet, le un peu plus de 4% de Olivier Besancenot que l'on doit exclusivement construire la nouvelle Gauche. Faut-il un parti rassemblé à Gauche du PS? Je n'en sais rien, qu'ils s'en débrouillent. Les idéologies marxistes ont pourtant depuis belles lurettes fait preuve de leur nocivité sur l'humain. Alors, espérons, sans illusion, que la LCR et le PC abandonneront définitivement ces impasses. Car les donneurs de leçon qu'ils sont quelquefois auraient eux aussi à effectuer une mue salvatrice pour tout le peuple de Gauche. Leur contribution en serait alors forte, sincère, oxygénante, enfin débarrassée des dogmes.

De même à l'opposé, les sociaux-démocrates, dont je suis ont-ils intérêt à pousser le bouchon dans ce sens encore et encore. Notre dogme à nous, le compromis social est-il objectivement possible dans notre pays ? On a bien vu que les méthodes de personnalités exceptionnelles comme Michel Rocard et Jacques Delors basée sur la concertation et le dialogue ne pouvaient permettre à elles seules l’avènement d’une démocratie similaire à celles installées en Suède ou en Allemagne. La France a une histoire différente. Les 14 ans des mitterrandisme ont perturbé durablement la position de la Gauche. La « société mixte » de François Mitterrand n’était pas la social-démocratie et son pouvoir monarchique poussé à la caricature bien loin de la nouvelle autogestion proposée par Ségolène Royal.

Alors que faire ? « Rester groupir » Ne pas s’envoyer des fions à la tête entre courant de toute la Gauche. Même si j’ai été le premier à le faire ! Je suis en thérapie ! Rester « groupir », en effet pour débattre sur ce que devra être une grande et large et belle et unanime et rénovée et humaine et proche et unie Gauche en attendant notre prochain 10 mai ! Restons « groupir » !

Marc Ayral ©

12/05/2007

Une Gauche à reconstruire

Ségolène ne nous a pas laissé tombé ! Une autre façon de faire de la politique. Dominique Strauss-Khan, le visage grave a dit le soir du résultat final qu’il était disponible. Laurent Fabius a dit que la Gauche c’est le « nous » pas le « je ». Perplexes, les militants de Gauche le sont. L’auberge espagnole qu’est le PS va donc encore une fois de plus faire son mea culpa, son autocratique comme disent les marxistes. Chacun ira de la prééminence de son courant, chacun pèsera fort de son égoïsme idéologique, de peur de perdre sa petit influence à Gauche. Evidemment le jeu de l’appareil essayera d’arbitrer dans l’intérêt du PS. Mais est-ce l’intérêt du PS qui doit prévaloir. Peut-être faut-il voir les choses différemment. C’est à dire en pensant au 47% d’électeur qui ont apporté leurs suffrages à Ségolène Royal. Doit-on s’ouvrir aux centriste ? Doit-on s’ouvrir à l’extrême gauche et aux alter mondialistes ? Toute ces questions tournent sûrement dans la tête des militants de Gauche. Recomposer une Gauche digne de porter ses valeurs ce n’est évidemment pas par les sempiternelles querelles. Bien sûr les éléphants et la gazelle vont se tirailler. Mais la gazelle est et restera très agile. Pour l’heure, il faut sauver les meubles des législatives. A30% d’intention de vote pour le PS ça nous donne une assemblée largement bleu par l’effet majoritaire du scrutin. Bon alors, il est temps de réfléchir et de construire autre chose. Sur des bases solides s’entend. Un nouveau parti ? Pourquoi pas ? Des alliances ? Plus friables. Il faut tracer une nouvelle voie entre le courant fabiusien, les ex-NPS, les socio-démocrates, les alter, les écolos et le pragmatisme des Désir d’Avenir. Avec cela de nouveaux leaders émergeront pour reconstruire. Mais il est évident que ce ne sera pas dans le pot actuel qu’on fera la meilleure soupe…

Marc Ayral ©

07/05/2007

Sarkozy, président : Eh oui! Hé...Las!

medium_Sarkozy_paroles_de_balaruc.jpgC’est fini ! Le résultat est tombé. On appelle cela le verdict des urnes.

Près de 2 ans à militer pour une « Autre Politique ». Près de 2 ans à argumenter pour une France mettant en priorité les dossiers de l’Education, de la recherche, du pouvoir d’achat, de la réforme des institutions de France et d’Europe, de la rénovation du dialogue social, de la parité, du non-cumul des mandats, etc. Prés de 2 ans pour essayer de convaincre que la France devait s’engager dans la voie de la 2ème Gauche. Celle de Jaurès, Blum, Mendès-France, Rocard et Delors et aujourd’hui de Ségolène Royal et de Dominique Strauss-Khan. Englués dans les vieux débats éculés de la Gauche nous n’avons pas su proposer aux français une autre vision de la France. Nicolas Sarkozy a donc gagné.

Félicitations à ses militants assidus de Midiblog et en particulier à RF et Mathieu. Nicolas Sarkozy a réussi car il a perçu que la société française se « droitisait » et a donc affirmé haut et fort, fait rare, ses options conservatrices. Durant la campagne, il a su aussi faire oublier le bilan calamiteux du gouvernement dont il était le N°2. Quel extraordinaire tour de passe-passe ! A lui maintenant d’appliquer son programme, tout son programme. A nous, démocratiquement, de nous y opposer. Espérons, pour la France et les français, qu’il ne provoquera pas les cataclysmes sociaux que son volontarisme droitier pourrait laisser imaginer. Les français ont choisi. La démocratie est belle n’en doutons pas. Aujourd’hui, elle est quelque peu amère. Mais le militant que je suis reprend son ouvrage. Le chemin ne sera pas si long ; 3 ou 4 ans pour reconstruire une Gauche nouvelle. Avec, derrière elle, finalement pas si loin de 50% des français, Ségolène Royal a un rôle éminent à jouer pour que la Gauche revienne, vite !

Merci à tous les blogueurs qui ont participé au débat des présidentielles : Les Lolos, Alex , Mami, Pierrot, Marc, Geneviève, Ulysse, La Calmette et d’autres que j'oublie et qui m’excuseront de ne pas les citer.

Merci aussi à Midiblog à commencer par Michel Pelamourgue et à Nicolas Bradignans pour son initiative de publication des notes politiques dans ML les 2 vendredis d’avant les 1er et 2nd tour.

A bientôt sur Paroles de Balaruc pour les législatives et les municipales !

medium_DSCN9459.JPGCliquez sur ce lien pour obtenir les résultats de Balaruc

Marc Ayral ©

06/05/2007

6 mai : Un choix simple et clair.

medium_segolene_royal_debat_du_02-05-07.jpg


medium_file_231412_619401.2.jpgEh bien voilà tout est dit ! Les arguments échangés, les petites phrases lâchées ! Projet contre projet, donc ! En effet, la confrontation a bien eu lieu !

Loin du débat policé de 95 entre Jospin et Chirac, le débat Royal-Sarkozy ne s’est pas déroulé à fleuret moucheté. Ségolène Royal est apparue comme combattante de son Pacte Présidentiel et a mis à plusieurs reprises sur la défensive Nicolas Sarkozy. Il faut reconnaître qu’il n’a pas perdu son sang froid. Ses options restent bien ancrées à Droite. Aucun infléchissement. Les choses sont claires maintenant. Sur la sécurité, sur l’éducation, sur les 35h, sur la fonction publique sur l’environnement, sur l’énergie, sur l’Europe. Tous les sujets apparaissent clivés. Contrairement à ce qu’a dit Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a indiqué sur chacun des thèmes ce qu’elle souhaitait faire.

Deux conceptions du pouvoir : L’une rénovée, basée sur la concertation, le dialogue social, la participation citoyenne, l’autre classique, typique de la Vème République, construite sur le pouvoir d’un homme, le Président de la République. Chacun est au clair. Les français peuvent choisir en toute connaissance de cause la France qu’il souhaite pour les 5 ans à venir.

Personne, sain d’esprit, ne pourra dire "Et si j’avais su". Le coup est lâché, la cible sera atteinte dimanche à 20h. Les sondages sont défavorables à Ségolène, c’est un fait ! Mais les Français ont démontré qu’ils n’aimaient guère qu’on leur dicte leur choix. Le formidable enthousiasme du 1er Mai de Charlety aura avant le débat cristallisé l’électorat de Gauche au sens large.
Reste à savoir ce que fera celui de François Bayrou et celui de Jean-Marie Le Pen ? La partie n’est pas jouée jusqu’au coup de sifflet final. Ségolène a encore deux jours d’un match âpre. Le résultat sera serré car les Français sauront au final se souvenir des 5 ans qu’ils viennent de vivre : Précarité, chômage, exclusion, paupérisation, baisse du pouvoir d’achat, Europe en panne…Je vous le re-dis le choix est simple, clair, net et précis. Aux français de dire, aux français de parler en toute démocratie. Le reste nous le vivrons TOUS ENSEMBLE, quoi qu’il arrive.

« Toute la Famille Ayral appelle à voter et à faire voter Ségolène Royal »

Marc Ayral ©

02/05/2007

Témoignage d'Elodie, 16 ans!

A propos de la note "la Famille Ayral appelle à voter Ségolène Royal", une jeune femme de 16 ans, Elodie, à laisser le commentaire suivant. Je vous le livre in extenso, comme un témoignage, certes subjectif mais dont le ressenti exprime une crainte réelle:

"Comment un tel homme (ndlr : Nicolas Sarkozy) pourrait-il devenir le futur président de la France, le pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité?
N'oublions pas qu'il a aussi dit pendant son meeting de Bercy qu'il voulait "formater les francais" et il s'est fait acclamer!!
Honte à la France, si aprés LE PEN (ndlr : au 2ème tour en 2002), nous avons Sarko président!!
Je n'est que 16 ans et ...Pitié, aller voter car on veut pas d'un Sarko totalitaire qui ce fait soutenir par des vieux tel que Henry Salvador ou Johnny Halidays, c' est pas ça la France de demain!!
Nous voulons une France métissée, c'est ça notre avenir!!"
Elodie.

Marc Ayral ©

01/05/2007

François Chérèque : Sarkozy nous dit de négocier en fixant d'avance le résultat. Cette méthode ne nous convient pas!

medium_francois_chereque_1er_mai_paroles_de_balaruc.jpgÀ quelques jours du 1er Mai et du second tour de l'élection présidentielle, le secrétaire général de la CFDT prévient, dans une interview publiée dans Les Échos, de son désaccord sur la méthode de négociation de Nicolas Sarkozy.

Le 1er Mai tombe entre les deux tours de la présidentielle. Partagez-vous le mot d'ordre de Bernard Thibault, qui appelle implicitement à en faire une journée de mobilisation contre Nicolas Sarkozy ?
Non. La CFDT ne veut pas entrer dans une démarche de mobilisation contre tel ou tel candidat. Depuis un quart de siècle, nous refusons toute expression partisane dans le cadre des élections. C'est ce qui explique, d'ailleurs, pourquoi je manifesterai à Metz, la CFDT d'Île-de-France s'abstenant de participer à des manifestations dans un contexte de campagne électorale.

Le discours du candidat UMP sur l'identité nationale ne justifie pas une mobilisation comme celle de 2002 contre Jean-Marie Le Pen ?
Nous ne confondons pas l'UMP et le Front national. Cela enlèverait tout crédit à notre initiative de 2002. À l'époque, il s'agissait de défendre la démocratie. Cela ne nous empêche pas d'avoir certaines inquiétudes sur les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, la répression de la délinquance ou la génétique. Nous souhaitons qu'il précise ses propos avant le 6 mai.

Vous ne partagez pas non plus la crainte de la CGT d'une remise en cause des libertés syndicales ?
Je ne me positionne pas par rapport à la CGT mais au nom de la CFDT. Il existe une loi, votée en janvier 2007, qui engage tout gouvernement à passer par la négociation avant de légiférer. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont engagés à la respecter. Quel que soit le président élu, nous demanderons la mise en place d'un agenda social, sous la forme d'un sommet dès le mois de juin. Il permettra de définir ce qui est de la responsabilité des partenaires sociaux, ce qui est de la responsabilité de l'État et ce qui est de la responsabilité commune. Nous nous réjouissons d'un retour au débat politique. Si nous voulons que cela continue, il faut que les syndicats prennent leurs responsabilités en faisant fonctionner la démocratie sociale.

Les syndicats en sont-ils capables, compte tenu de leur faible représentativité ?
Si nous n'en sommes pas capables, il faudra arrêter de se plaindre des politiques qui nous empêchent de négocier. Nous avons mis en place des groupes de travail avec le patronat sur la sécurisation des parcours professionnels, les contrats de travail et l'assurance-chômage. Nous en ferons le bilan le 14 mai. Il y aura ensuite une réunion avec l'ensemble des leaders syndicaux. C'est à ce moment-là que nous pourrons évaluer notre capacité à avancer sur les sujets importants, et l'engagement réel des uns et des autres.

Peut-il y avoir un risque de troisième tour social si Nicolas Sarkozy accède à l'Élysée ?
Le principe du troisième tour social, c'est de contester dans la rue le résultat des urnes. C'est une démarche antidémocratique. Le taux de participation a été de 85 % au premier tour. Nous allons avoir un président ou une présidente qui aura reçu la légitimité du suffrage universel. C'est la démocratie qui aura gagné et nous respecterons la démocratie.

Cela ne donne-t-il pas une légitimité au président de la République de légiférer sans votre accord ?
Ce serait une démarche plébiscitaire et référendaire. Or une élection présidentielle n'est pas un référendum sur l'ensemble des mesures proposées par le candidat lors de sa campagne. La capacité de bien réformer vient autant du contenu des réformes que de la méthode choisie pour les mettre en oeuvre. Attention : la reconnaissance de tel ou tel candidat par les urnes n'empêchera pas forcément un épisode comme le CPE. C'est pourquoi j'insiste sur la nécessité d'avoir, dès le mois de juin, un sommet de méthode sociale. Je rappelle que, à chaque fois qu'un gouvernement a voulu mettre en oeuvre deux réformes en même temps, il en a fait échouer une et rendu l'autre difficile.

Voyez-vous dans l'émergence d'une force centriste une modernisation de la politique française ?
Je vois que, pour la première fois, au deuxième tour, nous avons deux candidats qui reconnaissent l'économie de marché. La candidate socialiste dit clairement que les entreprises ne doivent pas se sentir coupables de faire des bénéfices. Et tous les candidats qui avaient soutenu le « non » au référendum ont été laminés. La question est donc maintenant : comment réguler cette économie de marché ? C'est cela qui recentre le débat politique.

Prenez-vous au mot Ségolène Royal lorsqu'elle promet, si elle est élue, de suspendre le plan social d'Airbus ?
On se retrouve dans la même situation à l'égard d'Airbus que vis-à-vis de Danone en 2002. Tous les candidats étaient venus dire aux salariés de Danone combien leur patron était malveillant et puis, après les élections, tout cela a été vite oublié. La suspension de Power 8 nous va bien, si c'est pour reconnaître qu'Airbus a besoin d'un autre plan. Car la situation d'Airbus n'est pas facile.

Que pensez-vous du sondage publié récemment par Liaisons sociales qui met en évidence un déplacement vers le centre des sympathisants de la CFDT ?
Il n'est pas étonnant qu'un syndicat comme la CFDT qui a l'ambition de représenter tous les salariés soit à l'image de l'électorat en général. Cela fait déjà quelque temps que les sympathisants de la CFDT se recentrent sur les partis de gouvernement et qu'ils laissent peu de place aux extrêmes.

La « finale » de la présidentielle traduit un choix entre deux grandes politiques économiques : une politique de l'offre défendue par Nicolas Sarkozy, une politique de la demande soutenue par Ségolène Royal. Selon vous, de quoi la France a-t-elle besoin aujourd'hui ?
Des deux. Personne ne peut dire que les salariés n'ont pas besoin de pouvoir d'achat. C'est une revendication constante de la CFDT depuis 2005. Cela dit, pour redistribuer de la richesse, il faut la créer. L'économie française doit retrouver le chemin de l'emploi et du développement. Elle n'y parviendra pas seule. Il lui faudra aussi s'appuyer sur la relance des politiques européennes, thématique trop absente de cette campagne.
Pourtant, il est question de compétitivité fiscale...
C'est bien de s'interroger sur le poids des charges et des impôts, mais on ne peut pas aborder ces problèmes sans s'interroger sur le rôle de l'État, les missions qu'on veut lui voir jouer, en termes de cohésion sociale, de garant des libertés publiques, d'éducation et de culture. Voilà le débat qu'il faut avoir dans cette dernière semaine de campagne. Les candidats se sont largement exprimés sur les revendications des salariés. Ils doivent maintenant nous dire comment ils y répondent. Nous attendons des candidats qu'ils soient autre chose que des « superdélégués du personnel ».

Est-ce une bonne idée à vos yeux d'expérimenter la TVA sociale ?
Il faut cesser de traiter la fiscalité par appartements. La TVA sociale doit s'inscrire dans une cohérence fiscale, sinon elle ne fera que renforcer un peu plus l'impôt proportionnel au détriment de l'impôt progressif.

Comme la CSG, que vous avez soutenue !
Cela n'a rien à voir. Le principe de la CSG, instaurée pour financer notamment l'assurance-maladie, c'est que chacun paie en fonction de ses revenus et est soigné en fonction de ses besoins. La CSG, c'est la garantie que chacun reste dans le système collectif de protection sociale. La TVA sociale, c'est l'inverse : ce sont les hauts salaires qui paieront proportionnellement moins et les bas salaires qui paieront plus car ils consomment l'essentiel de leur budget et n'ont pas la capacité d'épargner.

Vous vous êtes rapproché de Bernard Thibault pour tenter d'imposer une réforme de la représentativité. Face à un gouvernement de droite, la CGT ne risque-t-elle pas de retrouver une position contestataire classique qui l'éloigne à nouveau de la CFDT ?
Nous sommes allés suffisamment loin dans cette volonté de réforme pour résister aux pressions. Nous avons pris l'engagement, y compris personnel, d'aller jusqu'au bout sur ce sujet-là. Donner à tous les salariés la capacité de voter pour le syndicat de son choix est un élément fondamental dans l'évolution de la démocratie sociale. Le principe d'élections professionnelles dans l'entreprise est maintenant soutenu par le Medef. La seule à ne pas s'être exprimée, c'est Ségolène Royal. Je souhaite qu'elle nous dise pourquoi elle ne soutient pas la position commune de la CFDT et de la CGT.

Nicolas Sarkozy s'engage à mettre en place une garantie de service minimum dans les services publics dès cet été. Sa démarche vous convient-elle ?
Il nous dit de négocier mais en fixant à l'avance le résultat et le calendrier ! Cette méthode ne nous convient pas. La négociation doit se faire au cas par cas, dans chaque entreprise publique. À la RATP, les syndicats ont fait leurs preuves en mettant en place un système d'alerte sociale pour éviter les conflits. Bizarrement, c'est dans la période où il y a le moins de grèves dans le service public que l'on en parle le plus.

Propos recueillis par Etienne Lefebvre, Jean-Francis Pécresse et Lucie Robequain pour Les Échos du 27 avril 2007
www.CFDT.fr

Marc Ayral ©